RDV salarial du 2 juillet 2019 | Une nouvelle marque de surgelés est arrivée : Dussoptgel

Ci dessous, un article du site fonction publique.gouv

Donc, plus on parle de dialogue social, plus on évoque la dureté de nos conditions de travail et la difficulté à vivre avec un point d’indice qui n’a pas augmenté depuis plus de dix ans – ou si peu que c’est vraiment juste histoire de dire que ça a été fait – plus les conditions du démantèlement du service public se déploient.

Nos commentaires en rouge dans le texte…


Rendez-vous salarial 2019 : Olivier Dussopt souligne le respect des engagements pris par le Gouvernement et annonce des mesures nouvelles en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents publics

On peut se demander envers qui les engagements en question ont été pris… En tous cas, ils ne répondent pas aux besoins des fonctionnaires, puisqu’ils ne compensent pas l’écart entre la stagnation du point d’indice et la hausse du coût de la vie…

Dans le cadre de l’agenda social de la fonction publique, Monsieur Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès de Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, a présidé ce matin, le rendez-vous salarial en présence des neuf organisations syndicales de la fonction publique et des représentants des employeurs publics.
À cette occasion, Monsieur Olivier Dussopt a souligné le plein respect des engagements pris par le Gouvernement au bénéfice des agents publics ainsi que sa détermination à améliorer le pouvoir d’achat des agents publics ainsi que leurs conditions de travail, avec notamment :

  • Le déploiement d’une nouvelle phase du dispositif « Parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR) en 2020 : ce dispositif de revalorisation générale des grilles et des carrières des fonctionnaires des trois versants de la fonction publique entrera dans sa principale année d’application en 2020. Il représente un engagement financier de 850 M€ pour cette seule année et s’adressera en particulier aux nouveaux agents de la fonction publique, ainsi qu’à ceux qui entrent dans une troisième partie de carrière. Pour mémoire, au terme de ce processus de revalorisation historique, les agents bénéficieront d’un gain annuel moyen de 1 200€ en catégorie A, 800€ en catégorie B et 520€ en catégorie C.
    Certes, mais encore une fois, 520€ par an, ça ne représente pas une hausse équivalente à celle du coût de la vie… Et il faut aussi mettre cet « effort sans précédent » en corrélation avec le nombre de postes supprimés dans les trois fonctions publiques.
  • Parallèlement, afin de préserver le pouvoir d’achat des agents publics, sera reconduite la Garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA) au titre de l’année 2019, et à titre exceptionnel, pour la seule année 2020, sera réévaluée la compensation de l’indemnité compensatrice de la hausse de la CSG (IE-CSG) afin de tenir compte de la situation individuelle de certains agents publics.
    Encore faut il être éligible à  la GIPA ce qui est loin d’être le cas général. Et puis les primes, les indemnités, tout ça c’est bien joli mais ça n’entre pas dans le calcul de nos retraites : donc les petits cadeaux (imposables) dont on bénéficie on en perdra tout bénéfice quand on arrivera à l’âge de la retraite…
  • La reconnaissance accrue du mérite individuel et collectif pour les agents contractuels, avec la création d’un « bonus » pour les agents publics titulaires et contractuels :
    • Conformément aux engagements pris par le Gouvernement dans le cadre de la concertation relative à la refondation du contrat social avec les agents publics, le projet de loi de transformation de la fonction publique, qui sera examiné en commission mixte paritaire le 4 juillet prochain, prévoit l’extension de la prise en compte du mérite individuel et collectif aux agents contractuels.
    • Parallèlement, à la demande des employeurs territoriaux, des travaux seront engagés pour simplifier le RIFSEEP et favoriser son plein déploiement dans la fonction publique territoriale, notamment au bénéfice de l’ensemble de la filière technique dès 2020. Le texte sera examiné en CSFPT le 10 juillet prochain.
    • Au sein de l’État, un accompagnement méthodologique et financier spécifique sera mis en place pour déployer prioritairement ce nouveau bonus, modulé sur la base d’objectifs individuels et collectifs, au bénéfice des agents les moins primés et de leurs administrations. Dans les versants territorial et hospitalier, les dispositifs d’intéressement collectifs seront simplifiés et valorisés pour une entrée en vigueur en 2020. Dans la fonction publique territoriale le plafond de la prime d’intéressement collectif sera ainsi doublé (600€ contre 300€ aujourd’hui).
      La reconnaissance du mérite individuel et collectif pour les agents titulaires et contractuels ? On voit très bien ce que cela peut donner. Comme disent nos collègues de la fonction publique hospitalière : « Ceux qui touchent des primes au mérite, c’est ceux qui disent qu’il faut réduire le nombre de lits dans nos services. On les appelle de bons gestionnaires. Nous on a beau faire de l’heure sup, on touche pas ces primes làparce qu’on coûte déhà trop cher. »
      Quant au RIFSEEP et plus particulièrement le CIA, dit à Villejuif la prime copain-copain, tant qu’on ne sait pas qui la touche ni pourquoi, on ne peut que la contester…
  • Le respect des engagements pris au titre de l’accord du 30 novembre 2018 relative à l’égalité professionnelle dans la fonction publique, indépendamment de la généralisation des plans d’action Egalité professionnelle visant à réduire les écarts de rémunération :
    • Une mesure exceptionnelle de rattrapage indemnitaire sera mise en œuvre en 2020 au bénéfice des agents de la filière sociale interministérielle (assistants sociaux et conseillers techniques de service social) en cohérence avec leur positionnement en catégorie A ; cette revalorisation des plafonds indemnitaires bénéficiera également aux assistants socio-éducatifs et conseillers territoriaux socio-éducatifs dans le versant territorial.
    • Parallèlement, au sein de l’État, le CESU garde d’enfants sera revalorisé et étendu dans son champ d’application au bénéfice de plus de 30 000 agents, afin de mieux accompagner la parentalité.
      Sauf qu’à Villejuif, par exemple, les agents des écoles ne sont pas dans la filière sociale, mais dans la filière technique, et qu’aucune de ces mesures ne vient compenser la pénibilité de ces emplois, ou le fait qu’avec de petits salaires et des carrières plus souvent mises en pause – ce sont toujours majoritairement les femmes qui s’arrêtent pour s’occuper des enfants – c’est un sparadrap pour guérir une fracture…
  • Le doublement du plafond de l’indemnité temporaire de mobilité (20 000€) et l’extension du dispositif à la fonction publique territoriale afin de renforcer l’attractivité des emplois publics dans les territoires rencontrant des difficultés de recrutement. Les modalités de mise en œuvre de ce dispositif feront l’objet d’une concertation avec les organisations syndicales représentatives et les employeurs publics à la rentrée prochaine, pour une entrée en vigueur en 2020.
    On notera le délai… On sent bien que ça ne va être une mesure ni phare, ni efficace… Et puis c’est curieux ces difficultés de recrutement… Est-ce que tout simplement on ne pourra pas rendre les emplois de la fonction publique plus attractifs en évitant de les précariser ? Moins de CDD, plus de mises au stage…
  • L’amélioration concrète des conditions de travail avec le déploiement du « forfait mobilité durable », à hauteur de 200€ par an, pour encourager les mobilités alternatives (vélo, covoiturage, services de mobilité partagée), sous réserve de l’adoption du projet de loi d’orientation des mobilités en cours d’examen au Parlement, ainsi que la revalorisation du remboursement des frais de repas pour les agents publics en formation ou en mission, avec un barème fixé à 17,50€ contre 15,25€ aujourd’hui. Ces frais n’avaient pas été revalorisés depuis 2006. Ces deux dispositions seront déployées dans les trois versants de la fonction publique à compter du 1er janvier 2020.
    En quoi le fait de déployer un forfait mobilité durable – et bon, il était juste temps – améliore les conditions de travail ? Quant à la revalorisation des frais de repas pour les agents publics en mission… Ca ne remplace pas une dotation supplémentaires aux collectivités pour la prise en charge de la restauration de tous les agents…

Encore une fois, c’est pas dans la fonction publique que la théorie du ruissellement s’applique le mieux ou le plus. Et si on se résume les mesures c’est : moins de fonctionnaires puisqu’on peut embaucher plus facilement des CDD, des primes fantômes, des primes au mérite pour creuser les inégalités, et deux trois clopinettes pour noyer le poisson…


Communiqué CGT Fonction publique

RDV salarial du 2 juillet 2019 | Une nouvelle marque de surgelés est arrivée : Dussoptgel

A l’occasion de ce que seul le gouvernement peut appeler un « rendez-vous salarial », le secrétaire d’État a réussi l’exploit invraisemblable, dans un propos introductif d’environ une demi-heure, de ne pas prononcer une seule fois les mots de mesures générales ou de revalorisation du point d’indice !

Certes, quelques mesures comme celles concernant le remboursement des frais de repas lors des missions ou l’amélioration du dispositif du CESU (pour la Fonction publique de l’Etat) vont dans le bon sens. Mais, outre quelles sont insuffisantes, elles n’ont rien à voir avec les salaires proprement dit.

Le gouvernement a par ailleurs confirmé sa volonté de développer les dispositifs d’individualisation des rémunérations.

Sur l’essentiel, la confirmation du désaccord est donc totale et irréductible.
Avec FO, la FSU et Solidaires, la CGT a choisi de quitter la séance dès la fin des interventions générales puisqu’il n’y avait rien à négocier.

A l’évidence, l’ultra-libéral secrétaire d’État prépare le terrain pour une absence de toute mesure générale et prépare donc le gel de la valeur du point jusqu’en 2022, fin de la mandature actuelle.

Il s’agit bien là de dogmatisme puisque ce chantre de la loi du marché s’est montré incapable de répondre aux arguments de la CGT.

Il confirme ainsi le peu de cas qu’il fait des agents et de leurs représentants.
Mais il devrait faire attention car le légitime mécontentement des salariés grandit chaque jour.

Et la CGT, s’emploiera à l’amplifier encore et à faire converger les colères pour élever le rapport de forces et l’inscrire dans la durée, dans l’unité la plus large possible.

LA CASSE DES SERVICES PUBLICS ET DU STATUT,
LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ,
ON N’EN VEUT TOUJOURS PAS !

OPACITÉ DU CIA !

Le CIA (Complément Indemnitaire Annuel) a déjà trouvé son petit nom autour des machines à café et dans les bureaux de la mairie de Villejuif : « La prime des copains », ou encore le « Complément Indemnitaire pour les Amis »…

C’est ce qui arrive quand les choses sont faites en secret, sans transparence, sans communication (ou alors avec des communications tellement contradictoires). Du coup, on est repassé à l’ambiance de guerre froide (pour ne pas dire de Mac Carthysme) en mairie. Les agents se saluent en rigolant : « tu l’as eu toi ? Moi j’ai aucune chance de l’avoir… Par contre, untel, lui, il l’a eu… »

Ce sera pas faute d’avoir prévenu : la CGT avait refusé de se prononcer sur le dossier du RIFSEEP en comité technique justement à cause de son opacité (impossible d’y comprendre qui toucherait combien en fonction de quoi dans le rapport) et s’était prononcée contre un CIA (qui est clairement une prime au mérite à la tête du client, la porte ouverte à toutes les discriminations) mais en faveur d’une augmentation plus conséquente de tous les agents de la ville… Le CIA, applicable seulement à partir de cette année, en était absent et nous n’avons eu à ce sujet aucun dialogue en Comité Technique… Le dossier n’a même pas été présenté. Comme d’habitude…

Bilan des opérations : alors que monsieur le maire a entamé l’année en nous expliquant que ce serait celle du bien être au travail, le Directeur Général des Services provoque l’ire des agents en se vantant du nombre de sanctions qu’il a infligé depuis son arrivée, et la Direction des Ressources Humaines distribue des ballotins sans avoir expliqué les critères d’attribution, ce qui génère une méfiance de la grande majorité des agents contre leur employeur et la minorité de collègues qui a été gratifiée…

Nous, on ne sait pas qui évalue le bénéfice de ce genre de méthodes, mais on trouve qu’il serait temps de se pencher sur la question : est-ce que c’est véritablement en récompensant seulement ceux qui, du coup, sont considérés par tous les autres comme les meilleurs lèche-bottes, qu’on obtient une meilleure efficacité du service public ?

Pas sûr…

GREVE DES AGENTS DES ECOLES : LA RÉALITÉ EN FACE…

On a tenté de la jouer cool dans notre compte rendu de la rencontre des agents avec le maire.

Mais bon, des fois c’est dur…

Et ce qui a été particulièrement dur le vendredi 24 mai, quand nous avons été reçus par le maire et son DGS, c’est d’entendre une critique de tout ce qui se faisait avant (« cette ville a 20 ans de retard« ), de ceux qui travaillaient là avant (« on ne va pas faire le procès des absents, mais au moins avec nos nouveaux cadres tout va aller vite mieux…« ), et des partenaires avec lesquels les agents travaillent au quotidien (« les directeurs d’école sont de mauvaise foi« , « je connais des Atsem qui sont plus compétentes que certains instits« )…  Le DGS nous vante son opiniâtreté et sa grande tolérance pour tous les corps de métier : « J’ai fait l’armée, moi, ça ne me gêne pas de nettoyer la merde » (et c’est pour cela que ça ne le gêne pas d’aller faire des cantines le midi). Sans parler des chiffre qui nous ont été donnés sur « l’absentéisme » des fonctionnaires titulaires, opposé à celui des agents en CDD, qui étaient complètement faux.

Mais la réalité de la condition des agents, elle, est niée : il ne s’agit pas d’un problème organisationnel ou hiérarchique. Pas uniquement, au moins. Les agents sont en souffrance, comme ils l’expliquaient eux mêmes, et sont au bout du rouleau !

Par ailleurs, toutes les problématiques du type réorganisation sans concertation, non-prise en compte de la parole des agents, violence managériale, sont purement et simplement niées. Selon le directeur général des services, ça n’existe pas. Ou alors c’est normal. A minima, lui ça ne le choque pas. 

Par contre, il demande de la patience aux agents, même en souffrance : « On est pas dans un album d’Astérix. Je n’ai pas un gland magique. » 

En résumé, des agents sont venus simplement, avec des problèmes concrets, des question organisationnelles simples et se sont plaints d’un quotidien de plus en plus insupportable. Leur parole a été niée, pas juste remise en cause. La réalité est venue voir le maire en face, et il n’a pas été capable de la voir.

Les agents qui nous accompagnaient, eux, se sont pris une autre réalité en pleine face, derrière le déni, derrières les faux fuyants et les prétextes : ce que c’est que le mépris de classe…

D’ailleurs, c’est encore plus frappant quand on sait que les agents qui ont « suppléé » à l’absence des agents grévistes (certains diront « à ceux qui ont accepté d’aller casser la grève de leurs collègues ») ont été invités à un petit pot de remerciement au champagne, le mercredi 29 mai à 17h. Pas d’argent au quotidien pour embaucher assez de monde, mais suffisamment pour champagniser les chouchous, quand même…

En conséquence, le préavis de grève n’est pas levé, et il est fort possible que les grèves dans les cantines ce ne soit pas terminé : les agents ne demandent ni un Rambo, ni un gland magique, ni même du champagne. Juste de quoi travailler décemment pour que les enfants Villejuifois puissent fréquenter des écoles propres tous les jours de l’année.

 

GREVE DES AGENTS DES CANTINES : LA NEGOCIATION.

Vendredi 24 mai, à 17h, une délégation composée de représentants du personnel CGT et d’agents grévistes, a été reçue par monsieur le maire et son directeur général des services.

Nous vous livrons le texte qu’avaient écrit les agents pour se préparer à cette rencontre, et qu’ils ont lu à leur employeur :

Comment se fait-il que nous soyons en sous-effectif quasiment en permanence, alors que vous trouvez des volontaires pour se mobiliser « par solidarité » quand nous sommes en grève ? Ne méritons nous pas cette même solidarité ? Les enfants ne la méritent-ils que quand nous sommes en grève ?

Nous sommes 77. Il y en deux qui partent dans moins de trois mois. Il y en a six autres qui partent dans moins de trois ans.

Nous avons des agents qui ont des restrictions médicales à cause d’un travail intense et très physique. Il induit beaucoup de gestes répétitifs. Beaucoup d’entre nous sont usés, et prennent de l’âge. Nous donnons beaucoup de nos personnes, mais trop nous demander pour un service de qualité n’est pas possible. Nous ne refusons pas le travail, mais avec les effectifs qui baissent chaque année sur chaque école alors que le nombre d’élèves et la superficie des espaces à entretenir ne changent pas ou augmentent, comment continuer sur le même rythme ?

On demande également aux agents d’entretien de suppléer en cas d’absence du gardien. Ils ne sont pas formés sur ces postes, et ne connaissent pas les codes des alarmes, par exemple, ni l’alarme intrusion, ni les spécificités liées à l’application du plan vigipirate. Pourquoi les agents d’entretien doivent-ils être polyvalents, sans la moindre compensation ?

Avant il y avait deux responsables d’office par école. Il ne s’agit pas de postes d’encadrement, mais de postes d’exécutants. Cela induit une charge de travail supplémentaire pour la responsable d’office qui se répercute sur les agents d’entretien qui doivent l’assister après leur service. Ce n’est pas le même métier. Certains ne sont pas formés à la méthode HACCP. Cela se répercute sur le repas du midi, et sur le goûter qui doit être assuré par des agents d’entretien. Quand allons-nous retrouver notre deuxième responsable d’office ?

Certains agents ont des restrictions médicales qui ne sont pas prises en compte. Ils ne bénéficient pas d’aménagements de poste. Parfois, ils sont censés en bénéficier, mais n’en ont pas été informés par la Direction RH. Comment pouvez vous y remédier concrètement ?

Les « hommes de sol », le gros nettoyage, intervenaient sur les écoles. Ils ont de nouvelles missions et on nous demande de faire ce qu’ils faisaient avant. Avant, on choisissait le nombre d’agents par école en fonction de la superficie de l’école. Aujourd’hui on ne nous parle que des services à table et pas de l’entretien des écoles – donc pas de nos missions, dans leur multiplicité. La question de la mobilité entre différentes écoles pour suppléer aux manques ponctuels d’effectifs est un problème supplémentaire. On prend à Paul pour habiller Jacques.

Qui remplira les missions sur l’école Simone Weil ? Avez-vous l’intention de recourir au privé ? Quelle école allez-vous « déshabiller » pour remplir le réservoir ? Quand recrutez-vous ?

L’heure d’arrivée des AEF est trop proche de la prise de service et ne nous permet pas de leur donner les instructions nécessaires pour que leur aide soit efficiente. Pourquoi recourir aux AEF plutôt que de recruter ? Pourquoi les AEF ne peuvent-ils pas arriver plus tôt ?

Nous demandons le remplacement des agents qui sont reclassés et des agents qui partent en retraite ou sont en longue maladie.  Nous demandons la titularisation des gens qui sont en CDD depuis six ans dans certains cas.s

En quoi consiste le chronométrage dans les classes ?

Les interventions des cadres sont de plus en plus violentes, à l’emporte -pièce. Nous avons subi des menaces, des remarques insultantes et non justifiées. D’autant moins justifiées que nos difficultés ne sont jamais prises en compte, que nos restrictions médicales ne sont pas reconnues dans certains cas, et que nous sommes en sous effectifs, ce qui n’est pas de notre responsabilité.

Tous les corps de métier au-dessus des agents nous traitent par-dessus la jambe, se montrent hautains. Cela ajoute à notre mal être.

En réponse à ces alertes, monsieur le maire et le directeur général des services, après dix jours de grève, ont apporté les réponses suivantes :

  • Ils reconnaissent la dureté des conditions de travail et l’épuisement et l’usure des personnels d’entretien. Ils affirment y travailler le plus rapidement possible. Une réorganisation de toute la direction de l’éducation viendra y remédier. Elle commencera au mois de septembre et sera menée par les chefs de service. D’ici là, il demande aux agents de « tenir » et « d’être patients ».
  • Il n’y aura aucune titularisation, sinon au cas par cas.
  • Les AEF, travailleurs qui viennent en soutien des équipes en cas d’absence de deux agents (un AEF pour deux agents) arriveront à 11h30 au lieu de midi.
  • Il n’est pas question de revenir sur la polyvalence des agents d’entretien sur la cantine et les loges, même si les agents sont en difficulté sur ces missions.
  • Il n’y aura pas de recrutement, sauf pour la nouvelle école Simone Weil (qui commencera petit, avec très peu d’élèves). Il n’y aura plus de deuxième responsable d’office.
  • Rien ne bouge cet été sur le gros nettoyage, pas d’augmentation de la prime.
  • Une intervention plus importante de la société privée n’est pas prévue, mais elle pourrait être sollicitée pour soulager les agents…
  • Et le Maire accepte de réfléchir à l’échelonnement des retenues sur salaire des grévistes.

 

C’EST BIEN ENTENDU AUX AGENTS DE DÉCIDER DES SUITES À APPORTER À CETTE NÉGOCIATION AVEC L’EMPLOYEUR. ILS SE REUNIRONT RAPIDEMENT AFIN DE DECIDER DE LA SUITE DU MOUVEMENT !

 

Quoi de neuf au CHSCT ?

Pas grand chose, même si un Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail s’est tenu le 13 mai.

A l’ordre du jour de celui-ci :

  • Nouveau Règlement intérieur – sur le thème « la loi, rien que la loi »
  • Désignation du secrétaire du collège employés
  • Approbation du compte rendu de la séance du 12 novembre 2018

Sans surprise donc : aucune nouvelle de l’enquête sur les Risques Psycho Sociaux, rien sur les accidents de services, pas de nouveau planning des visites de services, rien sur les éventuelles alertes, la mise en place d’un document unique (obligatoire depuis 2012) qui n’est toujours pas finalisée… En d’autres termes, dormez braves gens, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Travailler à la sécurité des agents, ce n’est pas pressé.

Sauf que si ! Les représentants CGT élus par les personnels ont donc interpellé le collège employeur.

Car des alertes il y en a eu. Des accidents graves il y en a eu. En négligeant le CHS CT dans les procédures de prévention, mais aussi d’analyse et d’enquête des accidents de travail ou des situation de danger, l’employeur ne remplit pas ses obligations en matière de sécurité de son personnel, et c’est malheureusement ce qui se passe à la mairie de Villejuif.

Concrètement, si un agent doit signaler une situation de danger ou un accident au CHS CT, il n’a, pour l’instant, aucun moyen de le faire – à part contacter les représentants du personnel après avoir alerté sa hiérarchie. Du reste, même alertée, la hiérarchie n’a, elle non plus, aucun moyen de saisir le CHS CT…

Franchement, nous aimerions pouvoir dire autre chose, mais c’est impossible.

Les agents d’entretien et de restauration disent unissons nous !

Les agents d’entretien et de restauration disent : 

  • Stop à la dégradation des conditions de travail,
  • Stop aux humiliations et à la précarité
  • Stop au management agressif et répressif
  • Stop au travail en sous-effectif

Unissons-nous, rejoignons les et gagnons ensemble !

Depuis 2014, tous les services de la Mairie subissent des conditions de travail dégradées, intenables, sous pression.

Les effectifs dans les services fondent comme neige au soleil

Les réorganisations de services se font sans concertation avec les agents et elles ne répondent pas aux besoins des usagers (le temps d’attente pour récupérer un passeport a été multiplié par 3 pour atteindre 45 min.)

Nos droits sont bafoués

Notre régime indemnitaire est basé sur le clientélisme

Nous subissons brimades, intimidations et sanctions disciplinaires abusives (lors d’une réunion avec des agents d’une école le DGS s’est vanté d’avoir infligé 57 sanctions disciplinaires)

Augmentation du nombre d’agents sous contrat à durée déterminée, certains d’entre eux sont en CDD depuis plus de 6 ans

Le service public est vendu au privé comme la propreté urbaine, l’entretien des écoles, les crèches privées en lieu et place de crèches municipales (modification du marché sur les crèches avec « Babilou »), la mission RH (Nouvelle attribution d’une mission de 12 semaines à Consulting pour les recrutements externes).

Nous appelons tous les agents à se mobiliser !

Dès aujourd’hui, mardi 14 mai, et aussi longtemps que nécessaire

Devant la mairie de 12h30 à 14h30

Sortons de l’isolement, soyons solidaires !

 

20190507 – Préavis Mai

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE DE VILLEJUIF

Monsieur le maire,

 

L’année 2019 est l’année du renouveau des instances de représentation du personnel. Après des élections professionnelles dont la CGT sort première organisation syndicale avec 76,6% des suffrages exprimés, nous avons pour ces 4 ans la lourde tâche de vous faire entendre les intérêts des agents de la collectivité.

Pour ce faire, nous devons, vous et nous, entretenir un dialogue social à la hauteur des besoins des agents de la ville et qui permette la mise en œuvre d’un service public répondant toujours mieux aux villejuifois.

Ce dialogue social ne peut exister si vous n’accordez pas les moyens aux représentants élus que nous sommes de rencontrer les agents qui œuvrent au quotidien pour le service public, de travailler avec notre administration les dossiers qui passent en Comité technique et si vous ne répondez jamais à nos sollicitations. Le projet de règlement intérieur que vous nous avez remis ne permettra pas d’atteindre cet objectif. Il trahit une volonté manifeste de museler la parole des agents. Vous ne pouvez tenir à l’écart les agents de cette ville alors que vous affirmez à ces mêmes agents que vous souhaitez une gestion du personnel bienveillante ou que 2019 sera l’année du bien-être au travail.

Où est la bienveillance quand sont mises en place des réorganisations de service sans concertation, mettant les agents aux pieds du mur ? Où est le bien-être au travail quand l’avenir est incertain, et que le sentiment d’injustice et d’aléatoire va croissant ?

Ces changements, si nécessaires soient-ils, sont annoncés comme des impératifs ne répondant à aucune nécessité de transparence ni de concertation, dans le mépris des procédures légales imposées par notre statut.

Nous sommes profondément attachés à la démocratie qui doit s’exercer au sein de notre collectivité, comme partout dans la société française. Associer à part égale chaque agent dans l’expression et l’analyse des évolutions des missions de nos services en vue d’offrir à la population un service public de qualité dans le respect des conditions de travail de chacun : tel doit être votre choix en matière de gestion du personnel. D’autant plus si vous souhaitez que chacun se sente bien dans son travail. Être acteur de l’organisation de son propre travail, est un facteur non négligeable des enjeux que vous avez annoncé vouloir atteindre lors de vos vœux aux personnels.

Jusqu’à présent les agents de cette ville, et nous-même élus du personnel sommes le plus fréquemment exclus de toutes les réflexions de réorganisation des services de la collectivité. Vous avez supprimé toute forme de consultation et/ou d’implication ce qui annihile toute réflexion collective.

Seul un petit groupe de personnes que vous avez choisi réfléchit et impose son analyse sans se soucier de la viabilité de son projet. Cette oligarchie que vous avez installée au mépris du plus grand nombre œuvre à son gré, comme si nous, les agents, qui sommes l’ossature de ce service public, n’étions pas capables d’apporter notre savoir-faire, notre expérience, notre réflexion. Cette forme de gestion, qu’on pourrait apparenter à une forme de totalitarisme, ne génère pas un ressenti de bienveillance et ne produit aucun bien-être.

Dans de nombreux secteurs de la collectivité, les agents viennent nous trouver pour s’en plaindre. C’est ce qui nous a poussés, entre autres facteurs, à émettre un préavis de grève pour le mois de Janvier. Encore une fois, en aucun cas nous ne sommes sollicités par des agents disant s’opposer à une réorganisation. Ils souhaitent simplement que leur parole, leur expérience, leurs savoirs faire et leur bon sens de gens de terrain soient pris en compte afin de pouvoir s’acquitter aux mieux du service au Villejuifois, et de permettre à votre politique d’être la plus efficace possible.

Monsieur le Maire, nous émettons le vœu pour cette nouvelle année que vous respectiez les agents de cette ville en prenant le temps de les écouter, de les impliquer, de les concerter et qu’ensemble nous puissions offrir un service public répondant aux besoins de nos concitoyens.

Nous prenons, pour notre part, la résolution d’être acteurs de tout changement qui améliorera le quotidien des agents et leur permettra de ressentir un bien-être au travail.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le maire, l’assurance de notre considération.

 

LES BONS VOEUX DU DIALOGUE SOCIAL

Au fait on vous a pas dit : en 2019, à moins d’une victoire majeure des gilets jaunes, ça va être pareil qu’en 2018 niveau dialogue social et prise en compte de la parole qui monte du bas vers le haut. Le haut, comme l’a démontré le président lors de ses voeux aux français, n’est pas très croc de la parole du bas. Et c’est pareil à la mairie de Villejuif…

Nous, on a eu la chance de rencontrer notre employeur peu de temps avant les congés de fin d’année. Il voulait nous féliciter de la victoire de la CGT aux élections professionnelles. En ces périodes de fêtes on a même naïvement  cru un temps qu’il nous convoquait à 16h pour péter les petits gâteaux et le champomy, mais non…

En fait c’était pour nous prévenir de ce que désormais, le règlement intérieur des instances (CT et CHSCT) serait modifié pour le mandat à venir : fin de la parité du comité technique (ce ne seront plus des conseillers municipaux qui siègeront pour l’employeur mais des représentants de l’administration), baisse du nombre d’heures que les représentants du personnel auront pour préparer les séances et informer les agents, raccourcissement du délai entre une convocation et la tenue d’une séance, possibilité pour l’administration de recourir  des experts sans l’accord préalable des représentants du personnel…

Le but annoncé : « fluidifier le processus du comité technique »…

Curieusement, cela se solde encore par une moindre prise en compte de la parole des agents, au sein même des seules instances où ils sont représentés.

Qui disait : « Le dialogue social c’est cause toujours, la dictature c’est ferme ta gueule » ?

Mais faut reconnaître dans le dialogue social, y a deux choses qui gênent : le dialogue et le social…

 

 

RIFSEEP : NE NOUS LAISSONS PAS ABUSER !

Contrairement aux informations véhiculées à dessein par la direction générale  toutes les primes et indemnités que nous percevons sont parfaitement légales et absolument pas abrogées.

Les régimes indemnitaires adoptés par le conseil municipal et le conseil d’administration du CCAS en 2014 sont conformes aux textes.

Le RIFSEEP est un moyen de modifier les régimes indemnitaires actuels lorsque tous les décrets d’application seront parus pour l’ensemble des cadres d’emploi ce qui n’est pas le cas pour le moment. Il n’est pas trop tôt pour y travailler, il est trop tôt pour le mettre en place.

Le principe de libre administration permet à chaque collectivité si elle souhaite ou non de mettre en place un régime indemnitaire (RI), ce qui est le cas à Villejuif depuis de nombreuses années. De fait le RIFSEEP n’est en aucun cas obligatoire.

La seule information véridique est qu’une amélioration des régimes indemnitaires devra dorénavant est élaborée selon les principes édictés par le RIFSEEP, jusqu’à la prochaine modification des textes en la matière.

Nous ne sommes en aucun cas pris par le temps et les collectivités mettent en moyenne une bonne année pour collecter toutes les informations, et construire les outils pour sa mise en œuvre (profils de poste, grilles d’évaluations, etc…)

Cette soudaine volonté « de valorisation des métiers à la reconnaissance des agents », alors que le maire s’y est engagé depuis 2015, n’est que de la poudre aux yeux. Le but inavoué est probablement de régulariser des situations « particulières » qui auraient été générées par de nouvelles embauches (membres de la direction générale, et certains Directeurs) basées sur des régimes indemnitaires qui ne seraient pas conformes à la délibération de février 2014.

À ce propos, le trésorier aurait demandé la régularisation de ces anomalies dans des délais contraints, d’où cet empressement. Nous n’avons pas eu connaissance du (ou des) tableau(x) dressé(s) par le trésorier (ou la DRH) à ce sujet et nous ne connaissons pas les agents concernés par cette demande. Le préfet exigerait du Maire la mise en application du nouveau dispositif de RI, le RIFSEEP, toujours pour des raisons de mise en conformité avec la règlementation. Pourtant le contrôle de l’égalité avait validé la délibération de Février 2014 établissant notre RI actuel. Comment pourrait-il être devenu non conforme aujourd’hui ?

C’est pourquoi nous demandons à être reçu rapidement par le Préfet pour qu’il éclaire la situation et nous confirme ses demandes !

Le Maire prend comme prétexte la situation des 10 agents qui ont subi une ponction, voire une suppression totale de leur régime indemnitaire, et ont des arrêtés d’attribution conformes à la délibération de 2014.

Pour mémoire, un juge a tranché, en aout 2017, la situation d’un de ces agents en demandant le rétablissement de son régime indemnitaire en août dernier, pour les autres… l’avenir nous le dira rapidement.

Le RIFSEEP ne contribue nullement à simplifier ou à rationaliser un système. C’est une possibilité lorsqu’il est bien pensé et réfléchi. Mais à Villejuif, ce sera surtout un moyen d’octroyer au cas par cas un régime indemnitaire spécifique à la « tête du client ».

La carrière dans la Fonction Publique repose sur la progression par les avancements d’échelon, de grades et les promotions. Le régime indemnitaire ne génère qu’à la marge des droits à le retraite (RAFP) et en cas de mutation, on part avec son grade, pas avec son RI.

À ce sujet, il serait salutaire pour chacun d’entre nous que le régime indemnitaire soit au moins égal à 20% de notre traitement indiciaire, afin de nous permettre de cotiser à 100% pour la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique).

Les agents de la catégorie C ne doivent se faire aucune illusion, ils ne recevront que quelques euros, le plus gros sera distribué à d’autres.

Le Maire annonce qu’une enveloppe de 200 000€ serait versée pour compenser l’augmentation de la CSG – soit entre 17 et 100€ par mois de moins sur nos fiches de paie à partir de janvier 2018. Si vous faites le calcul le compte n’y est pas, 200 000€ pour 1300 agents ça donne 12,80€ par mois. Par contre, il refuse de compenser, alors qu’il le peut, la journée de carence qui sera mise en application des janvier 2018.

Le RIFSEEP est aussi un formidable moyen de monter les uns contre les autres. Si l’IFSE peut se définir selon des critères identifiables, le CIA sera plus opaque et les décideurs administratifs trouveront toujours une bonne raison pour prendre la plus grosse part, parce que l’évaluation des agents se fait de haut en bas et pas de bas en haut !

Le Conseil Municipal et le conseil d’administration du CCAS doivent définir en amont les grandes lignes et négocier avec les représentants du personnel : maintien à minima des régimes individuels antérieurs sur la part IFSE, pendant une maladie ordinaire, une maladie de longue durée, un congé maternité… Quels sont leurs avis sur ces questions essentielles ?

Ne nous laissons pas berner : il y a tout le temps pour le RIFSEEP ! D’autant plus que les syndicats demandent la revalorisation des régimes indemnitaires depuis 2015 ! Nous ne sommes plus à un an près ! Et quelles contreparties vont être exigées de notre employeur pour cette injection de fonds supplémentaires qui ne compense ni la hausse de la CSG, ni la perte de niveau de vie engendrée par le gel du point d’indice depuis sept ans ? Un petit indice : les notes sur les congés et les autorisations d’absence ont été retirées de l’intranet

En ce qui nous concerne, nous ne signerons aucun chèque en blanc à l’employeur !

Nous demandons un meilleur traitement, pas l’aumône ni la dégradation de nos conditions de vie et de travail que nous subissons depuis trois ans !