La santé, toujours pas une priorité, malgré les apparences !

La gestion chaotique de la crise sanitaire par le gouvernement crée de l’inquiétude et de la colère alors que, dans le même temps, les vrais problèmes ne sont pas traités. Aujourd’hui, alors que le nombre de malades atteints par la COVID 19 augmente, le système de santé – plus particulièrement l’hôpital – n’a pas la capacité d’assurer pleinement ses missions par manque de moyens. En effet, le manque de personnels et donc de lits ne permet pas d’assurer à la fois la prise en charge des patients habituels et ceux atteints par le Coronavirus.
 
Le Ségur de la santé n’a répondu ni aux attentes des salariés, ni aux besoins de la population. Si les augmentations de salaire – même insuffisantes – sont toujours bonnes à prendre, la première revendication des salariés, l’embauche massive de personnels, n’a trouvé de réponses ni dans les hôpitaux, ni dans les Ehpad(s). Les services du ministère de la Santé ont confirmé la fermeture de 3400 lits en 2019 et ces dernières semaines ; la presse s’est fait l’écho de fermetures de services dans de nombreux hô
pitaux, faute de personnels.
 
Le Plan de Finance de la Sécurité Sociale annoncé hier soir, avec des chiffres trompeurs, masque en fait une poursuite de la réduction des moyens pour notre système de santé. L’essentiel des crédits supplémentaires ont déjà été dépensés du fait des augmentations de salaire déjà validées et par une politique de tests inefficace et très coûteuse. Rien n’est prévu pour l’embauche massive et urgente de personnels absolument indispensable pour répondre aux besoins et améliorer les conditions de travail des professionnels de santé. Par contre, de nouveau, 4 milliards d’euros d’économies sont demandés, soit le même niveau que ce que nous avons connu ces dernières années. Nous sommes donc toujours dans la même logique qui est à l’origine de l’incapacité de notre système de santé à faire face à la crise des mois de mars et avril qui continue et va se poursuivre dans les mois et les années suivantes.
 
La CGT continue de revendiquer un véritable plan de formation et de recrutement de personnels à hauteur de 100 000 emplois dans les hôpitaux, 200 000 dans les Ehpads et de 100 000 dans l’aide à domicile. Elle appelle l’ensemble des salariés et la population à être présente dans toutes les mobilisations à venir, notamment celle du 15 octobre lancée par sa Fédération Santé et Action sociale.
 

SANTÉ, SERVICES PUBLICS, USAGERS : Les syndicats CGT des territoriaux appellent tous les agents à participer aux manifestations et rassemblements prévus le 16 JUIN

Dès maintenant, reprenons la rue, organisons-nous, pour préparer l’offensive sur nos revendications et participer aux actions organisées dans les territoires.

– Pour affirmer notre total soutien aux personnels des hôpitaux, des Centres Municipaux de Santé, des EHPAD et à toutes celles et tous ceux qui se sont trouvé·e·s en première ligne.

– Pour l’augmentation immédiate du point d’indice pour toute la fonction publique et le rattrapage de ce qui nous a été confisqué depuis qu’il a été gelé,

– Pour la revalorisation immédiate des grilles et carrières des fonctionnaires soignants et du personnel des établis- sements de soins et d’aide à la personne.

– Pour la revalorisation immédiate des grilles et carrières des filières de la propreté, du traitement des déchets, de l’aide à la personne, du médico-social…

– Pour l’abrogation de la loi de Transformation de la Fonction publique, condition nécessaire à la revalorisation et au renforcement du statut,

– Pour l’abrogation de l’ensemble des ordonnances prises durant l’état d’urgence et le confinement,(congés impo- sés….).

– Contre une baisse des salaires et une augmentation du temps de travail !

Au-delà de la santé, c’est l’ensemble des services publics qui sont attaqués, toujours dans la même logique de marchandisation de toutes les activités humaines.

La mobilisation du 16 juin doit être l’occasion d’affirmer un véritable rapport de force avec le gouvernement.

Après cette épidémie, de nombreux citoyens ont radicalement changé leur façon de voir l’hôpital et les services publics. Ils sont disponibles pour débattre et agir. À nous de les rencontrer partout où c’est possible. À nous de les inviter au débat et à la participation à la journée de grève du 16 juin. L’heure est aussi à la convocation des instances syndicales, des heures d’informations syndicales, des assemblées générales, pour discuter, préciser nos revendications et décider collectivement.

Le 16 juin, retrouvons le chemin de la rue !
RDV à 12h devant la mairie pour un départ collectif Rassemblement rue Ségur à 13h. (le syndicat vous remettra un masque jetable si besoin).