Attaque frontale contre la Sécurité Sociale : Le Gouvernement sort de l’ombre

 

 

Une modification de grande portée qui risque de changer la nature même de la Sécurité sociale

C’est en pleine nuit et en catimini qu’un amendement d’un député LREM a été adopté pour remplacer le terme « Sécurité sociale » par « Protection Sociale » dans plusieurs articles de la Constitution.

Loin d’être un amendement de forme, cette modification portera gravement atteinte à la nature même de la Sécurité Sociale. Cela prépare à la remise en cause du financement de la maladie, mais aussi du chômage et s’inscrit dans le projet de réforme des retraites envisagé pour 2019 par le Président de la République et son gouvernement.

La Sécurité Sociale impose la notion de redistribution. Pas la protection sociale !

Il n’existe pas actuellement de définition juridique du périmètre de la protection sociale, contrairement au terme de « Sécurité Sociale qui inclut une notion de redistribution (entre actifs et retraités, entre personnes bien portantes et malades etc.). Remplacer « Sécurité Sociale » par protection sociale est une remise en cause du sens de la Sécurité Sociale « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».

De plus, l’objectif à peine voilé de ce changement est de soumettre l’assurance-chômage et les retraites complémentaires AGIRC-ARRCO, comme les régimes spéciaux, aux futures lois de financement de la protection sociale. Cet amendement rétrograde, vise à permettre au gouvernement d’engager son projet de remise en cause de notre système de retraite solidaire par répartition !

La Sécurité Sociale repose sur des droits financés par des cotisations, c’est-à-dire par le travail et non pas, par ce que vise le gouvernement : l’impôt, c’est-à-dire la fiscalisation de la Sécurité Sociale.

On passe d’une logique de droits associés au travail à une logique de solidarité qui passe par l’impôt !

La Sécurité Sociale n’est pas soumise à la concurrence, la protection sociale si !

La CGT agit pour la reconquête de la Sécurité Sociale, c’est là un choix de société qui appel à l’intervention et à la mobilisation de tous !

Montreuil, le 5 juillet 2018

LA SOCIALE A VILLEJUIF

Vous avez entendu parler de la Sociale ?

Ce film de Gilles Perret (réalisateur de Walter, retour en Résistance et de Les Jours Heureux) passera le Mardi 10 janvier 2017 au Théâtre Romain Rolland, à 20 h, et sera suivi d’un débat avec Jean Bigot, producteur du film, et Bernard Friot,sociologue et économiste intervenant dans le film.

Il y a 70 ans naissait la Sécurité Sociale sous l’impulsion du mouvement ouvrier et de son fondateur  Ambroise Croizat, injustement oublié. Elle témoigne de « la volonté de se dégager des charités pour aller vers la solidarité ». Jolfred Frégonara, responsable départemental CGT en 1946, et divers experts reviennent sur la belle histoire de cette utopie rendue possible et sur son évolution dans un contexte de remise en cause des acquis sociaux…

Soyons y nombreux !

MOBILISATION AUX COTES DES PERSONNELS DE SANTE

L’Union départementale CGT du Val-de-Marne appelle les salarié-e-s à soutenir et à participer à la mobilisation des personnels de Santé, du Médico-social, du Social, le 8 novembre à l’appel de CGT, FO, SUD.

Usagers comme personnels nous sommes tous concernés !

Complétant la loi Bachelot qui a créé les ARS (Agences Régionales de Santé), la loi Touraine entend imposer la « mutualisation » de 850 hôpitaux publics en 135 GHT (Groupements Hospitaliers de  Territoire), dans la continuité des exigences du Capital et de l’Europe.

L’hôpital et ses personnels sont attaqués de toute part. En six ans, ces deux lois ont dévoilé leur objectif : détruire le système hospitalier français.

Ce qui entraine :

1. L’abandon de la proximité des soins pour les patients, la suppression de 16 000 lits et 22 000 postes,  des conditions de travail fortement dégradées, une pénibilité accrue, des burn-out en série, des suicides de soignants. Tous les secteurs de la Protection Sociale sont concernés ; les centres de Sécurité Sociale continuent de fermer ;

2. Les déserts médicaux s’étendent en Ile de France et entraînent obligatoirement une dégradation de la qualité des soins, de la qualité des services rendus aux usagers. Le PLFSS 2017 (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) vient d’être voté en première lecture au Parlement. Le gouvernement veut faire de nouvelles coupes budgétaires à hauteur de 4 Milliards d’euros. C’est totalement irresponsable au regard de la situation dans tous les domaines de la Santé et de la Protection Sociale. La population va être une nouvelle fois victime des choix du gouvernement qui se détourne de ses obligations en matière de Santé et de Protection Sociale. La baisse et l’éloignement du service rendu à la population, que ce soit en termes de proximité et de qualité des soins, aura un impact direct sur la possibilité de se soigner.

La branche retraites est prévue en excédent et pourtant il n’y a aucune revalorisation des pensions !

L’UD CGT du Val-de-Marne appelle à participer à la mobilisation en Ile-de-France à l’appel de CGT, FO, SUD :

  • Contre le maintien des coupes budgétaires du PLFSS 2017 issues des directives européennes ;
  • Pour des moyens budgétaires à la hauteur des besoins pour toutes les branches de la Sécurité Sociale ;
  • Pour l’abrogation des lois HPST (Bachelot) et Santé (Touraine) ;
  • Pour l’arrêt des fermetures de lits d’hôpitaux et des suppressions de postes ;
  • Pour des moyens (personnels, établissements, …) permettant la satisfaction des besoins de toute la population.

LE CORTEGE PARTIRA A 10 h DE MONTPARNASSE POUR REJOINDRE LE MINISTERE A 11 h.

14, avenue Duquenne, métro Ecole Militaire

ou l’ensemble des secteurs de la santé, du médico-social et les acteurs de la protection sociale participent à un rassemblement.

Etat d'Urgence Sociale

NON AUX VIOLENCES POLICIÈRES !

Stop aux provocations et violences policières

La CGT exige la justice sociale

La France est-elle encore une République où chaque citoyen peut exercer pleinement ses droits d’expression ?

C’est la question légitime que l’on est en droit de se poser après les nombreux incidents survenus hier.

Les pouvoirs publics doivent être les garants de l’État de droit et, avant tout, assurer la protection de chacun, qu’il exerce son droit à manifester ou à s’organiser.

La vague de répression que subissent les militants syndicaux depuis des années prend de l’ampleur et a franchi une nouvelle étape.

Après la violence des choix patronaux (licenciements, chantage à l’emploi, etc.) et l’utilisation de l’appareil judiciaire pour faire taire toute contestation, nos gouvernants n’ont pas trouvé d’autres solutions que l’agression des manifestants par les forces de l’ordre.

Les inégalités sociales se creusent et suscitent l’exaspération de toute la population.

C’est par la réponse aux besoins de justice sociale que se trouve la solution et non par le mépris, la répression et la violence.

La CGT condamne les violences et provocations policières qui ont eu lieu dans et en marge des manifestations de ce jeudi 24 mars.

Elle condamne les arrestations sommaires et garde à vue dont sont victimes de nombreux manifestants et dirigeants syndicaux.

Elle condamne avec fermeté l’arrestation violente du jeune lycéen de l’établissement Bergson et la mise en garde à vue du secrétaire général de l’Union départementale CGT du Doubs.

La CGT exprime toute sa solidarité avec les victimes de ses violences.

La CGT appelle tous les salariés à venir exercer leurs droits constitutionnels dans les actions de grève et de manifestations du 31 mars.

Il s’agit, dès à présent, de continuer à tout mettre en œuvre pour préparer, avec la jeunesse, les actifs et les retraités, dans l’unité la plus large, cette journée de grève et de manifestation qui d’ores et déjà s’annonce de grande ampleur.

Montreuil, le 25 mars 2016

Apprentissage à 14 ans ? Pourquoi si tard ?

Pour ceux qui l’avaient ratée, la dernière de notre premier ministre en matière d’apprentissage pour les jeunes…

C’est vrai que c’est dommage de se passer de la main d’œuvre gratuite que représentent des jeunes de 14 ans lâchés pour rien dans les mains des patrons… On peut espérer que les châtiments corporels seront à nouveau autorisés dans le même temps…

 

Apprentissage 14 ans

 

Pour ceux d’entre vous pour qui le projet de société que cela dessine ne serait pas assez clair, vous pouvez en cliquant ici réentendre les positions d’un des chantres du MEDEF, monsieur Alexandre de Juniac, PDG d’Air France concernant le travail des enfants…

Ça fait toujours du bien de se dire que les valeurs françaises sont défendues…

En tout cas, la valeur de notre travail les intéresse…