LE STATUT SERA PROGRESSIVEMENT CONTOURNE…

Ci dessous un article de la Gazette des communes à lire absolument : la mise en garde de l’artisan du statut de la fonction publique sur ce qui nous attend.
 
Les camarades, il va être temps de commencer à mettre un peu de sous de côté chaque mois pour se préparer à de grands mouvements de grève. Ce n’est pas le tout de réclamer la proclamation de la grève générale, il va aussi falloir que nous nous mettions en condition de l’assumer…
 
Le statut de la fonction publique nous défend, nous permet d’exercer nos missions, et garantit le principe républicain d’égalité à la fois entre nous et pour les usagers. Si nous le laissons disparaître, toute la dynamique engagée depuis près d’un siècle sera remise en cause – pas seulement les acquis de 81, ni même ceux de 36, parce que les conquis de cette époque n’auraient pas été possibles sans les mouvements qui les ont précédés et qui, eux, n’avaient pas nécessairement abouti…
 
La mairie de Villejuif, en 2017 c’était déjà 20% de contractuels. Nos carrières sont au point mort. La politique RH est tellement opaque – avancements de grade, promotions interne – qu’on croirait qu’elle a été élaborée avec du plomb… Nous souffrons d’une gestion saturniste du personnel… Parce que d’ores et déjà, les règles du statut sont en train d’être contournées.
 
Cette bataille est essentielle.
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Le gouvernement a officiellement lancé le 1er février une réforme de la fonction publique dont la traduction législative devrait intervenir dans le courant de l’année 2019. « Une énième », disent les plus expérimentés, comme pour se rassurer. Les plus inquiets pensent que ce nouveau coup de semonce pourrait avoir des conséquences dramatiques pour les services publics.

Les quatre chantiers soumis à concertation (dialogue social, contractuels, rémunération et évolution de carrière) font l’unanimité syndicale contre eux. Sans parler de la méthode, qui cristallise les mécontentements…

Le XXIe siècle devrait être « l’âge d’or du service public ».

Toujours combatif, Anicet Le Pors, ancien ministre communiste de la Fonction publique et des réformes administratives (1981-1983) du gouvernement Mauroy, pense toutefois que le président de la République, « aussi habile soit-il », et comme ses prédécesseurs, « échouera » dans son entreprise de démantèlement. En politique, bien des choses peuvent se passer… L’homme reste optimiste !
Et n’hésite pas à rappeler que le statut a toujours été l’objet d’attaques, frontales comme souterraines. « La fonction publique territoriale a subi, à elle seule, 84 modifications ! » Plus que le statut, ce sont les principes et les valeurs le sous-tendant qui sont les plus importantes, explique Anicet Le Pors. Pour l’ancien ministre, le XXIe siècle devrait être « l’âge d’or du service public ».

Comment voyez-vous la réflexion actuelle sur la fonction publique ?

Emmanuel Macron est un homme du libéralisme, de l’économie de marché. Il est d’une hostilité totale envers tout ce qui apparaît comme réglementation statutaire des salariés. Sa norme sociale de référence est celle qu’il a définie par la réforme du code du travail : le contrat individuel conclu entre un salarié et un patron. Il pense qu’elle devrait devenir la référence générale pour le salariat, aussi bien dans le public que dans le privé.

Dans le champ des personnels à statut, il a vu qu’il y avait des terrains inégalement difficiles. Et a choisi de commencer sa croisade anti-statutaire par les cheminots car l’entreprise publique était vulnérable sur le plan juridique (1) et ses effectifs ne dépassent pas 140 000 agents. Il pouvait aussi s’appuyer sur la dégradation du service public des chemins de fer. Si le verrou statutaire des cheminots saute, la voie sera ouverte pour s’attaquer à tous les autres statuts, et parachever ce qui a déjà été fait pour d’autres comme à Air France, La Poste, EDF et France Télécom. Avant le gros morceau, qui est le statut de la fonction publique avec 5,5 millions d’agents, soit 20 % de la population active.

Emmanuel Macron mène sa croisade de manière intelligente, progressive, insidieuse.

Emmanuel Macron mène sa croisade de manière intelligente, progressive, insidieuse. Il avait indiqué la voie en jugeant le statut de la fonction publique « inapproprié », puis a qualifié les personnels à statut d’« insiders », c’est-à-dire de nantis, de privilégiés…

Le 13 octobre dernier, Edouard Philippe a lancé l’affaire en écrivant à ses ministres que l’Etat serait amené à abandonner des missions ou à les transférer au privé. A ce moment a été décidée la constitution de CAP22 qui est un leurre, car constitué pour rendre les conclusions que le gouvernement attend. Nous sommes bien dans le paradigme de l’entreprise privée.

Le statut de la fonction publique est-il en danger ?

Avec le recours accru aux contractuels, les plans de départs volontaires, la rémunération au mérite, etc., Edouard Philippe a dit l’essentiel le 1er février. Le comité CAP 22 va faire de la surenchère. Ce qui permettra au gouvernement de revenir plus ou moins à ses propositions de départ.

Olivier Dussopt (2) peut ainsi dire aujourd’hui que le gouvernement ne supprimera pas le statut. Je n’ai d’ailleurs jamais pensé qu’ils allaient le faire dans l’immédiat. Ils ont en tête un schéma du genre fonction publique allemande avec ses 700 000 fonctionnaires, alors que la population est plus nombreuse. Tous les autres agents publics sont dans des conventions collectives.

Le risque est d’abîmer notre conception du service public au profit d’une société de marché généralisé.

Pour atteindre cet objectif, le statut serait progressivement contourné et mis en extinction, tout en favorisant le recrutement de contractuels, au détriment des fonctionnaires. Le risque est d’abîmer notre conception du service public au profit d’une société de marché généralisé.

Bon nombre de présidents de la République et de gouvernements ont voulu réformer la fonction publique. Pensez-vous que, cette fois, la démarche ira à son terme ?

Macron veut supprimer 120 000 postes. Mais, sauf à courir un grand risque politique, il buttera sur le minimum de moyens à concéder pour garantir la cohésion sociale et une satisfaction minimale des besoins sociaux incompressibles.

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Et puis il y aura nécessairement une prise de conscience populaire d’une démarche contraire à l’intérêt général. Il est habile – comme le montrent la réforme du code du travail et celle du statut des cheminots – et il va vite, mais je pense qu’il mesure mal la place prise dans la culture républicaine de notre pays par le service public et la fonction publique.

Comme ses prédécesseurs qui ont prétendu recourir au contrat contre la loi, comme Nicolas Sarkozy en 2008 qui en appelait sur ce même terrain à une « révolution culturelle » dans la fonction publique, il échouera. Les cartes ne sont pas toutes du même côté… Et il y a toujours des imprévus en politique.

Faut-il décrocher les trois versants de la fonction publique ?

L’architecture du statut a été conçue sur la base d’un équilibre entre deux principes constitutionnels : l’unité de la République et la libre administration des collectivités. Un étatisme dominant, et Bercy gérerait les collectivités ; une balkanisation, et la différenciation et la hiérarchisation des fonctions publiques l’emporteraient. Dans les deux cas, la FPT serait perdante. Il est normal que la place du curseur entre unité et diversité fasse débat. Il prolonge l’affrontement ancien entre Jacobins et Girondins. Sa solution peut varier dans le temps.

Ma conviction est que si la FPT est, à l’évidence, la cible principale des adversaires du statut, elle est aussi une promesse d’enrichissement pour toute la fonction publique en raison de sa proximité avec les besoins, de la grande diversité de ses activités, de la relative autonomie de sa gestion, de sa recherche permanente d’adéquation entre objectifs et moyens, de sa relation humaine avec l’usager. A cet égard, le statut confère aux élus territoriaux une sécurité juridique, mais aussi une responsabilité dans l’application fine de l’Etat de droit.

La  FPT estla cible principale des adversaires du statut ; elle est aussi une promesse d’enrichissement pour toute la fonction publique

La question n’est donc pas de savoir si le statut doit évoluer. S’il ne le faisait pas en fonction de l’évolution des besoins, des technologies et du contexte national et mondial, il se scléroserait et finirait par disparaître. Mais son évolution ne saurait s’inscrire dans la perspective bornée d’un libéralisme regardé comme un horizon indépassable. Nous sommes au contraire dans un monde d’interdépendances, d’interconnexions, de coopérations et de solidarité qui se concentrent, en France, dans une idée enracinée dans notre histoire et notre culture : le service public. Là est la modernité.

RIFSEEP : NE NOUS LAISSONS PAS ABUSER !

Contrairement aux informations véhiculées à dessein par la direction générale  toutes les primes et indemnités que nous percevons sont parfaitement légales et absolument pas abrogées.

Les régimes indemnitaires adoptés par le conseil municipal et le conseil d’administration du CCAS en 2014 sont conformes aux textes.

Le RIFSEEP est un moyen de modifier les régimes indemnitaires actuels lorsque tous les décrets d’application seront parus pour l’ensemble des cadres d’emploi ce qui n’est pas le cas pour le moment. Il n’est pas trop tôt pour y travailler, il est trop tôt pour le mettre en place.

Le principe de libre administration permet à chaque collectivité si elle souhaite ou non de mettre en place un régime indemnitaire (RI), ce qui est le cas à Villejuif depuis de nombreuses années. De fait le RIFSEEP n’est en aucun cas obligatoire.

La seule information véridique est qu’une amélioration des régimes indemnitaires devra dorénavant est élaborée selon les principes édictés par le RIFSEEP, jusqu’à la prochaine modification des textes en la matière.

Nous ne sommes en aucun cas pris par le temps et les collectivités mettent en moyenne une bonne année pour collecter toutes les informations, et construire les outils pour sa mise en œuvre (profils de poste, grilles d’évaluations, etc…)

Cette soudaine volonté « de valorisation des métiers à la reconnaissance des agents », alors que le maire s’y est engagé depuis 2015, n’est que de la poudre aux yeux. Le but inavoué est probablement de régulariser des situations « particulières » qui auraient été générées par de nouvelles embauches (membres de la direction générale, et certains Directeurs) basées sur des régimes indemnitaires qui ne seraient pas conformes à la délibération de février 2014.

À ce propos, le trésorier aurait demandé la régularisation de ces anomalies dans des délais contraints, d’où cet empressement. Nous n’avons pas eu connaissance du (ou des) tableau(x) dressé(s) par le trésorier (ou la DRH) à ce sujet et nous ne connaissons pas les agents concernés par cette demande. Le préfet exigerait du Maire la mise en application du nouveau dispositif de RI, le RIFSEEP, toujours pour des raisons de mise en conformité avec la règlementation. Pourtant le contrôle de l’égalité avait validé la délibération de Février 2014 établissant notre RI actuel. Comment pourrait-il être devenu non conforme aujourd’hui ?

C’est pourquoi nous demandons à être reçu rapidement par le Préfet pour qu’il éclaire la situation et nous confirme ses demandes !

Le Maire prend comme prétexte la situation des 10 agents qui ont subi une ponction, voire une suppression totale de leur régime indemnitaire, et ont des arrêtés d’attribution conformes à la délibération de 2014.

Pour mémoire, un juge a tranché, en aout 2017, la situation d’un de ces agents en demandant le rétablissement de son régime indemnitaire en août dernier, pour les autres… l’avenir nous le dira rapidement.

Le RIFSEEP ne contribue nullement à simplifier ou à rationaliser un système. C’est une possibilité lorsqu’il est bien pensé et réfléchi. Mais à Villejuif, ce sera surtout un moyen d’octroyer au cas par cas un régime indemnitaire spécifique à la « tête du client ».

La carrière dans la Fonction Publique repose sur la progression par les avancements d’échelon, de grades et les promotions. Le régime indemnitaire ne génère qu’à la marge des droits à le retraite (RAFP) et en cas de mutation, on part avec son grade, pas avec son RI.

À ce sujet, il serait salutaire pour chacun d’entre nous que le régime indemnitaire soit au moins égal à 20% de notre traitement indiciaire, afin de nous permettre de cotiser à 100% pour la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique).

Les agents de la catégorie C ne doivent se faire aucune illusion, ils ne recevront que quelques euros, le plus gros sera distribué à d’autres.

Le Maire annonce qu’une enveloppe de 200 000€ serait versée pour compenser l’augmentation de la CSG – soit entre 17 et 100€ par mois de moins sur nos fiches de paie à partir de janvier 2018. Si vous faites le calcul le compte n’y est pas, 200 000€ pour 1300 agents ça donne 12,80€ par mois. Par contre, il refuse de compenser, alors qu’il le peut, la journée de carence qui sera mise en application des janvier 2018.

Le RIFSEEP est aussi un formidable moyen de monter les uns contre les autres. Si l’IFSE peut se définir selon des critères identifiables, le CIA sera plus opaque et les décideurs administratifs trouveront toujours une bonne raison pour prendre la plus grosse part, parce que l’évaluation des agents se fait de haut en bas et pas de bas en haut !

Le Conseil Municipal et le conseil d’administration du CCAS doivent définir en amont les grandes lignes et négocier avec les représentants du personnel : maintien à minima des régimes individuels antérieurs sur la part IFSE, pendant une maladie ordinaire, une maladie de longue durée, un congé maternité… Quels sont leurs avis sur ces questions essentielles ?

Ne nous laissons pas berner : il y a tout le temps pour le RIFSEEP ! D’autant plus que les syndicats demandent la revalorisation des régimes indemnitaires depuis 2015 ! Nous ne sommes plus à un an près ! Et quelles contreparties vont être exigées de notre employeur pour cette injection de fonds supplémentaires qui ne compense ni la hausse de la CSG, ni la perte de niveau de vie engendrée par le gel du point d’indice depuis sept ans ? Un petit indice : les notes sur les congés et les autorisations d’absence ont été retirées de l’intranet

En ce qui nous concerne, nous ne signerons aucun chèque en blanc à l’employeur !

Nous demandons un meilleur traitement, pas l’aumône ni la dégradation de nos conditions de vie et de travail que nous subissons depuis trois ans !

MACRON AGGRAVE LES ATTAQUES CONTRE NOS SALAIRES, NOS RETRAITES, NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

LE 10 OCTOBRE 2017 IL Y A URGENCE

 

Pendant la campagne présidentielle, Macron l’annonçait, tous les salariés, publics, privés, retraités verraient leur pouvoir d’achat augmenter. Force est de constater que, pour les fonctionnaires, encore une fois, le compte n’y est pas, bien au contraire !

Jamais aucune profession n’avait été autant méprisée par trois présidents successifs qui ont gelé durablement la valeur du point d’indice (élément central de la rémunération des agents de la Fonction publique) et ainsi organisé la baisse du pouvoir d’achat des agents publics et assimilés.

Alors que Macron prévoit de s’attaquer aux régimes particuliers de retraite, la CGT alerte sur les conséquences du blocage des salaires qui impacte le montant des pensions entrainant une mise en péril de la CNRACL (Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales).

 

1 – GEL DU POINT D’INDICE

Depuis 2000, les très faibles augmentations de la valeur du point d’indice, puis son gel sur les 7 dernières années, ont provoqué une chute du pouvoir d’achat des fonctionnaires de 14 % (et ce malgré une aumône de 0,6 % en juillet 2016 puis en février 2017 après une mobilisation importante des agents de la Fonction publique).

Cela représente :

➜Pour un agent de catégorie C percevant 1200 €/mois : 168 € de perte mensuelle ;

➜Pour un agent de catégorie B percevant 1500 €/mois : 210 € de perte mensuelle ;

➜Pour un agent de catégorie A percevant 2000 €/mois : 280 € de perte mensuelle.

Pour le reste de l’année 2017 et pour 2018 le gouvernement annonce sa volonté de geler encore la valeur du point d’indice.

La CGT revendique un dégel du point d’indice avec mesures de rattrapages des pertes depuis 2000.

 

2 – POINT D’INDICE DIFFÉRENCIÉ

Macron prétend vouloir augmenter la valeur du point d’indice pour certains fonctionnaires et pas pour d’autres, notamment les fonctionnaires territoriaux. La réalité, c’est qu’avec cette déconnection des territoriaux du Statut général des fonctionnaires, Macron permettrait ainsi aux collectivités de fixer « arbitrairement » les rémunérations des agents et de mettre en place des « statuts locaux », tout cela ouvrant la porte au salaire à la « gueule du client » et à une vague de privatisations.

Dans sa continuité des attaques contre l’héritage de 1945, Macron le privatiseur veut tordre le cou au Statut général des fonctionnaires, seul garant aujourd’hui de l’existence d’un service public égalitaire sur tout le territoire auprès de tous les usagers.

La CGT revendique un statut unifié des fonctionnaires — notamment en renforçant le titre 1 avec le maintien d’une grille indiciaire nationale pour toute la Fonction publique — étendant à tous les agents les meilleurs garanties et droits afin de mettre fin aux disparités entre les 3 versants.

 

3 – Augmentation de la CSG de 1,7 point

Le gouvernement Macron-Philippe a annoncé, parallèlement aux ordonnances contre le Code du travail, le remplacement de la cotisation salariale d’assurance maladie (0,75 % pour

les salariés du privé) et d’assurance chômage (2,4 %) par une augmentation de 1,7 point du taux de la CSG pour tous ceux qui en sont redevables.

Dès le 1er janvier 2018, avec ce nouveau prélèvement sur nos salaires, la réduction de notre traitement indiciaire va se situer entre 17 et 100 € par mois. Seule cette partie salariale compte pour le calcul de nos retraites et cette ponction va impacter le montant déjà faible des pensions.

La compensation prévue par le gouvernement est tout simplement injuste : il prévoit de remplacer cette perte par une prime, versée aux seuls fonctionnaires en poste au 31 décembre 2017 — tant pis pour les nouveaux —, prime qui, bien entendu, ne rentrera pas dans le calcul des retraites. En plus, ce dispositif serait dégressif au fur et à mesure de l’avancée dans la carrière… Bref, encore une perte sèche pour les fonctionnaires qui sont déjà largement impactés dans leur niveau de vie.

La CGT a toujours rejeté l’étatisation des recettes de santé au détriment du salaire différé et refuse donc non seulement l’impôt CSG, mais encore plus son augmentation. À présent,

Macron entend augmenter la CSG pour l’affecter aux collectivités afin de compenser la suppression de la taxe d’habitation !

 

4 – Jour de carence

Cette lubie inventée par Sarkozy et reprise par Macron est un non-sens. Le traitement (salaire) d’un fonctionnaire est lié à son grade et n’est aucunement lié aux aléas de sa production. Cette notion n’a aucun sens dans la convention qui fonde le Statut du fonctionnaire depuis 1946. Concernant un salarié du privé, c’est différent puisque le système de rémunération est fondé sur sa production de richesses et quand il est absent il est censé ne pas produire.

Donc, à poste non pourvu, salaire non versé. Mais, dans plus de 80 % des cas, ce sont les employeurs qui prennent en charge ces 3 jours de carence, car c’est prévu dans la convention collective.

Donc, si véritablement le gouvernement souhaitait l’équité, il supprimerait tout simplement ce jour de carence pour tous.

C’est d’ailleurs ce que la CGT revendique.

 

5 – PPCR et RIFSEEP

Une des 10 raisons pour lesquelles la CGT a refusé de signer l’accord PPCR est que la refonte des grilles, faussement présentée comme favorable, avait une mise en place trop étalée dans le temps (allongement des carrières) : elle risquait donc d’être remise en cause, voire être ajournée par le gouvernement suivant… et, là encore, la CGT avait raison puisque le gouvernement prévoit de retarder l’évolution des grilles et donc de retarder l’augmentation des rémunérations des fonctionnaires liées à ces grilles.

Le RIFSEEP pour sa part induit une mise en concurrence des fonctionnaires et va à l’encontre des valeurs du service public en tentant d’induire une notion de rentabilité là où ce qui primait était la responsabilité individuelle et collective, ainsi que l’intérêt général !

La CGT revendique :

➜De véritables améliorations de carrières pour tous, à l’opposé des mesures du protocole PPCR imposé par le gouvernement ;

➜La mise en place de grilles indiciaires qui permettent une évolution de carrière sur au moins deux grades ;

➜Une évolution de rémunération de 1 à 2 sur un même grade avec un salaire minimum à 1 800 € en début de carrière pour la catégorie C.

 

 

6 – FORMATION PROFESSIONNELLE

Le gouvernement Hollande a baissé la cotisation du CNFPT qui est l’établissement national dédié à la formation professionnelle pour tous les agents territoriaux. Cette cotisation, calculée sur la masse salariale, est une partie de notre salaire. En baissant cette cotisation, la faisant passer de 1 % à 0,9 %, le gouvernement vole les agents territoriaux sur leur droit à la formation professionnelle.

La CGT revendique

➜Immédiatement le rétablissement de la cotisation à 1 % ;

➜Dans un second temps son accroissement à 3 % afin que tous les agents de la FPT puissent bénéficier d’une offre de formation de qualité tout au long de leur vie professionnelle ;

➜Le maintien des formations en présentiel et non devant un ordinateur. D’ÊTRE

 

MACRON VEUT LIVRER LES AGENTS ET LES SERVICES PUBLICS À LA CONCURRENCE ET DÉMANTELER NOS GARANTIES COLLECTIVES, COMME IL L’A FAIT DANS LE PRIVÉ AVEC LES ORDONNANCES CONTRE LE CODE DU TRAVAIL !

 

C’est pourquoi, à la suite des 12 et 21 septembre, les fonctionnaires et salariés du secteur public (établissements publics, Offices de l’habitat, services de l’eau…) sont appelés à faire grève et à manifester le 10 octobre 2017.

Rendez-vous à 12 h au local syndical (21 rue Sévin) pour déjeuner et échanger ensemble (amenez vos sandwiches), puis partir ensemble pour un départ vers la manifestation à 13h.

Manifestation à 14h, au départ de Bastille, direction Nation.

ASSEMBLEE GENERALE DE RENTREE

Engagement électoral 2014 :

« Vos conditions de travail vont s’améliorer, et plus rien ne se décidera  sans vous » !

Trois ans après…

 

La dégradation de nos conditions de travail s’amplifie. Ne nous ne leurrons pas, l’objectif visé est bien de démotiver les agents, de les écœurer de leur travail pour qu’ils partent. Dans notre dos, nous sommes tous ciblés comme des agents incompétents et médiocres et dénoncés comme appartenant à une prétendue couleur politique. Nous vivons au quotidien dans un climat social empreint de menaces, de craintes, de peurs et d’intimidations. La baisse de la masse salariale à tout prix est l’ultime but recherché par notre employeur.

 

Et cela passe par : La suppression camouflée de postes (on ne remplace pas les départs) ; la baisse conséquente des budgets des services ; le manque de matériels et d’équipements professionnels ; des services sinistrés laissés pour compte ; l’annualisation du temps de travail de certains métiers ; la réorganisation administrative et mal orchestrée ; des regroupements de services absurdes (Retraités et Finances ensemble rue Jean Jaurès) ; une baisse de la qualité du service public, et des usagers mécontents auprès des agents ; la confusion des rôles, des directives administratives floues ; un démantèlement du lien social qui favorisait la rencontre et l’échange entre agents (suppression des subventions au CASC, de la soirée du personnel et de l’arbre de noël des enfants,…) ; un passage en force au RIFSEEP…

Une nouvelle année scolaire commence. Le personnel n’en peut plus, il est épuisé, fragilisé et démotivé et les organisations syndicales attaquées. Les représentants du personnel sommés de se taire, ont été pris pour cible (liste noire, amputations de salaires, arrêt des déroulés de carrières, mises au placard, déclassement professionnel…).

Un désintérêt flagrant de l’employeur pour son personnel, pour le service public, pour les habitants et la Ville

 

Allons-nous laisser faire ?

                                                                                                                                                     

Assemblée Générale du personnel

Jeudi 7 Septembre – 14h – Local Syndical – 21, rue Sévin

 

ENSEMBLE, FAISONS ENTENDRE NOS VOIX !

Gel du point d’indice : la CGT dénonce l’austérité annoncée

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La CGT Fonction publique a aussitôt réagi à la publication de l’audit de la Cour des comptes sur les finances publiques, « dont le côté tristement prévisible le dispute à l’engagement partial et subjectif ! » La Cour des comptes, résume la CGT fonction publique, préconise le « gel de la valeur du point d’indice, la suppression du supplément familial de traitement, deux départs à la retraite sur trois non remplacés, la baisse du nombre de promotions et freins aux déroulements de carrière, l’augmentation différenciée de la valeur du point entre les versants… » En revanche, la Cour des comptes ne s’interroge pas sur le coût exorbitant du CICE – 20 milliards d’euros par an – « qui depuis sa mise en place en 2013 a permis au chômage de s’accroitre d’un demi million de privés d’emploi supplémentaires ! »
Ces préconisations étaient tout de suite suivies, dans les médias, dès hier soir, de l’annonce par Gérald Darmanin, ministre des comptes publics, du gel de la valeur du point d’indice jusqu’en 2018 ! « Le ministre est plus prompt à aller sur les plateaux de télévision qu’à informer les syndicats représentatifs ! »
Sur le fond, déplore la CGT Fonction publique, une austérité accrue est bel et bien à l’ordre du jour.

C’est pourquoi la CGT Fonction publique appelle à s’emparer de la Journée d’action interprofessionnelle du 12 septembre prochain pour élever le nécessaire rapport de forces, obtenir des avancées sociales et s’opposer aux reculs en tout genre !

Montreuil, le vendredi 30 juin 2017

L’égalité entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique : assez de paroles, passons aux actes

Le 1er juillet 2016, le 1er Ministre a missionné la députée Mme Descamps-Crosnier sur l’inégalité de rémunération entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique.

 La CGT Fonction publique ne cesse de dénoncer ces inégalités, de porter des revendications pour atteindre l’égalité notamment salariale entre les femmes et les hommes. Les employeurs publics doivent être exemplaires en la matière.

 La CGT Fonction publique a rencontré Mme Descamps-Crosnier en septembre afin de lui apporter ses propositions et ses analyses sur le sujet. La CGT a porté de nombreuses revendications notamment concernant la mise en œuvre du protocole d’accord de 2013 relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique, signé par toutes les organisations syndicales représentatives et par les employeurs publics.

 Nous avons rappelé l’importance de mettre en place des mesures pour faire appliquer la loi «  à travail de valeur égal, salaire égal ». Il s’agit de supprimer les écarts salariaux entre les filières à prédominance féminine et masculine. En effet, les emplois à prédominance féminine sont sous valorisés y compris à qualifications et diplômes égaux.

 Ce gouvernement a, depuis 2013, la possibilité d’appliquer et de décliner des mesures qui font consensus, il ne l’a pas fait !

Durant ces quatre années, les bilans annuels dans la Fonction publique attestent de la persistance des inégalités, et pourtant aucun plan d’action réel et concret n’a été mis en place.

 Aujourd’hui, le rapport de la députée Mme Descamps-Crosnier confirme bien les graves inégalités qui persistent dans la Fonction publique. Une cinquantaine de recommandations seraient préconisées.

 Nous doutons fort qu’en fin de mandat, ces recommandations soient suivies de faits, d’autant que ce rapport est prêt depuis fin décembre et n’est rendu public qu’aujourd’hui.

Lors de la Journée Internationale pour la Lutte des Droits des femmes, nous aurions préféré avoir des annonces fortes et concrètes pour enrayer ces inégalités.

Nous n’acceptons plus les effets d’annonces et d’affichages.

Quels que soit les résultats des élections politiques, la CGT Fonction publique, en recherchant l’unité syndicale, continuera de porter haut et fort ses légitimes exigences que ce soit en matière salariale, de retraite, de promotion, d’accès aux emplois supérieurs …