28 JUIN : MANIFESTATION INTERPROFESSIONNELLE ET INTERSYNDICALE

Réunies le 12 juin 2018, les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FO, Unef, UNL et FIDL apportent leur soutien aux étudiants et aux travailleurs, actifs, chômeurs ou retraités, des secteurs public comme privé, mobilisés pour la défense de leurs droits et l’aboutissement de leurs revendications.

Ces luttes s’inscrivent dans la contestation de la politique idéologique menée par le gouvernement, y compris dans l’éducation en instaurant la sélection à l’université et laissant des milliers de lycéens sur le côté, en mettant fin au caractère national qu’est le baccalauréat, vecteur d’égalité.

La journée de mobilisation du 22 mai, menée à l’appel de l’ensemble des fédérations de fonctionnaires et avec la présence de toutes nos organisations, tout comme l’ensemble des actions menées dans le privé, constitue un signal fort.

Nos organisations saluent et soutiennent la lutte unitaire des Cheminots et réaffirment la nécessité d’un service public du ferroviaire.

Nos organisations s’inquiètent d’une remise en cause de notre modèle social et républicain et, ce, dans un contexte d’explosion des inégalités. La persistance de l’austérité entraîne des réductions drastiques de missions publiques et sociales et menace les services publics comme l’intégralité de la protection sociale. La modération salariale et plus largement la non-redistribution des richesses, ainsi que les choix fiscaux qui sont faits en faveur des riches, viennent réduire le pouvoir d’achat des travailleurs et aggrave la paupérisation.

Les politiques mises en œuvre relèvent d’une logique d’individualisation au prix de la casse des statuts et des droits collectifs à tous les niveaux, dès les études. Elles mettent à mal la solidarité et la justice sociale, valeurs essentielles de la cohésion sociale.

Nos organisations affirment que leur rôle est essentiel à la démocratie sociale, notamment au travers de la négociation et du paritarisme. Elles constituent un contrepoids plus que jamais nécessaire dans une société qui se fracture et où le social devient une « simple » variable d’ajustement budgétaire.

Face à cette situation et à des décisions régressives qui s’opposent aux demandes légitimes des travailleurs et de la jeunesse, l’heure est à la défense des valeurs essentielles comme notre modèle social. Les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FO, Unef, UNL et FIDL s’engagent, dès à présent, dans la construction d’un rapport de force interprofessionnel.

Dans la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle, avec la plus grande unité possible, elles invitent leurs structures fédérales, départementales et locales à se rencontrer et à faire de la journée du 28 juin 2018 une grande journée de revendications et de mobilisations en allant, notamment, à la rencontre des travailleurs et de la jeunesse. Des initiatives seront organisées partout sur le territoire.

Au-delà des signataires de ce communiqué, l’ensemble des organisations syndicales et de jeunesse est invité à se réunir dès fin août pour analyser la situation sociale et envisager les initiatives à prendre, dans le cadre d’une démarche unitaire la plus large possible.

Montreuil, le 13 juin 2018

BOURSE DU TRAVAIL : MANIFESTATION LE LUNDI 25 SEPTEMBRE

L’INTERSYNDICALE APPELLE À UN RASSEMBLEMENT DÉPARTEMENTAL SYNDICAL, UNITAIRE ET POPULAIRE LUNDI 25 SEPTEMBRE 2017
De 12h à 14h
Devant la Préfecture de Créteil
Avenue du Général de Gaulle

En présence de Philippe MARTINEZ, secrétaire général de la CGT
et avec le soutien des autres organisations syndicales nationales.


Pour exiger :
• Le maintien de la Bourse du Travail au 16 rue Jean Jaurès ;
• Une rencontre avec le préfet et le maire de Villejuif pour débattre de cette situation et trouver des issues.

Nous vous informons, dès à présent, que nous organiserons, le samedi 30 septembre, une journée « Portes ouvertes » à la Bourse du travail de Villejuif

EXPULSION DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA BOURSE DU TRAVAIL DE VILLEJUIF

La vérité sur l’action unitaire d’occupation de la mairie le 1er  septembre … et les suites !!!

A l’appel des organisations syndicales départementales Cgt, FO, FSU, Solidaires, CFDT et UNEF, relayé par les conseillers départementaux de Villejuif et par les partis politiques d’opposition, un rassemblement de plus de 300 salariés, syndicalistes, militants-es politiques et citoyens-nes de la ville s’est tenu devant la bourse du travail de Villejuif (rue Jean Jaurès) pour protester contre l’expulsion des syndicats de cette maison du peuple. Expulsion ordonnée par le tribunal administratif après que M.Le Bohellec, maire de la commune, ait saisi, en plein coeur de l’été, la justice sans l’avis ni l’aval du conseil municipal. Par ce comportement de voyou et de saboteur, M. Le Bohellec entaille sérieusement la démocratie sociale sur la commune et discrédite, contourne de façon inacceptable la vie et le fonctionnement démocratique du Conseil municipal.

Devant la surdité et l’acharnement du maire à chasser les syndicalistes de Villejuif, puisqu’aucune proposition de relogement des organisations n’est avancée par la majorité municipale, c’est donc en manifestant que le rassemblement du 1er septembre à converger vers l’hôtel de ville. Méprisant et refusant de recevoir les représentants syndicaux au prétexte que la justice avait délibéré et que cette décision devait à présent s’imposer, les manifestants ont décidé d’occuper pacifiquement et temporairement les lieux. Malgré l’intervention de la Préfecture auprès du Maire pour qu’il entende raison, celui-ci a délibérément joué la montre, le pourrissement et la dramatisation de l’action unitaire en cours. C’est même un tissu de mensonges et une instrumentalisation irresponsable de cette occupation militante que M. Le Bohellec s’est employé à livrer sur le site de la ville et sur sa page Facebook.

Accusations indignes qui feront d’ailleurs l’objet d’une plainte pour diffamation et qui sera  prochainement déposée par l’UD CGT du Val-de-Marne.

Malgré notre expulsion expéditive par les forces de l’ordre, notre organisation ne rentrera pas dans les polémiques recherchées et déployées actuellement par le maire. Elle ne se laissera pas détourner de sa mission et de sa lutte actuelle : La défense et la préservation de la Bourse du travail de Villejuif.  Outil d’information, de conseils et de services juridiques de défense des intérêts des salariés, de formation et d’éducation populaire, de solidarité…, les bourses du travail sont des endroits précieux
pour permettre aux travailleurs de se défendre et de s’organiser face à leurs employeurs. Ils sont le croisement des intérêts communs et sont à l’origine de la naissance du syndicalisme. Il n’est donc pas acceptable qu’une ville comme Villejuif se voit imposer une telle disparition, une telle éradication du syndicalisme parce qu’un individu, tout maire qu’il est, a décidé de manière très idéologique et de façon unilatérale de détruire, à lui tout seul, ce patrimoine populaire, cet acquis du mouvement ouvrier au profit d’une étroite et dangereuse opération immobilière !

La Cgt du Val-de-Marne ne laissera pas faire ! Elle ne se résigne pas à abandonner les salariés à leur propre sort dans un contexte d’attaques frontales contre le droit du travail, les services publics et la protection sociale.

Cette bourse du travail appartient aux travailleurs et à la population. Il convient donc de la défendre avec acharnement et dans l’unité la plus large.

Ce n’est donc que le début ! Dès à présent des dispositions sont prises pour décider, poursuivre et élargir la lutte sur la commune et sur tout le département !

Créteil, le 2 septembre 2017

AVEC THEO ET LES AUTRES VICTIMES

Rassemblement à Paris, samedi 18 février 2017, à 15h, place de la République.

A l’initiative des organisations suivantes : Cran, Ligue des droits de l’Homme, Mrap, SOS Racisme, CGT, l’UNEF et FSU

Les faits qui se sont produits à Aulnay-sous-Bois sont graves.

Le déni par les autorités policières, les déclarations racistes qui en ont suivi sont inacceptables. Inacceptables pour les premiers visés, qui supportent quotidiennement des contrôles dont chacun sait qu’ils n’ont qu’un très lointain rapport avec la réalité de la délinquance.

Inacceptables pour toutes celles et ceux qui souhaitent bénéficier d’une police respectueuse des personnes et de leurs droits, garante des libertés et de la sécurité publique.

Inacceptables, enfin, pour la police elle-même, dont l’honneur est entaché par ces comportements.

Lorsque des agents ayant autorité outrepassent leurs droits et violent ceux des autres, ils menacent le pacte républicain qu’ils sont chargés de défendre.

Les faits qui se sont déroulés à Aulnay sont d’une exceptionnelle gravité. Mais ils sont loin d’être isolés. Il est temps d’y porter un coup d’arrêt, temps de réaliser qu’au-delà des faits incriminés, c’est l’ordre public lui-même qui est mis en cause, et, avec lui, la sécurité de toutes et tous.

Nous rappelons avec force que la loi puise sa force dans le fait qu’elle vaut pour tous et que la République n’a d’avenir que dans le respect de sa devise.

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui ont à cœur les valeurs d’humanité, toutes celles et ceux qui veulent opposer l’égalité et la fraternité au racisme et au mépris social, toutes celles et ceux qui jugent urgent de rétablir la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre, à organiser des rassemblements largement unitaires de solidarité et de protestation le samedi 18 février 2017, en soutien à Théo, contre des dérives policières auxquelles il faut porter un coup d’arrêt.

Nous appelons le gouvernement à prendre la mesure de la gravité des événements et à prendre en compte les propositions portées par la société civile en matière de lutte contre le racisme et de sécurité publique.