CHSCT DU 12 NOVEMBRE 2018 : PAS D’ABONNÉ AU NUMÉRO DEMANDÉ

Ci dessous, l’intervention préliminaire prononcée lors de la dernière séance du Comité Hygiène Sécurité Conditions de Travail (CHSCT), le 12 novembre 2018.


Mesdames et messieurs les représentants du collège employeur,

Mesdames et messieurs de l’administration.

Cette séance du CHS CT sera la dernière du mandat, et elle est très emblématique. Deux dossiers qui nous avaient été annoncés à l’ordre du jour son manquants. Une paille, il s’agit du rapport de la médecine du travail et de celui de la psychologue du travail. Il aurait d’ailleurs fallu nous les présenter de préférence lors de la séance commune du CT/CHSCT qui n’aura pour le coup pas lieu sous ce mandat.

Mais peu importe. Depuis quatre ans, malgré nos rappels à l’ordre, nos rappel au règlement intérieur, nos rappels à la loi, nous n’avons pas su obtenir l’écoute, les méthodes ou les résultats que le personnel est en droit d’attendre de notre instance. Mais à l’impossible, nul n’est tenu. C’est l’autorité territoriale qui a une obligation de résultat en matière de sécurité des agents, pas les élus du personnel.

Bilan des opérations :

En ce qui concerne les visites de services, non seulement vous mettez en place une nouvelle procédure, sans recueillir notre avis, qui a pour effet concret de mettre un terme à celles-ci, vous nous envoyez l’administration pour nous empêcher d’entrer dans les écoles et la police municipale pour nous empêcher d’entrer en RH… Ces visites sont statutaires l’autorité territoriale n’a pas le droit de nous interdire l’accès à tout lieu ou travaillent les agents. C’est d’autant plus grave du reste que vous connaissez l’état des agents, des services, des locaux et qu’en vous privant de ces visites auxquelles si peu d’entre vous ont participé au cours du mandat, vous vous privez d’un savoir qui vous serait utile et d’un lien entre les agents et leur employeur qui vous aurait enrichi.

De même prenons un exemple très parlant : les serres municipales ont été fermées et les agents relocalisés au mois de septembre dans des locaux d’une bien meilleure qualité. Quand a eu lieu la visite obligatoire de ces locaux pour avis du CHS CT ? Elle ne l’a pas été. Qui a pris cette décision ? Qui que ce soit, cette personne a privé l’instance d’un rapport positif et l’autorité territoriale des compliments du collège employés. Nous dénoncions l’état des serres dans un rapport de visite qui date de 2015. Encore une fois : aucun dialogue, aucune communication.

En ce qui concerne l’enquête sur les risques psycho sociaux, nous n’avons toujours aucune communication écrite de ses résultats. Autant dire qu’elle n’a pas eu lieu. Et nous dénonçons aujourd’hui le fait que la présidence a laissé l’administration prendre la main sur cette enquête et d’en dévoyer les résultats. En effet, les RPS servent maintenant de prétexte à l’administration pour demander des sanctions contre certains agents en CAP. Belle inversion de la réalité des choses.

Ce qui nous est présenté dans l’un des comptes rendus (en retard) n’est pas suffisant et nous ne sommes ni les uns ni les autres je pense, pas au courant des suites qui seront données à cette présentation. Cela aurait dû être présenté au Comité Technique, au Conseil Municipal, nous ne savons pas quand et nous ne savons pas pourquoi ça n’a pas été fait. Encore une fois, c’est notre instance qui a décidé de cette enquête, ni le Maire, ni la direction des ressources humaines, ni la direction générale des services. C’était donc à notre instance, collégialement d’être à la barre et de prendre les décisions. À aucun moment nous n’avons acté ou nous n’avons donné notre accord pour que cela revienne entièrement à l’administration. Ce fut pourtant le cas.

Nous, représentants du personnel, avons pris notre rôle au sérieux. Nous avons travaillé. Nous avons mené des actions, dont 39 visites de services que nous avons dû organiser nous-mêmes. Nous avons comptabilisé les arrêts de travail et d’ailleurs ceux-ci ne nous sont plus communiqués depuis le mois de Mars dernier. Nous avons transmis à la présidence de l’instance un bilan de nos interventions en septembre dernier. Celui-ci a-t-il été mis à l’ordre du jour ? Non. Quand nous l’avons signalé en écrivant à la présidence, avons-nous eu une réponse ? Non.

Et même par le passé quand nous avons fait des demandes de séances exceptionnelles, obligatoires du moment où la majorité des représentants du personnel les signaient, cela nous a été refusé, en dépit de la loi.

Et ce n’est pas le changement de présidence survenu en 2017 qui y a changé quoi que ce soit.

Pour quelle raison ? Voici comment nous le percevons : vous n’êtes pas ici pour tenir compte de la parole du personnel, et surtout pas de celle de ses représentants. Vous n’êtes ici que dans l’idée d’entretenir au frais du contribuable villejuifois, et largement vu le coût de l’envoi des dossiers en recommandé qui vient encore s’ajouter aux autres frais, une instance de dialogue social fantoche, une chambre d’enregistrement. C’est, pour tous les participants de cette instance, une perte de temps, car cela ne débouche sur aucune amélioration des conditions de travail ou de la sécurité du personnel de cette ville.

Les pratiques managériales mises en place, et qui poussent des agents, des chefs de service, des directeurs, des directeurs généraux adjoints et même l’ancien directeur général des services, vers d’autres collectivités, au placard, à la maladie ou au suicide ne sauraient être remises en cause, nous l’avons fort bien compris. Cela ne nous empêchera pas de les dénoncer, et nous entendons continuer à le faire. Elles sont, à notre avis, la première cause du mal être et de l’inefficacité dans les services. La culture de la violence et du secret sont contre productives, surtout quand elles sont appliquées à un personnel consciencieux, professionnel et engagé pour le service public.

La culture du mépris que vous avez érigée en règle tant au CHS CT qu’au CT ou dans les, le règne de la terreur qui s’est mis en place ces quatre dernières années et avance aujourd’hui au pas cadencé, sont toxiques, néfastes, et sont, je le répète la première cause de tous les dysfonctionnements de cette mairie. ET encore, s’il n’y en a pas d’avantage, c’est bien grâce aux agents et certainement pas grâce à tous ceux qui contribuent à les martyriser.

Alors que dire ?

Nous souhaitons à ceux du prochain mandat de pouvoir travailler dans des meilleures conditions.

Quant à la séance d’aujourd’hui… Ca n’est pas très compliqué :

Elle est illégale parce que, encore une fois, les comptes rendus ne nous ont pas été communiqués dans les temps. Savez-vous qu’il existe désormais une jurisprudence qui frappe de nullité les décisions prises si les comptes rendus sont communiqués hors délais ? De même, le REC aurait dû être présenté avant le 30 juin, devant le CT et non le CHS CT. De préférence en séance commune. Est-ce que cela a été le cas ? Non.

Et encore une fois, nous exigeons d’avoir une communication écrite des documents relatifs à l’enquête RPS auquel notre instance a seule la légitimité à avoir accès.

Nous vous souhaitons néanmoins une bonne fin d’après-midi.


A la suite de cette annonce, la séance a tout de même continué, dans un soucis des représentants du personnel de porter les inquiétudes sur la sécurité des agents. Les débats n’ont pas apporté grand chose, et aucun compte rendu de cette séance n’a été produit…

CHSCT : ANNE MA SOEUR ANNE, NE VOIS TU RIEN VENIR ?

Qu’est ce qui s’est passé Vendredi dernier ? Il s’est passé qu’il y avait CHS CT pour la deuxième fois en trois semaines à la mairie de Villejuif ! L’évènement à lui seul vaut la peine d’être salué.

Avant de commencer, il y a eu une petite frayeur sur le quorum du collège employeur… Quatre représentants seulement. Une cinquième nous rejoindra au bout de deux heures et demis de séance… Ouf, on a pu commencer presque à l’heure (détail qui a son importance). En tous cas, il faudra s’assurer que les nouveaux représentants de l’employeur sont tous prévenus qu’ils sont membres de cette instance, parce que pour l’instant on a surtout retrouvé des visages qu’on connaissait déjà. Quand on pense que la raison invoquée pour ne pas avoir eu d’instances pendant quatre mois c’était qu’il fallait remanier le collège employeur… Bon ça c’est fait. Il y a plus qu’à les convaincre de venir…

D’autant plus que cette fois ci, l’ordre du jour portait sur la présentation de la méthode de l’enquête sur les risques psycho-sociaux, et la remise en état du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville.

Si le collège employés déplore de ne pas avoir été associé au choix de l’entreprise qui réalisera cette enquête, nous sommes très impatients de voir celle-ci commencer enfin, alors que la problématique des RPS est sur le tapis depuis pratiquement trois ans, et que la nécessité de réaliser cette enquête a été entérinée par un vote de notre instance le 15 mars 2016. Nous avons été impressionnés par la présentation et par l’étendue du champ de cette enquête. Une présentation de qualité, un programme ambitieux, une enquête censée commencer dès la fin du mois de Mai, pour qu’une politique de lutte contre les risques psycho-sociaux soit dessinée pour la fin de l’année 2017 et qu’on puisse commencer à appliquer un programme de lutte contre ces risques dès 2018 !

Il est donc particulièrement important que tous les agents de la ville dès qu’ils recevront le questionnaire individuel s’implique dans cette démarche et remplisse ce questionnaire, mais nous aurons l’occasion d’y revenir.

Le hic – car il y en a toujours un – c’est que pour l’instant, ce questionnaire est la seule inconnue de l’équation et que nous ne comprenons pas pourquoi… Mais c’est sans doute (encore) un oubli temporaire et passager…

Puis vint le moment de parler de l’hôtel de ville… Pas le même topo. Pour rappel, on attend des nouvelles de la remise en état du rez-de-chaussée depuis le mois de novembre 2015, et l’objectif est que le lieu rouvre pour septembre 2017. Il aura quand même fallu le temps (même si c’est moins que pour la ludomobile qui n’a toujours pas de nouveaux locaux depuis l’autre incendie, celui de juin 2015). Malheureusement, là dessus, il nous manque des éléments :

 

  • Le premier est la garantie qu’on peut remettre le rez-de-chaussée en état pendant que les étages sont occupés – un élément qui a été demandé depuis belle lurette, et qui manque au dossier.
  • Le deuxième est de comprendre pourquoi on nous présente une nouvelle configuration des locaux en nous assurant que ça ne change en rien les conditions de travail des agents. Ce n’est pas du tout l’opinion des agents concernés.

Pourtant, le débat tourne court : après les Comités Techniques fleuves de l’année dernière, nous posons la limite à 17 h. Un avis sera donc rendu, mais lundi 15 mai, seulement. Dix huit mois… Quand on pense que quand l’accueil de la piscine a brûlé en août 2015, celle-ci a rouvert au mois d’octobre de la même année, on est bien dubitatifs quant à la volonté de faire en sorte que les agents retrouvent de bonnes conditions de travail.

Mais tabler sur la lassitude des agents et leur désir de retrouver des conditions de travail acceptables certes, mais inférieures à celles auxquelles ils pourraient prétendre, n’est pas un si mauvais pari pour l’exécutif, apparemment. Restera à nous démontrer les avantages de l’open-space, qui, s’il confère une dignité toute corporate au service public, ne nous paraît guère approprié quand il s’agit de dispenser des pièces d’identité ou accueillir des familles qui viennent de subir un décès…

Si ça passe, c’est le public qui jugera…

ENQUETE RPS : UN AN APRES LE VOTE DU CHS CT…

Alors ? C’est l’anniversaire de qui aujourd’hui ?

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire du vote au CHS CT qui a adopté à l’unanimité moins une voix l’enquête sur les risques psycho-sociaux. Et oui… Un an déjà !

Et au bout d’un an ? Toujours rien !

Alors ? A quand une véritable prise en compte de la souffrance du personnel ?

 

 

BILAN SOCIAL 2016 : CE QU’IL AURAIT FALLU NOUS DIRE

BB CGTDans le Bulletin d’Information du Personnel n°37 de septembre/octobre, on nous présente le Bilan Social de la collectivité – qui a été étudié lors de la séance commune du Comité Technique / CHS CT du 21 juin 2016.

L’article du Bulletin d’Information du Personnel présente les choses sous un angle positif, mais notre analyse est légèrement différente. Elle porte sur une comparaison des chiffres, des rapports sur l’état de la collectivité au 31 décembre 2013 et 2015, chiffres communiqués par notre employeur au Comité Technique et au Comité d’Hygiène et de Sécurité et Conditions de Travail.

Elle a été réalisé par les représentants du personnel pour mesurer ‘’l’évolution négative’’ des services de la mairie (et du CCAS). C’est beaucoup de chiffres, mais c’est tout de même assez parlant…

 

LES EFFECTIFS : EMPLOIS PERMANENTS RÉMUNÉRÉS

Nature 2013 2015 Différences
Fonctionnaires permanents TC 1018 962 -56
Dont TP 28 28 0
Fonctionnaires permanents TNC 10 7 -3
Sous-total 1028 969 -59
Non titulaires 183 159 -24
Dont TP 0 0 0
Effectif global des permanents 1211 1128 -83

TP : temps partiel                  TNC : temps non complet

Une perte sèche de 83 postes sur 2 ans ! Postes qui n’ont pas été nécessairement supprimés au tableau des effectifs, mais gelés. Il est à noter que le rapport du médecin de prévention présenté lors de la séance commune du 21 juin 2016 fait état d’un nombre de plus de 200 agents stagiaires et titulaires en moins entre les chiffres déclarés en 2014 et ceux de 2015.

Encore une fois, il faut garder à l’esprit que ça, c’est juste le bilan de l’année 2015 : il y a fort à parier qu’en 2016, le mouvement s’accélère.

 

LA CARRIÈRE

Nature 2013 2015 Différences
Stagiaires titularisés 55 33 -22
Prolongations de stage 1 2 +1
Non titulaires nommés stagiaires 21 10 -11
Avancements de grade 111 62 -49
Avancements d’échelon 401 450 +49
Promotions 8 12 +4
Globalisation des actes 597 569 -28

Un bon point pour la promotion et les avancements d’échelon, mais qui n’est dû qu’à un simple effet mécanique : le Glissement Vieillesse Technicité et non pas à une volonté locale de promouvoir les agents. Pour le reste, nous sommes dans le négatif.

 

LES TRAVAILLEURS HANDICAPÉS

Mesure 2013 2015 Différences
En nombre 76 73 -3
En % 76×100/1211= 6,28 73×100/1128= 6,47 +0,19
Unités déductibles 0,11 0,22 +0,11

A priori, notre obligation en termes d’emploi de travailleurs handicapés est conforme (6% au minimum).

 

RÉMUNERATIONS BRUTES ANNUELLES TITULAIRES ET NON TITULAIRES

Personnel 2013 2015 Différences
Fonctionnaires

Rémunérations annuelles brutes

Dont primes et indemnités

Dont autres primes et indemnités, IHTS

Dont NBI

 

 

26 570 241

1 554 114

 

3 913 615

189 836

 

 

25 796 326

1 490 721

 

3 870 929

170 876

 

-773 915

 

Non titulaires

Rémunérations brutes annuelles

Dont primes et IHTS

 

 

3 563 258

634 014

 

 

3 136 103

697 039

 

 

-427 155

 

Emplois non permanents

Assistantes maternelles

Autres agents

Sous total

 

totaux

 

165 676

1 730 702

1 896 378

 

32 029 877

 

?

306 985

306 985

 

29 239 414

 

?

/

-1 589 393

 

–          2 790 463

 

Les 773 915 € de moins pour les stagiaires et titulaires sont la conséquence logique des suppressions ou gels de postes par dizaines, les moins 427 155 € pour les non titulaires correspondent aussi à des suppressions et ceci est encore plus vrai pour les emplois non permanents, avec une dépense minorée de 1 589 393 €. Que du négatif !

Ces totaux correspondent a priori aux rémunérations indiciaires et nous constatons une différence significative de l’ordre de -2 790 463 €, soit une diminution de 9,54%. Or, si nous prenons le total des dépenses en personnel des années 2013 et 2015, il s’avère que nous sommes passés de 46 994 558 € (2013) à 48 599 361 € (2015), alors pourquoi cette différence positive de 1 604 803 € qui correspond à une augmentation de 3,41% ?

Considérant que ces rapports d’activités ne sont pas accompagnés par des notes explicatives, nous avons cherché à comprendre ces écarts considérables et nous avons pu dégager quelques explications plausibles dues à des décisions locales ou nationales qu’il conviendrait de vérifier et d’ajuster : Une cotisation ASSEDIC (choix politique), le versement des Allocations Perte d’Emploi (APE) (choix politique), une augmentation des cotisations ‘’retraite’’ (mesure nationale), un Glissement Vieillesse Technicité, plusieurs congés spéciaux pour (choix politique), des réintégrations (choix politique), des emplois d’avenir (choix politique), régime complémentaire de protection sociale (mesure nationale)…

Il est à noter aussi que le montant des heures supplémentaires rémunérées est passé de 16 164,72 € en 2013 à 14 096,24 € en 2015, soit 9% de moins. Cela ne correspond pas à une diminution des heures supplémentaires effectuées…

Qui plus est avec une telle économie, comment justifier – par exemple – le fait de vouloir à toute force passer du CASC au CNAS, ce qui de l’aveu de monsieur le maire lui même ne constitue une économie que de soixante mille euros ?

LES ABSENCES

Base de calcul :

Pour 2013 : 365 (jours) x 1 211 (nombre d’agents permanents) = 442 015 jours

Pour 2015 : 365 (jours) x 1 128 (nombre d’agents permanents) = 411 720 jours

Soit une différence (théorique) de moins 30 295 jours travaillés, soit – 7,30% en 2 ans

 

Cause 2013 (jours) 2015 (jours) différences
Maladie ordinaire 20 083 (4,54%) 20 855,5 (5,06%) +772,5 j
Longue maladie/ Longue durée/ Grave maladie 8 398,5 (1,90%) 12 237 (2,97%) +3 838,5 j
Accident de travail imputable au service 6 410 (1,45%) 3 037 (0,74%) -3 373 j
Accident de travail imputable au trajet 1 390 (0,31%) 550 (0,13%° -840 j
Maladie professionnelle 1 581 (0,36%) 803 (0,20%) -778 j
Maternité/adoption 2 961 (0,67%) 3 377 (0,82%) +416 j
Paternité/adoption 99 (0,02%) 205 (0,05%) +106
Autres raisons 1 635 (0,37%) 1 259,5 (0,31%) -375,5 j
Totaux 38 364,5 (8,67%) 42 324 (10,28%) + 3 959,5 j

 Nous constatons une augmentation significative de plus de 10% des absences malgré une baisse des accidents du travail, des maladies professionnelles déclarées et d’autres raisons ( ?), due essentiellement aux absences pour maladie ordinaire, longue maladie, longue durée et grave maladie (nous sommes passés de 6,44% en 2013 à 8,09% en 2015. Mais aussi aux absences pour maternité et paternité, ce qui est plutôt positif (+522 jours). Par ailleurs, la maladie ordinaire, la maladie longue durée… constituent à elles seules plus de 70% du total des absences, plus précisément 74% en 2013 et 78% en 2015 5 (+4%) et ce malgré un nombre de jours travaillés inférieur de 7,30% entre ces deux années de référence.

Il serait judicieux de rapprocher ces chiffres à ceux des collectivités de même strate de la région parisienne, afin de pouvoir les comparer et de connaître la cause de ces absences, même si globalement nous étions en deçà de la moyenne nationale en 2013.

LE NOMBRE DE VISITES MEDICALES A LA DEMANDE DE L’AGENT

2013 2015
? 58

Il serait utile de connaitre le chiffre de 2013, en contactant si nécessaire les services de l’ex ACIST. Mais si le chiffre 2013 était égal à zéro, la situation serait très inquiétante. Pour rappel, les visites chez le médecin de prévention qui se font à la demande des agents, entrent dans le champ d’appréciation des Risques Psycho-Sociaux.

A quand, donc, le début de l’enquête sur les Risques Psycho Sociaux, votée à l’unanimité par le CHS CT le 15 mars 2016 ?

CHSCT Entrave

LA PRÉVENTION

  2013 2015
Nombre d’acmo 8 8
Autres 3 2
Dépenses 31 179 € 33 609 €

L’augmentation de la dépense est essentiellement due à la formation obligatoire des représentants du personnel au CHS CT (en juillet 2015) et ces mêmes représentants sont toujours dans l’attente d’une formation aux RPS (pourtant obligatoire).

Souffrance au Travail

LA PROTECTION SOCIALE COMPLÉMENTAIRE

Catégorie 20 13 20 15 Diffé rences
  Nombre Nombre Nombre
A 17 1 580 32 5 820,99 +15 +4 240,99
B 24 2 431 52 10 446,66 +28 +8 015,66
C 112 13 235 200 42 611,09 +88 +29 376,09
Totaux 153 17 246 284 58 878,74 +131 +41 632,74

 Il s’agit là des premiers effets de la mise en place des régimes complémentaires obligatoires en matière de protection sociale, est-ce que cette forme de privatisation du système de protection sociale est une bonne chose ? Cela reste à démontrer !

 

LA FORMATION

Catégorie Nombre de journées Nombre

ayant participé

d’agents

au moins 1j

diffé rences
  2013 2015 2013 2015 Jours Agents
A 988

Dont 39 DIF

531

Dont 38 DIF

215

Dont 15 DIF

124

Dont 11 DIF

-457

-86%

-91

-73%

B 847

Dont 48 DIF

481

Dont 28 DIF

217

Dont 12 DIF

128

Dont 8 DIF

-366

-76%

-89

-69%

C 2851

Dont 286 DIF

2020

Dont 247 DIF

814

Dont 46 DIF

530

Dont 38 DIF

-831

-41%

-284

-54%

Autres 10

0 DIF

30

Dont 3 DIF

6

0 DIF

10

Dont 2 DIF

+20

+200%

+4

+67%

Emploi cabinet 1 8 ? 1 +7

700%

?
Emplois d’avenir 11 52 ? 11 +41

+370%

?
Apprentis 706 742 ? 3 +36

+5%

?
Assistantes maternelles 2 0 ? 0 -2

-200%

?

Que ce soit en nombre de jours formation ou en nombre d’agents, la formation a été divisée par 2, voire 3 selon les catégories, seuls quelques chiffres à la marge (en nombre) restent positifs ou augmentent avec les emplois d’avenir, les emplois de cabinet et dans une moindre mesure les apprentis.

 

Coût de la formation (€)

Prestataire 2013 2015 différences En %
CNFPT obligatoire 258 711 263 619 +4 908 +1,90%
CNFPT hors cotisation 29 640 15 247 -14 213 -92%
Autres organismes 55 642 39 272 -16 370 -42%
Frais de déplacement 17 971 5 680 -12 291 -216%
Totaux 361 964 323 998 -37 966 -12%

Malgré une base plus forte qui majore la cotisation obligatoire au CNFPT de 1,90% due à une cotisation obligatoire qui est passée de 0,90 à 1%, le budget consacré à la formation accuse une perte globale de 12% marquée par une différence négative sur l’investissement en formation à tous les niveaux hors cotisation obligatoire. Le ratio en € des dépenses pour la formation des agents permanents rémunérés était de 299 € en 2013 et il est tombé à 287 € en 2015.

LES RÉUNIONS STATUTAIRES

Année Comité Technique CHS CT
2013 5 6
2015 3 3
Heures de décharge d’activités de service 2194 heures sur les 6000 autorisées 1939 heures sur les 6000 autorisées

Moins de CT, moins de CHS CT et moins de décharges d’activités ! Il est important de préciser que les comptes rendus sont rédigés et rendus aux membres des deux comités avec des semaines, voire des mois de retard et que notre employeur ne remplit absolument pas ses obligations en termes de restitution aux agents que nous sommes, d’où un flou sur les positions des uns et des autres. À ce titre, Monsieur le Préfet l’a rappelé à plusieurs reprises à ses obligations, en vain.

 

LES CONFLITS DU TRAVAIL

Année Nombre de jours de grève nationale  

National et local

 

Local

 

Totaux

2012 462 ? 94 556
2013 1043 182 284 1509
2014 1267 ? 335 1602
2015 937 ? 751 1688

 Il n’y a qu’à lire les chiffres et notamment les conflits locaux du travail pour l’année 2015 pour constater la situation ‘’tendue’’, qu’il conviendra de comparer avec 2017. A suivre…

Pour conclure, l’état de la collectivité est déplorable sur tous les plans : les effectifs, la rémunération, la formation, la santé physique et mentale des agents, la prévention, le dialogue social… Il n’existe pas un seul point positif et il est important de préciser que ces documents de données sur la situation de la mairie et du CCAS ne sont qu’une image au 31 décembre des années impaires.

Au quotidien, les deux comités ne reçoivent aucune réponse à leurs questions, préconisations… En dépit des obligations légales, des rappels à l’ordre du Préfet qui font suite à nos courriers ; aucun engagement n’est pris et les choses se font bon an mal an, sans concertation, avec un grand mépris pour les instances paritaires, y compris lorsque la majorité émet un avis défavorable sur un dossier ; la machine à broyer est en marche.

TOUT VA BIEN A VILLEJUIF…

Lundi 19 septembre se tenait en mairie la deuxième édition des désormais traditionnelles rencontres du maire et du personnel municipal pour la rentrée 2016.

On y a toujours pas appris grand chose, si ce n’est que « les travaux du batiment central de la mairie vont commencer » (il est bien temps) avec pour objectif de faire réintégrer les services régaliens (Etat Civil et Affaires Générales) à l’horizon de septembre 2017. Des problèmes de gouvernance que nous rencontrons avec la suppression des délégations de signature au Directeur Général des Services et de l’avancée de la réorganisation il n’a pas été question…

Et sinon …RIEN !

Pas de discours rassurant les agents sur leurs conditions de travail, aucune annonce de lignes directrices pour l’année 2017 leur permettant de savoir vers où ils doivent mener le service public, pas d’envolée pour les (re)motiver… Ah si, pardon : une anecdote footballistique du Maire recourant à la publicité pour redire que ce qui nous anime « c’est la passion » même si on ne porte pas tous le maillot de la même couleur… C’est chouette, non ?

Sinon une direction générale très discrète dans la salle pendant le discours. L’année dernière si ça n’allait pas c’était sa faute alors cette année… Pas folle la guêpe ! En plus difficile pour le Maire de faire porter la responsabilité à son directeur général qu’il a désavoué quelques mois plutôt mais chut ! Faut pas le dire on vous dit… On fait semblant.

Pas question non plus des rebondissements de la semaine dernière. Au moins avons nous pu constater que l’adjointe en charge des ressources humaines était, cette fois-ci, présente et a pris la parole – précisant au passage sa satisfaction d’avoir fait adhérer la ville (illégalement) au CNAS offrant ainsi aux agents la possibilité de s’endetter pour partir en vacances…

Au passage elle nous a appris aussi que les Risques Psycho Sociaux étaient « inévitables » dans un contexte de réorganisation – ce qui n’est pas du tout l’avis des organisations syndicales et est tout de même de fort mauvais augure… Si c’est inévitable, cela induit qu’il suffirait d’attendre que la réorganisation passe. Malheureusement, si nous sommes prêts à admettre que la situation est bien anxiogène par essence, ce n’est nullement une fatalité et que travailler à des méthodes qui permettent d’avancer en rendant les agents acteurs de cette réorganisation permettrait justement de circonscrire ce climat d’incertitude et d’angoisse.

Ah oui le conseiller de prévention obligatoire pour toutes les mairies depuis 2014 est en cours de recrutement. Depuis six mois. Et peut être même que ça va prendre encore un peu de temps…

L’intervention de certains agents à l’issue des prises de parole du maire et de son adjointe qui se plaignaient de n’avoir pas été suffisamment associés à la restructuration de leur secteur et n’avoir pas de lisibilité des objectifs politiques qui sous-tendent la réorganisation de celui-ci… Malheureusement, la réponse apportée par l’exécutif n’a pas beaucoup éclairé les auditeurs : « Le projet de direction et le projet de services ne sont pas encore finalisés »…

Les risques psycho sociaux ne sont jamais inévitables, et il est toujours possible de travailler dans la transparence et la construction collective, toujours enrichissante, à partir du moment où un exécutif peut donner des objectifs clairs.

Malheureusement, quand le projet politique semble se résumer à accompagner une augmentation de la population dont on ne nous dit pas grand chose en réduisant de façon drastique les moyens du services publics sans anticiper les conséquences que cela aura, sans dire ce qui se fera et ce qui ne se fera plus… Nous comprenons effectivement que cela semble inévitable…

Et puis, le maire nous a rappelé aussi qu’il regrettait que les organisations syndicales n’aient pas signé le protocole d’accord, le 15 décembre 2015… Bon. En fait, on le savait déjà et il serait temps de passer à autre chose, parce qu’un bébé conçu ce jour là serait déjà né ! Les organisations syndicales ne signeront jamais des conventions qui rognent sur le droit des agents et de leur représentants. Peut-être est-il temps de se mettre autour de la table pour travailler ensemble à l’amélioration des conditions de travail des agents. Et de reprendre les chantiers qui justement, permettant d’améliorer le quotidien des agents (stationnement, restauration, mutuelle, régime indemnitaire) et l’organisation du travail (gestion des carrières, procédures de reclassement) et ramèneraient un semblant de sérénité.

Souffrance au TravailEn attendant, les agents d’accueil de la mairie sont toujours dans une salle qui peine à accueillir deux personnes alors qu’elles sont censées être six… Les Affaires Générales se débattent dans 47 mètres carrés quand ils en auraient besoin du double. Certains membres de la direction générale ont toujours les yeux qui grattent. Les agents de l’Etat Civil manipulent sans machines des registres énormes qui sentent la suie… La police municipale n’a toujours pas de locaux. Bien sûr, il y a des annonces, des projets…

A quand les actes ?

Risques Psycho Sociaux – Le saviez-vous ?

Les RPS sont définis comme les risques pour la santé mentale, physique et sociale, engendrés par les conditions d’emploi et les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental. Le terme RPS désigne donc un ensemble de phénomènes affectant principalement la santé mentale mais aussi physique des travailleurs. Ils peuvent se manifester sous diverses formes : stress au travail mais aussi sentiment de mal-être ou de souffrance au travail, incivilités (du public ou entre collègues), agressions physiques ou verbales, violences, etc.

Il est important que vous puissiez signaler de mauvaises conditions de travail, par exemple au médecin du travail, ou aux représentants du personnel élus au CHSCT.

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Vous pouvez également nous contacter depuis votre boite mail : chsct@villejuif.fr