RIP ADP : décollage réussi !

18 jours après le lancement du référendum d’initiative partagée (RIP) contre la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris), près de 500 00 signatures ont été recueillies.
Pour que le référendum soit déclenché, il faut que 4 717 396 Français inscrits sur les listes électorales signent d’ici au 12 mars 2020 soit une moyenne de 17 000 soutiens par jour.
Ce lundi 1er juillet, le Conseil constitutionnel a dévoilé le chiffre de la participation depuis la mise en ligne du site Internet dédié, le 13 juin 2019.
Lancé il y a moins d’un mois, le RIP sur ADP a déjà récolté 10% des signatures attendues soit 466 000.
(pensez à vous munir d’une pièce d’identité)

POUR UN RÉFÉRENDUM !

Depuis quelques jours, le site pour le recueil des soutiens de la proposition de loi  visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris est ouvert : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-2

Attention, il faut s’armer de patience car le site plante de nombreuses fois et il faut recommencer les étapes à chaque fois avant de pouvoir valider son soutien. 

La CGT Aéroport de Paris est bien présente et active sur cette action qui permettra d’aller vers le référendum. Le recueil des soutiens n’est que la première étape. Il faut atteindre les 4 717 396 signatures pour lancer le référendum national.

Les territoriaux de Villejuif leur apportent tout leur soutien et leur souhaitent une belle réussite : si vous n’êtes pas encore allé soutenir cette initiative nous vous y invitons fortement  !

NE LAISSONS PAS NOTRE PATRIMOINE ETRE BRADE !

 

Loi Travail : le 1er cas de referendum d’entreprise confirme les critiques émises par la mobilisation

Aimeriez-vous qu’un collègue d’un autre service décide de votre temps de travail, de la manière dont vous serez rémunéré, et des contraintes qui vous seront imposées ? L’entreprise RTE (Réseau de Transport de l’Electricité) va être la première à utiliser le référendum créé par la loi Travail de Myriam El Khomri pour tenter de faire valider un accord en contournant l’opposition du syndicat majoritaire. Ce référendum est malheureusement la démonstration parfaite de la mise en opposition des salarié-es et de la fracturation du collectif de travail dénoncée lors de la mobilisation contre la loi Travail.

Le referendum s’adresse aux 4200 salarié-es de RTE alors que seuls les 2000 salarié-es de la maintenance sont concerné-es.

L’objectif de la direction est simple : instrumentaliser les ingés, cadres et agents de maîtrise pour remettre en cause les droits des équipes de maintenance. Ce referendum risque de fracturer le collectif de travail au détriment de la qualité du travail de l’équipe et sa productivité et fragilisera l’entreprise au long terme.

Refusées par la CGT car elles suppriment le volontariat qui prévalait jusque là pour les chantiers urgents organisés en dehors du temps de travail, les modifications vont remettre en cause la vie sociale et familiale des salarié-es de la maintenance et baisser leur salaire moyen. Elles vont mettre les managers et l’encadrement en première ligne, qui sera sommé d’imposer aux personnels de maintenance de travailler en dehors de leurs horaires, soirs et WE compris.

C’est donc la double peine pour les ingés, cadres et techs : instrumentalisés pour faire passer un accord refusé par les principaux concernés, et ensuite envoyés en première ligne pour contraindre les équipes à travailler en dehors de leur planning !

La CGT appelle les ingés, cadres et agents de maîtrise à refuser l’instrumentalisation et ne pas participer à ce referendum pour laisser la maintenance décider de ce qui la concerne !