DEPOT DE PLAINTE CONTRE LA MAIRIE DE VILLEJUIF

Ce matin, l’Union Locale CGT de Villejuif-Fresnes-L’Haÿ-les-Roses, le syndicat CGT Ouvriers/Employés et le Syndicat CGT UGICT des Territoriaux de Villejuif ont déposé au tribunal de Créteil une plainte pour discrimination contre la mairie de Villejuif.

Depuis 2015, que ce soit par la volonté de fermeture de la bourse du travail sans négociation, ou par le déni constant de droits aux syndicats des agents de la mairie, l’exécutif et une partie de l’administration se sont placés en tort, recourant à des méthodes qui s’apparentent selon nous à de l’entrave.

Il est temps que cesse le temps de l’arbitraire, du refus de négocier, du refus de traiter les syndicats comme des interlocuteurs légitimes, comme des acteurs de la société civile. Le devoir d’un élu est de discuter avec tous les citoyens, et de faire respecter le principe d’égalité en vigueur dans ce pays, certainement pas de tenter par tous les moyens d’intimider ou de museler, que ce soit par des mesures actives ou en ignorant leurs demandes.

Nos collègues, nos militants, subissent ces pressions depuis trop longtemps.

Il n’est plus envisageable de laisser perdurer une situation où le droit et le principe d’égalité républicains, ainsi que le droit des travailleurs, sont niés par le premier magistrat de la ville de Villejuif. L’exercice du pouvoir n’est pas une excuse pour se soustraire à ses devoirs, à ses obligations ou pour s’extraire du cadre de la loi.

Nous dénonçons le fait qu’un élu recoure à de telles méthodes et nous voyons contraints de saisir la justice.

 

PREAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE SEPTEMBRE

Vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • le subventionnement du CASC,
  • une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • la suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

Nous n’avons pas été sans remarquer que la prise en charge d’une assurance prévoyance a été mise à l’ordre du jour du comité technique du 2 juillet, convoqué à nouveau le 29 août. Cette disposition n’a été négociée à aucun moment avec les organisations syndicales. Il est impératif, avant d’adopter le moindre dispositif, que cette négociation ait lieu, afin de trouver la solution qui permette au plus grand nombre d’agents de bénéficier de cette assurance. Elle ne pourra en aucun cas se tenir en comité technique sans négociation préalable. Le comité technique n’a pas été valablement consulté sur cette question.

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique.

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30 Septembre 2019 inclus.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

20190903 – Préavis de Grève Septembre001

DISCUSSION AUTOUR D’UN BARBECUE

La loi de transformation de la Fonction Publique a été publiée le 6 août au journal officiel. Cette loi, encore une, va enterrer notre statut et les conditions de travail, ainsi que les services rendus à la population. Si votre service est délégué à une entreprise privée vous serez détaché de fait en CDI.

Si vous pensez en tirer un bénéfice : regardez ce qui s’est passé, et se passe encore, à EDF, SNCF et La Poste. Est-ce que c’est mieux ! Est-ce que les salariés sont contents des conditions de travail !?… et les usagés : plus satisfaits du service rendu !?

DISCUTONS EN AUTOUR D’UN BARBECUE

Fonction Publique, Retraites, Assurance Chômage… L’été a été propice pour les amateurs de homard et autres amis du patronat pour implémenter des changements qui vont tous nous affecter… Il est temps de redresser la tête, et ça commence autour d’une bonne bouffe.

La CGT œuvre, au quotidien, pour défendre les droits des salariés, publics ou privés, et faire évoluer la vie salariale. Rappelons-nous de nos actions et des difficultés qui ne nous ont pas fait céder.

Venez nombreux : Ensemble défendons notre syndicat et notre Statut.

  • Participation : 4,50 €

Une inscription préalable est fortement conseillée au 06 17 44 09 82 ou auprès d’un-e syndiqué-e.

GREVE DES CANTINES : LE MOT DE LA FAIM

Plus encore que par la concertation avec les agents d’entretien des écoles, le maire et sa direction générale ont répondu par une tribune politique dans le Villejuif Notre Ville aux agents des cantines. Et donc, ça se confirme : ceux qui pensaient qu’on était dans l’incompréhension avaient tort, c’est bien du mépris.

En étalant sur une demi page contre-vérités et sentences tendancieuses, l’employeur montre une nouvelle fois qu’il est incapable de recevoir la parole des agents. Dont acte.

Nous pourrions répondre point par point. Nous pourrions objecter que ça n’était pas « quelques dizaines d’agents », mais la quasi totalité des agents en charge des cantines. Nous pourrions redire que si les agents se sont mis en grève, c’est dans l’intérêt des enfants. Mais justement, tout cela nous l’avons déjà dit.

Alors à quoi bon ?

Le discours « officiel » de tribune ne trompe personne.

Les secrétaires généraux des syndicats et les agents qui étaient à la concertation avec le maire savent très bien ce qu’ils ont entendu et qui est en complet décalage avec le contenu de cette tribune infâme. Ils ont entendu un Directeur Général des Services et un Maire qui vantent le professionnalisme de leur interlocuteur, qui se disent conscients des écueils (au point qu’ils ont justement recruté de nouveaux cadres pour y remédier), qui sont prêts à prendre la souffrance physique des agents en compte, qui demandent plus de retours du terrain pour mieux répondre à ces difficultés…

Alors quel est le vrai visage de l’employeur ? Est-ce celui du bon papa qui nous offre des chocolats pour le Printemps ou celui du tribun calculateur qui jette ses agents à la vindicte populaire en dénonçant le fait qu’ils s’en sont « pris » à des enfants ?

Qui s’en est pris à des enfants ? Ceux qui laissent la situation pourrir dans les écoles ? Ou ceux qui dénoncent ce pourrissement et renoncent à une partie de leur salaire pour tenter de convaincre leur employeur de changer les choses ?

Nul ne détient la vérité, sans doute. Et la CGT n’entrera pas sur un terrain politique où, depuis le début du mandat, le maire veut l’amener. Ce confusionnisme est navrant. Nous devrions être dans le dialogue social et pas dans l’invective.

A chacun de décider, donc, quel est le vrai visage de qui.

 

 

 

GREVE DES AGENTS DES CANTINES : LA NEGOCIATION.

Vendredi 24 mai, à 17h, une délégation composée de représentants du personnel CGT et d’agents grévistes, a été reçue par monsieur le maire et son directeur général des services.

Nous vous livrons le texte qu’avaient écrit les agents pour se préparer à cette rencontre, et qu’ils ont lu à leur employeur :

Comment se fait-il que nous soyons en sous-effectif quasiment en permanence, alors que vous trouvez des volontaires pour se mobiliser « par solidarité » quand nous sommes en grève ? Ne méritons nous pas cette même solidarité ? Les enfants ne la méritent-ils que quand nous sommes en grève ?

Nous sommes 77. Il y en deux qui partent dans moins de trois mois. Il y en a six autres qui partent dans moins de trois ans.

Nous avons des agents qui ont des restrictions médicales à cause d’un travail intense et très physique. Il induit beaucoup de gestes répétitifs. Beaucoup d’entre nous sont usés, et prennent de l’âge. Nous donnons beaucoup de nos personnes, mais trop nous demander pour un service de qualité n’est pas possible. Nous ne refusons pas le travail, mais avec les effectifs qui baissent chaque année sur chaque école alors que le nombre d’élèves et la superficie des espaces à entretenir ne changent pas ou augmentent, comment continuer sur le même rythme ?

On demande également aux agents d’entretien de suppléer en cas d’absence du gardien. Ils ne sont pas formés sur ces postes, et ne connaissent pas les codes des alarmes, par exemple, ni l’alarme intrusion, ni les spécificités liées à l’application du plan vigipirate. Pourquoi les agents d’entretien doivent-ils être polyvalents, sans la moindre compensation ?

Avant il y avait deux responsables d’office par école. Il ne s’agit pas de postes d’encadrement, mais de postes d’exécutants. Cela induit une charge de travail supplémentaire pour la responsable d’office qui se répercute sur les agents d’entretien qui doivent l’assister après leur service. Ce n’est pas le même métier. Certains ne sont pas formés à la méthode HACCP. Cela se répercute sur le repas du midi, et sur le goûter qui doit être assuré par des agents d’entretien. Quand allons-nous retrouver notre deuxième responsable d’office ?

Certains agents ont des restrictions médicales qui ne sont pas prises en compte. Ils ne bénéficient pas d’aménagements de poste. Parfois, ils sont censés en bénéficier, mais n’en ont pas été informés par la Direction RH. Comment pouvez vous y remédier concrètement ?

Les « hommes de sol », le gros nettoyage, intervenaient sur les écoles. Ils ont de nouvelles missions et on nous demande de faire ce qu’ils faisaient avant. Avant, on choisissait le nombre d’agents par école en fonction de la superficie de l’école. Aujourd’hui on ne nous parle que des services à table et pas de l’entretien des écoles – donc pas de nos missions, dans leur multiplicité. La question de la mobilité entre différentes écoles pour suppléer aux manques ponctuels d’effectifs est un problème supplémentaire. On prend à Paul pour habiller Jacques.

Qui remplira les missions sur l’école Simone Weil ? Avez-vous l’intention de recourir au privé ? Quelle école allez-vous « déshabiller » pour remplir le réservoir ? Quand recrutez-vous ?

L’heure d’arrivée des AEF est trop proche de la prise de service et ne nous permet pas de leur donner les instructions nécessaires pour que leur aide soit efficiente. Pourquoi recourir aux AEF plutôt que de recruter ? Pourquoi les AEF ne peuvent-ils pas arriver plus tôt ?

Nous demandons le remplacement des agents qui sont reclassés et des agents qui partent en retraite ou sont en longue maladie.  Nous demandons la titularisation des gens qui sont en CDD depuis six ans dans certains cas.s

En quoi consiste le chronométrage dans les classes ?

Les interventions des cadres sont de plus en plus violentes, à l’emporte -pièce. Nous avons subi des menaces, des remarques insultantes et non justifiées. D’autant moins justifiées que nos difficultés ne sont jamais prises en compte, que nos restrictions médicales ne sont pas reconnues dans certains cas, et que nous sommes en sous effectifs, ce qui n’est pas de notre responsabilité.

Tous les corps de métier au-dessus des agents nous traitent par-dessus la jambe, se montrent hautains. Cela ajoute à notre mal être.

En réponse à ces alertes, monsieur le maire et le directeur général des services, après dix jours de grève, ont apporté les réponses suivantes :

  • Ils reconnaissent la dureté des conditions de travail et l’épuisement et l’usure des personnels d’entretien. Ils affirment y travailler le plus rapidement possible. Une réorganisation de toute la direction de l’éducation viendra y remédier. Elle commencera au mois de septembre et sera menée par les chefs de service. D’ici là, il demande aux agents de « tenir » et « d’être patients ».
  • Il n’y aura aucune titularisation, sinon au cas par cas.
  • Les AEF, travailleurs qui viennent en soutien des équipes en cas d’absence de deux agents (un AEF pour deux agents) arriveront à 11h30 au lieu de midi.
  • Il n’est pas question de revenir sur la polyvalence des agents d’entretien sur la cantine et les loges, même si les agents sont en difficulté sur ces missions.
  • Il n’y aura pas de recrutement, sauf pour la nouvelle école Simone Weil (qui commencera petit, avec très peu d’élèves). Il n’y aura plus de deuxième responsable d’office.
  • Rien ne bouge cet été sur le gros nettoyage, pas d’augmentation de la prime.
  • Une intervention plus importante de la société privée n’est pas prévue, mais elle pourrait être sollicitée pour soulager les agents…
  • Et le Maire accepte de réfléchir à l’échelonnement des retenues sur salaire des grévistes.

 

C’EST BIEN ENTENDU AUX AGENTS DE DÉCIDER DES SUITES À APPORTER À CETTE NÉGOCIATION AVEC L’EMPLOYEUR. ILS SE REUNIRONT RAPIDEMENT AFIN DE DECIDER DE LA SUITE DU MOUVEMENT !

 

A TOUS LES AGENTS DE LA MAIRIE DE VILLEJUIF

Chers collègues,                                                               

Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez dans les services, dans la vie, des pressions y compris financières, que vous subissez au quotidien et qui font que vous hésitez à entrer en grève. Tous les jours vous venez nous les exposer. Nous n’allons pas vous raconter votre propre vie. Nous savons et nous comprenons.

Mais ce sont nos missions, nos emplois, qui sont menacés de passer au privé. Ce sont nos conditions de travail à tous. Combien d’entre nous ont eu à subir des mises à l’écart, des changements de poste sans concertation, des rétrogradations ? Qui peut dire aujourd’hui qu’il n’a pas plus de travail pour un salaire identique voire inférieur ? Qui peut dire qu’il a autant de collègues qu’avant ? Qui peut dire qu’il n’a pas subi ou été témoins d’une situation de harcèlement ? Ne pas intervenir pour la défense de tous, c’est s’exposer à subir tous, les uns après les autres, le même sort !

Rien de tout cela n’est une fatalité : celui qui lutte n’est pas sûr de l’emporter, mais celui qui ne lutte pas a déjà perdu. Alors rejoignez-nous. Dîtes « non » aux pressions, aux tentatives d’intimidation, à la tyrannie de la logique managériale basée sur la répression et la précarisation de tous. Les agents des écoles ont sauté le pas. Après une semaine et demie de mouvement elles et ils ont obtenu seulement la promesse d’une audience. Mais elles et ils ne lâcheront rien et il n’est pas trop tard pour les rejoindre ! Les laisserons nous se battre seul(e)s pour nous tous ?

Si nous étions tous ensemble, il aurait déjà cédé !

Et surtout, au moins, ne tombez pas dans le piège : ne cassez pas la grève ! Ne participez pas au remplacement des agents des cantines ! Si l’employeur veut faire cesser le mouvement il peut négocier !  

TOUS ENSEMBLE NOUS POUVONS TOUT !

TOUS LES JOURS DE 12h30 à 14h DEVANT LA MAIRIE

Et le

lundi 27 mai à 18h00 devant la mairie

une manifestation est organisée par un collectif de défense des services publics (les syndicats CGT des territoriaux de Villejuif, les unions locales CGT et CNT, les gilets jaunes, les parents d’élèves FCPE).

 

Addendum du 23/05/2019, 9h15 : Hier, à 16h23 (sur leurs boîtes pro pour être sûr qu’ils ne les recevraient pas tout de suite) Monsieur le Maire a fait parvenir aux secrétaires généraux CGT une proposition pour une rencontre vendredi 24 à 17h. En l’attente du résultat des négociations, les rassemblements et mouvements annoncés sont maintenus.

ASSEMBLEE GENERALE DES TERRITORIAUX DE LA MAIRIE DE VILLEJUIF

A la soirée des vœux au personnel, Le Maire nous présenté 2019 comme l’année du bien-être au travail. Ce sont de jolis mots, mais ils sonnent faux. Ce n’est pas en nous offrant plus de précarité et de mobilité qu’on nous fera sentir mieux !

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand il permet une réorganisation à marche forcée sans discussion, sans concertation, sans construction collective et sans passage au CT. Les agents se voient dépossédés de leur outil de travail, de leurs missions, jugés par un cadre présent sur le pôle depuis 2 mois comme inefficaces et incompétents.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand des agents sont laissés à l’abandon par la DRH, placés en Maladie Ordinaire d’office alors qu’ils  sont en position statutaire de reclassement et qu’on leur annonce qu’ils ne peuvent pas être sur des postes vacants permanent parce que l’on préfère embaucher à l’extérieur.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand une majorité de CDD d’un an sont reconduit sur des durées plus courtes de 3 à 6 mois plongeant ainsi des agents de grande qualité professionnelle dans la précarité.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand on ne connaît pas les critères d’attribution de l’IFSE (part de notre régime indemnitaire), et ne parle on pas des critères d’attribution du CIA ou des services entiers on reçu comme consigne de donner des avis défavorable à tous les agents. Est-ce pour permettre aux gros salaires de la ville de s’enrichir encore plus ? Est-ce pour les remercier de maltraiter les agents et les cadres de leurs directions ?

 

Venez nombreux construisons ensemble du devenir de nos emplois à la Mairie de Villejuif.

 

Si nous voulons être respectés nous devons l’imposer coûte que coûte.

 

Assemblée Générale du personnel

le jeudi 31 janvier de 10h à 12h ou de 14hà16h

au local syndical rue Sévin.

 

 

Version imprimable : 20190122 – Tract AG de Janvier

 

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE DE VILLEJUIF

Monsieur le maire,

 

L’année 2019 est l’année du renouveau des instances de représentation du personnel. Après des élections professionnelles dont la CGT sort première organisation syndicale avec 76,6% des suffrages exprimés, nous avons pour ces 4 ans la lourde tâche de vous faire entendre les intérêts des agents de la collectivité.

Pour ce faire, nous devons, vous et nous, entretenir un dialogue social à la hauteur des besoins des agents de la ville et qui permette la mise en œuvre d’un service public répondant toujours mieux aux villejuifois.

Ce dialogue social ne peut exister si vous n’accordez pas les moyens aux représentants élus que nous sommes de rencontrer les agents qui œuvrent au quotidien pour le service public, de travailler avec notre administration les dossiers qui passent en Comité technique et si vous ne répondez jamais à nos sollicitations. Le projet de règlement intérieur que vous nous avez remis ne permettra pas d’atteindre cet objectif. Il trahit une volonté manifeste de museler la parole des agents. Vous ne pouvez tenir à l’écart les agents de cette ville alors que vous affirmez à ces mêmes agents que vous souhaitez une gestion du personnel bienveillante ou que 2019 sera l’année du bien-être au travail.

Où est la bienveillance quand sont mises en place des réorganisations de service sans concertation, mettant les agents aux pieds du mur ? Où est le bien-être au travail quand l’avenir est incertain, et que le sentiment d’injustice et d’aléatoire va croissant ?

Ces changements, si nécessaires soient-ils, sont annoncés comme des impératifs ne répondant à aucune nécessité de transparence ni de concertation, dans le mépris des procédures légales imposées par notre statut.

Nous sommes profondément attachés à la démocratie qui doit s’exercer au sein de notre collectivité, comme partout dans la société française. Associer à part égale chaque agent dans l’expression et l’analyse des évolutions des missions de nos services en vue d’offrir à la population un service public de qualité dans le respect des conditions de travail de chacun : tel doit être votre choix en matière de gestion du personnel. D’autant plus si vous souhaitez que chacun se sente bien dans son travail. Être acteur de l’organisation de son propre travail, est un facteur non négligeable des enjeux que vous avez annoncé vouloir atteindre lors de vos vœux aux personnels.

Jusqu’à présent les agents de cette ville, et nous-même élus du personnel sommes le plus fréquemment exclus de toutes les réflexions de réorganisation des services de la collectivité. Vous avez supprimé toute forme de consultation et/ou d’implication ce qui annihile toute réflexion collective.

Seul un petit groupe de personnes que vous avez choisi réfléchit et impose son analyse sans se soucier de la viabilité de son projet. Cette oligarchie que vous avez installée au mépris du plus grand nombre œuvre à son gré, comme si nous, les agents, qui sommes l’ossature de ce service public, n’étions pas capables d’apporter notre savoir-faire, notre expérience, notre réflexion. Cette forme de gestion, qu’on pourrait apparenter à une forme de totalitarisme, ne génère pas un ressenti de bienveillance et ne produit aucun bien-être.

Dans de nombreux secteurs de la collectivité, les agents viennent nous trouver pour s’en plaindre. C’est ce qui nous a poussés, entre autres facteurs, à émettre un préavis de grève pour le mois de Janvier. Encore une fois, en aucun cas nous ne sommes sollicités par des agents disant s’opposer à une réorganisation. Ils souhaitent simplement que leur parole, leur expérience, leurs savoirs faire et leur bon sens de gens de terrain soient pris en compte afin de pouvoir s’acquitter aux mieux du service au Villejuifois, et de permettre à votre politique d’être la plus efficace possible.

Monsieur le Maire, nous émettons le vœu pour cette nouvelle année que vous respectiez les agents de cette ville en prenant le temps de les écouter, de les impliquer, de les concerter et qu’ensemble nous puissions offrir un service public répondant aux besoins de nos concitoyens.

Nous prenons, pour notre part, la résolution d’être acteurs de tout changement qui améliorera le quotidien des agents et leur permettra de ressentir un bien-être au travail.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le maire, l’assurance de notre considération.

 

DIFFAMATION ? PAS QUESTION !

Suite à notre dépôt de plainte pour diffamation après avoir constaté la publication du communiqué de presse émanant des 17 élus de l’union citoyenne de la mairie de Villejuif daté du 03 mai 2016, l’audience se tiendra le :
MARDI 25 SEPTEMBRE à 13h30

11e chambre correctionnelle au
TGI de Créteil
rue Pasteur Valléry Radot
Nous avons déposé un préavis de grève pour ce jour-là afin de compter sur votre présence la plus nombreuse possible.
Nous serons soutenus dans cette initiative par des collègues de nombreuses mairies alentours, la fédération des services publics et l’union départementale.

20180920 – Préavis de grève 25 sept

20180918 -TRACT 25 sept 18

 


Non contents d’avoir attaqué la Bourse du Travail et d’avoir tenté d’en expulser les syndicats,
Non contents d’entraver l’action des syndicats des territoriaux dans sa mairie, les élus de la majorité avaient, dès 2016 édité un communiqué de presse diffamant toute notre organisation syndicale et les agents de la Mairie de Villejuif !

L’affaire passe en justice le 25 septembre à 13h, au tribunal de Créteil, 11ème chambre correctionnelle !

Nous vous appelons à y rejoindre les territoriaux de Villejuif et les syndicats CGT afin de manifester notre opposition à la répression syndicale sous toutes ses formes !

A l’heure où le maire de Villejuif interdit à ses agents de participer aux assemblées générales, les menace de sanction, empêche les membres du CHS CT de visiter les services et use de tous les recours à sa disposition pour harceler les représentants du personnel et les agents, (rétrogradation, mises au placard, refus de promotions…) rappelons lui que
Quand on touche à un militant CGT, c’est toute la CGT qui est touchée !

Rendez-vous à 13h00 devant le TGI de Créteil (badges en poches)