PREAVIS DE GREVE : 14 DECEMBRE 2018

NOUS INVITONS TOUS LES AGENTS ET TOUS CEUX QUI LE SOUHAITENT A SE JOINDRE A LA MANIFESTATION PREVUE A PARTIR DE 12 H 30, PLACE DE LA REPUBLIQUE

(Départ groupé du local syndical, 21 rue Sébin, à 12h)

SALAIRES !


Agir pour une augmentation immédiate des salaires, pensions et de la protection sociale !
Depuis des décennies, le niveau de vie des salarié-e-s, des privé-e-s d’emplois et retraité-e-s se dégrade. La préoccupation grandissante d’une majorité de la population est simplement de savoir comment boucler les fins de mois. L’écart se creuse de plus en plus entre la majorité de la population et les plus riches pour lesquels le gouvernement a des égards sans limites : suppression de l’ISF, baisse des cotisations sociales et crédits d’impôts (CICE, etc.). La baisse des financements publics, combinée aux privatisations des services publics, accroît la fracture sociale et les inégalités entre les territoires, en laissant de plus en plus de citoyens sans services publics de proximité.
Ce contexte politique qui « tire » toujours sur les plus précaires et les plus fragilisés au profit des plus riches amène une colère grandissante. L’absence de réponses concrètes et immédiates du gouvernement et du patronat, leur refus d’ouvrir de véritables négociations, génèrent une légitime colère dans la population.
La CGT partage cette colère et porte, encore dans les derniers mois, la nécessité de répondre aux urgences sociales.

La violence imposée par le grand patronat et les gouvernements successifs, à travers la précarisation et la paupérisation des salariés et des citoyens de notre pays, n’est ni physique, ni médiatique mais belle et bien présente au quotidien.
Tout l’enjeu pour notre organisation est que cette colère se transforme en un rapport de force conséquent qui permettra d’exiger et d’obtenir de réelles avancées sociales ; une société juste dans laquelle chacun-e a une place dans une vie digne.
En méprisant les organisations syndicales et en appelant à la disparition pure et simple des corps intermédiaires, le gouvernement méprise les salariés, les privés d’emplois, les retraités.
Des salariés luttent et gagnent sur leurs revendications dans les entreprises, les services publics chaque jour.

Le samedi 1er décembre, journée nationale de lutte contre la précarité et pour l’emploi à l’appel de la CGT et d’associations, a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de manifestants sur l’ensemble du territoire dont 15 000 à Paris pour exiger l’ouverture immédiate sur la revalorisation du Smic et des minima de branches, l’arrêt du recours massif aux contrats précaires et une meilleure couverture par l’assurance chômage, en lieu et place des baisses programmées.
La CGT exige le retrait du plan d’économies sur les allocations chômage de 10% en 3 ans.La CGT exige que la réunion de la Commission Nationale de la Négociation Collective du 14 décembre sur le Smic et les minimas de branches soit un véritable rendez-vous de négociations. La CGT adressera un courrier en ce sens au gouvernement qui doit annoncer une augmentation significative du Smic pour le porter à 1800 euros brut, la revalorisation des minima sociaux et des pensions tel que nous le revendiquons.La CGT appelle à signer la pétition « Nos besoins doivent être entendus, j’agis ! », pour les salaires, pensions, l’emploi, les retraites et la protection sociale

La CGT invite l’ensemble des salariés du privé et du public, des privés d’emplois, des retraités, des lycéens, des étudiants à se réunir en assemblées générales, à débattre de cahiers revendicatifs et décider collectivement des modalités d’actions pour préparer les différentes mobilisations nécessaires à l’élévation du rapport de force.

La CGT appelle d’ores et déjà à une grande journée d’action le 14 décembre sur l’ensemble du territoire.

UN PRÉAVIS SERA DÉPOSÉ POUR LA MAIRIE DE VILLEJUIF PAR LES ORGANISATIONS SYNDICALES CGT !

AUGMENTEZ NOUS !

 

Pas d’augmentation du Point d’Indice en 2019…

Mise en place du RIFSEEP…

C’est pas de main la veille qu’on va reprendre du beurre avec les épinards…

Sauf si on se met tous ensemble pour revendiquer.

Économisons de quoi nous mettre en grève suffisamment longtemps pour les faire plier ! Sur le long terme, la lutte paye !

Et c’est aux employeurs de payer !

SERIONS NOUS PRIS POUR DES CLOCHES ? TOUS ENSEMBLE LE 19 AVRIL

Le maire a entamé une tournée des services pour redorer son blason auprès des agents territoriaux de Villejuif, cela sent la campagne électorale pour les élections de 2020. Après les viennoiseries, le temps est venu de passer aux chocolats de Pâques, un très bon antidépresseur, et nous avons toutes les raisons d’être déprimés :

  • La mise en place d’un RIFSEEP inégalitaire
  • Le gel de nos déroulés de carrière.
  • Un clientélisme des promotions et avancement de grade.
  • Un déni de démocratie sociale des instances paritaires (Comité technique et Comité Hygiène Sécurité et Condition de Travail).
  • Le non remplacement des départs : effectifs restreints dans les services.
  • Entrave aux libertés syndicales (menace en cas de grève, refus aux agents d’être accompagné par un représentant syndical…).
  • La diminution des budgets de fonctionnement depuis 3 ans.
  • Tentative de supprimer l’accès gratuit au parking du personnel sans concertation.

Et cerise « amère » sur le gâteau, un management de la terreur en sanctionnant les agents pour tout et n’importe quoi. Les chocolats ne suffiront pas, M. Le maire, à restaurer la confiance des agents ni leur bien-être au travail.

Cette dégradation des conditions de travail doit cesser immédiatement.

Les agents de cette ville méritent respect et estime.

Au niveau national, depuis moins d’un an, les réformes ultralibérales s’amplifient en France. Après les lois Macron pris par ordonnance, les réformes de l’assurance chômage et de la Formation, viennent les attaques contre les statuts (gel du point d’indice, journée de carence, suppression de 120 000 postes …).

Le gouvernement lance le chantier, le lundi 9/04, sur du dialogue social dans le cadre de la « refonte du contrat social » avec les agents publics (fusion des CT et CHSCT) sans les syndicats CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FA-FP, après qu’ils aient tous quittés la table des négociations le 4 avril dernier.

La CGT vous invite à renforcer la forte mobilisation unitaire en cours pour construire un rapport de force favorable au monde du travail et mettre un terme à ces politiques.

Le 19 avril disons stop à cette politique et agissons pour des solutions de progrès social.

  • Augmentation des salaires, pensions et minima sociaux.
  • Obtention de droits collectifs de haut niveau prévus dans des conventions collectives ou des statuts.
  • Développement de l’emploi de qualité.
  • Développement d’une industrie propre et créatrice d’emplois, de services publics qui répondent aux besoins des populations

Le 19 avril tous ensemble ;  imposons une société plus juste et solidaire.

 

Jeudi 19 avril 2018

Tous en grève et en manifestation : Montparnasse à 14h00.

Départ collectif du Local Syndical 21 rue Sévin à 13h30

Nul ne peut vous empêcher de vous mettre en grève ! (Cliquez pour consulter vos droits)

 

20180306 – tract 19 avril 20180306 – tract 19 avril

RIFSEEP : NE NOUS LAISSONS PAS ABUSER !

Contrairement aux informations véhiculées à dessein par la direction générale  toutes les primes et indemnités que nous percevons sont parfaitement légales et absolument pas abrogées.

Les régimes indemnitaires adoptés par le conseil municipal et le conseil d’administration du CCAS en 2014 sont conformes aux textes.

Le RIFSEEP est un moyen de modifier les régimes indemnitaires actuels lorsque tous les décrets d’application seront parus pour l’ensemble des cadres d’emploi ce qui n’est pas le cas pour le moment. Il n’est pas trop tôt pour y travailler, il est trop tôt pour le mettre en place.

Le principe de libre administration permet à chaque collectivité si elle souhaite ou non de mettre en place un régime indemnitaire (RI), ce qui est le cas à Villejuif depuis de nombreuses années. De fait le RIFSEEP n’est en aucun cas obligatoire.

La seule information véridique est qu’une amélioration des régimes indemnitaires devra dorénavant est élaborée selon les principes édictés par le RIFSEEP, jusqu’à la prochaine modification des textes en la matière.

Nous ne sommes en aucun cas pris par le temps et les collectivités mettent en moyenne une bonne année pour collecter toutes les informations, et construire les outils pour sa mise en œuvre (profils de poste, grilles d’évaluations, etc…)

Cette soudaine volonté « de valorisation des métiers à la reconnaissance des agents », alors que le maire s’y est engagé depuis 2015, n’est que de la poudre aux yeux. Le but inavoué est probablement de régulariser des situations « particulières » qui auraient été générées par de nouvelles embauches (membres de la direction générale, et certains Directeurs) basées sur des régimes indemnitaires qui ne seraient pas conformes à la délibération de février 2014.

À ce propos, le trésorier aurait demandé la régularisation de ces anomalies dans des délais contraints, d’où cet empressement. Nous n’avons pas eu connaissance du (ou des) tableau(x) dressé(s) par le trésorier (ou la DRH) à ce sujet et nous ne connaissons pas les agents concernés par cette demande. Le préfet exigerait du Maire la mise en application du nouveau dispositif de RI, le RIFSEEP, toujours pour des raisons de mise en conformité avec la règlementation. Pourtant le contrôle de l’égalité avait validé la délibération de Février 2014 établissant notre RI actuel. Comment pourrait-il être devenu non conforme aujourd’hui ?

C’est pourquoi nous demandons à être reçu rapidement par le Préfet pour qu’il éclaire la situation et nous confirme ses demandes !

Le Maire prend comme prétexte la situation des 10 agents qui ont subi une ponction, voire une suppression totale de leur régime indemnitaire, et ont des arrêtés d’attribution conformes à la délibération de 2014.

Pour mémoire, un juge a tranché, en aout 2017, la situation d’un de ces agents en demandant le rétablissement de son régime indemnitaire en août dernier, pour les autres… l’avenir nous le dira rapidement.

Le RIFSEEP ne contribue nullement à simplifier ou à rationaliser un système. C’est une possibilité lorsqu’il est bien pensé et réfléchi. Mais à Villejuif, ce sera surtout un moyen d’octroyer au cas par cas un régime indemnitaire spécifique à la « tête du client ».

La carrière dans la Fonction Publique repose sur la progression par les avancements d’échelon, de grades et les promotions. Le régime indemnitaire ne génère qu’à la marge des droits à le retraite (RAFP) et en cas de mutation, on part avec son grade, pas avec son RI.

À ce sujet, il serait salutaire pour chacun d’entre nous que le régime indemnitaire soit au moins égal à 20% de notre traitement indiciaire, afin de nous permettre de cotiser à 100% pour la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique).

Les agents de la catégorie C ne doivent se faire aucune illusion, ils ne recevront que quelques euros, le plus gros sera distribué à d’autres.

Le Maire annonce qu’une enveloppe de 200 000€ serait versée pour compenser l’augmentation de la CSG – soit entre 17 et 100€ par mois de moins sur nos fiches de paie à partir de janvier 2018. Si vous faites le calcul le compte n’y est pas, 200 000€ pour 1300 agents ça donne 12,80€ par mois. Par contre, il refuse de compenser, alors qu’il le peut, la journée de carence qui sera mise en application des janvier 2018.

Le RIFSEEP est aussi un formidable moyen de monter les uns contre les autres. Si l’IFSE peut se définir selon des critères identifiables, le CIA sera plus opaque et les décideurs administratifs trouveront toujours une bonne raison pour prendre la plus grosse part, parce que l’évaluation des agents se fait de haut en bas et pas de bas en haut !

Le Conseil Municipal et le conseil d’administration du CCAS doivent définir en amont les grandes lignes et négocier avec les représentants du personnel : maintien à minima des régimes individuels antérieurs sur la part IFSE, pendant une maladie ordinaire, une maladie de longue durée, un congé maternité… Quels sont leurs avis sur ces questions essentielles ?

Ne nous laissons pas berner : il y a tout le temps pour le RIFSEEP ! D’autant plus que les syndicats demandent la revalorisation des régimes indemnitaires depuis 2015 ! Nous ne sommes plus à un an près ! Et quelles contreparties vont être exigées de notre employeur pour cette injection de fonds supplémentaires qui ne compense ni la hausse de la CSG, ni la perte de niveau de vie engendrée par le gel du point d’indice depuis sept ans ? Un petit indice : les notes sur les congés et les autorisations d’absence ont été retirées de l’intranet

En ce qui nous concerne, nous ne signerons aucun chèque en blanc à l’employeur !

Nous demandons un meilleur traitement, pas l’aumône ni la dégradation de nos conditions de vie et de travail que nous subissons depuis trois ans !

Communiqué intersyndical | La Fonction publique, un modèle à défendre et à préserver

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Après une première audience avec le ministre en charge de la Fonction publique, Gérald Darmanin,  qui n’avait pas permis de lever les inquiétudes suscitées par certains points du programme  d’Emmanuel Macron, les récentes annonces du Gouvernement faisant suite au rapport de la Cour des Comptes ont malheureusement confirmé une nouvelle attaque contre la Fonction publique et ses agents.

Sur les missions et les effectifs

Au service des populations et de l’intérêt général, les agents publics sont des maillons indispensables pour la mise en œuvre des missions et politiques publiques essentielles pour la cohésion sociale.

Nous tenons à redire que les agents ne sont en rien une variable d’ajustement budgétaire.

Nos organisations syndicales s’opposent donc fermement à la volonté affichée de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat à venir mais également à la préconisation de la Cour des Comptes de recourir à nouveau aux non remplacements de fonctionnaires partant à la retraite.

Nombre de services, d’administrations sont déjà lourdement pénalisés par les suppressions d’emplois intervenues ces dernières années. Pour la même cause, la plupart des personnels a vu ses conditions de travail se dégrader considérablement.

Si les créations d’emplois dans les missions liées à la sécurité publique ne sont pas contestables, bien d’autres secteurs doivent également pouvoir en bénéficier.

Sur les salaires et le pouvoir d’achat

Nos organisations syndicales tiennent à affirmer de nouveau que les deux revalorisations de 0,6 % de la valeur du point, intervenues en juillet 2016 et en février 2017, sont insuffisantes après six années de gel intégral.

En totale opposition à l’annonce d’un nouveau gel de la valeur du point d’indice pour 2018, nous demandons donc qu’une négociation salariale soit ouverte en 2017 et que celle-ci soit l’occasion de prendre rapidement de nouvelles mesures générales visant à revaloriser le point d’indice et restaurer le pouvoir d’achat des agents de la Fonction publique par le biais d’une augmentation uniforme du point d’indice dans les trois versants de la Fonction Publique.

Sur le statut général

Le statut général, c’est avant tout une garantie pour les citoyens d’un agent public neutre et impartial dans l’exercice de ses missions.

Ni facteur d’immobilité ni source de privilège, il a au contraire apporté la preuve, en s’adaptant régulièrement aux besoins contemporains, de sa modernité et de sa capacité à répondre aux exigences du service public.

C’est pourquoi, nos organisations syndicales y sont fondamentalement attachées.

Une des conséquences de notre engagement en faveur du statut est que nous estimons que le recours au contrat, déjà excessif, doit être réduit et mieux encadré.

Trop souvent, les agents de la Fonction publique, sont présentés comme des nantis, jouissant d’avantages infondés.

Participer à ces campagnes malhonnêtes et nocives, par exemple en rallongeant le temps de travail, et en rétablissant le jour de carence ne pourrait rencontrer que notre complet désaccord.

Nos organisations rappellent leur attachement au socle que constituent les régimes de retraite des fonctionnaires.

Les nécessaires réformes, pour lesquelles nous sommes disponibles et pour lesquelles nous militons, ne peuvent en rien être synonymes de reculs, voire de démantèlement.

En conclusion, la démocratie sociale implique le respect des organisations syndicales représentatives, le respect de la négociation et des règles du dialogue social, antinomiques de décisions prises à la hâte et de passages de force.

Ce sont ces exigences que nous portons et continuerons de porter ensemble.

Paris, le 6 juillet 2017

10 Questions qu’on nous pose à propos des amputations de salaires…

 

1. QUI EST-CE QUE CA TOUCHE ?

Peu importe. C’est le principe qui est dégueulasse. Du jour au lendemain, les collègues perdent jusqu’à un tiers de leur salaire sans qu’aucune raison légale leur soit expliquée, sans que personne n’accepte d’en prendre la responsabilité ? Pour l’instant, les personnes affectées par cette décision du maire – et certainement pas du Trésor Public – sont « les chargés de mission », c’est à dire grosso modo tous les agents qui étaient censés organiser du travail en transversalité entre les différents services et les différentes directions. Mais même ce critère ne vaut pas puisque certains des collègues touchés ne sont pas chargés de mission. En réalité, ça touche qui l’exécutif a décidé que ça touchait…

2. EST-CE QU’IL Y A UN RISQUE POUR LES CATÉGORIES B ET C ?

Oui. En tous cas c’est ce qui a été annoncé aux agents qui ont été reçu par la directrice ressources et finances…

3. COMMENT CA SE FAIT ?

En très gros, une délibération a été votée en février 2014 pour réévaluer le régime indemnitaire des agents de catégorie C dans la filière administrative. Cet effort de la collectivité (le premier en la matière depuis plus de dix ans) était appelé à se poursuivre pour les Catégorie B et C de toutes les filières… Ca n’a malheureusement pas été le cas.

Par contre, la délibération de 2014 reprend les grilles de toutes les catégories en précisant qu’elles viennent remplacer les grilles existant précédemment…

Sauf que les Chargés de Mission ont été oubliés sur cette délibération. Et c’est là que ça devient surréaliste.

Parce que ce qu’on nous explique c’est que le Trésorier Payeur, considérant que les chargés de mission ne sont pas sur cette délibération, ne veut plus les payer comme avant… Seulement voilà : ce n’est pas à lui que revient cette décision. Elle appartient uniquement au maire qui pourrait parfaitement le contraindre. En matière financière, le maire décide, le trésorier payeur vérifie la légalité et applique – mais il n’empêche pas…

Et par dessus le marché, on voit mal le trésorier payeur prendre seul la décision de qualifier ce qu’est le Niveau de Responsabilité d’un agent, et de décider tout seul s’il est NR 3, 4 ou 5 !

4. MAIS EST-CE QUE VOUS AVEZ ÉCRIT AU TRÉSORIER ?

Oui. Nous avons écrit au trésorier payeur – et nous n’avons pas été les seuls !

Le problème de Villejuif, c’est l’attractivité, nous répète-t-on depuis trois ans. On n’arrive pas à embaucher. La ville n’offre pas assez. Tout le monde se souviendra de la fameuse « on ne va tout de même pas embaucher que des brèles ! » dont nous avons eu l’honneur d’être récipiendaires en octobre 2015 et qui n’avait pas qu’à moitié participé à la colère des agents (mal payés) de l’époque…

Une seule solution, en ce qui nous concerne, pour remédier à cette situation : la négociation salariale. Seulement celle-ci n’ayant jamais eu lieu, nous nous étonnions de voir arriver de nouveaux collègues qui nous expliquaient avoir négocie leur salaire – et obtenu des émoluments fort attractifs au sein d’une collectivité qui ne l’est pas…

Ce que nous dénoncions auprès du trésor public, c’est que certains, à la mairie commençaient à être payés en dehors de ce qui était légal en matière de régime indemnitaire. Et si quelqu’un doit être mieux payé à Villlejuif, alors tout le monde doit être mieux payé à Villejuif.

A qui pouvait on se plaindre ? Au préfet et au Trésorier Payeur. C’est ce que nous avons fait. Et comme nous n’avons obtenu aucune réponse de leur part, non plus, nous nous étions résignés, sans doute à tort.

5. MAIS ? VOUS ALLEZ ATTAQUER CETTE DECISION EN JUSTICE, N’EST CE PAS ?

Pour cela, encore faudrait-il qu’elle soit prise. Dans toute administration, il n’y a que l’écrit et notre exécutif, savamment secondé, sait fort bien ne rien produire… Nos collègues ont même reçu une fiche de paie indiquant qu’en mai… ils avaient touché un salaire complet. Le solde de leur compte en banque démontre le contraire…

6. ET TOUT CA C’EST LA FAUTE A MONSIEUR VIDAL ?

Non. Monsieur Vidal n’est plus l’adjoint aux finances. Mais s’il l’était encore, nul doute qu’il participerait à trouver une solution… Enfin… En même temps, s’il l’était encore, il serait encore dans la majorité de monsieur le maire et alors…

En attendant, s’il a une part de responsabilité dans cette affaire elle vient du fait qu’il a demandé les arrêtés de nomination d’une directrice générale adjointe dont le cas avait été posé au Comité Technique et qu’il n’a jamais obtenu – en dépit de la légalité et de la légitimité de sa demande… Il a donc saisi la Commission d’Accessibilité des Documents Administratifs pour que celle-ci demande au maire de lui donner accès. On lui a répondu : « l’avis de la CADA est un avis, je suis libre de faire ce que je veux. »

7. MAIS ? ILS SERONT PAYES NORMALEMENT LE MOIS PROCHAIN, HEIN ?

Non. Sans doute pas.

8. ET EN FAIT C’EST PARCE QU’ILS ÉTAIENT TROP PAYES AVANT ?

Non. Pas du tout : ils étaient payés en fonction de leur carrière, de leur grade, de leur ancienneté et avaient tous les documents (arrêtés, délibérations, contrats) justifiant leur rémunération. C’est bien une décision aussi arbitraire qu’injuste. 

9. ET ALORS, C’EST TOMBE COMME CA, AU HASARD ?

On pourrait croire que oui, mais ce serait singulièrement naïf dans la mesure ou 60% des personnes concernées sont des représentants du personnel. Il y a fort à parier, du reste, que ceux qui ne le sont pas se retrouvent dans cette situation uniquement pour éviter qu’on puisse accuser l’exécutif de discrimination syndicale…

10. ET ALORS QU’EST-CE QU’ON PEUT FAIRE POUR EUX ?

Venir à l’assemblée générale du personnel, jeudi 22 mai à 13h30 à la bourse du travail… C’est là que nous déciderons ensemble de ce que nous ferons pour manifester notre mécontentement face à cette façon inique et arbitraire de traiter nos collègues et témoigner de notre solidarité. On peut aussi distribuer ce tract :

20170619 – tract AG Juin 2017 salaires amputés

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ASSEMBLEE GENERALE DU PERSONNEL : FAUDRAIT FAIRE COMME SI TOUT ALLAIT BIEN !

Rien ne va plus. C’est le triste constat que nous sommes contrains de faire après trois ans de règne de l’actuel exécutif. Cette fois ci, nous ne voyons pas comment réparer la confiance qui doit exister entre les agents et leur employeur. Entre silence et mensonge, non seulement aucune avancée n’a pu avoir lieu dans le dialogue social, mais maintenant, nous en sommes aux viles attaques et aux crises d’autoritarisme.

Les dernières réunions des instances, conseil municipal compris, révèlent que nous sommes entrés dans une nouvelle phase : avant on n’écoutait pas, maintenant on ne laisse plus parler ! Et ceux qui parlent, les représentants du personnel, ont été gravement attaqués déjà : mises au placard, refus de promotion interne, amputations de salaires, disparition même de l’organigramme de la ville ! On nous attaque pour mieux vous atteindre ensuite !

Un exemple : l’exécutif exige des gardiens d’effectuer 400 heures annuelles gratuitement pour justifier leur logement. Selon la directrice des ressources humaines, c’est le seul moyen de justifier une nécessité absolue de service. À côté de ça 2800 € de loyer sont pris en charge par la ville pour le logement du directeur général des services. 7 millions d’euros d’économie sur le budget de fonctionnement en 2016. Une centaine de poste a disparu. 93 postes sont restés inoccupés en 2016. Et c’est aux présents de compenser. Le personnel trinque, se précarise (20% de contractuels) et rien n’avance. Certains collègues voient leurs salaires amputés. Des primes disparaissent. Les processus d’avancement de grade et de promotion interne se réalisent dans l’opacité la plus totale. Les avis des instances ne sont suivis d’aucun effet. Les négociations avec les organisations syndicales n’ont rien donné depuis novembre 2015…

Les amputations de salaires dont nous avons tous été prévenus par mail le 22 mai ont touché une dizaine de collègues. Mais ça n’en restera pas là. Si pour l’instant, au prétexte fallacieux que le trésorier payeur aurait relevé une non-conformité dans une délibération de 2014, des collègues ont touché fin-mai un salaire diminué d’une partie, voire de la totalité de leur régime indemnitaire. Pourquoi ? La délibération ne prévoit pas l’existence sur la ville de Chargés de Mission et ceux-ci ont été ramenés par défaut sur un NR3. Du coup, certains perdent une partie de leur RI. D’autres en perdent la totalité, soit plus du tiers de leur salaire. Le tout sans le moindre écrit, sans arrêté… Le maire annonce qu’il s’agit d’une décision du Comptable Public. Mais c’est impossible. La libre administration des collectivités territoriales lui garantit de pouvoir anticiper et résoudre ce genre de problème sans difficulté majeure. Il y a eu deux séances du Conseil Municipal depuis le 22 mai. Il aurait suffi de compléter, avec l’accord du Comité Technique, la délibération défectueuse. Ça n’a pas été fait. Et pour ce qui est de contacter les organisations syndicales pour trouver une solution… Ni mail, ni courrier, ni coup de fil… Encore une fois : un effet d’annonce suivi de rien du tout.

Et nos collègues, qui continuent d’effectuer leur travail, avec un salaire diminué, sans perspective de solution, qui voient leur ancienneté, leur qualité, leur carrière remise en cause non seulement arbitrairement mais illégalement, de s’entendre dire : « Le comptable public a commencé par les catégories A de la filière administrative. Il regarde maintenant les autres filières, mais aussi les catégories B et C+ ».  La menace est émise : À Villejuif, on peut travailler pendant vingt, trente ans, et du jour au lendemain voir son salaire baissé sans que l’administration en fournisse le moindre justificatif ! Demain quoi ? Nos jours de congés ? Nos primes annuelles ?

Déjà les fonctionnaires ont été la bête à abattre de la période électorale. C’était au candidat qui en supprimerait le plus ! Aujourd’hui il n’y a plus de ministère de la fonction publique, ce qui augure d’une grave menace sur notre statut. Villejuif est précurseure : de nouveaux élus qui n’ont pas la notion de ce qu’ils ont besoin de bras pour réaliser leurs programmes sont aux manettes !

Comme par hasard, la moitié des agents concernés par cette première vague sont nos représentants ! Ce sont ceux qui disent le malaise de la collectivité au quotidien, qui sont en première ligne. En se cachant derrière le Comptable Public, l’exécutif espère pouvoir nous abattre en mode sniper les uns après les autres ! D’abord les A, puis tous les autres !

 

NOUS SOMMES TOUS CONCERNES !

Aussi nous appelons à une

ASSEMBLEE GENERALE DU PERSONNEL

Le Jeudi 22 juin 2017 de 13 h 30 à 15 h 30

Rassemblement à la Bourse du Travail

20170612 – tract AG Juin 2017

20170619 – tract AG Juin 2017 salaires amputés

LETTRE OUVERTE AUX AGENTS de la CGT-UGICT, en réponse aux mails de la DG sur les rémunérations des agents

Monsieur le Directeur Général  des Services,

Tous les agents de la collectivité de la ville de Villejuif ont été destinataires de votre courrier en date du 22 mai 2017, nous informant tous à quelques jours du paiement de notre salaire, que certains de nos collègues recevraient une rétribution diminuée.

Nous tenons à vous exprimer notre atterrement devant le procédé utilisé, tant sur  la forme que sur le fond.

1/ Tous les agents sont informés d’une diminution de rémunération qui ne concernerait que quelques-uns, entraînant un climat particulièrement anxiogène dans une collectivité où les risques psycho sociaux ont explosé.

2/ Au contraire,  les quelques agents concernés n’ont toujours pas été contactés par la RH à l’heure où s’écrivent ces lignes (les représentants du personnel en auraient été informés au moins par l’un d’entre eux, voire par tous !). Les agents  touchés ne sauront donc qu’à la veille du paiement de leur rétribution ou en constatant son montant amputé et  qu’en outre, ils devraient rembourser ce qu’ils auraient trop perçu !

Or, le Maire et la DG de cette collectivité sont informés depuis plusieurs mois de cette situation. Comment est-il possible que ces agents n’aient pas été contactés dès l’information reçue avec l’indication des risques encourus, et ce afin qu’ils puissent s’organiser et procéder aux contestations utiles ?

3/ Il est plus que regrettable que ce ne soit qu’à quelques jours de la rémunération défalquée que les organisations syndicales soient saisies d’une telle problématique, et sur laquelle il leur est demandé de contribuer à trouver une solution. Il y a plusieurs mois, nous aurions pu rencontrer le trésorier payeur général. Aujourd’hui, pour la paye de mai, la Direction Générale nous a rendus impuissants.

4/ Les organisations syndicales sont accusées de cette situation dramatique. Un comble !!! Cette présentation des faits totalement mensongère a manifestement pour but de dresser les agents contre leurs représentants syndicaux.

Doit-il vraiment être rappelé que c’est le Maire lui-même qui a réclamé un audit au trésorier payeur général  sur les rémunérations des chargés de mission, dont l’existence depuis longtemps pour une raison inconnue lui pose problème et des directeurs, ce dont il s’est targué lors du Conseil municipal du 14 octobre 2016 ?

Nous tenons à vous dresser un petit rappel des faits, puisque vous n’étiez pas présent ces 3 précédentes années :

A/ Les représentants du personnel n’ont eu de cesse de réclamer depuis 3 ans de la transparence tant sur la rémunération que sur les évolutions de carrière des territoriaux ainsi que des critères clairs, objectifs, vérifiables. Sans succès. L’opacité la plus totale leur a toujours été opposée !

B/ Le 12 Mars 2015, un rapport au Comité Technique, visant à augmenter la rémunération d’une seule personne de la Direction Générale, dont sa présentation démontre une illégalité, reçoit un avis défavorable.  Nous vous invitons à consulter le verbatim de la séance, les raisons qui ont mené au rejet de cette proposition y sont clairement exprimées.

Malgré plusieurs demandes des représentants du personnel, il n’a jamais été possible d’obtenir confirmation du respect de l’avis du CT, comme d’ailleurs pour tous les autres dossiers dont il est absolument impossible de soutirer le moindre suivi.

En conséquence, au regard de la suspicion légitime d’infraction, et comme c’est le droit mais aussi le devoir des représentants du personnel, nous avons interpellé le Trésorier afin que celui-ci procède au  contrôle nécessaire. Ce courrier, du 06 octobre 2016, nous allons le rendre public, puisque nous sommes livrés à la vindicte des agents. Ils pourront constater par eux-mêmes quelle était la demande. L’exemplarité nous paraissait plus  que nécessaire dans le cas d’espèce.

Mais comment osez-vous écrire aux agents ce mensonge éhonté : « À la suite d’un courrier envoyé par les Organisations Syndicales CGT-UGICT au trésorier principal, remettant en cause la rémunération de cadres de l’administration Générale, un contrôle par ce dernier a été réalisé sur les paies de la Direction Générale et des attachés de la ville. »

Ce alors qu’il s’agissait d’une réclamation du Maire, revendiquée par lui !

Donc nous posons la question : la volonté du premier magistrat de cette ville et de vous-même est-elle de distiller un climat de terreur en sous-entendant : « Voyez ce qui se passe quand vos représentants élus se permettent de réclamer l’application de la loi par ceux qui vous gouvernent ! »

Avons-nous bien compris le message ?

Enfin, plusieurs points de votre “Lettre aux agents” soulèvent de nombreuses interrogations : nous notons par exemple que Monsieur Le Maire “ordonne” à l’administration d’accélérer la mise en œuvre du RIFSEEP. Cet ordre est particulièrement ironique, voire particulièrement déplacé,  lorsqu’on  se souvient que nous sommes dans l’attente d’une date de réunion sur ce sujet,  dernière date promise pour “au plus tard décembre 2016”. Cela fait bientôt 3 ans que Monsieur le Maire s’est engagé à aborder la question du  régime indemnitaire, afin de lancer une négociation dessus. Si elle avait eu lieu, convenez que l’on n’en serait pas là aujourd’hui.

Toujours est-il que nous percevons une volonté de l’autorité territoriale de passer en force, sans concertation sur ce sujet comme sur tant d’autres. Nous en prenons bonne note et en tirerons toutes les conséquences qui s’imposent.

 

20170526 – LO UGICT au DGS

Mardi 21 mars : Industrie, Services Publics, Emplois, Salaires

Les enjeux industriels sont directement liés à ceux des transports, de la recherche, de l’enseignement, des Services Publics.

Pourtant dans le pays, notre région, nos entreprises industrielles, notre réseau de transport (Trains, Métros, Transport fluvial), nos services publics sont remis en cause par des choix d’austérité ou de privatisation. Ces choix accentuent la précarité et aggravent le chômage.

Le 21 mars, à l’occasion d’une journée nationale interprofessionnelle partout en France, faisons
nous entendre en Ile-de-France (arrêts de travail, grève, manifestation) !

Une nouvelle politique industrielle est nécessaire dans notre région pour répondre aux besoins
sociaux, créer des emplois et donner une nouvelle dynamique en territoire.

L’industrie reste le socle de l’économie et le moteur de l’emploi : chaque emploi industriel en induit plus de 3 dans les autres secteurs !

L’Ile-de-France demeure la première région industrielle française même si nous avons à faire face depuis des années à une politique accréditant l’idée, souvent sous des prétextes « écologiques » qu’il n’y a plus de place pour l’emploi industriel en région parisienne.

A tel point que les projets du futur « Grand Paris » sont uniquement tournés vers la finance et non vers la création de richesses industrielles. Créer des emplois industriels propres, en harmonie avec l’environnement c’est possible cela permettrait également de développer de nouveaux emplois, de nouvelles filières et de financer la recherche dans notre Région : c’est une question de volonté et de choix politiques.

Tous ensemble, agissons !

La CGT revendique un nouveau statut du travail salarié et la mise en place d’une sécurité sociale professionnelle, libérant les salariés(e)s du chômage et de la précarité, l’augmentation immédiate des salaires, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, la reconnaissance de la qualification et un plan national de formation, la réduction du temps de travail à 32 heures , le contrôle des aides publiques et des choix patronaux et politiques sur le développement industriel et des services publics.

Mardi 21 mars
Manifestation Régionale interprofessionnelle
Départ à 14 heures Gare Montparnasse

Le 7/3/2017