POURQUOI NOUS CONTINUONS A PARLER DU RIFSEEP ?

En décembre 2017, le RIFSEEP a été mis en place à la mairie de Villejuif. La CGT a dénoncé l’arrêté et l’a contesté devant le tribunal administratif parce que celui-ci n’était accompagné d’aucune grille permettant de savoir qui doit toucher combien, et aussi parce qu’à l’époque la concertation des syndicats n’avait pas eu lieu dans les règles. Notre dossier a été rejeté par le tribunal administratif, parce que le préjudice pour la mairie aurait été trop important, mais même le rapporteur public a reconnu que le dispositif n’était pas transparent.

Et quand on ne vous montre pas tout, c’est qu’on vous cache quelque chose.

Aujourd’hui, pratiquement tous les agents de la ville touchent l’IFSE. Mais quand cette prime a été mise en place, elle causait des baisses de salaire. Pour éviter cela, une prime compensatoire a été mise en place. Celle-ci a évité une baisse de salaire. Par contre elle fait perdre à chaque agent de la cotisation retraite ! D’où l’urgence à notre sens de remettre le RIFSEEP sur la table ! Et c’est une urgence : les fonctionnaires perdent déjà du pouvoir d’achat depuis 15 ans avec le gel du point d’indice, et leurs retraites sont particulièrement basses.

 

L’exigence de la CGT :

Renégocier le régime indemnitaire auprès de l’employeur !

Obtenir de l’Etat l’Augmentation du Point d’Indice !

 

ASSEMBLEE GENERALE : LE JEUDI  30 SEPTEMBRE 2021
de 13h30 à 17h, à la BOURSE DU TRAVAIL, 16 rue Jean Jaurès.


Pour rappel : Vous pouvez déposer une HIS par mois, en prévenant votre chef de service 3 jours à l’avance afin de participer. Il doit justifier un éventuel refus. Les HIS sont cumulables sur trois mois (vous pouvez donc poser 3 heures pour cette fois ci). Le temps de trajet n’est pas compris dans la durée de l’Heure d’Information Syndicale. (Article 6 du Décret n°85-397 du 3 avril 1985)

20210909 – Tract RIFSEEP

SOUFFRANCE A TOUS LES ÉTAGES : Ambiance délétère dans tous les services…

Et ça continue…

De nouvelles rumeurs circulent et les services sont en pleine désorganisation. Il faut dire : on aurait annoncé que le Directeur Général des Services s’en va, qu’il n’y aura pas de Conseil Municipal avant les élections (alors que nous sommes à la fin d’un exercice budgétaire)… Ca laisse présumer d’un joli désordre pour les mois à venir…

Ce qui a également  poussé la CGT à écrire une lettre ouverte au maire :

Monsieur le Maire,

Une nouvelle fois, nous sommes dans l’obligation de vous alerter quant à l’ambiance délétère qui règne au sein des services de la ville.

Des mails d’élus (qui démissionnent ou pas) diffusés à tous de manière intempestive, aux rumeurs concernant l’éventuel départ du Directeur Général des Services – relayées jusque dans les colonnes du Villejuif Notre Ville – qui suivent celles concernant une enquête de la Cour des Comptes dans les services, et celle qui veut qu’aucun conseil municipal ne soit prévu alors que nous arrivons à la fin d’un exercice budgétaire, nous ne pouvons que constater que celles-ci ont un effet néfaste sur le moral des agents, sur leur motivation et leur qualité de vie au travail.

À plusieurs reprises et depuis plusieurs années, nous avons dû vous faire part de ces inquiétudes, causées par une information (ou de fausses informations) diffusées via les réseaux sociaux.

A ces pratiques, viennent s’ajouter la profusion de « nouvelles » procédures qui sont mises en place au bon vouloir de certaines directions et s’appliquent sans passage préalable devant les représentants du personnel…

Ainsi, c’est par hasard que la Direction des Ressources Humaines apprend que la Direction de l’Education a mis en place une nouvelle procédure concernant les accidents de service ; c’est par hasard que les agents apprennent qu’il existe une nouvelle procédure quant à la consultation de leur dossier administratif ; c’est par hasard que les agents de la voirie apprennent les dernières modifications de leurs horaires de travail…

Ajoutez à cela que personne n’a encore  de visibilité quant à la façon dont est attribué le CIA, ou quand à celle dont est calculée l’IFSE…  Le tout nimbé dans une aura de secret : il est dit aux agents qu’ils ne doivent pas dire qu’ils le touchent, comme s’ils l’avaient volé…

Chacun se demande donc comment accomplir ses missions sans visibilité quant au but ni aux règles du jeu.

Aussi une nouvelle fois, nous vous exhortons à communiquer de façon précise, sincère, transparente et générale et à respecter les processus du dialogue social au sein de l’administration afin que chacun puisse retrouver son rôle et le sens de sa fonction.

Vous n’êtes pas sans savoir que vous avez, en tant qu’employeur, une responsabilité quant à la santé psychique des agents de la ville, conformément au décret 85-603 du 10 juin 1985 relatif à l‘hygiène et la sécurité du travail, ainsi qu’à la médecine professionnelle et préventive dans la fonction publique territoriale.

Article 2—1 : L’autorité territoriale est chargée de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous son autorité.

De plus vous êtes tenu de respecter les principes généraux de prévention de l’article L.4121-2 du code du travail.

Nous vous prions, monsieur le maire, de recevoir l’expression de notre considération.

PREAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE DECEMBRE ET DE JANVIER

Monsieur le Maire,

 La situation des agents de la ville continuant de se dégrader, nos organisations appellent une nouvelle fois à la grève.

Pas une semaine sans que nous n’apprenions une mise au placard, l’agression d’un agent, une sanction imméritée… La politique de répression qui fait de la sanction disciplinaire un « levier de management » et qui piétine le droit des agents se renforce et s’amplifie. L’effet sur un corps déjà meurtri par les Risques Psycho-Sociaux, fragilisé, est catastrophique.

Aussi, vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

 

  • Le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • Le subventionnement du CASC,
  • Une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • La suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • Une négociation sur la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents, celle-ci n’ayant jamais eu lieu avant le passage en comité technique,
  • Une meilleure participation à la restauration des agents,
  • Et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale, et le respect de la procédure disciplinaire.

 

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique.

 

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.
  • Le projet de réforme Delevoye et le passage à un système de retraite par points.
  • La suppression de l’observatoire de la pauvreté.
  • Le nouveau système de prise en charge de l’assurance chômage.

 

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour 0 à 24 h pour les journées du 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 décembre 2019 et du 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 Janvier 2020 inclus.

 

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos  salutations.

20191202 – Préavis Grève Décembre Janvier002

PREAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE SEPTEMBRE

Vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • le subventionnement du CASC,
  • une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • la suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

Nous n’avons pas été sans remarquer que la prise en charge d’une assurance prévoyance a été mise à l’ordre du jour du comité technique du 2 juillet, convoqué à nouveau le 29 août. Cette disposition n’a été négociée à aucun moment avec les organisations syndicales. Il est impératif, avant d’adopter le moindre dispositif, que cette négociation ait lieu, afin de trouver la solution qui permette au plus grand nombre d’agents de bénéficier de cette assurance. Elle ne pourra en aucun cas se tenir en comité technique sans négociation préalable. Le comité technique n’a pas été valablement consulté sur cette question.

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique.

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30 Septembre 2019 inclus.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

20190903 – Préavis de Grève Septembre001

RDV salarial du 2 juillet 2019 | Une nouvelle marque de surgelés est arrivée : Dussoptgel

Ci dessous, un article du site fonction publique.gouv

Donc, plus on parle de dialogue social, plus on évoque la dureté de nos conditions de travail et la difficulté à vivre avec un point d’indice qui n’a pas augmenté depuis plus de dix ans – ou si peu que c’est vraiment juste histoire de dire que ça a été fait – plus les conditions du démantèlement du service public se déploient.

Nos commentaires en rouge dans le texte…


Rendez-vous salarial 2019 : Olivier Dussopt souligne le respect des engagements pris par le Gouvernement et annonce des mesures nouvelles en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents publics

On peut se demander envers qui les engagements en question ont été pris… En tous cas, ils ne répondent pas aux besoins des fonctionnaires, puisqu’ils ne compensent pas l’écart entre la stagnation du point d’indice et la hausse du coût de la vie…

Dans le cadre de l’agenda social de la fonction publique, Monsieur Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès de Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, a présidé ce matin, le rendez-vous salarial en présence des neuf organisations syndicales de la fonction publique et des représentants des employeurs publics.
À cette occasion, Monsieur Olivier Dussopt a souligné le plein respect des engagements pris par le Gouvernement au bénéfice des agents publics ainsi que sa détermination à améliorer le pouvoir d’achat des agents publics ainsi que leurs conditions de travail, avec notamment :

  • Le déploiement d’une nouvelle phase du dispositif « Parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR) en 2020 : ce dispositif de revalorisation générale des grilles et des carrières des fonctionnaires des trois versants de la fonction publique entrera dans sa principale année d’application en 2020. Il représente un engagement financier de 850 M€ pour cette seule année et s’adressera en particulier aux nouveaux agents de la fonction publique, ainsi qu’à ceux qui entrent dans une troisième partie de carrière. Pour mémoire, au terme de ce processus de revalorisation historique, les agents bénéficieront d’un gain annuel moyen de 1 200€ en catégorie A, 800€ en catégorie B et 520€ en catégorie C.
    Certes, mais encore une fois, 520€ par an, ça ne représente pas une hausse équivalente à celle du coût de la vie… Et il faut aussi mettre cet « effort sans précédent » en corrélation avec le nombre de postes supprimés dans les trois fonctions publiques.
  • Parallèlement, afin de préserver le pouvoir d’achat des agents publics, sera reconduite la Garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA) au titre de l’année 2019, et à titre exceptionnel, pour la seule année 2020, sera réévaluée la compensation de l’indemnité compensatrice de la hausse de la CSG (IE-CSG) afin de tenir compte de la situation individuelle de certains agents publics.
    Encore faut il être éligible à  la GIPA ce qui est loin d’être le cas général. Et puis les primes, les indemnités, tout ça c’est bien joli mais ça n’entre pas dans le calcul de nos retraites : donc les petits cadeaux (imposables) dont on bénéficie on en perdra tout bénéfice quand on arrivera à l’âge de la retraite…
  • La reconnaissance accrue du mérite individuel et collectif pour les agents contractuels, avec la création d’un « bonus » pour les agents publics titulaires et contractuels :
    • Conformément aux engagements pris par le Gouvernement dans le cadre de la concertation relative à la refondation du contrat social avec les agents publics, le projet de loi de transformation de la fonction publique, qui sera examiné en commission mixte paritaire le 4 juillet prochain, prévoit l’extension de la prise en compte du mérite individuel et collectif aux agents contractuels.
    • Parallèlement, à la demande des employeurs territoriaux, des travaux seront engagés pour simplifier le RIFSEEP et favoriser son plein déploiement dans la fonction publique territoriale, notamment au bénéfice de l’ensemble de la filière technique dès 2020. Le texte sera examiné en CSFPT le 10 juillet prochain.
    • Au sein de l’État, un accompagnement méthodologique et financier spécifique sera mis en place pour déployer prioritairement ce nouveau bonus, modulé sur la base d’objectifs individuels et collectifs, au bénéfice des agents les moins primés et de leurs administrations. Dans les versants territorial et hospitalier, les dispositifs d’intéressement collectifs seront simplifiés et valorisés pour une entrée en vigueur en 2020. Dans la fonction publique territoriale le plafond de la prime d’intéressement collectif sera ainsi doublé (600€ contre 300€ aujourd’hui).
      La reconnaissance du mérite individuel et collectif pour les agents titulaires et contractuels ? On voit très bien ce que cela peut donner. Comme disent nos collègues de la fonction publique hospitalière : « Ceux qui touchent des primes au mérite, c’est ceux qui disent qu’il faut réduire le nombre de lits dans nos services. On les appelle de bons gestionnaires. Nous on a beau faire de l’heure sup, on touche pas ces primes làparce qu’on coûte déhà trop cher. »
      Quant au RIFSEEP et plus particulièrement le CIA, dit à Villejuif la prime copain-copain, tant qu’on ne sait pas qui la touche ni pourquoi, on ne peut que la contester…
  • Le respect des engagements pris au titre de l’accord du 30 novembre 2018 relative à l’égalité professionnelle dans la fonction publique, indépendamment de la généralisation des plans d’action Egalité professionnelle visant à réduire les écarts de rémunération :
    • Une mesure exceptionnelle de rattrapage indemnitaire sera mise en œuvre en 2020 au bénéfice des agents de la filière sociale interministérielle (assistants sociaux et conseillers techniques de service social) en cohérence avec leur positionnement en catégorie A ; cette revalorisation des plafonds indemnitaires bénéficiera également aux assistants socio-éducatifs et conseillers territoriaux socio-éducatifs dans le versant territorial.
    • Parallèlement, au sein de l’État, le CESU garde d’enfants sera revalorisé et étendu dans son champ d’application au bénéfice de plus de 30 000 agents, afin de mieux accompagner la parentalité.
      Sauf qu’à Villejuif, par exemple, les agents des écoles ne sont pas dans la filière sociale, mais dans la filière technique, et qu’aucune de ces mesures ne vient compenser la pénibilité de ces emplois, ou le fait qu’avec de petits salaires et des carrières plus souvent mises en pause – ce sont toujours majoritairement les femmes qui s’arrêtent pour s’occuper des enfants – c’est un sparadrap pour guérir une fracture…
  • Le doublement du plafond de l’indemnité temporaire de mobilité (20 000€) et l’extension du dispositif à la fonction publique territoriale afin de renforcer l’attractivité des emplois publics dans les territoires rencontrant des difficultés de recrutement. Les modalités de mise en œuvre de ce dispositif feront l’objet d’une concertation avec les organisations syndicales représentatives et les employeurs publics à la rentrée prochaine, pour une entrée en vigueur en 2020.
    On notera le délai… On sent bien que ça ne va être une mesure ni phare, ni efficace… Et puis c’est curieux ces difficultés de recrutement… Est-ce que tout simplement on ne pourra pas rendre les emplois de la fonction publique plus attractifs en évitant de les précariser ? Moins de CDD, plus de mises au stage…
  • L’amélioration concrète des conditions de travail avec le déploiement du « forfait mobilité durable », à hauteur de 200€ par an, pour encourager les mobilités alternatives (vélo, covoiturage, services de mobilité partagée), sous réserve de l’adoption du projet de loi d’orientation des mobilités en cours d’examen au Parlement, ainsi que la revalorisation du remboursement des frais de repas pour les agents publics en formation ou en mission, avec un barème fixé à 17,50€ contre 15,25€ aujourd’hui. Ces frais n’avaient pas été revalorisés depuis 2006. Ces deux dispositions seront déployées dans les trois versants de la fonction publique à compter du 1er janvier 2020.
    En quoi le fait de déployer un forfait mobilité durable – et bon, il était juste temps – améliore les conditions de travail ? Quant à la revalorisation des frais de repas pour les agents publics en mission… Ca ne remplace pas une dotation supplémentaires aux collectivités pour la prise en charge de la restauration de tous les agents…

Encore une fois, c’est pas dans la fonction publique que la théorie du ruissellement s’applique le mieux ou le plus. Et si on se résume les mesures c’est : moins de fonctionnaires puisqu’on peut embaucher plus facilement des CDD, des primes fantômes, des primes au mérite pour creuser les inégalités, et deux trois clopinettes pour noyer le poisson…


Communiqué CGT Fonction publique

RDV salarial du 2 juillet 2019 | Une nouvelle marque de surgelés est arrivée : Dussoptgel

A l’occasion de ce que seul le gouvernement peut appeler un « rendez-vous salarial », le secrétaire d’État a réussi l’exploit invraisemblable, dans un propos introductif d’environ une demi-heure, de ne pas prononcer une seule fois les mots de mesures générales ou de revalorisation du point d’indice !

Certes, quelques mesures comme celles concernant le remboursement des frais de repas lors des missions ou l’amélioration du dispositif du CESU (pour la Fonction publique de l’Etat) vont dans le bon sens. Mais, outre quelles sont insuffisantes, elles n’ont rien à voir avec les salaires proprement dit.

Le gouvernement a par ailleurs confirmé sa volonté de développer les dispositifs d’individualisation des rémunérations.

Sur l’essentiel, la confirmation du désaccord est donc totale et irréductible.
Avec FO, la FSU et Solidaires, la CGT a choisi de quitter la séance dès la fin des interventions générales puisqu’il n’y avait rien à négocier.

A l’évidence, l’ultra-libéral secrétaire d’État prépare le terrain pour une absence de toute mesure générale et prépare donc le gel de la valeur du point jusqu’en 2022, fin de la mandature actuelle.

Il s’agit bien là de dogmatisme puisque ce chantre de la loi du marché s’est montré incapable de répondre aux arguments de la CGT.

Il confirme ainsi le peu de cas qu’il fait des agents et de leurs représentants.
Mais il devrait faire attention car le légitime mécontentement des salariés grandit chaque jour.

Et la CGT, s’emploiera à l’amplifier encore et à faire converger les colères pour élever le rapport de forces et l’inscrire dans la durée, dans l’unité la plus large possible.

LA CASSE DES SERVICES PUBLICS ET DU STATUT,
LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ,
ON N’EN VEUT TOUJOURS PAS !

PRÉAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE JUILLET 2019

Monsieur le Maire,

 Vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

En dépit de votre engagement à faire de l’année 2019 « l’année du bien être au travail », vous persistez à ne pas prendre en compte la parole des agents et des représentants du personnel.

Bien qu’ayant reçu le 28 mai dernier les agents du service entretien des écoles vous démontrez dans les paroles, les écrits et les actes que vous ne souhaitez ni écouter ce que les agents vous disent, ni honorer les engagements que vous prenez devant eux.

Vous avez par ailleurs refusé d’entendre les revendications en matière d’embauche, de mise au stage et de remplacement des agents.

Il est inacceptable que vous adoptiez lorsque vous nous recevez une posture d’écoute, voire de compréhension, que vous nous souteniez que vous comprenez les problèmes que nous rencontrons dans les services, et que dans le même temps vous diffusiez par voie de courriers aux parents d’élèves ou dans la tribune du VNV de propos calomnieux qui remettent en cause tant le droit de grève que la probité et l’intégrité des agents de cette ville.

Vous vous êtes engagé lors de la rencontre du 24 mai à ce que les personnels de l’association qui vient en soutien des agents  arrivent plus tôt. C’est le seul engagement qui soit tenu, mais cela ne résout en rien la situation du service. Vous vous étiez également engagé à ce que des embauches soient réalisées pour l’école Simon Veil, il a été annoncé aux agents que ça ne serait pas le cas et qu’il serait fait appel au privé, tant pour le gardiennage que pour l’entretien de cette nouvelle école.

Nous ne pouvons l’accepter. Nous ne pouvons continuer de tolérer ce double langage, et votre refus répété d’infléchir la politique que vous appliquez au personnel de cette ville et qui s’appuie sur trois ressorts :

  • Pratiquer à tout coût, notamment celui de la santé de vos agents, une politique de non remplacement des départs en retraite et de précarisation des personnels ;
  • Soutenir votre Directeur Général dans son entreprise violente et répressive de brimades et de coercition dont les seuls buts sont d’éteindre toute contestation et d’inciter au départ ou au silence les agents qui ont consacré leur carrière à cette collectivité ;
  • Ignorer systématiquement toute expression du syndicat majoritaire au sein de votre personnel au prétexte que celui-ci vous déplaît, et ainsi refuser d’écouter les agents de la ville.

Le service entretien des écoles est loin d’être le seul à être impacté par cette politique. L’obsession de la réorganisation avec des dossiers incomplets au comité technique et sans concertation des équipes génère dans tous les secteurs un mal-être grandissant, qui se traduit par de multiples saisines de nos syndicats et par un nombre accru de demandes de sanctions disciplinaires.

Cette augmentation n’est pas la preuve que le « management » du Directeur Général des Services fonctionne bien : c’est le contraire !

Par une culture de la sanction, de l’opacité des procédures, de l’entre-soi, de l’inégalité de traitement et du double langage, la direction générale place les agents de cette ville en porte-à-faux vis-à-vis des usagers et de leurs missions et engendre un climat de défiance, d’insécurité qui sera néfaste sur le long terme tant pour l’organisation du travail que pour la santé des agents et ultimement pour la continuité du service public !

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • le subventionnement du CASC,
  • une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • la suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

Nous appelons les employés municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 Juillet 2019 inclus.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

20190621 – Préavis de Grève Juillet

OPACITÉ DU CIA !

Le CIA (Complément Indemnitaire Annuel) a déjà trouvé son petit nom autour des machines à café et dans les bureaux de la mairie de Villejuif : « La prime des copains », ou encore le « Complément Indemnitaire pour les Amis »…

C’est ce qui arrive quand les choses sont faites en secret, sans transparence, sans communication (ou alors avec des communications tellement contradictoires). Du coup, on est repassé à l’ambiance de guerre froide (pour ne pas dire de Mac Carthysme) en mairie. Les agents se saluent en rigolant : « tu l’as eu toi ? Moi j’ai aucune chance de l’avoir… Par contre, untel, lui, il l’a eu… »

Ce sera pas faute d’avoir prévenu : la CGT avait refusé de se prononcer sur le dossier du RIFSEEP en comité technique justement à cause de son opacité (impossible d’y comprendre qui toucherait combien en fonction de quoi dans le rapport) et s’était prononcée contre un CIA (qui est clairement une prime au mérite à la tête du client, la porte ouverte à toutes les discriminations) mais en faveur d’une augmentation plus conséquente de tous les agents de la ville… Le CIA, applicable seulement à partir de cette année, en était absent et nous n’avons eu à ce sujet aucun dialogue en Comité Technique… Le dossier n’a même pas été présenté. Comme d’habitude…

Bilan des opérations : alors que monsieur le maire a entamé l’année en nous expliquant que ce serait celle du bien être au travail, le Directeur Général des Services provoque l’ire des agents en se vantant du nombre de sanctions qu’il a infligé depuis son arrivée, et la Direction des Ressources Humaines distribue des ballotins sans avoir expliqué les critères d’attribution, ce qui génère une méfiance de la grande majorité des agents contre leur employeur et la minorité de collègues qui a été gratifiée…

Nous, on ne sait pas qui évalue le bénéfice de ce genre de méthodes, mais on trouve qu’il serait temps de se pencher sur la question : est-ce que c’est véritablement en récompensant seulement ceux qui, du coup, sont considérés par tous les autres comme les meilleurs lèche-bottes, qu’on obtient une meilleure efficacité du service public ?

Pas sûr…

PRÉAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE JUIN

Monsieur le Maire,

 Vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Après une semaine et demie de grève des agents de la restauration scolaire, hormis votre promesse d’une « audience » rapide, nous n’avons toujours reçu aucun signe de votre part de votre volonté de négocier. Pire, vous appelez les agents de la ville à suppléer bénévolement aux personnels en grève « par solidarité ».

Par l’emploi de cette méthode, vous affichez une nouvelle fois le mépris que vous portez aux agents, au dialogue social et au droit du travail. Tenter de casser la grève n’est pas l’attitude qu’il convient d’adopter, sauf si l’on cherche à s’afficher comme patron voyou.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

Ce mouvement résulte directement de votre refus répété d’infléchir la politique que vous appliquez au personnel de cette ville et qui s’appuie sur trois ressorts :

  • Pratiquer à tout coût, notamment celui de la santé de vos agents, une politique de non remplacement des départs en retraite et de précarisation des personnels ;
  • Soutenir votre Directeur Général dans son entreprise violente et répressive de brimades et de coercition dont les seuls buts sont d’éteindre toute contestation et d’inciter au départ ou au silence les agents qui ont consacré leur carrière à cette collectivité ;
  • Ignorer systématiquement toute expression du syndicat majoritaire au sein de votre personnel au prétexte que celui-ci vous déplaît, et ainsi refuser d’écouter les agents de la ville.

Après avoir supprimé le parking paysager pour les agents de la mairie centrale, et celui du Pôle Habitat et Cadre de vie (tous deux remplacés par des parcs de stationnement plus petits auxquels tout le monde n’a pas accès) ; avoir initié une série de réorganisations dans lesquelles certains sont rétrogradés, démis de leurs anciennes fonctions ;  avoir mis en place un CIA opaque et inégalitaire en totale opposition avec le principe d’égalité de traitement entre tous, vous vous adonnez au dialogue de sourd en nommant cette même administration au comité technique. En séance, désormais, les représentants du personnel sont menacés, insultés et invectivés.

Les agents de cette ville ne sont pas dupes. D’autant moins qu’ils se voient demander d’appliquer des méthodes invraisemblables pour s’auto-évaluer et améliorer leurs « performances » alors même qu’ils sont de moins en moins nombreux et que leur outil de travail est de plus en plus dégradé, ou que d’autres se voient  rétrogradés ou déménagés sur des postes d’un grade supérieur au leur, sans garantie de formation, sans garantie d’évolution de statut, avec le risque de se voir considérer en insuffisance professionnelle et évincés de la fonction publique !

Ces méthodes de management par la terreur et la menace sont caduques et ont fait la preuve de leur inefficacité : le service rendu à la population ne sera pas amélioré par ces biais ! Le professionnalisme des agents de Villejuif n’est pas à démontrer.

Et tandis que vous vous égarez dans une posture politique et managériale qui n’honore en rien votre fonction, les réalités de la fonction publique demeurent : le point d’indice reste gelé, le coût de la vie ne cesse d’augmenter, se loger est de plus en plus difficile pour les fonctionnaires comme pour le reste de la population et c’est bien aussi aux élus locaux de permettre que leur personnel, qui bien souvent sont aussi leurs administrés, puissent avoir accès à des solutions leur permettant de vivre.

Bien évidemment, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • La mise au stage des agents en CDI, un plan de titularisation de tous les agents sous CDD sur des postes « vacants »,
  • Le recrutement de contractuels pour remplacer tout fonctionnaire en congés (maladie, maternité, …)
  • l’augmentation des effectifs à la hauteur des besoins des usagers et afin de prévenir les risques de maladies professionnelles liées à une surcharge de travail ou de cadences insoutenables,
  • L’arrêt de l’intervention d’entreprises privées au sein des écoles,
  • Un RIFSEEP basé sur des critères objectifs mettant fin à l’opacité d’attribution des primes, le non-recours au CIA et l’augmentation globale de l’IFSE, tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une réorganisation des services avec l’implication des personnels et des élus représentants du personnel,
  • le subventionnement du CASC, sur des missions complémentaires à celles du CNAS,
  • une solution de stationnement pérenne pour une plus grande partie du personnel,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle tant que notre système d’assurance maladie est mis à mal,
  • la prise en charge partielle d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel, le retour de la parité dans les instances,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

Nous appelons les employés municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30 Juin 2019 inclus.

20190522 – Préavis de Grève Juin002

 

Suite à l’envoi de ce préavis, mercredi 22 mai à 15h17, monsieur le maire a proposé une rencontre aux secrétaires généraux CGT, pour le vendredi 24 mai à 17h, par un envoi de 16h23 (sur leurs boîtes pro pour être sûr qu’ils ne le recevraient pas tout de suite). 

BIEN EVIDEMMENT EN ATTENDANT LE RESULTAT DES NEGOCIATIONS, CE PREAVIS EST MAINTENU !