PETIT GUIDE DE SURVIE AU HARCÈLEMENT

On ne sait jamais, à toutes fins utiles :

  • Tenez un agenda à part où vous noterez les demandes contradictoires, les insultes, les menaces de votre harceleur. Ne faites pas confiance uniquement à votre mémoire.
  • Gardez tous ses écrits vers vous et toutes vos réponses. Notez les dates d’envoi et les intitulés des mails dans votre agenda.
  • Installez un enregistreur sur votre téléphone portable, et enregistrez les entretiens, systématiquement. Ça n’est pas recevable comme preuve au pénal, mais si les choses en viennent là, la police et/ou les instances administratives peuvent l’écouter. A Bobigny, c’est comme ça qu’une élue a obtenu la mise en examen d’un adjoint au maire – qui a ensuite été condamné pour violence en réunion.
  • Ne restez pas seul. Parlez en à vos collègues, parlez en au syndicat (de votre choix). Si un syndicat ne vous écoute pas, allez voir un autre syndicat.

Et surtout, surtout, n’oubliez pas : si on vous harcèle, ce n’est pas parce que vous êtes un mauvais professionnel, ou une mauvaise personne. C’est le harceleur, ou celui qui accepte de harceler sur ordre qui a un problème dans sa tête, pas vous. Vous, vous êtes une victime et c’est normal de vous sentir atteint, puisque quelqu’un exerce sur vous une forme de violence contre laquelle vous n’êtes pas en mesure de vous défendre seul, au quotidien. Gardez, autant que possible, chevillée à l’esprit la conscience de votre valeur professionnelle, et souvenez vous que vous n’êtes ni votre fonction, ni votre grade, ni votre mission, ni votre métier et qu’aucun harceleur, aucune brute, ne peut vous retirer ce que vous êtes.

Même en cas de faute, que ce soit dans le public ou le privé, vous conservez tous vos droits à un traitement mesuré et encadré par des règles et il est important de les faire valoir.