Préavis de grève

Les agents de la ville de Villejuif sont très mécontents de ne pas pouvoir rendre le service au public dans de bonnes conditions.

La fédération des services publics a émis un préavis pour l’ensemble du mois de septembre : lire le préavis de grève, ici.

 

ATSEM : RENTREE SOUS HAUTE TENSION

Le gouvernement fait la sourde oreille et refuse d’ouvrir toute négociation sur nos revendications, une honte ! Actrices et acteurs essentiels au bon fonctionnement de l’école, ATSEM et faisant-fonctions, faisons entendre notre voix !

Soyons nombreuses et nombreux en grève et manifestation les 5 et 29 septembre 2022.

POUR PRÉPARER L’AVENIR DE NOS ENFANTS, IL FAUT AMÉLIORER LE PRÉSENT DES ATSEM

 

ASSEMBLEE GENERALE DES ATSEM DE 9H A 12H A LA BOURSE DU TRAVAIL DE VILLEJUIF  LE 5 SEPTEMBRE !

Crèches : Sécurité des enfants en danger !

Communiqué de presse de la fédération CGT des services publics du 18 août 2022.

L’arrêté du 29 juillet 2022 relatif aux professionnels autorisés à exercer dans les crèches a été publié le 4 août dernier au Journal Officiel.

Le gouvernement autorisera à compter du 31 août 2022 le recrutement de personnels non qualifiés et non diplômés au sein des crèches.

La Fédération CGT des services publics dénonce un recul sans précédent pour la qualité d’accueil et la sécurité des enfants en crèche, ainsi qu’une attaque sans concession de la reconnaissance des qualifications des agents.

C’est en ce sens que nous avions alerté par courrier Adrien Taquet, Charlotte Caubel et Elisabeth Borne en mars et mai dernier. Nos lettres sont restées sans réponse… jusqu’au 11 août où E. Borne nous informait qu’elle transmettait au Ministre des solidarités !

Le décret était déjà publié !

Quel mépris pour la voix des professionnels qui dénoncent plus que jamais la déqualification de leur métier.

Craintes des professionnels, inquiétude des parents !

Dans un secteur déjà dévasté par la pénurie de professionnels, il s’agit d’une véritable offensive du gouvernement contre la reconnaissance des qualifications des agents, déjà en sous-effectifs et sous-payés. Rappelons qu’au 1er janvier 2022, le passage en « sous » catégorie B des auxiliaires de puériculture a été effectué au rabais par le précédent gouvernement).

Alors qu’Elisabeth Borne, dans son discours de politique générale, annonçait la création de 200 000 places de crèches pour répondre aux besoins de la population, aurait-elle oublié que plus personne ne veut travailler dans les crèches et que les personnels actuels en démissionnent plus que jamais ? Dans plusieurs villes de France, des places d’accueil ferment faute de professionnels.

Il est urgent de revaloriser les salaires et non de permettre à des personnels non qualifiés d’y travailler avec des salaires de misère.

Economiser sur l’embauche d’agents diplômés et qualifiés va inexorablement dégrader le service public de la petite enfance.

La CGT est intransigeante sur le fait que, remédier à court terme à la pénurie de professionnels ne doit pas engendrer une dégradation de la qualité d’accueil des enfants ou être synonyme d’une mise en danger de ces derniers et des agents qui en ont la responsabilité et la charge.

S’il y a pénurie, c’est parce que les cadres d’emploi et les conditions d’exercice du métier ne sont plus attractifs.

Pour nous, il est nécessaire d’augmenter le nombre de centres de formation publics sur tout le territoire, de recruter massivement des professionnels, de reconnaitre la pénibilité de ce travail et de revaloriser immédiatement leurs salaires.

La CGT et les agents restent plus que jamais déterminés à agir pour le bien-être et la sécurité des enfants, pour des établissements d’accueil et un service public de la petite enfance de qualité, pour des conditions d’exercice respectueuses des professionnels, pour des salaires décents, pour une politique de la petite enfance ambitieuse et respectueuse des droits fondamentaux des enfants porteurs de l’avenir de notre société.

La Fédération CGT des services publics, toujours très active au sein du collectif « Pas de Bébé à la Consigne », ne manquera pas d’engager toutes les actions utiles pour exiger l’abrogation de cet arrêté et l’ouverture de réelles négociations pour enfin répondre favorablement aux légitimes revendications du secteur.

Montreuil, le 18 août 2022

La CGT des Territoriaux de Villejuif appelle à participer aux journées d’action du 5, 22 et 29 septembre !

Une Assemblée Générale des personnels est prévue à l’Union Locale CGT, Bourse du Travail, 16 Rue Jean Jaurès, à 9h.

LE CASC

Courrier adressé aux élus du Conseil Municipal en préalable au Comité Technique du 5 Juillet.

Mesdames, Messieurs,
 
Nous trouvons à l’ordre du jour du Comité Technique du 5 juillet, une proposition de convention avec le CASC. Nous tenons à vous indiquer que le. CASC ne pourra absolument pas la signer en l’état.
 
Nous réalisons qu’il est difficile de comprendre pourquoi, alors que nous revendiquons le retour d’une convention entre la ville, le CCAS et le CASC, à laquelle il avait été mis fin par la précédente mandature, nous ne pouvons nous satisfaire de ladite proposition. Depuis deux ans, nous demandons à travailler sur cette question. Les administrateurs ont fait plusieurs propositions dans ce sens, et fourni le projet à madame Leydier qu’ils ont rencontrée à plusieurs reprises. Ils ont proposé une consultation des agents sur le sujet. Il semble que nous n’ayons pas été suffisamment précis ou convaincants pour que ce qui était inscrit comme une promesse de campagne de monsieur le maire puisse être finalisé dans l’intérêt des agents. D’autres priorités sont aussi venues retarder ces travaux.
 
A notre avis, le principal écueil reste une méprise quant à la nature même du CASC. Contrairement au CNAS, qui est un prestataire de service à qui l’on peut commander des activités ou des prestations tant que la ville s’acquitte de sa cotisation,  le CASC est une association gérée par des agents, pour les agents de la ville dans le but de leur permettre d’organiser leurs activités de loisir. Aujourd’hui, sa seule ressource régulière est la cotisation annuelle de 15€ versée par les adhérents.
 
Si la convention doit bien porter sur la définition des activités que le CASC a pour mission de mettre en œuvre (ce qui, du reste, ouvre la voie à un maintien partiel de l’adhésion au CNAS, qui s’acquitte par exemple de prestations telles que le versement de primes, pour des évènements familiaux, qui font partie du champ de l’action sociale à laquelle la ville est obligée), il est impossible de travailler dans l’urgence ou sans prévision. Or, c’est bien, malheureusement, ce qui est demandé avec cette convention.
 
La demande de subvention date du mois de janvier 2022, et portait sur l’organisation des congés à partir du 1er juillet. Elle avait pour objet de permettre au CASC de jouer son rôle de « trésorier » pour les agents : inscrire les agents à des séjours, prendre en charge une partie de leurs frais, avancer le coût de ceux-ci aux prestataires pour permettre un paiement échelonné… 
 
Bien évidemment, voir passer ce dossier au 5 juillet ne permettra pas au CASC de jouer ce rôle, d’autant que l’employeur prévoit de n’allouer la subvention qu’après réalisation. Pour l’été, les séjours sont déjà programmés, les prestataires exigeaient d’être payés dès le premier juillet et les seuls agents qui pourront cette année partir avec le CASC sont ceux qui avaient les moyens de payer en totalité leur séjour, à prix coûtant. Et encore, certains nous ont dit avoir dû s’endetter pour le faire, confiants dans l’issue des négociations que nous avions engagées. Qui plus est, seuls les adhérents du CASC ont pu bénéficier de cette offre, pas l’ensemble des agents de la ville.
 
Nous avons entendu les inquiétudes liées aux fameuses rumeurs, les mêmes que l’exécutif précédent a cru pouvoir utiliser pour justifier de la rupture  avec le CASC et lui préférer le CNAS. Ces rumeurs sont exactement et strictement cela : des rumeurs, colportées par malveillance, pari ignorance ou par frustration. Oui, il est arrivé que le CASC refuse des agents à des séjours par faute de place, mais un système de points et le contrôle des administrateurs garantissait que chaque agent ait sa chance de bénéficier des prestations du CASC. Les comptes du CASC ont toujours été validés par un comptable agréé, contrôlés par un commissaire aux comptes, et présentés aux Assemblées Générales annuelles.
 
En tout état de cause, le CASC aujourd’hui, après six ans d’un fonctionnement altéré, hors subvention, où les seules activités qu’il a pu proposer étaient des séjours en vacances et la solidarité envers les agents en situation d’urgence, n’a plus de trésorerie. Comme il l’a annoncé dès 2016, il a écoulé le fond de réserve de l’association. Les agents qui étaient affectés à son fonctionnement avant 2016 (il y en avait 2, mis à disposition par la ville) ne sont plus là. Les administrateurs n’ont aucune décharge pour le faire fonctionner eux-mêmes et, avec le départ en retraite imminent de la présidente, ce sont des savoirs et des savoir-faire qui sont en train de disparaître.
 
La convention proposée nous pose problème sur pratiquement chaque article : 
 
  • Article 1 : L’objet de la convention ne permet pas de prendre en compte l’action sociale. 
  • Article 2 : La durée exposée ne couvre que la période d’été, or les dépenses de l’association ont déjà été engagées et le projet, présenté en Janvier, ne correspondra en rien au réalisé, puisque les délais sont passés…
  • Article 3 : A nouveau, le social est exclu de l’objet de la convention – alors même que la précédente subvention avait justement pour objet de maintenir le volet social.
  • Article 4 : Il précise que seuls les actifs pourraient bénéficier de séjours, alors que nos statuts précisent que les retraités de la ville peuvent également en bénéficier.
  • Article 5 : Aucune aide n’est prévue pour la diffusion de nos informations, alors que le CASC vit sur les deniers de ses adhérents depuis 2016…
  • Article 7 : Il fixe une obligation pour le CASC, sans contrepartie pour la ville…
  • Article 8 : De nouveau, il s’agit d’un article qui fixe des « sanctions » pour le CASC, sans contrepartie pour la ville.
  • Article 10 : Nous ne comprenons pas cet article. Le CNAS fait-il l’objet de tels contrôles ? D’autres associations sont-elles traitées de la sorte ?  
Par cette convention, la ville entend contraindre le CASC à réaliser le projet présenté en Janvier, alors que cela n’est plus possible, et le soumettre à un contrôle accru. En l’état, nous ne pourrons donc pas voter pour.
 
Pire : A l’heure actuelle, verser une subvention sous ces conditions au CASC reviendrait à le mettre en défaut, puisqu’il n’est plus possible d’organiser les vacances 2022 pour les agents sur la période de juillet-août !
 
Nous avons été informés de ce qu’en 2021, 63 agents ont pu bénéficier de séjours via le CNAS. Sans subvention, le CASC a pu en faire partir une trentaine la même année. Avant 2016, nous étions sur une centaine d’agents qui, chaque année, bénéficiaient de séjours, et plus encore de l’organisation de weekends à l’étranger, de sorties pour les enfants… En acceptant de nous cantonner au rôle de prestataire, nous renoncerions à l’identité et à l’objet de notre association et la ville nous rendrait potentiellement soupçonnables de gestion de fait.
 
Nous ne nous expliquons pas le retard pris dans les négociations pour le renouvellement d’une convention. Remettre le CASC en place faisait partie des promesses reçues lors de la campagne des élections municipales de 2020, non par la CGT, mais par les agents eux-mêmes. Notre inquiétude est double : le CASC est-il encore en état de retrouver son fonctionnement d’autrefois ? La volonté de la ville est-elle de financer les activités sociales et culturelles décidées par les agents eux-mêmes ?
 
Ce sont bien les agents qui sont victimes de ce retard.
 
Nous voulons néanmoins rester confiants en l’avenir et croire que le projet de passer une nouvelle convention avec le CASC reste un objectif de la municipalité, mais dans l’attente,  étant dans l’impossibilité de proposer aux adhérents autre chose que des séjours à prix coûtant – et donc relativement peu accessibles, surtout en cette période de hausse du coût de la vie – l’association n’est plus en mesure de remplir l’objectif qu’elle s’est fixée dans ses statuts. Elle devra en tirer les conséquences dans un avenir relativement proche, lors d’une assemblée générale.
 
En d’autres termes : aujourd’hui, le CASC possède des parts dans des villages vacances pour le bénéfice des agents de la ville, et si l’association est dissoute, ça ne sera plus le cas.  Nous verrions donc disparaître le fruit d’une longue collaboration (depuis 1968) entre la ville employeur et ses agents. 
 
Nous vous remercions de votre attention et espérons que ce mail aura permis de clarifier la position du CASC et de la CGT. 
 
Nous restons, bien évidemment disponibles pour tout échange sur le sujet.
 

DIX JOURS DE CONGES EN MOINS ?

DIX JOURS DE CONGES EN MOINS ?

 

Et il faudrait qu’on soit plutôt satisfaits d’avoir été consultés ?

 

Le 24 février, l’état a trainé la mairie devant le tribunal administratif pour la contraindre à appliquer la loi de transformation de la fonction publique, et augmenter sans contrepartie notre temps de travail !

A la suite de notre assemblée générale du 10 mars, nous avons été reçus par l’exécutif et l’administration et avons convenu de trois rencontres de travail. Entre temps, nous avons demandé une augmentation de la prime, pour compenser cette perte d’acquis, et il nous a été répondu que non. Cette option, n’apparaissait même pas sur les questionnaires, que plus de 900 agents ont rempli ! L’employeur le vit comme un plébiscite, et entend passer au Conseil Municipal du 10 mai prochain sa version : adapter notre temps de travail aux besoins du service public, et donc, tirer profit de cette transformation sans compensation pour nous, les agents ! Sans même la moindre garantie !

Mais quand on ne vous pose que les questions qui ne fâchent pas, est-ce que c’est vraiment une consultation ?

LA CGT a refusé de siéger au comité technique du 21 avril. Celui-ci est repoussé au 28. Oui, il y aura mutuelle, prévoyance, CASC, etc… L’exécutif s’y est engagé (verbalement).

Mais si nous savons à peu près quand nous devrons travailler plus, nous ne savons absolument pas quand ces compensations – qui n’en sont pas réellement, puisque certaines sont des obligations de la loi de transformation de la fonction publique – entreront en vigueur !

Sommes-nous prêts à accepter de perdre dix jours de congés sans compensation financière ?

 

HEURE D’INFORMATION SYNDICALE

LE MARDI 10 MAI, de 14h à 16h

(Bourse du Travail, 16 rue Jean Jaurès)

Et

RASSEMBLEMENT
A PARTIR DE 18h30

DEVANT LE CONSEIL MUNICIPAL

ON SE DONNE RENDEZ-VOUS LE 31 ?

L’annonce de l’augmentation du point d’indice – mais sans qu’on nous dise ni quand, ni combien – par Amélie de Montchalin la semaine dernière sentait fort la promesse de campagne. Vous savez ? Celles qui n’engagent que ceux qui y croient…

Par contre, l’augmentation du temps de travail induite par la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019, est déjà bien avancée, puisque les collectivités qui refusaient de l’appliquer sont passées en jugement le 24 février et ont simplement obtenu un délai de 4 mois pour l’appliquer.

Les négociations avec l’employeur pour les mettre en place ont commencé la semaine dernière, et se poursuivent sur tout le mois d’avril. Nous en tiendrons informés les agents de la ville, qui seront consultés sur la question.

Mais on est tous d’accord : -20% de pouvoir d’achat pour nous, un dégel qui ne sera jamais à la hauteur, une augmentation du temps de travail, la remise en cause du statut, notre mise en concurrence avec des contractuels, la possibilité accrue de transférer nos missions au privé…

Le 31, on y va tous, non ?

RENDEZ VOUS A 13 H 
Pour un départ commun,
au 21 Rue Sévin !

 

Les animateurs revendiquent pour de meilleures conditions de travail

Sur le front depuis le début de la pandémie, les animateurs ont su s’adapter aux différents protocoles sanitaires afin d’assurer au mieux la sécurité des enfants de la ville de VILLEJUIF. Même pendant le premier confinement ce sont eux qui se sont assurés que les enfants étaient accueillis !

Les animateurs supportent une charge de travail très importante, surtout pour les vacataires qui pour avoir un revenu décent ne prennent pas ou peu de vacances. Dans la durée ce rythme impacte leur santé physique et psychique, et met à mal leurs capacités à accompagner les enfants dans la réalisation de leurs projets et d’assurer leur sécurité avec efficience.

Entre 2014 et 2020 le taux de vacataires dans l’encadrement s’est inversé : il est monté jusqu’à atteindre les 70%, alors qu’il n’était jamais au-dessus de 30% auparavant. Cela signifie une déqualification du métier et une précarisation des personnels.

Aujourd’hui, cela fait 1 an et demi qu’ils attendent des contrats dignes de ce nom, et qui leur éviterait de subir la précarité.

Tout cela a un impact :

  • L’épuisement met à mal leur capacité à accueillir les enfants et les accompagner dans la réalisation de leurs projets ;
  • Il occasionne aussi des problèmes de santé récurrents, dont les impacts se font déjà sentir, avec une augmentation du nombre d’arrêts maladie ;
  • Les compétences des équipes d’animations sont impactées, car 70% de vacataires cela signifie des personnels moins expérimentés et moins formés ;
  • Il devient difficile de recruter, parce qu’entre le gel du point d’indice et la courte durée des contrats proposés, les professionnels de l’enfance préfèrent aller voir ailleurs.


Ajoutez à cela le chantage au Passe Vaccinal : après avoir demandé à des animateurs cas-contact de venir travailler pour éviter la fermeture des centres, la ville entendait leur imposer le passe sanitaire (alors que la loi ne les y soumet pas) sous peine de suspension !

 

POUR LA QUALITE DE L’ACCUEIL DES ENFANTS,

POUR L’AMELIORATION DE LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL,

POUR POUVOIR VIVRE DIGNEMENT DE LEUR METIER,

 

LES ANIMATEURS DE VILLEJUIF VONT BIENTOT S’ENGAGER DANS UN MOUVEMENT DE GREVE !

 

RASSEMBLEMENT DEVANT LA MAIRIE DE 11h45 à 14h
LE JEUDI 24 MARS

 

D’avance, nous vous remercions pour votre soutien et nous excusons pour la gêne occasionnée.

MAIS QUELLE MOUCHE LES A PIQUES ?

Depuis deux ans, nous avons tous subi les conséquences de la pandémie de Covid-19, et en mairie, cela s’est soldé par une importante surcharge de travail pour tout le monde. Qu’on ait eu à assurer l’ouverture des services stratégiques en compensant les absences pour cause de cas contact, à se faire tester deux fois par semaine, ou à naviguer entre les cas contacts, ça n’a été simple pour personne.

Il est trop tôt pour tirer un bilan, naturellement, même si on a parfois le sentiment que la Covid est en train de passer derrière nous, en intégrant cependant que le virus fait désormais partie de notre quotidien. Officiellement, la pandémie n’est pas finie. Pour autant, on peut se féliciter avec un taux de vaccination complète à 77,7% en France.

Du reste, l’obligation de pass vaccinal sera supprimée le lundi 14 mars – soit dans 6 jours à l’heure où nous écrivons ces lignes.

On sait à quel point la mise en place de ce pass a divisé : mesure de précaution nécessaire ou rognage des libertés individuelles ? Bien malin celui qui a la réponse. Il va falloir plancher les vieux cours de philo…

Alors la question est de savoir pourquoi le pôle ressources humaines de la mairie de Villejuif continue de convoquer l’un après l’autre les animateurs des accueils de loisirs pour les menacer de suspension s’ils ne se conforment pas à cette obligation…

Outre le fait que les animateurs ne font pas partie des personnels concernés par le Pass Vaccinal aux yeux de la loi – pas plus que les instituteurs – cette décision est d’autant plus inexplicable que le la suppression du pass vaccinal la rendra caduque dans 6 jours.

Enfin… Faire et défaire, c’est toujours travailler.

Dommage que cela se solde potentiellement par une décision de suspension, très grave pour des agents qui ont déjà subi de plein fouet les effets de la pandémie pendant ces deux ans, de ceux pour qui la politique de déprécarisation est en attente depuis à peu près un an et demi…

 

Remise au point

Lors du rassemblement qui s’est tenu le 15 décembre dernier pour manifester contre le traitement fait à Jean-Marc MOREAU, un collègue ayant travaillé 44 ans pour la ville de Villejuif, reconnu pour son professionnalisme, son engagement dans le milieu sportif Villejuifois, son intégrité et sa bienveillance à l’égard de chacun, j’ai cru pouvoir déclarer à propos de Monsieur FABBRI que lui-même avait été remercié par la ville de BAGNEUX où il avait exercé le rôle de DGS durant plusieurs années. En effet, c’est ce que j’avais pu lire dans un article de presse, et qui m’avait été répété par des agents de cette collectivité, qui je suppose devaient croire cette information.

Mais comme l’a objecté Monsieur FABBRI, et après vérification, tel n’a pas été le cas. Nous vous invitons d’ailleurs à trouver ci-joint le lien permettant de prendre connaissance d’un communiqué de Madame le Maire de BAGNEUX, qui conteste vigoureusement cette allégation. 

Je prie les personnes ayant assisté à ce rassemblement de m’excuser pour cette déclaration fausse. Il est vrai qu’on ne doit pas prendre pour argent comptant ce que d’autres vous disent, sans prendre le soin de vérifier la véracité de ce type d’accusations.

J’aimerais que de telles excuses soient également faites à notre collègue Jean-Marc qui souffre des accusations et rumeurs mensongères et fantaisistes faites à son encontre pour tenter de justifier ce qui ne l’était pas et qui ont sali sa fin de carrière.

Nadia AIT AMER COURGEAU
Secrétaire Générale Syndicat CGT des O/E
de la mairie de Villejuif

 

AUGMENTATION GENERALE (2°

AUGMENTER LES SALAIRES 

C’EST URGENT ET POSSIBLE

On ne sait quel terme qualifie le mieux le rendez-vous salarial convoqué par la ministre le 9 décembre : caricature ? farce ? dédain ? Ce qui est certain, en revanche, c’est que le président de la République et le gouvernement ont confirmé le peu de cas qu’ils faisaient des plus de 5 millions d’agent·es qui œuvrent au quotidien dans les trois versants de la Fonction publique : Alors que le SMIC va de nouveau être revalorisé du minimum légal au 1er janvier 2022, la ministre a refusé toute revalorisation du point d’indice, pourtant réclamée par l’ensemble des organisations syndicales.

Les conséquences de la décision gouvernementale sont catastrophiques et inacceptables.

Quelques chiffres permettent d’illustrer et de souligner les répercussions : D’après la ministre, le salaire minimum de la Fonction publique sera aligné sur le nouveau SMIC au 1er janvier 2022.

C’est bien le moins puisqu’il s’agit d’une obligation légale !

Elle a formulé l’hypothèse que c’est à l’indice majoré 343 que se situera demain la porte d’entrée dans la Fonction publique. Exprimé en espèces sonnantes et trébuchantes, le salaire brut mensuel correspondant sera de 1 607,30 euros. Mais, comme on ne touche pas, une fois de plus, aux salaires de fin de grades, un nouveau tassement va inévitablement se produire.

Pour en prendre toute la (triste) mesure, il faut avoir présent à l’esprit que, pour des centaines de milliers d’agentes et d’agents de catégorie C, l’amplitude sera ramenée à 22.4 % dans le cas d’une carrière complète sur deux grades. 25 ans au titre de la carrière la plus courte possible pour un gain mensuel brut de 360 € (moins de 290 € nets). Et que dire de la catégorie B dont le niveau de recrutement se situe… à l’indice majoré 343 et aussi à 1 607,30 €… Ubuesque et inadmissible ! Quant à la catégorie A, elle débutera à 13 % au-dessus du SMIC. En 20 ans, l’indice des prix a augmenté de 33 % mais le point d’indice de rémunération de la Fonction publique n’a augmenté que de 10 %.

Concrètement, c’est 23 % de perte du pouvoir d’achat en 20 ans.

Avec les augmentations du prix du gaz, de l’électricité et du carburant qui s’envolent, cela en devient un luxe de se chauffer ou de se déplacer pour une grande partie de la population. Ce à quoi, le gouvernement décide d’octroyer un chèque énergie d’une valeur de 100 € aux familles les plus modestes. Juste de quoi se chauffer quelques semaines… Et il annonce fièrement qu’il n’y aurait pas d’augmentation avant le mois d’avril 2022. Serait-il déjà en campagne électorale?

D’ailleurs, le sujet épineux de la réforme des retraites commence à refaire surface. Les candidat·es à la présidentielle déclaré·es, ou en passe de l’être, annoncent déjà qu’il va falloir travailler plus longtemps et partir à la retraite entre 62 et 67 ans selon les candidats·es.

Macron lui-même aimerait d’ailleurs que les premiers textes soient adoptés avant la fin du quinquennat. De quoi, une fois de plus, réaffirmer notre opposition totale à la retraite par points, et notre engagement à défendre la CNRACL, ainsi que tous les régimes particuliers.

Une des nouvelles inventions du gouvernement est d’instaurer un forfait de passage aux urgences de 20 euros (19,61€) que devra régler immédiatement tout patient qui ne sera pas hospitalisé et qui ne bénéficiera que d’une consultation.

Il est urgent et indispensable d’agir toutes et tous ensemble par la grève et les manifestations pour l’augmentation immédiate de tous les salaires du privé comme du public, des pensions des retraité.e.s, cette augmentation salariales permettra à travers les cotisations salariales et patronales de financer la protection sociale telle que la sécu, l’hôpital public et l’assurance chômage.

Dans le même temps nos employeurs nous martèlent : Continuité du service public ! D’accord, mais à quel prix ?

Il faut redonner du sens et de la reconnaissance aux missions publiques, aux agentes et aux agents qui, dans des conditions rendues périlleuses, se dévouent pour le bien de la population.

Il faut dégeler le point d’indice et revaloriser les carrières des fonctionnaires !

Nos exigences sont motivées par l’intérêt général et le respect du travail des salarié·e·s

Ensemble le jeudi 27 janvier 2022 à 11h30

Départ Place de la Bastille


Objet : Préavis de grève pour le jeudi 27 janvier couvrant l’ensemble des salariés et agents de la ville de Villejuif.

 

Monsieur le Maire,

Le 27 janvier 2022, la Confédération Générale du Travail a décidé d’appeler l’ensemble des salariés du privé et du public à faire grève sur les revendications salariales afin qu’elles soient entendues et mises en œuvre par votre gouvernement.

Dans tous les secteurs, l’austérité salariale est de plus en plus insupportable. Il en va de même pour les fonctionnaires territoriaux dont les rémunérations sont bloquées depuis douze ans à cause du gel du point d’indice. Dans le même temps, les mesures de la loi dite de transformation de la fonction publique s’appliquent : vol des congés (passage aux 1607 heures), lignes directrices de gestion de l’austérité, codification de notre statut et liquidation de la fonction publique de carrière, remise en cause de nos instances paritaires… La loi dite de transformation de la Fonction publique entend bien changer la nature de la Fonction publique territoriale, et le gouvernement utilise des moyens de grande ampleur afin d’atteindre ce but. Nombreux sont celles et ceux qui considèrent que ce n’est pas au virus que le président Macron a déclaré la guerre, mais aux services publics territoriaux et aux agents chargés de les mettre en œuvre ! Cela d’autant plus que les personnels ont toujours répondu présent, avec sérieux, professionnalisme, abnégation dans le cadre de la lutte contre les conséquences de la pandémie de COVID-19. Les raisons de la colère ont atteint leur pleine maturité ! De nombreuse mobilisations ont été massives dans les filières du médico-social le 7 décembre et le 11 janvier, dans la filière de l’animation les 14 et 15 décembre avec une participation significative des ATSEM, ou encore contre le passage aux 1607 heures, la remise en cause du droit de grève, et l’ensemble des dispositions de la loi de transformation de la fonction publique dans toutes les collectivités de France.

Dans ce contexte, la fédération CGT des Services publics a décidé de relayer dans son champ de syndicalisation l’appel à la grève de notre confédération pour la journée du 27 janvier.

Nous envisageons cet appel à la grève comme la continuité des récentes mobilisations et comme une étape dans le processus de mobilisation des territoriaux.

  • Nous appelons les fonctionnaires territoriaux, agents publics, contractuels, du champ territorial, à faire grève le 27 janvier sur des revendications nationales :
  • Pour le dégel du point d’indice et son augmentation immédiate de 10%;
  • Pour le rattrapage de toutes les pertes accumulées depuis 12 ans;
  • Pour la réaffirmation de la valeur du point comme élément essentiel du traitement et du calculde la retraite;
  • Pour des NAO dans les offices de l’habitat et les entreprises de l’eau avec revalorisation du minimum salarial à 2000 euros et augmentation générale de l’ensemble des rémunérations.

Ainsi que:

  • Pour l’abrogation de la loi de transformation de la Fonction publique dans sa totalité et dans toutes ses déterminations, ce qui passe par l’annulation des ordonnances qui en sont issues;
  • Pour le retrait du projet de loi 3 DS, dont la «différenciation» des droits est l’objectif principal;
  • Pour10% de temps de travail en moins, ce qui passe par le rétablissement de tous les accords sur le temps de travail passés avant 2001 ;
  • Pour une augmentation de 10% des effectifs de la Fonction Publique ;
  • Pour une stricte égalité des salaires entre les femmes et les hommes ;
  • Pour en finir avec l’état d’urgence dit sanitaire et ses mesures liberticides et coercitives ;
  • Pour la défense et le renforcement des Services publics locaux et l’arrêt de tous les processus de privatisation ;
  • Pour l’abrogation du jour de carence.

A cela nous ajoutons des revendications locales telles que :

  • La refonte de notre régime indemnitaire, le RIFSEEP qui est totalement opaque et inéquitable. Nous demandons pour un travail égal, une rémunération égale soit le même niveau d’IFSE ;
  • Le versement du bénéfice du complément de traitement indiciaire en application de l’article 48 de la loi du14 décembre 2020 prévu par le décret 2021-166 du 16 février 2021 aux agents non médicaux du Centre de Santé Municipal Pierre-Rouquès et du Centre de Santé Dentaire Danièle-Casanova ;
  • La tenue d’états généraux du personnel permettant de remettre à niveau les exigences du service public et les réalités auxquelles sont confrontés les agents au quotidien, mais aussi de préciser leurs attentes en matière d’activités sociales et culturelles ;
  • La réouverture de négociations en ce qui concerne l’offre d’activités sociales et culturelles pour répondre au mieux aux besoins des agents, notamment des plus bas salaires, en sachant que la CGT revendique le maintien d’un CASC, c’est-à-dire d’un organisme à but non lucratif administré par les agents de la ville ;
  • La mise en œuvre d’une offre de mutuelle et de prévoyance permettant aux agents de la collectivité, actifs et retraités, ainsi qu’à leur famille, de se soigner et de subvenir à leur besoin en cas de maladie, dans les délais annoncés (premier semestre 2022 pour la mutuelle, début 2023 pour la prévoyance) ;
  • Pour l’élaboration d’un plan de formation répondant aux besoins des agents et agentes de la ville et pas seulement aux besoins perçus par l’administration ;
  • La poursuite de la politique de déprécarisation entamée dès 2020, pour les autres secteurs à forte concentration d’agents en CDD (notamment les agents des accueils de loisir) dès le premier semestre 2022 ;
  • La mise en place de chèque de restauration afin que chaque agent puisse bénéficier d’une prise en charge de leur repas en cette période ou le pouvoir de vivre diminue comme peau chagrin, ou nous voyons l’émergence de travailleurs pauvres dans notre société.
  • De dégager 10% du temps de travail pour la formation professionnelle.

Afin de permettre à l’ensemble des agents de notre champ syndical d’exprimer leurs revendications et de se mobiliser par la grève et les manifestations

Les syndicats CGT de la Ville de Villejuif déposent un préavis de grève de 0 à 24 heures pour la journée du jeudi 27 janvier 2022.

Conformément aux dispositions légales couvrant le dépôt d’un préavis de grève, nous vous sollicitons pour l’ouverture immédiate de négociations sur la base de nos revendications.

Dans cette attente, nous vous adressons, Monsieur le Maire, nos sincères salutations.

20220118 – Préavis de grève