CONSTAT D’ECHEC : LES NEGOCIATIONS AUTOUR DU LOCAL SYNDICAL SONT AU POINT MORT

Le mardi 19 juin 2018, le maire Franck LE BOHELLEC, a fait couper l’électricité dans les locaux des organisations syndicales CGT Ouvriers-Employés et UGICT situés au 21 rue Sevin.

Sa volonté de faire déménager de force les organisations syndicales au 3 rue Paul Bert, pousse le maire à utiliser des méthodes de « voyou ». Aucune décision de justice ne permet aujourd’hui à Monsieur Franck LE BOHELLEC de couper l’électricité. Par cet acte, il persévère dans sa ligne de conduite : nuire aux syndicats CGT et par conséquent de porter atteinte aux droits et libertés des agents.

Depuis mars 2018, à plusieurs reprises les syndicats ont formulé par écrit au maire, l’incompatibilité des nouveaux locaux proposés avec l’activité syndicale. Les deux organisations syndicales accueillent des agents qui peuvent venir en nombre pour évoquer leurs problématiques de service. Les deux organisations ont demandé la communication des rapports de la commission de sécurité et du service hygiène sécurité garantissant l’accessibilité, la capacité d’accueil et la sécurité du bâtiment. Il n’y a eu aucune réponse ! La décision unilatérale du maire de faire déménager les syndicats va à l’encontre de l’obligation d’engager une concertation pour ce type de sujet afin de trouver les locaux les plus adaptés. Nous ne sommes pas contre le changement de locaux, seulement il faut qu’ils garantissent la continuité de l’activité syndicale, à l’identique de ce qu’y est mis à disposition au 21 rue Sévin.

Par courrier du 6 juin 2018, la fédération des services publics CGT a proposé au maire une médiation, le maire a refusé au prétexte que par le passé ce type d’expérience n’avait pas été probant. Pourtant il n’y a jamais eu l’organisation d’une telle initiative à Villejuif !

Les deux secrétaires généraux des syndicats ont été reçus à leur demande le 13 juin par le maire. Celui-ci est resté sur son injonction de déménagement au 15 juin 2018.

Cela fait maintenant plus d’une semaine que les représentants du personnel n’ont plus de téléphone. Les agents de la mairie qui souhaitent les joindre ne peuvent pas. Les agents qui souhaitent se faire accompagner pour un entretien disciplinaire, ne peuvent pas. Les agents qui veulent faire valoir leurs droits, ne peuvent pas. Les représentants du personnel ne peuvent plus utiliser les ordinateurs pour préparer les dossiers.

Les organisations syndicales ont décidé de saisir la justice.

KREMLIN BICETRE : ON CHASSE LE SYNDICAT DES AGENTS

affiches_60_80-85ddfAyant été déboutée et condamnée par le TGI de Créteil le 7 novembre dernier, la Mairie du Kremlin Bicêtre  surenchérit en coupant, en pleine trêve hivernale, l’électricité, l’eau et la téléphonie au local syndical de la CGT.

Cette coupure met en péril la sécurité des personnes et des biens car le système de sécurité incendie ne peut fonctionner sans électricité, et obligera le syndicat CGT à recevoir les salariés dans des locaux non fonctionnels, sans les moyens minimums que la loi et les accords locaux prévoient.

Le problème du litige est que la seule proposition de local faite par la Mairie, ne respecte pas la loi sur l’exercice des droits syndicaux et les normes françaises en vigueur, mais empêche aussi et surtout les personnes en situation de handicap (PMR) d’accéder aux locaux syndicaux, donc de défendre leurs droits.

La CGT a pourtant proposé une quinzaine de locaux respectant les droits et devoir de chacun. Mais la Mairie, dans une véritable caricature du dialogue social, s’acharne à engager des procédures en justice qui ont déjà coûté plusieurs milliers d’euros au contribuable plutôt que de trouver une solution respectant les lois en vigueur.

Tenter d’opposer, d’une part le droit aux logements sociaux (que la CGT défend pied à pied) et d’autre part la défense des droits et des moyens des organisations syndicales qui défendent les salariés, comme le Maire le fait, est une manœuvre profondément manipulatoire.
Mais la ficelle est trop grosse : en cette période de crise du logement, où même des travailleurs de la ville se retrouvent SDF, la CGT ne peut accepter un des rares logements dit d’urgence, ne respectant pas les lois, décrets et normes en vigueur.

C.G.T.-KB ne peux que lutter contre une décision qui, en pleine trêve hivernale, entrave le droit syndical et met en péril la sécurité des biens et des personnes. Nous passons d’ailleurs le 4 janvier 2017 en audience au Tribunal Administratif afin que la Mairie respecte ses obligations.

 

La C.G.T. de la ville du Kremlin-Bicêtre appelle à un rassemblement devant l’hôtel de ville (Place Jean Jaurès) qui se tiendra jeudi 26 janvier 2017 à 19h00.