MOBILISATION AUX COTES DES PERSONNELS DE SANTE

L’Union départementale CGT du Val-de-Marne appelle les salarié-e-s à soutenir et à participer à la mobilisation des personnels de Santé, du Médico-social, du Social, le 8 novembre à l’appel de CGT, FO, SUD.

Usagers comme personnels nous sommes tous concernés !

Complétant la loi Bachelot qui a créé les ARS (Agences Régionales de Santé), la loi Touraine entend imposer la « mutualisation » de 850 hôpitaux publics en 135 GHT (Groupements Hospitaliers de  Territoire), dans la continuité des exigences du Capital et de l’Europe.

L’hôpital et ses personnels sont attaqués de toute part. En six ans, ces deux lois ont dévoilé leur objectif : détruire le système hospitalier français.

Ce qui entraine :

1. L’abandon de la proximité des soins pour les patients, la suppression de 16 000 lits et 22 000 postes,  des conditions de travail fortement dégradées, une pénibilité accrue, des burn-out en série, des suicides de soignants. Tous les secteurs de la Protection Sociale sont concernés ; les centres de Sécurité Sociale continuent de fermer ;

2. Les déserts médicaux s’étendent en Ile de France et entraînent obligatoirement une dégradation de la qualité des soins, de la qualité des services rendus aux usagers. Le PLFSS 2017 (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) vient d’être voté en première lecture au Parlement. Le gouvernement veut faire de nouvelles coupes budgétaires à hauteur de 4 Milliards d’euros. C’est totalement irresponsable au regard de la situation dans tous les domaines de la Santé et de la Protection Sociale. La population va être une nouvelle fois victime des choix du gouvernement qui se détourne de ses obligations en matière de Santé et de Protection Sociale. La baisse et l’éloignement du service rendu à la population, que ce soit en termes de proximité et de qualité des soins, aura un impact direct sur la possibilité de se soigner.

La branche retraites est prévue en excédent et pourtant il n’y a aucune revalorisation des pensions !

L’UD CGT du Val-de-Marne appelle à participer à la mobilisation en Ile-de-France à l’appel de CGT, FO, SUD :

  • Contre le maintien des coupes budgétaires du PLFSS 2017 issues des directives européennes ;
  • Pour des moyens budgétaires à la hauteur des besoins pour toutes les branches de la Sécurité Sociale ;
  • Pour l’abrogation des lois HPST (Bachelot) et Santé (Touraine) ;
  • Pour l’arrêt des fermetures de lits d’hôpitaux et des suppressions de postes ;
  • Pour des moyens (personnels, établissements, …) permettant la satisfaction des besoins de toute la population.

LE CORTEGE PARTIRA A 10 h DE MONTPARNASSE POUR REJOINDRE LE MINISTERE A 11 h.

14, avenue Duquenne, métro Ecole Militaire

ou l’ensemble des secteurs de la santé, du médico-social et les acteurs de la protection sociale participent à un rassemblement.

Etat d'Urgence Sociale

L’ETAT D’URGENCE NE SAURAIT ETRE UN ETAT PERMANENT

 

Article publié sur http://www.ugict.cgt.fr/articles/billet/urgence-etat-permanent.

 

Vigipirate

Prononcé avant même la fin de l’assaut au Bataclan, le mot « guerre » n’en finit plus de résonner tel un leitmotiv propice à justifier toutes les surenchères et à appeler à « l’union nationale » comme en 14-18. Oui, les armes qui ont tué 129 personnes et blessées des dizaines d’autres sont bien des armes de guerre.

Frederic Legrand – COMEO / Shutterstock.com

Oui la France mène bien des actions militaires. Oui des citoyens sont morts dans les rues, aux terrasses des cafés, dans une salle de concert. Mais pour autant, sommes-nous en guerre ? Même si nous avons repris le chemin du travail lundi dernier sonnés et inquiets, nous ne vivons pas sous la menace permanente de bombardements, nous sommes loin d’un front de bataille, nous avons envoyé nos enfants à l’école.

L’État continue de fonctionner, ce n’est pas, loin s’en faut, le chaos indescriptible de la guerre. C’est même tout le contraire lorsque l’on voit le rôle admirable et l’efficacité des fonctionnaires et agents des services publics lors de ces heures funestes.
Nous avons basculé en 2001 dans une ère de crimes terroristes de masse et la terreur est amplifiée par la médiatisation et l’accélération de l’information. La banalisation de la rhétorique guerrière est pernicieuse car la guerre justifie tout ou presque. Les Français sont sous le choc, ils s’interrogent sur la manière dont la sécurité publique est garantie, mais ils ne sont pas prêts à se laisser déposséder de leurs libertés.

La prolongation par les parlementaires de l’état d’urgence avec des mesures pour trois mois pose des problèmes de libertés publiques et individuelles. Ce qui est en cause, ce n’est pas l’indispensable lutte contre le terrorisme, « c’est l’extension dangereuse des pouvoirs de l’Etat sans aucune garantie judiciaire», souligne la Ligue des Droits de l’Homme. Cette mise en cause n’est pas un fantasme, elle est une perspective proche dans la veine de la loi sur le renseignement adoptée après les attentats de janvier contre Charlie et l’Hyper-Cacher.

Rappelons que les principales mesures de cette loi préexistaient aux attentats de janvier qui ont servi de caution. Lors de son comité confédéral national la semaine dernière, la CGT s’est dite favorable « à un renforcement de la sécurité et des libertés des citoyens. Il ne faut pas confondre des moyens et des effectifs de police et gendarmerie supplémentaires avec une restriction des libertés individuelles et collectives. De même, combattre, écarter les formes de radicalisation passe avant tout par le respect des droits fondamentaux d’accès à l’éducation, à la culture, à la santé et à l’emploi. »

La CGT s’inquiète de la révision constitutionnelle annoncée par François Hollande avec notamment la création d’un « régime civil d’état de crise ». Elle met en garde contre l’instauration d’un « état d’urgence permanent » qui musèlerait les mouvements sociaux. Là non plus, il ne s’agit pas d’un fantasme : d’ores et déjà ce sont les manifestations en marge de la COP 21 qui vont faire les frais de cet état d’urgence.

Etat d’urgence ou pas, l’agenda social ne va pas connaître de pause dans les semaines et les mois à venir. Peut-on imaginer et considérer comme acceptable que les salariés ne puissent user de leur liberté de manifester ?

Publié le lundi, 23 novembre 2015 dans Billets de la semaine