Pourquoi nous n’avons pas signé le protocole d’accord ?

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Malgré plusieurs échanges entre les personnels et l’employeur, vous, personnels réunis en assemblée générale le 8 décembre 2015, avez voté contre la signature de ce protocole, et pour cause :

Ce protocole ne permet pas aux agents de s’acquitter de leurs missions de service public dans des conditions satisfaisantes. Pire, il nous semble valider la remise en cause de ce service.

Voici les points majeurs de désaccords, qui permettront à ceux qui n’ont pu être présents lors de cette assemblée générale, d’en comprendre les raisons.

Qui plus est, force est de constater que ce protocole brosse sous le tapis la réalité du conflit, la réalité de la souffrance des agents et la piètre qualité du service qu’ils peuvent rendre dans des conditions de travail sans cesse plus précaires : effectifs réduits à une peau de chagrin, matériel manquant…

Vous trouverez donc des extraits du protocole qui devait être signé, et à la suite, nos explications. Vous détiendrez ainsi les arguments vous permettant d’expliquer à ceux qui s’interrogent, les raisons du maintien du mouvement.


Mais avant d’entamer l’explication de texte, les organisations syndicales tiennent à féliciter chacun d’entre vous de son courage face aux pressions diverses, de sa dignité et soulignent de la richesse des échanges et l’attachement à un service public de qualité à Villejuif. Le mouvement n’est pas fini ! le mouvement continue !!!


EXPLICATION DE TEXTE !

Rappel : Le protocole d’accord a pour but de mettre fin au conflit sur des engagements mutuels. Ainsi l’employeur s’engage sur des éléments négociés, le personnel s’engage lui, à cesser le mouvement social. Les engagements doivent donc être sans ambiguïté.

Nous demandions pour titre : Protocole d’accord de fin de conflit, suite au mouvement social débuté le 8 octobre 2015 

Avec le Rappel du contexte : Les agents sont épuisés, usés par le manque de moyens, dans un contexte sans organisation administrative claire dans lequel il est leur est demandé de fournir la même qualité de service public. La baisse importante des budgets alloués au service amplifie le sentiment de la dégradation des conditions de travail des agents.

Le Préambule de Monsieur le Maire propose :

« Il est convenu qu’il est impératif de repartir sur de nouvelles bases qui fixent de manière factuelle et dans la durée, les conditions d’un dialogue social apaisé qui doit se vivre au quotidien, avec des rencontres, mais aussi et surtout, dans le respect des instances paritaires, garantes d’échanges constructifs et de décisions, pour le moins comprises et pour le mieux partagées. »

Monsieur le Maire insiste sur le dialogue social. Il veut faire croire que ce conflit n’existe qu’entre lui et les organisations syndicales. Rappelons que le dialogue social est inscrit expressément dans le statut de chacune des trois fonctions publiques selon deux modalités : les organismes paritaires comme les commissions administratives paritaires, les Comités techniques paritaires, les Comités d’hygiène et de sécurité, les Conseils supérieurs de chacune des fonctions publiques.

Mais dans le cas d’espèce :

1°/ la question relative au respect des organismes paritaires, donc du dialogue social n’était qu’une des revendications. Il y avait toutes les autres, tout aussi importantes.

2°/ le conflit dépassait bien les organisations syndicales. Ce sont les agents qui ont souhaité se faire entendre, faire entendre leur ras-le-bol. Ce sont les agents qui parlent par la voix des organisations syndicales qu’ils ont élus, et qui leur rendent des comptes. Et donc doivent respecter la volonté des agents sans cesse sollicitée.

 « Ce protocole d’accord vise à clarifier la situation actuelle et à sceller des engagements à venir à travers des axes de travail et la concrétisation d’accords locaux dans le respect des règles nationales ».

Nos revendications étant très claires, le protocole n’a pas pour objet de clarifier la situation mais d’y mettre fin sur la base de négociations.

« Il fixe un échéancier pour chaque dossier afin d’arriver, au cour de la mandature, à démontrer qu’il est possible de réformer intelligemment tout en faisant profiter, au nom de l’intérêt général, d’avancées sociales pour l’ensemble des personnels de la mairie et du CCAS »,

Un échéancier fixe des échéances or nous n’avons que des périodes de début de chantier. Il n’y a pas d’échéances programmées et c’est bien là le risque de ne pas voir d’aboutissement. Par ailleurs, cette phrase nous annonce bien qu’il s’agit d’une réforme que la municipalité souhaite mener avec intelligence, en donnant de soi-disant avancées sociales au personnel, au nom de l’intérêt général !

Voyons ensemble les avancées sociales proposées :

« Le remplacement des agents qui quittent la collectivité (retraite, mutation, etc…) devra être chaque fois examiné en fonction du besoin pour assurer les missions à accomplir, de l’organisation du travail du service, il ne sera donc pas systématique ».

Dans 95 % des cas (sauf CDD qui ait sur une mission spécifique et dans une durée car répondant à un besoin ponctuel), le poste est justifié, le besoin existe sauf à penser que des agents occuperaient des emplois fictifs

Quid des agents manquants actuellement, dont l’absence crée des conditions de travail particulièrement difficiles pour les collègues présents ? Si une réponse est apportée pour les agents d’entretien à partir de 2 absents (cela est totalement acceptable si c’est occasionnel), qu’en est-il pour les autres services ?

« À ce titre, les agents recrutés en contrat à durée déterminée sur des postes vacants, permanents et durables, si leur manière de servir est satisfaisante, en fonction des évaluations, se verront examiner la possibilité d’être mis au stage.

L’employeur nous explique dans ce paragraphe, que si le poste est maintenu car nécessaire dans la durée, qu’il est vacant, que le contractuel donne satisfaction, il se donne la possibilité d’examiner une mise au stage.  Alors que toutes les conditions seraient remplies, il faudrait encore que ce soit juste une possibilité examinée ? Comment ? A la tête du client ?

« La carrière des agents : les avancements d’échelon, de grade, de promotion, se feront au temps minimal pour la majeure partie des cas , puis médian ou maximal en fonction de l’évaluation de l’année écoulée »

Serait-ce une avancée sociale dans l’intérêt général ? Et bien non, toujours pas ! Actuellement, les textes au sein de la mairie de Villejuif impliquent l’avancement à minima, sauf en cas de sanction ou de rapport. Signer ce protocole signifiait donner accord pour que l’avancement et la promotion se fassent dès cette année à la tête du client ! Et en tous cas moins bien que par le passé.

CASC

« Il est rappelé l’engagement qu’il y ait continuité de prestations d’activités sociales et culturelles pour les agents ; ceci sans rupture calendaire. La convention du CASC est prolongée jusqu’au 31 aout 2016, sur la base des négociations ayant eu lieu avec les représentants du CASC et l’adjointe au Maire chargée des ressources Humaines. Cette période permettra d’examiner les différentes offres avec les différents représentants en garantissant le meilleur accompagnement auprès des agents.

Serait-ce une avancée sociale dans l’intérêt général, que Monsieur le Maire nous accorde là, en s’engageant à ce qu’il y ait continuité de prestations d’activités sociales ? Encore raté, c’est la loi !

De quelles différentes offres parlent monsieur le Maire ? Nous ne sommes pas sans savoir que début novembre 2015, à un mois de la fin de l’avenant, le CNAS a surgi comme un diable sortit de sa boîte dans les négociations qui avaient cours avec le conseil d’administration du CASC depuis juin 2015. Nous avions déjà répondu à toutes vos exigences de diminution de la subvention, des heures de délégation et donné accord pour une convention de 2 ans au lieu de 3 ans. Ainsi, non seulement notre employeur veut administrer nos loisirs et culture, mais en plus nous devrions accepter avec le sourire cette prolongation de 8 mois au lieu de deux ans ! Et encore parce qu’ils ne pouvaient faire autrement eu égard aux engagements financiers pour l’année suivante déjà pris par le CASC. Celui-ci aurait pu se prévaloir en cas de non subvention, alors que les négociations duraient depuis 1,5 ans, d’un préjudice financier qu’il aurait pu réclamer devant un tribunal.

Le protocole fixe par ailleurs des groupes de travail, des périodes de début de travail, mais aucune de fin prévisionnelle. En cela rien de factuel dans la durée. Hormis celle de la durée du mandat dans le préambule.

Or, à titre d’exemples, quand il s’agit :

  • De souffrance au travail, les correctifs à apporter sont immédiats, car chaque mois qui passe fait son lot de victimes,
  • De régime indemnitaire : la réflexion doit s’achever au plus tard fin 2016 pour que les dépenses soient budgétisées sur l’année 2017, et que nous en voyons enfin le fruit sur nos salaires. Nous rappelons que la demande de travail de vos représentants syndicaux sur ce point remonte au 7 mai 2014 (1ère rencontre avec MLM). Depuis aucune somme n’a été budgétisée en 2015, et qu’aucune ne l’est pour 2016.
  • Le stationnement qui est une véritable problématique au quotidien pour les agents et qui grève leur budget de 140 € mensuel. Notre demande immédiate et provisoire en attendant de travailler à trouver une solution équitable pour le plus grand nombre, est d’identifier par un macaron ou autre les véhicules personnels des agents territoriaux afin de prévenir la verbalisation de la police municipale. Donc l’échéance du premier trimestre 2016 pour travailler à identifier par l’instance réunissant 12 directeurs, moins de 50 personnes qui seraient autorisées (selon quels critères ?) à se stationner sur le parking paysager, nous paraît être un déni des difficultés rencontrées par les agents.

Ainsi, le personnel a dit NON, le personnel souhaite le maintien de ce qui existe en termes de déroulé de carrière, de remplacement d’agent, de CASC… et ne pas revenir en arrière.

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COMPTE RENDU DE LA SEANCE COMMUNE DU CHSCT ET CT

Une ambiance un peu particulière pour ce CHSCT/CT… Tout d’abord, c’était la première séance du genre puisque ce type de travaux n’existait pas auparavant. Ensuite, le contexte rendait l’exercice assez compliqué… Madame Loudiére, adjointe au maire chargée des ressources humaines, étant absente a été remplacée au pied levé et même si le quorum était atteint, nous n’avons pu que déplorer l’absence d’un grand nombre d’élus siégeant normalement dans ces instances…

La séance commença donc par un comptage un peu laborieux des titulaires et des suppléants présents pour chaque instance (30 minutes), puis une déclaration des représentants du personnel sur le mouvement social et la dégradation des conditions de travail des agents. Et là, à notre grand étonnement, ce fut la direction générale qui répondit. Cherchez l’erreur ! Cela en dit long quand nous avions en face de nous des représentants de l’employeur… Pas un ne chercha à prendre la parole sur le sujet…

BB CGTCe fut une nouvelle fois que la question du fonctionnement des instances plus que des points réellement à l’ordre du jour, que les débats tournèrent. Les représentants du personnel demandent depuis plus de 8 mois maintenant que les informations soient transmises de façon lisible à tous les membres des instances, en respectant une procédure clairement établie, dans le respect des règlements intérieurs. Le ton du dialogue fut vite donné quand l’un des élus du collège employeur choisit de quitter la salle après vingt minutes de séance (c’est le même qui trouve que quand les organisations syndicales appliquent ce genre de méthode, ça fait perdre de l’argent à la collectivité).

Le quorum du collège employeur étant préservé, la séance continua sans lui et les personnes autour de la table purent s’entendre et constater qu’effectivement une carence existait et que c’était bien d’un dialogue employeur/employés qu’il devait s’agir et non pas d’un échange entre des élus (employeurs et employés) et la direction générale des services…

Les points à l’ordre du jour étaient :

1 et 2 / Approbation des comptes rendus du CT du 2 juin 2015 et du 11 septembre 2015 – Ils seront approuvés lors du prochain CTcar ne relèvent pas de l’instance commune CHSCT-CT.

3/ Tableau des effectifs – Ce dossier n’a pu être voté, le dossier était incomplet (entre autres aucune données sur les effectifs du CCAS) et des chiffres donnés d’une page à une autre quin’étaient pas les mêmes. Il a donc été reporté.

4/ Procédure de droit de retrait – Ce dossier se contentait de rappeler la procédure prévue par la loi, il n’a donc pas été voté car on ne vote pas la loi – mais l’idée de diffuser la procédure en cas de droit de retrait est approuvée.

5/ Modification du règlement intérieur – Ce dossier visait à permettre à la Directrice des Ressources Humaines de siéger dans les instances. N’émanant pas de la moitié des membres d’un des deux collèges, comme prévu par le règlement intérieur, cette demande de modification a été rejetée.

6/ Point d’information : Pilotage de la Commission RPS : Nous demandions la mise en place de la commission, nous avons eu la surprise d’apprendre la mise en place d’un groupe de travail. Les élus du personnel ont rappelé que cette commission est une obligation depuis mars 2014 et que l’instance CT/CHSCT aurait dû être le lieu où était étudiée sa mise en place.

7/ Point d’information : Reclassement et Commission de Mobilité. Nous remercions la directrice des ressources humaines pour sa présentation, très lisible. L’exercice n’était pas facile car elle est arrivée depuis 3 mois et n’avait pas connaissance de la procédure des reclassements de 2013/2014.

8/ Point d’information sur la situation dans les services : CMS Rouquès et Service Ludothèque Mobile. Les élus du collège employés CHSCT concluent qu’ils restent vigilants dans le suivi de ces services particulièrement éprouvés.

LETTRE OUVERTE

LETTRE OUVERTE :

Les raisons de la colère des agents territoriaux de Villejuif

le 7 décembre 2015

Mesdames et Messieurs les administrés et usagers des services publics de Villejuif,

Le personnel territorial de la mairie et du CCAS de Villejuif souhaite vous informer de la dégradation des conditions de travail, de la baisse de qualité du service public rendu à la population et du recul des droits des fonctionnaires en matière de déroulé de carrière et d’accès aux loisirs, sport et culture.

Depuis le 8 octobre 2015, les agents sont en mouvement social exigeant des moyens suffisants au bon fonctionnement du service public et notamment des écoles.

Hélas les agents n’ont pas été entendus par l’employeur et n’ont eu d’autres choix que de durcir le mouvement le vendredi 4 décembre avec une grève reconductible dès le 7 décembre. Les organisations syndicales en ont informé Monsieur le Maire dès le 2 décembre 2015. C’est de sa responsabilité de communiquer auprès de la population concernant les services perturbés ou fermés. Cela ne relève pas du syndicat.

Nous nous battons pour nos droits et nos acquis mais aussi pour un service public de qualité. Et aujourd’hui force est de constater que, tout est remis en cause, tout est sujet à négociations même ce qui relève de la loi et du statut de la fonction publique territoriale.

 

  • Le non remplacement des agents qui fait que nous nous retrouvons en sous-effectif dans les écoles, dans les équipements municipaux engendrant des dysfonctionnements importants dans le service public rendu
  • Le matériel de nettoyage et d’entretien, leur qualité et le manque de réactivité d’approvisionnement mettent en péril la qualité d’accueil des enfants, des usagers …
  • Tous les agents ne peuvent prétendre à stationner sur les 50 places du parking municipal et doivent payer 140 €/mois pour venir travailler à Villejuif avec leur véhicule
  • L’avancement de carrière des agents qui relèverait de la subjectivité, du cas par cas
  • Une position peu claire de l’employeur sur le maintien du Comité d’Activités Sociales et Culturelles (CASC) permettant aux agents les plus fragiles économiquement de bénéficier à des vacances ou loisirs

Certes, grâce à la détermination des agents et leur attachement au service public, quelques engagements ont été pris par l’employeur, mais à la marge et sans réelle garantie qu’ils soient respectés. Nous disons STOP au MÉPRIS de notre employeur. C’est pour cette raison que nous quittons la table des négociations avec le Maire de Villejuif.

Nous sommes conscients des désagréments occasionnés par ce mouvement, nous vous remercions de votre compréhension et nous remercions les habitants et parents qui nous soutiennent.

Les organisations syndicales des territoriaux de Villejuif

APPELLENT À UN RASSEMBLEMENT POUR LES AGENTS, HABITANTS, PARENTS, ENFANTS…

Jeudi 10 décembre à 18h30 sur la place Elsa TRIOLET

(devant la médiathèque)

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20 NOVEMBRE : C’EST PAS ENCORE TOUT A FAIT CA

Logo CGT Territoriaux VillejuifLogo UgictRéunis en assemblée générale ce matin, les salariés de la ville de Villejuif ont entendu le compte rendu de la délégation s’étant rendue à la rencontre du maire. Celle-ci était composée de Nadia Ait-Amer Courgeau (secrétaire générale Ouvriers/Employés), Serge Millot (Secrétaire Général UGICT), Valérie Bourdais, Myriam Krid, Nathalie Boucher et Vincent Ginsburger-Vogel.

Ils ont été reçus par monsieur Le Bohellec, madame Loudière et le directeur général des services municipaux.

Les revendications portaient sur les points suivants :

  • Remplacement des Personnels – C’est en cours mais il convient de rester vigilants !
  • Respect des instances – Nous avons reçu des excuses et des engagements ont été pris !
  • Stationnement des agents – La piste du badge/carte est à l’étude et nous aurons une réponse dans la semaine ! Le chantier sur l’accès à un parking sécurisé commencera dès janvier !
  • Calendriers des groupes de travail sur les dossiers Mutuelle/Prévoyance et Régime Indemnitaire – Nous sommes censés les recevoir dans la semaine.
  • Réorganisation des services municipaux – Nous sommes censés avoir une réunion sur ce sujet dans 15 jours, puis il y aura un passage au CT (censé garantir la consultation des personnels).
  • Maintien du CASC – Il est maintenu mais la négociation de la subvention continue !
  • Mise au stage des CDD – 99% des contrats sont renouvelés à l’identique et le Comité Technique va étudier la possibilité de mettre au stage les agents dont les contrats ont été renouvelés plusieurs fois…

Nous avions déjà obtenu la garantie, en ce qui concerne la promotion et l’avancement de grade 2016, qu’une réunion serait organisée dès février 2016.

A l’heure actuelle, les réponses apportées par notre employeur doivent apparaître dans un protocole d’accord, que nous devons recevoir la semaine prochaine.

Mais les agents assemblés ce matin étaient tous d’avis qu’il valait mieux voir l’écrit que de se satisfaire de promesses ! Nous allons donc attendre de recevoir ce document et de le présenter aux agents avant de décider ou non de la poursuite du mouvement !

Avant de savoir si nous le signons ou non, nous allons donc demander aux agents municipaux ce qu’ils en pensent :

NOUVEAU DÉBRAYAGE

LE VENDREDI 27 NOVEMBRE DE 9 h A 11 h

Bourse du Travail, 16 rue Jean Jaurès

Soyons nombreux !

 

Qui plus est, les employés municipaux de la ville de Villejuif resteront vigilants et mobilisés sur les sujets du point d’indice, de la baisse des dotations de l’état et de la Métropole Grand Paris…

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RASSEMBLEMENT DU 20 NOVEMBRE

20151113 - Rassemblement v2

En raison de la situation particulière de l’hôtel de ville et de l’état d’urgence qui interdit tout rassemblement sur l’espace public, nous invitons les agents à se réunir à l’occasion du débrayage, non pas devant la mairie, mais à la

Bourse du Travail

16, rue Jean Jaurès

de 9 h à 11 h

… Et ce n’est pas suffisant !

cropped-cropped-cgt_icone512.pngCe matin, à nouveau, les agents municipaux étaient rassemblés devant la mairie, dès 8h30. Nous étions une centaine pour prendre connaissance des nouveaux engagements de notre employeur.

Dans un premier temps, le secrétaire général de l’Ugict, Serge Millot, a rendu compte de la rencontre d’une délégation avec monsieur Le Bohellec :

Chers camarades,

C’est la quatrième fois que nous nous retrouvons devant la mairie.

Le maire nous avait proposé une rencontre avec les secrétaires généraux vendredi dernier. Nous avions décidé, ensemble, lors du débrayage du 5 novembre que ce n’était pas au Maire de choisir les personnes représentant les personnels. Nous lui avons donc écrit pour lui proposer de recevoir une délégation le 10 novembre suivant.

Vendredi, notre employeur m’a appelé car il souhaitait rencontrer les secrétaires généraux et faire le point sur nos revendications « qu’il ne comprenait pas ». Nous avons obtenu qu’il reçoive une délégation. Le rendez-vous fut fixé au lundi 9 novembre 15h30. La rencontre a duré 3 heures au cours de laquelle nous avons fait remonter toutes les doléances qui ont été exprimées au cours de nos AG, débrayages et autres.

Notre délégation était composée de 4 représentants des Ouvriers/Employés et 4 représentants de l’UGICT : Anne Avidi Mvelle, Sonia Saidani, Myriam Krid, Nathalie Boucher, Valérie Bourdais, Nathalie Buisson, Vincent Ginsburger-Vogel et moi-même, Serge Millot.

Si nous sortons de cette rencontre avec un sentiment mitigé, nous pouvons dire que nous avons porté toutes vos revendications et doléances. Et que le Maire les a écoutées.

Et, il s’est engagé sur un certain nombre de choses. Est-ce suffisant ? C’est vous qui en déciderez. Mais AVANT , nous allons essayer de vous faire partager cet échange et ce que nous en avons retenu.

En premier lieu, le maire s’est excusé pour la façon dont les instances paritaires étaient traitées jusqu’ici et nous a affirmé que la procédure de constitution des dossiers et les délais seraient désormais conformes au règlement intérieur.

Le premier sujet abordé a été celui du service entretien des écoles. La représentante du personnel des écoles, Nathalie Boucher a expliqué très clairement tout ce à quoi les agents étaient confrontés, leur usure, leur épuisement, voire leur désespoir.

La maire s’est engagé :

  • à ce que soit respectée l’ancienne règle en matière de remplacement des agents,
  • à ce que le nouvelle société, Janus, qui doit justement permettre aux agents d’être remplacés en cas de nécessité, commence à travailler très rapidement,
  • à mettre en place une commission de veille composée en partie d’agents d’entretien, d’ATSEM, de gardien. Il reste le problème grave du délai de remplacement de 24 heures qui doit être vérifié auquel il doit être remédié.
  • En ce qui concerne les promotions internes et les avancements de grades il nous est indiqué que seuls deux dossiers sont encore à travailler pour 2015 et qu’en 2016, une première réunion de travail aura lieu avec les organisations syndicales dès le mois de février.
  • La question de la qualité des fournitures (papier toilette, sacs poubelles, lavettes …) devrait également être réglée.
  • Le maire nous a affirmé que l’enfance, la petite enfance et les centres municipaux de santé fonctionneraient à budget égal en 2016.
  • En ce qui concerne la question du stationnement, elle est englobée dans la mise en place de groupes de travail, aux côtés du régime indemnitaire et de la mutuelle qui doivent se mettre en place au plus tôt (nous avons demandé dès mardi 10 novembre par mail à Mme Loudière d’avoir des dates rapides pour ces 3 groupes).
  • Sur le sujet du CASC, je laisserai parler la présidente Anne, mais ce que dit le maire aujourd’hui c’est qu’il veut une solution de proximité – donc pas du CNAS – et maintenir le CASC.

Il subsiste la question du respect des agents, de la perte de repères, de sens, dont nous avons longuement débattu.

Là, nous avons des divergences d’analyse.

  • Pour le Maire, il y aurait boycott de la part de certains.
  • Pour nous, il y a aucun boycott mais clairement confusion la plus totale due à une absence d’Organisation.

Cela fait 18 mois que nous attendons une organisation. À ce jour, après 12 versions – sans qu’aucune n’ait été partagée avec la majorité des agents – , il n’y en a toujours pas. Ce qui a des conséquences. Ce que nous avons martelé.

Monsieur Le Bohellec nous a répété à quel point il était attaché au service public, et à sa qualité, et à quel point c’est sur nous qu’il s’appuyait pour que celui-ci soit mis en œuvre. Il nous a assuré de son respect aux agents, et nous avons rappelé que les agents incluaient les cadres qui ne savent plus où donner de la tête au vu des demandes pléthoriques et souvent divergentes qui leur sont faites par les élus de son exécutif. Tout cela avec un budget contraint !

Il nous a demandé de l’aider à préserver les agents dans un contexte budgétaire difficile.

Nous avons aussi échangé avec lui au sujet des baisses de dotation de l’état et de la métropole. Il reste beaucoup à revendiquer dans ce domaine, et beaucoup à obtenir.

Est-ce que ce qu’il nous a dit suffit ? Depuis un an et demi, nous en avons entendu, des promesses.

Non, cela ne nous suffit pas.

Pas tant que l’incertitude demeure pour entre autres la jeunesse, les sports, la ludomobile, l’entretien des petits services, le remplacement des départs. Tant que les cadres sont en souffrance et que les agents sont en déroute et vice-versa.

Pas tant que nous subirons les politiques d’austérité et la métropolisation.

Mais NOUS PENSONS QUE ce que nous pouvons obtenir du maire dans l’immédiat, nous l’avons obtenu : des engagements d’amélioration et l’assurance d’un dialogue social rétabli avec des règles respectées.

Nous ne sommes pas idiots.

Le compte n’y est pas.

Encore une fois, ce qu’on nous demande c’est de la confiance, alors que nous demandons des choses concrètes.

Aussi nous vous proposons de laisser le temps aux paroles de donner du concret, tout en sachant que nous serons vigilants sur ce concret, que comme à notre habitude, avec votre appui, votre soutien, nous ne lâcherons rien ni personne.

Nous vous proposons de suspendre nos débrayages et nous donner rendez-vous le 3 décembre à 9 heures pour une nouvelle assemblée générale. Soit les paroles auront laissé la place aux actes, soit ce n’aura pas été le cas, et nous pourrons alors réagir avec toute la fureur qui convient.

Par ailleurs, nous vous proposons de continuer à nous mobiliser sur la question des Baisses de Dotation de l’Etat et la Métropolisation, d’accompagner les mouvements départementaux et nationaux dans ce sens.

Et en attendant, nous vous demandons de nous faire remonter, par tous les moyens possibles, toutes les difficultés auxquelles vous êtes confrontés afin que nous puissions les intégrer dans la mesure du possible à notre champ revendicatif.

Ce sont nos propositions : place au débat pour nous dire ce que vous en pensez.

Et le débat a été clair et la démocratie s’est exprimée : en ce qui concerne les agents, en ce qui nous concerne, ça ne suffit pas. L’assemblée générale a donc voté à l’unanimité la continuation du mouvement et un nouveau rassemblement à 9 h, le vendredi 20 novembre. 

Il est également prévu, si nous n’obtenons pas des engagements fermes, notamment en matière de stationnement et du remplacement des agents, si nous ne voyons pas les effets de ces engagements tout de suite, de nous trouver en masse au Conseil Municipal du 20 novembre à partir de 19 h 30 !

Nous sommes donc remontés dans le bureau du maire, cette fois-ci avec une délégation syndicale composée de Serge Millot, Sarah Cantal-Dupart, Myriam Krid,Nathalie Boucher et Vincent Ginsburger-Vogel.
Nous avons obtenu de nouveaux engagements, mais par dessus tout celui de nous apporter des réponses concrètes et des écrits sur quatre points d’ici le prochain mouvement :

1/ Présentation au personnel communal du projet d’organigramme

2/ État des lieux par secteur des postes non-remplacés et perspectives des remplacements

3/ Calendrier fixé des 3 réunions sur stationnement, régime indemnitaire et promotion/avancement

4/ Annulation de la date du comité technique du 24 novembre (report du 10 novembre) car toujours pas dans le respect des délais de convocation et du règlement intérieur

5/ Mise au stage des agents contractuels

6/ Remplacement des cadres

Nous avons donc rendez-vous le :

Vendredi 20 novembre à 9 h 15

pour un nouveau débrayage !

Une nouvelle délégation sera reçue par le maire ce jour là à 8h.

Si ses réponses ne nous conviennent pas, l’assemblée en tirera toutes les conséquences !

Alors soyons toujours plus nombreux pour manifester notre attachement au service public et à nos conditions de travail !

LE MOUVEMENT NE MEURT PAS !

LE MOUVEMENT N’EST PAS TERMINE !

ON LACHE RIEN NI PERSONNE !

LES JEUDIS DE LA COLERE : LA MOBILISATION CONTINUE

Encore une fois, nous étions près de 200 agents à manifester notre colère jeudi devant la mairie, après une assemblée générale ayant rassemblé 120 agents à la Bourse du Travail.

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Malheureusement, le maire de Villejuif n’a pas répondu à nos revendications. Nous lui avions demandé de nous rencontrer, mais ni lui, ni un de ses adjoints ne s’est manifesté. Les seuls qui ont mis le nez dehors, ont été celui qui est passé en rentrant la tête dans le col de sa veste, et celui qui prenait des photos au troisième étage.

Ils préparent la chasse aux sorcières du prochain Halloween…

200 agents, sur 1200 c’est peu, diront ceux qui ne savent pas, mais c’est oublier que le débrayage oblige le personnel à un service minimum – contrairement à la grève, qui sera notre prochain mode d’action si le débrayage ne s’avère pas suffisant.

Donc, aux deux cents agents qui étaient sur le parvis de la mairie hier matin, il convient d’ajouter tous ceux qui étaient restés dans les servies, qui balayaient les rues, qui assuraient la semence des plates-bandes, qui s’occupaient de rafraichir ou d’élaguer les arbres de la ville, qui encadraient les enfants aux côtés des instituteurs ou les emmenaient en autocar, tous ceux qui continuaient d’accueillir le public pour enregistrer ses demandes de papiers, de logement… Les inscriptions sur les listes électorales… En mairie, dans les annexes, à la médiathèque, dans les gymnase ou la maison des associations…

Et pourtant il y en aura pour dire que le service public ne sert à rien, que notre mouvement n’a pas de légitimité, que nous devrions nous contenter d’exécuter sans nous soucier de notre avenir.

« J’aimerais qu’on se concentre sur le travail qu’il y a à faire maintenant plutôt que d’avoir peur de l’avenir » lira t’on sur le prochain compte rendu du CHSCT dans la bouche de la présidente – alors même que le CHSCT est là pour prévenir tous les accidents du travail possible. On ne doit pas craindre l’avenir, vraiment ?

Oui, l’assemblée Générale du Personnel d’hier a été très claire. Les agents ont fait remonter leurs difficultés, leur souffrance, leur ras-le-bol…

Et nous n’étions pas les seuls car nous avons été rejoints par des agents d’Ivy, Vitry, Choisy, Champigny et Fontenay venus nous soutenir, et manifester avec nous dans le cadre des jeudis de la colère.

#lesjeudisdelacolere

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LES JEUDIS DE LA COLERE

 

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Ca fait un bout de temps qu’on le sait : ça ne pourra pas continuer comme ça.

Nous, à Villejuif, nous vivons ce mépris au quotidien et de la part de notre exécutif direct en permanence et c’est le service public qui s’en ressent. Nous l’avons déjà dit : nous ne pourrons pas continuer éternellement à faire plus avec moins !

Attaques contre nos emplois, réduction de nos moyens, gel de nos salaires, tentative de suppression du CASC

Face à nous un employeur qui nous demande plus de flexibilité, de faire confiance à notre hiérarchie, plus d’agilité

Et au national : métropolisation sauvage, réduction du budget du CNFPT

D’ores et déjà, nous avons annoncé au maire de Villejuif que tant que nos revendications ne seraient pas prises en compte, nous renoncions à tout dialogue social – fini les groupes de travail qu’il nous a imposé à son rythme et selon ses conditions – tant que nos revendications ne seraient pas entendues, tant qu’il ne ferait pas un pas en direction de ses agents, de ceux qui font le service public aux villejuifois !

Quant aux instances, le Comité Technique et le Comité d’Hygiène Sécurité et Conditions de Travail, de toutes façons elles ne peuvent pas faire leur travail dans des conditions satisfaisantes !

Nous refusons un dialogue social qui n’a pas lieu, qui ne mène à rien !

Assemblée Générale du Personnel le 5 novembre 2015

9h, Bourse du Travail

Suivi d’un débrayage de 10h à 11h

Débrayage du 16 octobre (3)

16 octobre 3

Également entendu le 16 octobre. Une adresse aux élus, lue par une de nos militantes :

Nous avons pensé qu’il était important de revenir ensemble sur le contenu de notre engagement professionnel.

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux et Généraux adjoint, vous avez devant vous des hommes et des femmes qui travaillent pour subvenir à leur besoin et à ceux de leur maisonnée. En cela ils méritent votre respect.

Vous avez devant vous des hommes et des femmes dotés de compétences professionnelles et la Ville a besoin de compétences professionnelles pour que ses actions se fassent dans le respect de la règlementation en vigueur.

Ces hommes et ces femmes perçoivent un salaire pour un temps de travail bien défini, en échange de leurs compétences. Ils ont le sens du service public et sont dotés de cerveaux qui leur permettent de faire face aux aléas quotidiens de la vie, tout en étant présents à leur poste le lendemain matin.

Vous avez des projets pour cette ville et nous avons les compétences. Nous sommes conscients des conséquences des baisses des dotations de l’état sur le budget de la ville, nous savons que nous pouvons rationaliser notre fonctionnement, mais ne nous demandez pas de faire rentrer un éléphant dans une boîte de conserve. Il nous faut des moyens Monsieur le Maire, pour travailler dans la sérénité, nous concentrer sur vos objectifs et les atteindre. Il nous faut un cadre honnête et protecteur. Aujourd’hui, des services se déchirent, l’absentéisme augmente, certains de nos collègues craquent et sont hospitalisés, d’autres nous parlent de suicide. Ce n’est pas un signe de bonne santé, ça Monsieur le Maire.

Le déni, la répression, le mépris, le mensonge, l’irrespect n’ont jamais produit de la richesse intellectuelle car le respect ne s’impose pas, il se gagne mutuellement. Nous vous donnons des clés Monsieur le Maire, saisissez-les et mettons-nous au travail.

16 octobre : Prise de parole numéro 1

16 octobre 2

Ci dessous, le discours prononcé par Serge Millot, secrétaire général UGICT-Territoriaux de Villejuif au début du débrayage de vendredi 17.

 

Chers Camarades,

Merci pour votre présence (nombreuse). Je remercie aussi les camarades qui auraient aimé être là parmi nous, mais qui doivent assurer la continuité de leur service. Donc oui très nombreuse.

Nous avons été reçus hier par madame LOUDIÈRE sur nos revendications. Celle des avancements d’échelon, de grade et de promo et celle des remplacements des agents et conditions d’exercice de notre travail. Force est de constater que si nous n’avons pas été écoutés, nous avons été entendus. Malheureusement, cela n’a pas suffi. Il va falloir crier plus fort.

Si on nous a assuré que, pour 2015, la question des avancements de grades était réglée, les parapheurs étant arrivés le matin même – comme par hasard, mais ça ne serait pas lié – sur le bureau de Madame LOUDIÈRE, nous sommes dans l’attente d’écrits et d’éléments concrets pour 2016. Des engagements ont été pris, mais nous attendons de les voir se concrétiser. Il est envisagé d’organiser une réunion de travail entre l’exécutif, l’administration et nous au mois de février et après l’évaluation.

La question du manque de moyens dans les services est le second point que nous avons abordé. J’ai la joie de vous annoncer que selon notre employeur, tout roule. Il y a bien eu des ratés, qu’on peut mettre sur le dos de la mise en place de la nouvelle équipe de l’exécutif, mais tout serait réglé…

Sauf que nous savons bien que ce n’est pas le cas.

Pire, nous avons entendu des insinuations quant à la cause de la pénurie. Des enquêtes seraient en cours. Nous serons vigilants.

Le discours se voulait rassurant. Au moins en matière de fournitures, nous devrions constater rapidement des progrès dans les écoles.

On nous a annoncé que 99% des contractuels étaient reconduits pour 2016.

Mais nous restons en attente d’écrits, car les paroles s’envolent. Ce que nous avons obtenu, quoi qu’ils en disent grâce à notre mobilisation, n’est pas suffisant.

Il nous a été demandé d’attendre…

Et le problème des effectifs, des non remplacés, demeure.

Nous voici donc face à deux alternatives.

La première, considérer que nous n’obtiendrons pas mieux et que nous pouvons continuer comme ça. Nous savons bien qu’aucun d’entre nous ne saura s’en satisfaire.

La seconde, c’est de continuer notre mouvement et de l’amplifier, car si nous n’augmentons pas la pression, le maire continuera de faire la sourde oreille et de tenter de nous diviser.

Et puis il y a la question des finances, car on nous l’a rappelé, le contexte. Baisse de dotation de l’état, et arrivée de la métropole qui va venir vider les caisses des communes.

Face à cela nous ne devrons pas rester seuls dans la lutte.

La CGT départementale montera prochainement des actions dans ce sens, qui seront relayées par les sections de chaque Communes. Ce sont des rendez-vous auxquels il faudra être présent.

Car ce sont nos emplois qui sont en question. Et au-delà, le service public, qui nous tient à cœur à tous.

Si notre employeur nous met la pression aujourd’hui c’est à cause de ces décisions, prises à des niveaux qui nous échappent à tous, dans un vrai déni de démocratie.

Car enfin, qui a été consulté quant à la création d’une Métropole ? Nous ? Les habitants ? Non. Personne.

Nous, vos représentants, nous faisons fort de porter votre parole. Mais nous ne pouvons travailler qu’avec vous, rien ne pourra se faire sinon tous ensemble. Informer la population du risque qu’elle encourt de perdre ces services, nous ne pouvons pas le faire sans vous.

Aussi nous vous proposons une nouvelle assemblée générale le 5 novembre afin de décider des suites à donner et cela doit aussi leur donner le temps de nous proposer des réponses.

D’ici là, nous vous exhortons, comme le maire lui-même nous y a invité l’an passé, à dire « non ».

Quand on vous demande quelque chose que vous ne pouvez pas faire, dîtes simplement « non ».

Encore une fois, nous sommes des agents du service public. Nous sommes des professionnels, et nous ne laisserons personne remettre nos capacités et notre motivation en question. Si nos missions ne sont pas remplies, c’est parce qu’on ne nous en donne plus les moyens.

Puisqu’on ne nous donne pas d’éléments de réponse, continuons de poser les questions et faisons entendre notre souffrance au travail !