CONGÉS BONIFIES

Toujours soucieux de supprimer ce qu’ils considèrent comme les avantages coûteux des fonctionnaires, Macron propose donc de réformer les congés bonifiés.

Ainsi il propose un congés d’un mois tous les 2 ans mais la suppression du mois de bonification. Sur la sur-rémunération, il propose tout simplement sa suppression !!!!

Non, vous ne rêvez pas !!! C’est bien la mort annoncée des congés bonifiés !!!!

Le gouvernement une fois de plus veut rogner les droits des salariés et plus particulièrement des fonctionnaires faisant fi au passage du passé coloniale de la France.

HOMMAGE

Les territoriaux de Villejuif appellent à un rassemblement en hommage à notre collègue,

Thierry HOLVECK

Rassemblement des Personnels

Le Mardi 28 Février 2017 à 12 h 30

Au gymnase Daniel FERY

26-32 rue François Billoux 94800 Villejuif

Une quête (centralisée par le service des sports) sera organisée pour contribuer aux obsèques de notre collègue.

AVEC THEO ET LES AUTRES VICTIMES

Rassemblement à Paris, samedi 18 février 2017, à 15h, place de la République.

A l’initiative des organisations suivantes : Cran, Ligue des droits de l’Homme, Mrap, SOS Racisme, CGT, l’UNEF et FSU

Les faits qui se sont produits à Aulnay-sous-Bois sont graves.

Le déni par les autorités policières, les déclarations racistes qui en ont suivi sont inacceptables. Inacceptables pour les premiers visés, qui supportent quotidiennement des contrôles dont chacun sait qu’ils n’ont qu’un très lointain rapport avec la réalité de la délinquance.

Inacceptables pour toutes celles et ceux qui souhaitent bénéficier d’une police respectueuse des personnes et de leurs droits, garante des libertés et de la sécurité publique.

Inacceptables, enfin, pour la police elle-même, dont l’honneur est entaché par ces comportements.

Lorsque des agents ayant autorité outrepassent leurs droits et violent ceux des autres, ils menacent le pacte républicain qu’ils sont chargés de défendre.

Les faits qui se sont déroulés à Aulnay sont d’une exceptionnelle gravité. Mais ils sont loin d’être isolés. Il est temps d’y porter un coup d’arrêt, temps de réaliser qu’au-delà des faits incriminés, c’est l’ordre public lui-même qui est mis en cause, et, avec lui, la sécurité de toutes et tous.

Nous rappelons avec force que la loi puise sa force dans le fait qu’elle vaut pour tous et que la République n’a d’avenir que dans le respect de sa devise.

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui ont à cœur les valeurs d’humanité, toutes celles et ceux qui veulent opposer l’égalité et la fraternité au racisme et au mépris social, toutes celles et ceux qui jugent urgent de rétablir la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre, à organiser des rassemblements largement unitaires de solidarité et de protestation le samedi 18 février 2017, en soutien à Théo, contre des dérives policières auxquelles il faut porter un coup d’arrêt.

Nous appelons le gouvernement à prendre la mesure de la gravité des événements et à prendre en compte les propositions portées par la société civile en matière de lutte contre le racisme et de sécurité publique.

MOBILISATION AUX COTES DES PERSONNELS DE SANTE

L’Union départementale CGT du Val-de-Marne appelle les salarié-e-s à soutenir et à participer à la mobilisation des personnels de Santé, du Médico-social, du Social, le 8 novembre à l’appel de CGT, FO, SUD.

Usagers comme personnels nous sommes tous concernés !

Complétant la loi Bachelot qui a créé les ARS (Agences Régionales de Santé), la loi Touraine entend imposer la « mutualisation » de 850 hôpitaux publics en 135 GHT (Groupements Hospitaliers de  Territoire), dans la continuité des exigences du Capital et de l’Europe.

L’hôpital et ses personnels sont attaqués de toute part. En six ans, ces deux lois ont dévoilé leur objectif : détruire le système hospitalier français.

Ce qui entraine :

1. L’abandon de la proximité des soins pour les patients, la suppression de 16 000 lits et 22 000 postes,  des conditions de travail fortement dégradées, une pénibilité accrue, des burn-out en série, des suicides de soignants. Tous les secteurs de la Protection Sociale sont concernés ; les centres de Sécurité Sociale continuent de fermer ;

2. Les déserts médicaux s’étendent en Ile de France et entraînent obligatoirement une dégradation de la qualité des soins, de la qualité des services rendus aux usagers. Le PLFSS 2017 (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) vient d’être voté en première lecture au Parlement. Le gouvernement veut faire de nouvelles coupes budgétaires à hauteur de 4 Milliards d’euros. C’est totalement irresponsable au regard de la situation dans tous les domaines de la Santé et de la Protection Sociale. La population va être une nouvelle fois victime des choix du gouvernement qui se détourne de ses obligations en matière de Santé et de Protection Sociale. La baisse et l’éloignement du service rendu à la population, que ce soit en termes de proximité et de qualité des soins, aura un impact direct sur la possibilité de se soigner.

La branche retraites est prévue en excédent et pourtant il n’y a aucune revalorisation des pensions !

L’UD CGT du Val-de-Marne appelle à participer à la mobilisation en Ile-de-France à l’appel de CGT, FO, SUD :

  • Contre le maintien des coupes budgétaires du PLFSS 2017 issues des directives européennes ;
  • Pour des moyens budgétaires à la hauteur des besoins pour toutes les branches de la Sécurité Sociale ;
  • Pour l’abrogation des lois HPST (Bachelot) et Santé (Touraine) ;
  • Pour l’arrêt des fermetures de lits d’hôpitaux et des suppressions de postes ;
  • Pour des moyens (personnels, établissements, …) permettant la satisfaction des besoins de toute la population.

LE CORTEGE PARTIRA A 10 h DE MONTPARNASSE POUR REJOINDRE LE MINISTERE A 11 h.

14, avenue Duquenne, métro Ecole Militaire

ou l’ensemble des secteurs de la santé, du médico-social et les acteurs de la protection sociale participent à un rassemblement.

Etat d'Urgence Sociale

Journée d’actions revendicatives

Les organisations syndicales CGT, FO et SOLIDAIRES de la Fonction publique estiment que, si la négociation salariale qu’elles réclament depuis plusieurs années est bien confirmée pour le mois de février, elle ne se présente pas dans de bonnes conditions.

En effet, en faisant adopter une loi de finances et une loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2016 avec quasiment aucune marge de manoeuvre pour une augmentation générale des traitements, le gouvernement annonce la couleur : la politique d’austérité continue…. et ce n’est pas la nôtre ! De surcroît, les déclarations se multiplient sur les difficultés de la relance, une croissance toujours en berne, qui laissent très mal augurer de ce rendez-vous salarial.

S’ajoutent à cela, la poursuite à une vitesse effrénée et sans réelle négociation, de nombreuses réformes (collèges, territoriales, santé…) qui, si elles sont mises en oeuvres, vont avoir de nouveaux et graves impacts négatifs sur le service public rendu aux citoyens et aggraver encore les conditions de travail des personnels.

Enfin, de nombreux secteurs de la Fonction publique, pourtant essentiels au progrès social et à la population, restent confrontés à des sous effectifs absolument insupportables.

C’est pourquoi, les organisations syndicales CGT, FO et SOLIDAIRES -appellent d’ores et déjà à faire de la journée du 26 janvier 2016, un temps fort de mobilisation, par la grève et les manifestations pour :
- une significative augmentation de la valeur du point d’indice, prenant en compte l’inflation subie depuis plusieurs années et, en particulier, depuis 2010,
- des mesures générales permettant de compenser les pertes de pouvoir d’achat,
- le développement de l’emploi public statutaire par des créations nettes, dans les très nombreux secteurs qui en ont besoin,
- des moyens financiers à la hauteur des besoins de service public,
- la défense d’un service public de proximité garant de la cohésion sociale.
Les organisations syndicales signataires se rencontreront le 5 janvier 2016 pour préciser les modalités de cette journée d’action.

Elles appellent d’ores et déjà les agents à se rassembler unitairement afin de construire les conditions de réussite de cette journée, résolument inscrite dans un processus de lutte.

Paris, le 18 décembre 2015

26 JANVIER 2016 : TOUS EN GREVE !

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Depuis le temps qu’on attendait que le point d’indice soit remis en débat, c’est le moment où jamais de donner de la voix et de porter haut nos exigences, pour un service public de qualité, contre les baisses de dotation de l’état et pour une revalorisation du point d’indice qui compensera les 15% de perte de pouvoir d’achat subis depuis 2000…

Pourquoi nous n’avons pas signé le protocole d’accord ?

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Malgré plusieurs échanges entre les personnels et l’employeur, vous, personnels réunis en assemblée générale le 8 décembre 2015, avez voté contre la signature de ce protocole, et pour cause :

Ce protocole ne permet pas aux agents de s’acquitter de leurs missions de service public dans des conditions satisfaisantes. Pire, il nous semble valider la remise en cause de ce service.

Voici les points majeurs de désaccords, qui permettront à ceux qui n’ont pu être présents lors de cette assemblée générale, d’en comprendre les raisons.

Qui plus est, force est de constater que ce protocole brosse sous le tapis la réalité du conflit, la réalité de la souffrance des agents et la piètre qualité du service qu’ils peuvent rendre dans des conditions de travail sans cesse plus précaires : effectifs réduits à une peau de chagrin, matériel manquant…

Vous trouverez donc des extraits du protocole qui devait être signé, et à la suite, nos explications. Vous détiendrez ainsi les arguments vous permettant d’expliquer à ceux qui s’interrogent, les raisons du maintien du mouvement.


Mais avant d’entamer l’explication de texte, les organisations syndicales tiennent à féliciter chacun d’entre vous de son courage face aux pressions diverses, de sa dignité et soulignent de la richesse des échanges et l’attachement à un service public de qualité à Villejuif. Le mouvement n’est pas fini ! le mouvement continue !!!


EXPLICATION DE TEXTE !

Rappel : Le protocole d’accord a pour but de mettre fin au conflit sur des engagements mutuels. Ainsi l’employeur s’engage sur des éléments négociés, le personnel s’engage lui, à cesser le mouvement social. Les engagements doivent donc être sans ambiguïté.

Nous demandions pour titre : Protocole d’accord de fin de conflit, suite au mouvement social débuté le 8 octobre 2015 

Avec le Rappel du contexte : Les agents sont épuisés, usés par le manque de moyens, dans un contexte sans organisation administrative claire dans lequel il est leur est demandé de fournir la même qualité de service public. La baisse importante des budgets alloués au service amplifie le sentiment de la dégradation des conditions de travail des agents.

Le Préambule de Monsieur le Maire propose :

« Il est convenu qu’il est impératif de repartir sur de nouvelles bases qui fixent de manière factuelle et dans la durée, les conditions d’un dialogue social apaisé qui doit se vivre au quotidien, avec des rencontres, mais aussi et surtout, dans le respect des instances paritaires, garantes d’échanges constructifs et de décisions, pour le moins comprises et pour le mieux partagées. »

Monsieur le Maire insiste sur le dialogue social. Il veut faire croire que ce conflit n’existe qu’entre lui et les organisations syndicales. Rappelons que le dialogue social est inscrit expressément dans le statut de chacune des trois fonctions publiques selon deux modalités : les organismes paritaires comme les commissions administratives paritaires, les Comités techniques paritaires, les Comités d’hygiène et de sécurité, les Conseils supérieurs de chacune des fonctions publiques.

Mais dans le cas d’espèce :

1°/ la question relative au respect des organismes paritaires, donc du dialogue social n’était qu’une des revendications. Il y avait toutes les autres, tout aussi importantes.

2°/ le conflit dépassait bien les organisations syndicales. Ce sont les agents qui ont souhaité se faire entendre, faire entendre leur ras-le-bol. Ce sont les agents qui parlent par la voix des organisations syndicales qu’ils ont élus, et qui leur rendent des comptes. Et donc doivent respecter la volonté des agents sans cesse sollicitée.

 « Ce protocole d’accord vise à clarifier la situation actuelle et à sceller des engagements à venir à travers des axes de travail et la concrétisation d’accords locaux dans le respect des règles nationales ».

Nos revendications étant très claires, le protocole n’a pas pour objet de clarifier la situation mais d’y mettre fin sur la base de négociations.

« Il fixe un échéancier pour chaque dossier afin d’arriver, au cour de la mandature, à démontrer qu’il est possible de réformer intelligemment tout en faisant profiter, au nom de l’intérêt général, d’avancées sociales pour l’ensemble des personnels de la mairie et du CCAS »,

Un échéancier fixe des échéances or nous n’avons que des périodes de début de chantier. Il n’y a pas d’échéances programmées et c’est bien là le risque de ne pas voir d’aboutissement. Par ailleurs, cette phrase nous annonce bien qu’il s’agit d’une réforme que la municipalité souhaite mener avec intelligence, en donnant de soi-disant avancées sociales au personnel, au nom de l’intérêt général !

Voyons ensemble les avancées sociales proposées :

« Le remplacement des agents qui quittent la collectivité (retraite, mutation, etc…) devra être chaque fois examiné en fonction du besoin pour assurer les missions à accomplir, de l’organisation du travail du service, il ne sera donc pas systématique ».

Dans 95 % des cas (sauf CDD qui ait sur une mission spécifique et dans une durée car répondant à un besoin ponctuel), le poste est justifié, le besoin existe sauf à penser que des agents occuperaient des emplois fictifs

Quid des agents manquants actuellement, dont l’absence crée des conditions de travail particulièrement difficiles pour les collègues présents ? Si une réponse est apportée pour les agents d’entretien à partir de 2 absents (cela est totalement acceptable si c’est occasionnel), qu’en est-il pour les autres services ?

« À ce titre, les agents recrutés en contrat à durée déterminée sur des postes vacants, permanents et durables, si leur manière de servir est satisfaisante, en fonction des évaluations, se verront examiner la possibilité d’être mis au stage.

L’employeur nous explique dans ce paragraphe, que si le poste est maintenu car nécessaire dans la durée, qu’il est vacant, que le contractuel donne satisfaction, il se donne la possibilité d’examiner une mise au stage.  Alors que toutes les conditions seraient remplies, il faudrait encore que ce soit juste une possibilité examinée ? Comment ? A la tête du client ?

« La carrière des agents : les avancements d’échelon, de grade, de promotion, se feront au temps minimal pour la majeure partie des cas , puis médian ou maximal en fonction de l’évaluation de l’année écoulée »

Serait-ce une avancée sociale dans l’intérêt général ? Et bien non, toujours pas ! Actuellement, les textes au sein de la mairie de Villejuif impliquent l’avancement à minima, sauf en cas de sanction ou de rapport. Signer ce protocole signifiait donner accord pour que l’avancement et la promotion se fassent dès cette année à la tête du client ! Et en tous cas moins bien que par le passé.

CASC

« Il est rappelé l’engagement qu’il y ait continuité de prestations d’activités sociales et culturelles pour les agents ; ceci sans rupture calendaire. La convention du CASC est prolongée jusqu’au 31 aout 2016, sur la base des négociations ayant eu lieu avec les représentants du CASC et l’adjointe au Maire chargée des ressources Humaines. Cette période permettra d’examiner les différentes offres avec les différents représentants en garantissant le meilleur accompagnement auprès des agents.

Serait-ce une avancée sociale dans l’intérêt général, que Monsieur le Maire nous accorde là, en s’engageant à ce qu’il y ait continuité de prestations d’activités sociales ? Encore raté, c’est la loi !

De quelles différentes offres parlent monsieur le Maire ? Nous ne sommes pas sans savoir que début novembre 2015, à un mois de la fin de l’avenant, le CNAS a surgi comme un diable sortit de sa boîte dans les négociations qui avaient cours avec le conseil d’administration du CASC depuis juin 2015. Nous avions déjà répondu à toutes vos exigences de diminution de la subvention, des heures de délégation et donné accord pour une convention de 2 ans au lieu de 3 ans. Ainsi, non seulement notre employeur veut administrer nos loisirs et culture, mais en plus nous devrions accepter avec le sourire cette prolongation de 8 mois au lieu de deux ans ! Et encore parce qu’ils ne pouvaient faire autrement eu égard aux engagements financiers pour l’année suivante déjà pris par le CASC. Celui-ci aurait pu se prévaloir en cas de non subvention, alors que les négociations duraient depuis 1,5 ans, d’un préjudice financier qu’il aurait pu réclamer devant un tribunal.

Le protocole fixe par ailleurs des groupes de travail, des périodes de début de travail, mais aucune de fin prévisionnelle. En cela rien de factuel dans la durée. Hormis celle de la durée du mandat dans le préambule.

Or, à titre d’exemples, quand il s’agit :

  • De souffrance au travail, les correctifs à apporter sont immédiats, car chaque mois qui passe fait son lot de victimes,
  • De régime indemnitaire : la réflexion doit s’achever au plus tard fin 2016 pour que les dépenses soient budgétisées sur l’année 2017, et que nous en voyons enfin le fruit sur nos salaires. Nous rappelons que la demande de travail de vos représentants syndicaux sur ce point remonte au 7 mai 2014 (1ère rencontre avec MLM). Depuis aucune somme n’a été budgétisée en 2015, et qu’aucune ne l’est pour 2016.
  • Le stationnement qui est une véritable problématique au quotidien pour les agents et qui grève leur budget de 140 € mensuel. Notre demande immédiate et provisoire en attendant de travailler à trouver une solution équitable pour le plus grand nombre, est d’identifier par un macaron ou autre les véhicules personnels des agents territoriaux afin de prévenir la verbalisation de la police municipale. Donc l’échéance du premier trimestre 2016 pour travailler à identifier par l’instance réunissant 12 directeurs, moins de 50 personnes qui seraient autorisées (selon quels critères ?) à se stationner sur le parking paysager, nous paraît être un déni des difficultés rencontrées par les agents.

Ainsi, le personnel a dit NON, le personnel souhaite le maintien de ce qui existe en termes de déroulé de carrière, de remplacement d’agent, de CASC… et ne pas revenir en arrière.

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10 Décembre 2015 : Rassemblement

Le 10 décembre 2015 au soir, les agents de la municipalité étaient devant la médiathèque en compagnie des Villejuifois, des directeurs d’écoles, des enseignants. Nous étions près de deux cent cinquante à avoir fait le déplacement malgré le froid et nous avons entendu les messages de soutien des syndicats d’enseignants, des associations de parents d’élèves, des directeurs d’école, le témoignage d’une agent des crèches qui a résumé les raisons de la colère du personnel : pas moyen de travailler correctement sans les effectifs et les moyens qui vont avec.

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Ci dessous, l’allocution prononcée par Vincent Ginsburger-Vogel (UGICT).

Chers collègues, Amis Villejuifois,

Nous sommes devant la mairie ce soir parce que le mouvement des agents territoriaux de Villejuif continue. Nadia vous a expliqué les raisons de notre colère. Nous n’avons pas obtenu satisfaction. Le protocole d’accord qui nous a été soumis se contente du minimum patronal (et celui du privé en plus).

Notre mécontentement est fondé et légitime. Si nous sommes en mouvement ce soir, ce n’est pas parce que nous sommes manipulés par quelque parti politique que ce soit.Nous avons commencé notre mouvement social le 8 octobre dernier et suspendu le 8 décembre. Et nous sommes furieux du peu d’écoute dont notre employeur, celui qui prétendait lors de sa campagne « Plus rien ne se décidera sans vous » a fait preuve depuis qu’il a été porté à la tête de la municipalité.

Nous déplorons le spectacle que donne sa majorité fragmentée qui fait tourner en girouette les agents. Un jour c’est noir, le lendemain c’est blanc sans compter au passage toutes les couleurs de l’arc en ciel. En poésie, c’est peut-être très joli, mais pour l’administration d’une collectivité, c’est un cauchemar.Nous n’en pouvons plus de la carence de projet global que ce fonctionnement à quatre têtes induit depuis maintenant bientôt deux ans. Nous avons le sentiment que plus rien n’avance, voire que tout recule.

Avons-nous été entendus ? Non.

Quand la seule réponse du maire dans la presse à notre refus de signer le protocole d’accord, c’est de prétendre que nous sommes manipulés par les communistes, nous pouvons désespérer : Il n’a rien compris ! Il n’a pas écouté ! Ce sont les agents qui décident, et ils disent « non », Monsieur le Maire, cela ne se négocie pas à quelque uns sur un bout de table, les agents ont voté, c’est ça la démocratie !

Alors nous allons continuer. Point par point. Nous allons reprendre le dialogue avec des gens qui ne veulent pas nous entendre,qui font semblant de ne pas comprendre. Qui ont décidé une fois pour toute que nous étions les pantins de leurs adversaires politiques. Qui pensent que nous mentons.Qui sont pétris de préjugés sur les fonctionnaires.Qui pensent que nous inventons la souffrance des agents. Oui, nous allons le faire.

Mais en attendant, nous donnerons à voir. Pas à notre employeur, qui nous méprise par principe quoi qu’il en dise. Mais à la population de Villejuif avec qui nous sommes ce soir, et à qui nous devons un service public de qualité. Alors nous suspendons la grève pour ne pas les pénaliser de cette carence de l’exécutif.

C’est pour Villejuif et ses Villejuifois que les politiques d’austérité, les restrictions budgétaires, la baisse des dotations de l’état et l’arrivée de la métropole vont être les plus dures. Elles nient les besoins des habitants de cette ville et leur désir de participer à l’administration de leur quotidien.

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Ensemble, avec les usagers des services, avec les Villejuifois, nous pourrons progresser et à terme, ramener le maire et ses adjoints à des positions plus raisonnables pour notre service public.

Le mouvement n’est pas mort, le mouvement continue. Nous informons les Villejuifois en diffusant des tracts. Nous allons poursuivre les actions et d’ores et déjà nous vous proposons de nous réunir pour manifester notre colère et notre ras-le-bol de ne pas être entendu devant la salle du Conseil Municipal le mercredi 16 décembre à partir de 19h00.

On lâche rien. On lâche personne.

On ne lâche pas le service public !

On ne lâche pas les Villejuifois !

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La presse en a parlé : 94Citoyens

S’il le faut, on le chantera…

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que nous avons eu le sentiment de le pas être entendu lors des divers rassemblements et manifestations que nous avons organisé depuis le 8 octobre 2015. Nous sommes maintenant deux mois plus tard, et malgré une timide tentative de négociation de la part de notre employeur.

Aussi nous espérons que pour le Conseil Municipal, juste avant Noël, les élus seront un peu plus disposés à nous entendre…

Qui sait ? C’est de saison de croire au Père Noël…