CLICHES INTERDITS : BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN ?

Il y a quelques jours, les véhicules de la Police Municipale ont été incendiés. Dans la foulée de cet acte criminel, d’une gravité indiscutable, la direction générale des services a lancé une enquête administrative pour déterminer quel agent serait à l’origine d’un cliché pris depuis une fenêtre de la mairie, représentant les véhicules en question.

Dans ce cadre – ou plutôt en dehors de tout cadre – certains agents ont été interrogés, intimidés, menacés, rappelés à leur devoir de réserve, à leur devoir d’obéissance… Le tout sous le coup d’un ultimatum : « Si vous ne dîtes pas qui a pris cette photo, vous serez puni.e.s. »

Ce weekend, pirouette, cacahuète, avec toute l’agilité dont il a sur faire preuve jusqu’ici et un goût certain pour la dramaturgie, un ancien élu chargé des finances avoue :

La CGT des Territoriaux de Villejuif exige que des excuses soient faites aux agents qui ont été interrogés et inquiétés, voire menacés de sanctions dans le cadre de cette affaire… lamentable !

 

CASC : ÉTAT DE PROVOCATION

BB CGTUnLogo CGT Territoriaux Villejuif certain élu, qui s’invite à la table des négociations de la subvention du CASC, ferait bien de se remettre en question et d’être un peu plus à l’écoute de son maire…

En effet, lors de nos rencontres, celui-ci s’est dit attaché à la solution de proximité que représente le CASC et ne pas vouloir du CNAS.

Un protocole d’accord dans ce sens devrait très prochainement être signé.

Nous, pour notre part, nous n’avons rien contre le CNAS tant qu’il vient en plus du CASC, comme c’est le cas pour les agents territoriaux de la Communauté d’Agglomération du Val de Bièvre, par exemple. Ils ont les deux.

Comme quoi c’est possible.

Mais le second adjoint, chargé des finances, souhaite pour sa part abandonner le CASC. Il le dit clairement : Il préfère le CNAS.

Pourquoi alors, le maire nous dit-il le contraire ? Et pourquoi nous dit-il que ce n’est pas son second adjoint, mais l’élue chargée du personnel, madame Loudière, qui mène les négociations ?

L’élu en question a déclaré aux agents médusés : « Le maire peut dire ce qu’il veut, ce n’est pas à lui de décider… C’est le bureau politique qui décide à la majorité de 3 sur 4″.

Logo UgictEncore une fois, nous nous trouvons en butte aux divisions de l’Union Citoyenne. Ça n’est pas quelque chose dont nous aimons parler, mais c’est une réalité quotidienne pour nous autres, agents territoriaux de Villejuif, depuis l’arrivée de cette nouvelle « équipe ».

Mesdames, messieurs, est-ce que vous pourriez vous mettre d’accord et cesser de jouer de l’individualisme, de l’égo et du velléitaire quand vous discutez des décisions qui affectent les salariés ou la collectivité ?

Merci d’avance.

 

La Vérité sur la CASC

Logo CGT Territoriaux VillejuifSur son blog, l’élu même qui a fait capoter les négociations se fait fort de révéler la vérité sur le CASC : il n’est pas fermé, il est ouvert (Le CASC pas l’élu).

Nous posons donc la question : « Oui monsieur Vidal, mais selon vous pour combien de temps ? »

Car le deuxième adjoint au maire, en charge des finances, le même qui s’annonce intraitable sur la question de la vente des locaux occupés par la Bourse du Travail, le même dont un colisitier entretient d’assez bon rapports avec le seul Conseiller Municipal du Front National pour accepter son pouvoir quand il part en vacances, annonce qu’il ne veut plus d’un CASC, mais d’un CNAS. Soit disant dans un soucis d’équité pour tous les agents ?

Nous avons comparé les prestations du CASC et celles du CNAS. Ce n’est pas que le CNAS soit rien du tout, c’est simplement qu’on ne peut pas comparer la confiture de fraise faite maison et la gelée de groseille industrielle.

A la CGT, on s’occupe du carreau cassé au projet de société. Le CNAS, ça ne nous convient pas parce que ce n’est pas une solution adaptée pour l’accès aux loisirs et à la culture des agents. Prenons l’exemple des activités sportives : il faudra aller dans des clubs privés partenaires du CNAS, mais plus dans la piscine de Villejuif pour faire de l’aquagym. Quant aux séjours vacances, ils ne permettront pas aux agents de bénéficier d’un tarif pour leurs enfants comme c’est le cas avec le CASC… Et il y a la question des retraités : notre CASC permet aux retraités d’adhérer. Avec le CNAS se sera fini. Et le projet de société de la CGT implique non seulement que les agents et les retraités aient tous accès à des activités de loisirs et des activités culturelles, avec leurs familles, mais que cela permette d’animer le tissu associatif de la ville, et non les intérêts privés. Ce que nous promouvons, c’est un tissu social, pas des partenaires commerciaux…

Parce que les intérêts privés ont besoin d’une police, municipale par exemple, pour être défendus, alors que l’intérêt général, convenant au plus grand nombre, génère ses propres défenseurs… Mais c’est un débat plus large…

Oui le CASC a rouvert, alors même qu’il n’aurait pas dû. Parce que la convention ou son avenant auraient dû être passés devant le Conseil Municipal. Même la lettre de madame Loudière n’y change rien. Au mieux, en cas d’accident, d’incendie, allez savoir… Au mieux, donc, le juge pourra déterminer que les agents du CASC étaient de bonne foi en se trouvant sur leur lieu de travail.  Ils ont tort de s’y trouver, mais ont pensé d’abord aux collègues qui venaient s’inscrire aux séjours, commander les cadeaux pour Noël… Comme ils le font depuis trente ans et parce que le catalogue, était sorti. Personne n’avait prévu que le CASC serait remis en question, ni en 2015, ni en 2016, avant l’éclat de l’élu qui quitte la table des négociations. N’ayant pu anticiper cette fermeture, les agents se mettent en tort dans l’intérêt du service – une longue tradition du service public Villejuifois où l’intérêt qui prime n’est jamais le nôtre.

Mais qu’est-ce que cela dit du sérieux de l’employeur ? Lui risque une lourde condamnation.

Cette responsabilité là, c’est celui qui a quitté la table des négociations, celui qui ne cesse de jouer les agents provocateurs, qui la porte. Du moment où les négociations se sont ouvertes, au moment où il a annoncé par l’intermédiaire de sa page Facebook et de son blog, qu’il « préférerait » un CNAS, celui-là n’a jamais oeuvré que dans un seul but – du moins est-ce le seul que nous pouvons discerner : Marquer son territoire.

Bloquer les négociations, bloquer les bons de commande, faire de l’obstruction systématique… C’est tout ce qu’il a trouvé pour qu’on parle de lui.

La « vérité » sur le CASC, c’est que monsieur Vidal fait un aussi piètre lanceur d’alertes, qu’il fait un piètre politicien… Et que si un intérêt l’anime, ce n’est pas celui des agents du service public, et donc, à notre sens pas celui des Villejuifois.

LES JEUDIS DE LA COLERE : LA MOBILISATION CONTINUE

Encore une fois, nous étions près de 200 agents à manifester notre colère jeudi devant la mairie, après une assemblée générale ayant rassemblé 120 agents à la Bourse du Travail.

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Malheureusement, le maire de Villejuif n’a pas répondu à nos revendications. Nous lui avions demandé de nous rencontrer, mais ni lui, ni un de ses adjoints ne s’est manifesté. Les seuls qui ont mis le nez dehors, ont été celui qui est passé en rentrant la tête dans le col de sa veste, et celui qui prenait des photos au troisième étage.

Ils préparent la chasse aux sorcières du prochain Halloween…

200 agents, sur 1200 c’est peu, diront ceux qui ne savent pas, mais c’est oublier que le débrayage oblige le personnel à un service minimum – contrairement à la grève, qui sera notre prochain mode d’action si le débrayage ne s’avère pas suffisant.

Donc, aux deux cents agents qui étaient sur le parvis de la mairie hier matin, il convient d’ajouter tous ceux qui étaient restés dans les servies, qui balayaient les rues, qui assuraient la semence des plates-bandes, qui s’occupaient de rafraichir ou d’élaguer les arbres de la ville, qui encadraient les enfants aux côtés des instituteurs ou les emmenaient en autocar, tous ceux qui continuaient d’accueillir le public pour enregistrer ses demandes de papiers, de logement… Les inscriptions sur les listes électorales… En mairie, dans les annexes, à la médiathèque, dans les gymnase ou la maison des associations…

Et pourtant il y en aura pour dire que le service public ne sert à rien, que notre mouvement n’a pas de légitimité, que nous devrions nous contenter d’exécuter sans nous soucier de notre avenir.

« J’aimerais qu’on se concentre sur le travail qu’il y a à faire maintenant plutôt que d’avoir peur de l’avenir » lira t’on sur le prochain compte rendu du CHSCT dans la bouche de la présidente – alors même que le CHSCT est là pour prévenir tous les accidents du travail possible. On ne doit pas craindre l’avenir, vraiment ?

Oui, l’assemblée Générale du Personnel d’hier a été très claire. Les agents ont fait remonter leurs difficultés, leur souffrance, leur ras-le-bol…

Et nous n’étions pas les seuls car nous avons été rejoints par des agents d’Ivy, Vitry, Choisy, Champigny et Fontenay venus nous soutenir, et manifester avec nous dans le cadre des jeudis de la colère.

#lesjeudisdelacolere

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IL N’Y A PLUS DE CASC

Logo CGT Territoriaux VillejuifHier, nous faisions état du blocage des négociations sur la convention du CASC.

Pour mémoire, le CASC n’est pas un privilège qui nous est généreusement octroyé par notre employeur. Le CASC, c’est une partie de nos salaires mise en commun pour garantir à chacun, et particulièrement aux moins bien lotis d’entre nous un accès à la culture, aux loisirs, aux vacances. C’est une œuvre de solidarité, un exercice d’éducation populaire…

Les négociations concernant le CASC sont des négociations salariales, d’où l’insistance des syndicats à y participer.

L’employeur est tenu de financer un organisme tel que le CASC. Il y avait donc urgence pour nous, pour lui, soit d’aboutir à une nouvelle convention, soit de signer un avenant à la convention actuelle. En effet, la convention passée entre le CASC et la municipalité prenait fin au 15 octobre 2015.

Hier, la municipalité, par le truchement du maire adjoint chargé des finances, a quitté la table des négociations.

Pas d’avenant. Plus de CASC.

En l’état actuel des choses, il n’y a plus de CASC, pas de possibilité pour lui de fonctionner.

L’avenant est prêt. Il n’y a qu’à y apposer une signature.

Mais si hier le second adjoint s’y est refusé, aujourd’hui madame Loudière, chargée des questions de ressources humaines, s’y est refusée également : elle ne pourrait prendre seule la décision.

Il n’y a pas de décision à réfléchir : il y a une urgence pour tous les agents territoriaux de cette ville !!!

 

CASC : Interruption des négociations

Logo CGT Territoriaux VillejuifUne brève : aujourd’hui se tenait une réunion entre le conseil d’administration du CASC et notre employeur. Un représentant des syndicats était présent (comme chaque fois).

Monsieur Vidal, adjoint au maire chargé des finances a interrompu les négociations sur la nouvelle convention du CASC (arrivée à échéance hier), au motif qu’il refusait de discuter avec les organisations syndicales. Il a exigé que le représentant en question sorte. Le CA du CASC est une émanation de ces organisations…  Monsieur Vidal a quitté la salle. Les élus du CASC, considérant cela comme une volonté délibérée de l’exécutif de retarder les négociations a également quitté les lieux…

Encore un bel exemple de la fluidité du soit disant « dialogue social«  à Villejuif…