PUISSANTE MOBILISATION LE 22 MARS

Salut à tous et bravo pour un 22 mars de lutte et de reconquête. Les journées d’action vont continuer, et cela signifie, si nous voulons défendre nos retraites, notre sécu, nos salaires, nos statuts que nous devons nous mettre en condition de faire des journées de grève. Potentiellement plusieurs d’affilée !

Au local, au national, les attaques pleuvent : à Villejuif, on nous supprime le parking de la rue René Hamon du jour au lendemain, sans préavis, sans concertation – à moins qu’on ne considère qu’un questionnaire qui n’a pas obtenu 20% de réponses soit une vraie concertation – sans recours possible. Et qu’arrivera t’il avec le passage au CIA ? Dans de nombreuses villes, le RIFSEEP est appliqué avec une augmentation des primes grâce à l’IFSE et sans recours au CIA. On nous dit en permanence : « On ne peut pas recruter à Villejuif. » Est-ce que le moyen de le faire, c’est de nous faire payer notre propre stationnement et de faire en sorte que nos primes soient soumises à une évaluation injuste, le tout dans une ambiance de chasse au sorcière où on nous rappelle notre « devoir d’obéissance », toutes les cinq minutes ? Soyons sérieux. Trop de collègues en sont tombés malades. Si nous voulons que les Villejuifois continuent de bénéficier d’un service public de qualité, si nous voulons continuer à travailler dans des conditions acceptables, il faudra en passer par la reprise d’un dialogue avec le maire, qui n’arrivera que si il entend que nous ne sommes pas satisfaits. Et que nous demandons simplement le respect qui nous est dû en tant que travailleurs, en tant que citoyens. Pourquoi le lieu de travail serait-il l’endroit où s’arrêtent nos droits ?

Et au national, le Point d’Indice est gelé, la journée de carence est rétablie, la CSG a augmenté… Les médias décrivent les fonctionnaires comme des privilégiés, comme la cause de la dette de la France – alors même que l’évasion fiscale galope et que les bénéfices des entreprises du CAC quarante sont en constante augmentation. Les inégalités se creusent, entre les hauts et les bas salaires, entre les hommes et les femmes… On nous prend pour des billes. On nous oppose. On nous divise. Pour mieux achever notre statut et en finir avec le service public, pour transformer les administrations en gestionnaires de prestataires… Mais quid de nos savoirs-faire ? De l’égalité à l’accès au service public ? Peut-on laisser notre république se financiariser ?

Il n’y a pas d’alternative ? C’est le refrain des présidents de la république, qui l’ont piqué à Margaret Thatcher. Il y a toujours des alternatives. L’histoire n’est jamais écrite d’avance. C’est à nous de prendre nos responsabilités aujourd’hui et de l’écrire maintenant, ensemble.

Rien n’est écrit d’avance !

Alors mettons nous en condition de remporter cette lutte : mobilisons nous !

 

UNE PASSION COMMUNE….

entetement2Si ce que vous cherchez, ce sont des réponses quant à l’avenir des services, surtout dans un contexte de réorganisation sans la houlette du DGS, ou un projet politique clair, alors n’allez pas aux désormais traditionnelles rencontres entre le maire et son personnel… Ce n’est pas là que vous en aurez.

Si les organisations syndicales ont bien été reçues par le maire, vendredi dernier, elles n’ont pas appris grand chose non plus. Reprise du dialogue social, projet de relocalisation des services impactés par l’incendie et les autres étalé sur quatre ans, police municipale… Des 83 postes disparus du tableau des effectifs en 2015, pas un mot.

« Nous n’avons pas les mêmes opinions politiques, mais nous avons la même passion : Villejuif ! »

Pourquoi pas… Mais comment nous, agents de la ville, allons accueillir plus de public (70 000 habitants annoncés) avec moins de bras et moins de moyens ? Qu’est ce qu’on garde ? Qu’est ce qu’on ne garde pas ? Pas un mot là dessus, si ce ne sont de timides remerciements aux jardiniers en attente d’une seconde fleur et des excuses rapides quant à la confusion qui avait régné avant l’été sur le dossier des ATSEM

Passées sous silence, donc, les difficultés de l’été aux Affaires Générales, la fermeture d’une semaine des centres de loisirs. Tout ça, à priori, c’était juste une préparation pour augmenter le service public… En le réduisant ?

Et pour la reprise du dialogue social, la réunion qui était prévue cet après midi avec l’adjointe en charge du personnel (précisons qu’elle était prévue depuis le mois de Juillet) a été annulée pour cause de « manque de fond de dossier ». Dommage : cela traitait du régime indemnitaire, des négociations que nous essayons de mener depuis deux ans, déjà… Pas de fond de dossier ? C’est bien pratique pour ne pas progresser sur un tel dossier…

Reprendre le dialogue social ? On ne demande que ça. Mais nous commençons à avoir le sentiment que quelqu’un se moque un peu de nous…