GOODYEAR : PREMIÈRE VICTOIRE

Ce sera la première victoire d’une longue série.

La prison ferme est évitée, la mise à l’épreuve abandonnée.

La condamnation à 24 mois de prison avec sursis reste un scandale immonde.

On a pu lire dans la presse que la sévérité envers les Goodyear par rapport à ceux d’Air France était injustifiée parce qu’à Goodyear aucune violence n’avait été exercée…

Pourtant dans les deux cas, deux violences ont bien été exercées : la violence des patrons qui licencient alors que leur entreprise engrange de confortables profits et que leurs actionnaires bénéficient de larges dividendes, et la violence de l’état qui envoie sa police pour faire le sale travail et arrêter chez eux ceux qui se battent pour garder leur emploi.

A l’heure où le « dialogue social » se résume trop souvent à un dialogue de sourds, il est grand temps que ceux qu travaillent rappellent à ceux qui gagnent de l’argent grâce à ce travail qu’ils ne sont pas des esclaves ou des serfs et que la justice vaut pour tous.

Les Goodyear ont raison.


Et vous pouvez retrouver toutes les images de la mobilisation du 19 et 20 octobre à Amiens sur le site de Là bas si j’y suis.

Création d’un comité de soutien aux Goodyear

Rassemblement Goodyear

Le 4 février, nous étions sur la place de la Nation pour soutenir les 8 salariés de Goodyear condamnés à de la prison ferme pour avoir défendu leur emploi bec et ongle, avec l’appui de l’inspection du travail, pendant sept ans.

Nous avons entendu les déclarations de Mickael Wamen, de Philippe Martinez, et les témoignages des syndicalistes et des inspecteurs du travail mis au pilori pour oser défendre les salariés.

Il est urgent que notre pays tout entier se réveille et que les têtes se redressent.

Non, les salariés, les employés, les fonctionnaires, les privés d’emplois, les allocataires ne sont pas des voleurs. Les syndicalistes ne sont ni des criminels, ni des gangsters, ni des terroristes.

Ils ne font pas de fraude fiscale. Ils ne délocalisent pas. Ils ne profitent pas du travail d’autrui. Et s’il leur arrive d’arracher une chemise ou de séquestrer un DRH, c’est après la destruction de milliers d’emplois, après que des familles entières aient été plongées dans la misère au nom de la logique de profit.

L’état condamne la violence des syndicalistes de Goodyear ou d’Air France, et criminalise leur action.

Nous exigeons que la tendance s’inverse. Nous exigeons que soit désormais considéré comme un crime le fait de priver quelqu’un de son outil de travail, de son emploi, alors même qu’on a réalisé ses profits sur son effort, sur son travail…

Nous serons derrière les Goodyear, derrière ceux d’Air France, jusqu’au bout.

 

Comité Soutien Goodyear

 

La prochaine réunion du comité de soutien :

Jeudi 18 février 18h30 à la bourse du travail.