PREAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE DECEMBRE ET DE JANVIER

Monsieur le Maire,

 La situation des agents de la ville continuant de se dégrader, nos organisations appellent une nouvelle fois à la grève.

Pas une semaine sans que nous n’apprenions une mise au placard, l’agression d’un agent, une sanction imméritée… La politique de répression qui fait de la sanction disciplinaire un « levier de management » et qui piétine le droit des agents se renforce et s’amplifie. L’effet sur un corps déjà meurtri par les Risques Psycho-Sociaux, fragilisé, est catastrophique.

Aussi, vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

 

  • Le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • Le subventionnement du CASC,
  • Une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • La suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • Une négociation sur la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents, celle-ci n’ayant jamais eu lieu avant le passage en comité technique,
  • Une meilleure participation à la restauration des agents,
  • Et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale, et le respect de la procédure disciplinaire.

 

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique.

 

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.
  • Le projet de réforme Delevoye et le passage à un système de retraite par points.
  • La suppression de l’observatoire de la pauvreté.
  • Le nouveau système de prise en charge de l’assurance chômage.

 

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour 0 à 24 h pour les journées du 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 décembre 2019 et du 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 Janvier 2020 inclus.

 

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos  salutations.

20191202 – Préavis Grève Décembre Janvier002

PRÉAVIS DE GREVE POUR LES MOIS DE NOVEMBRE ET DECEMBRE

La situation des agents de la ville continuant de se dégrader malgré nos alertes répétées, nos organisations appellent une nouvelle fois à la grève.

Pas une semaine sans que nous n’apprenions une mise au placard, l’agression d’un agent, une sanction imméritée… La politique de répression qui fait de la sanction disciplinaire un « levier de management » et qui piétine le droit des agents se renforce et s’amplifie. Et c’est sans parler des injonctions contradictoires, des réorganisations non concertées et non validées pas le comité technique… L’effet sur un corps déjà meurtri par les Risques Psycho-Sociaux, fragilisé, est catastrophique.

Les alertes des représentants du personnel au CHS CT sur ces thématiques sont systématiquement ignorées.

Aussi, vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • Le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • Le subventionnement du CASC,
  • Une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • La suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • Une négociation sur la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents, celle-ci n’ayant jamais eu lieu avant le passage en comité technique,
  • Une meilleure participation à la restauration des agents,
  • Et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale, et le respect de la procédure disciplinaire.

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique, de la Réforme des Retraites et de la Réforme de l’Assurance Chômage.

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.
  • Le passage à un système de retraite par points.
  • La suppression de l’observatoire de la pauvreté.
  • Le nouveau système de prise en charge de l’assurance chômage.

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées du 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30 Novembre et 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 décembre 2019 inclus..

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

 

20191023 – preavis de greve 5 dec 19 au 5 janv 20

20191104 – Préavis Novembre Décembre

 

PRÉAVIS DE GREVE

La situation des agents de la ville continuant de se dégrader, nos organisation appellent une nouvelle fois à la grève.

Pas une semaine sans que nous n’apprenions une mise au placard, l’agression d’un agent, une sanction imméritée… La politique de répression qui fait de la sanction disciplinaire un « levier de management » et qui piétine le droit des agents se renforce et s’amplifie. L’effet sur un corps déjà meurtri par les Risques Psycho-Sociaux, fragilisé, est catastrophique.

Aussi, vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • Le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • Le subventionnement du CASC,
  • Une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • La suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • Une négociation sur la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents, celle-ci n’ayant jamais eu lieu avant le passage en comité technique,
  • Une meilleure participation à la restauration des agents,
  • Et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale, et le respect de la procédure disciplinaire.

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique.

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 Octobre 2019 inclus.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

 

20190930 – Préavis de Grève Octobre

PRÉAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE JUILLET 2019

Monsieur le Maire,

 Vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

En dépit de votre engagement à faire de l’année 2019 « l’année du bien être au travail », vous persistez à ne pas prendre en compte la parole des agents et des représentants du personnel.

Bien qu’ayant reçu le 28 mai dernier les agents du service entretien des écoles vous démontrez dans les paroles, les écrits et les actes que vous ne souhaitez ni écouter ce que les agents vous disent, ni honorer les engagements que vous prenez devant eux.

Vous avez par ailleurs refusé d’entendre les revendications en matière d’embauche, de mise au stage et de remplacement des agents.

Il est inacceptable que vous adoptiez lorsque vous nous recevez une posture d’écoute, voire de compréhension, que vous nous souteniez que vous comprenez les problèmes que nous rencontrons dans les services, et que dans le même temps vous diffusiez par voie de courriers aux parents d’élèves ou dans la tribune du VNV de propos calomnieux qui remettent en cause tant le droit de grève que la probité et l’intégrité des agents de cette ville.

Vous vous êtes engagé lors de la rencontre du 24 mai à ce que les personnels de l’association qui vient en soutien des agents  arrivent plus tôt. C’est le seul engagement qui soit tenu, mais cela ne résout en rien la situation du service. Vous vous étiez également engagé à ce que des embauches soient réalisées pour l’école Simon Veil, il a été annoncé aux agents que ça ne serait pas le cas et qu’il serait fait appel au privé, tant pour le gardiennage que pour l’entretien de cette nouvelle école.

Nous ne pouvons l’accepter. Nous ne pouvons continuer de tolérer ce double langage, et votre refus répété d’infléchir la politique que vous appliquez au personnel de cette ville et qui s’appuie sur trois ressorts :

  • Pratiquer à tout coût, notamment celui de la santé de vos agents, une politique de non remplacement des départs en retraite et de précarisation des personnels ;
  • Soutenir votre Directeur Général dans son entreprise violente et répressive de brimades et de coercition dont les seuls buts sont d’éteindre toute contestation et d’inciter au départ ou au silence les agents qui ont consacré leur carrière à cette collectivité ;
  • Ignorer systématiquement toute expression du syndicat majoritaire au sein de votre personnel au prétexte que celui-ci vous déplaît, et ainsi refuser d’écouter les agents de la ville.

Le service entretien des écoles est loin d’être le seul à être impacté par cette politique. L’obsession de la réorganisation avec des dossiers incomplets au comité technique et sans concertation des équipes génère dans tous les secteurs un mal-être grandissant, qui se traduit par de multiples saisines de nos syndicats et par un nombre accru de demandes de sanctions disciplinaires.

Cette augmentation n’est pas la preuve que le « management » du Directeur Général des Services fonctionne bien : c’est le contraire !

Par une culture de la sanction, de l’opacité des procédures, de l’entre-soi, de l’inégalité de traitement et du double langage, la direction générale place les agents de cette ville en porte-à-faux vis-à-vis des usagers et de leurs missions et engendre un climat de défiance, d’insécurité qui sera néfaste sur le long terme tant pour l’organisation du travail que pour la santé des agents et ultimement pour la continuité du service public !

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • le subventionnement du CASC,
  • une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • la suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

Nous appelons les employés municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 Juillet 2019 inclus.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

20190621 – Préavis de Grève Juillet

4ème Information concernant le mouvement social des agents

Chers Parents et citoyens de Villejuif, chers enseignants, et chers directeurs d’école

Pendant la période du mois de mai, les agents d’entretien des écoles ont mené un mouvement de grève pour revendiquer de meilleures conditions de travail, un retour des effectifs à un niveau acceptable, et une prise en compte des spécificités de leur métier. À l’issue de ce mouvement, ils ont été reçus par le maire et le directeur général des services. Malheureusement, ce qu’ils ont obtenu n’est pas suffisant pour lever le préavis de grève, mais justifie de reprendre le travail, ne serait-ce que pour s’assurer que vos enfants, vos élèves, déjeunent dans de bonnes conditions :

  • Ni embauches, ni mise au stage des contractuels. Comme toujours, le fonctionnaire est stigmatisé et précarisé, soit disant moins efficace que les contractuels…
  • La fin de l’opacité des primes. Il n’en a même pas été question…
  • L’arrêt de l’intervention d’entreprises privées : elles interviendront prioritairement pour renforcer les équipes en sous effectifs et les travailleurs de l’association AEF qui intervenaient à partir de midi a été avancée.
  • Une réorganisation du service avec l’implication des personnels: De ce côté-là, c’est un succès, puisque les réunions de concertation impliquant un représentant de chaque école ont commencé au moment où vous lisez ce tract.

EN CONSÉQUENCE LES AGENTS ONT DÉCIDÉ MAJORITAIREMENT DE REPRENDRE LE TRAVAIL, SANS LEVÉE DU PRÉAVIS DE GRÉVE !

En effet, ces revendications concernaient également tous les autres services de la mairie de Villejuif : Les services d’entretien des écoles et la restauration scolaire ne sont que la partie visible de l’iceberg.

Par ailleurs, l’attitude de l’employeur lors de ce mouvement, qui a envoyé des agents pour suppléer aux grévistes plutôt que de négocier, et qui a ensuite récompensé les casseurs de grève en leur offrant un goûter au champagne a été scandaleuse ! Elle reflète le mépris du maire et de sa direction générale pour les agents !

Pourquoi y-a-t-il des volontaires quand les agents sont en grève, alors que c’est tous les jours qu’il manque du personnel ?

Dans tous les services, les personnels territoriaux alertent leur hiérarchie sur les sous effectifs, sur le manque de moyens techniques… Tous les jours, en ignorant les alertes de son personnel, c’est vous que le maire maltraite en premier lieu !

Ce modèle de gestion, avec une direction générale aux méthodes brutales, a déjà été mis en place dans d’autres collectivités, dont celle de Bobigny, avec des résultats désastreux pour le service public, la gestion financière de la ville et qui ont été signalés par la Chambre Régionale des Comptes, ce qui a débouché sur une enquête de police ! Les Villejuifois méritent mieux !

LE COMBAT DES AGENTS EST CELUI DU SERVICE PUBLIC ! C’EST LE VÔTRE !

 Aussi nous tenons à remercier les parents, directeurs, enseignants, Villejuifois, qui ont apporté leur soutien aux agents. Le peu que nous avons obtenu, nous l’avons obtenu ensemble, avec vous !

 Ensemble, nous pouvons tout obtenir !

 

LE PRÉAVIS N’EST PAS LEVÉ : L’ACTE SUIVANT SE PRÉPARE !

 MANIFESTATION POUR LA DÉFENSE DU SERVICE PUBLIC

ET POUR PLUS DE DÉMOCRATIE !

Mardi 11 juin à 18h00 devant la mairie

une manifestation est organisée par un collectif de défense des services publics (syndicats, gilets jaunes, parents d’élèves, associations…).

PRÉAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE JUIN

Monsieur le Maire,

 Vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Après une semaine et demie de grève des agents de la restauration scolaire, hormis votre promesse d’une « audience » rapide, nous n’avons toujours reçu aucun signe de votre part de votre volonté de négocier. Pire, vous appelez les agents de la ville à suppléer bénévolement aux personnels en grève « par solidarité ».

Par l’emploi de cette méthode, vous affichez une nouvelle fois le mépris que vous portez aux agents, au dialogue social et au droit du travail. Tenter de casser la grève n’est pas l’attitude qu’il convient d’adopter, sauf si l’on cherche à s’afficher comme patron voyou.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

Ce mouvement résulte directement de votre refus répété d’infléchir la politique que vous appliquez au personnel de cette ville et qui s’appuie sur trois ressorts :

  • Pratiquer à tout coût, notamment celui de la santé de vos agents, une politique de non remplacement des départs en retraite et de précarisation des personnels ;
  • Soutenir votre Directeur Général dans son entreprise violente et répressive de brimades et de coercition dont les seuls buts sont d’éteindre toute contestation et d’inciter au départ ou au silence les agents qui ont consacré leur carrière à cette collectivité ;
  • Ignorer systématiquement toute expression du syndicat majoritaire au sein de votre personnel au prétexte que celui-ci vous déplaît, et ainsi refuser d’écouter les agents de la ville.

Après avoir supprimé le parking paysager pour les agents de la mairie centrale, et celui du Pôle Habitat et Cadre de vie (tous deux remplacés par des parcs de stationnement plus petits auxquels tout le monde n’a pas accès) ; avoir initié une série de réorganisations dans lesquelles certains sont rétrogradés, démis de leurs anciennes fonctions ;  avoir mis en place un CIA opaque et inégalitaire en totale opposition avec le principe d’égalité de traitement entre tous, vous vous adonnez au dialogue de sourd en nommant cette même administration au comité technique. En séance, désormais, les représentants du personnel sont menacés, insultés et invectivés.

Les agents de cette ville ne sont pas dupes. D’autant moins qu’ils se voient demander d’appliquer des méthodes invraisemblables pour s’auto-évaluer et améliorer leurs « performances » alors même qu’ils sont de moins en moins nombreux et que leur outil de travail est de plus en plus dégradé, ou que d’autres se voient  rétrogradés ou déménagés sur des postes d’un grade supérieur au leur, sans garantie de formation, sans garantie d’évolution de statut, avec le risque de se voir considérer en insuffisance professionnelle et évincés de la fonction publique !

Ces méthodes de management par la terreur et la menace sont caduques et ont fait la preuve de leur inefficacité : le service rendu à la population ne sera pas amélioré par ces biais ! Le professionnalisme des agents de Villejuif n’est pas à démontrer.

Et tandis que vous vous égarez dans une posture politique et managériale qui n’honore en rien votre fonction, les réalités de la fonction publique demeurent : le point d’indice reste gelé, le coût de la vie ne cesse d’augmenter, se loger est de plus en plus difficile pour les fonctionnaires comme pour le reste de la population et c’est bien aussi aux élus locaux de permettre que leur personnel, qui bien souvent sont aussi leurs administrés, puissent avoir accès à des solutions leur permettant de vivre.

Bien évidemment, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • La mise au stage des agents en CDI, un plan de titularisation de tous les agents sous CDD sur des postes « vacants »,
  • Le recrutement de contractuels pour remplacer tout fonctionnaire en congés (maladie, maternité, …)
  • l’augmentation des effectifs à la hauteur des besoins des usagers et afin de prévenir les risques de maladies professionnelles liées à une surcharge de travail ou de cadences insoutenables,
  • L’arrêt de l’intervention d’entreprises privées au sein des écoles,
  • Un RIFSEEP basé sur des critères objectifs mettant fin à l’opacité d’attribution des primes, le non-recours au CIA et l’augmentation globale de l’IFSE, tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une réorganisation des services avec l’implication des personnels et des élus représentants du personnel,
  • le subventionnement du CASC, sur des missions complémentaires à celles du CNAS,
  • une solution de stationnement pérenne pour une plus grande partie du personnel,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle tant que notre système d’assurance maladie est mis à mal,
  • la prise en charge partielle d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel, le retour de la parité dans les instances,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

Nous appelons les employés municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30 Juin 2019 inclus.

20190522 – Préavis de Grève Juin002

 

Suite à l’envoi de ce préavis, mercredi 22 mai à 15h17, monsieur le maire a proposé une rencontre aux secrétaires généraux CGT, pour le vendredi 24 mai à 17h, par un envoi de 16h23 (sur leurs boîtes pro pour être sûr qu’ils ne le recevraient pas tout de suite). 

BIEN EVIDEMMENT EN ATTENDANT LE RESULTAT DES NEGOCIATIONS, CE PREAVIS EST MAINTENU !

AGENTS DES ECOLES EN GREVE : LE MOUVEMENT CONTINUE !

Le mouvement continue pour les agents des écoles. Après avoir fait le siège de l’école Henri Wallon dans l’espoir de rencontrer le maire, elles ont obtenu ce midi la promesse d’une « audience » avant la fin de semaine.

Si le mouvement dure, ce n’est pas que les agents ne sont pas conscients de leurs missions, ou de la gêne que cela induit pour le public. Mais comment y mettre fin quand le chef de cabinet du maire prétend « ne pas avoir eu les courriers » et « ne pas être au courant des revendications » ?

Le maire a déjà dérogé à ses obligations, car le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont donc 5 jours au minimum pour tenter de trouver une solution et éviter la grève. En l’occurrence, le maire avait tout loisir pour trouver une solution depuis le mois de janvier puisque notre premier préavis a été envoyé le 5 janvier…

Encore une fois, c’est la voie du mépris des agents et de leurs représentants qui a été empruntée, au détriment des Villejuifois.

De même… Par mail, le maire appelle d’autres salariés à venir travailler en lieu et place des agents en grève. Il s’agit là d’une tentative de casser la grève ! Plutôt que de négocier avec son personnel, le maire préfère demander du bénévolat à d’autres agents pour qu’ils suppléent aux grévistes !

Ce qu’il devrait faire, c’est, toutes affaires cessantes, recevoir les personnels et leurs représentants et accéder à leurs revendications, et la situation reviendrait à la normale !

Nous sommes donc dans l’attente d’une proposition d’audience et espérons ardemment pouvoir bientôt annoncer la fin de ce mouvement.

20190515 – Lettre ouverte

Préavis de grève

Les trois précédents dépôts de préavis par nos syndicats n’ont ouvert aucune négociation, ni suscité la moindre réaction de la part de notre employeur.

Faciliter la vie quotidienne de vos agents ? Leur permettre d’exercer leurs missions dans un climat serein ? Il semble que cela soit à des lieues de ses préoccupations.

Après avoir supprimé le parking paysager pour les agents de la mairie centrale, et celui du Pôle Habitat et Cadre de vie (tous deux remplacés par des parcs de stationnement plus petits auxquels tout le monde n’a pas accès) ; avoir initié une série de réorganisations dans lesquelles certains sont rétrogradés, démis de leurs anciennes fonctions ;  avoir mis en place un CIA opaque et inégalitaire en totale opposition avec le principe d’égalité de traitement entre tous, l’exécutif s’adonne au dialogue social de sourd en nommant cette même administration au comité technique.

En séance, désormais, les représentants du personnel sont menacés et invectivés.

Les agents de cette ville ne sont pas dupes.

Parce que tandis qu’il s’égare dans une posture politique qui n’honore en rien sa fonction, les réalités demeurent : le point d’indice reste gelé, le coût de la vie ne cesse d’augmenter, se loger est de plus en plus difficile pour les fonctionnaires comme pour le reste de la population et c’est bien aussi aux élus locaux de permettre que leur personnel, qui bien souvent sont aussi leurs administrés, puissent avoir accès à des solutions leur permettant de vivre.

Bien évidemment, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel :

  • le subventionnement du CASC,
  • une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • le non-recours au CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle tant que notre système d’assurance maladie est mis à mal,
  • la prise en charge partielle d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

À l’appel de notre confédération, de la fédération des services publics, de l’Union Départementale et de l’Union Syndicale des Retraités, nous appelons les employés municipaux à des journée de mobilisation et de grève les 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 avril, 1er mai, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17 Mai 2019 inclus..

 

Préavis de grève de 0 à 24 heures du 7 au 31 janvier 2019

Ci-dessous, la lettre ouverte du secrétaire général de la fédération CGT des services publics à Muriel Pénicaud, Gérald Darmannin et Olivier Dussopt.

Le préavis de grève est téléchargeable depuis la page de la fédération.


Madame et Messieurs les Ministres,

Le pays traverse une crise sociale et politique d’une gravité exceptionnelle. Le mouvement des gilets jaunes, la mobilisation lycéenne, les luttes engagées dans la période, démontrent que le monde du travail, la jeunesse, les retraités rejettent massivement la politique antisociale du gouvernement et sont disponibles pour la mobilisation collective. La Fédération CGT des Services publics s’en félicite.

Nous condamnons la répression féroce visant à mettre un terme à l’expression des revendications. Nous déplorons qu’il ait fallu des morts et des blessés pour que le gouvernement commence à entendre l’exigence de justice sociale que les organisations syndicales portent de longue date. Pour autant, les réponses apportées à ce stade ne sont clairement pas à la hauteur des attentes.

C’est une augmentation générale des salaires, pensions et minima sociaux qui est nécessaire, et qui doit être financée par une contribution fiscale accrue des plus fortunés.

Dans la Fonction publique, le gouvernement a encore fait le choix le 21 décembre de ne pas répondre aux revendications salariales. Alors que le « grand débat national » annoncé par le président de la République comprend un volet relatif aux services publics, vous semblez également persister dans votre volonté de briser le Statut des fonctionnaires et de réduire drastiquement le périmètre des missions de la Fonction publique. Alors que montent les exigences de justice sociale et de renforcement des services publics de proximité, et la volonté de pouvoir tout simplement vivre sans la peur du lendemain, le gouvernement prévoit en particulier :
- de généraliser la possibilité du recrutement contractuel, c’est-à-dire de développer la précarité, d’accroître les inégalités entre agents, d’ouvrir les vannes au recrutement clientéliste ou partisan et de faire peser des risques majeurs sur l’égalité de traitement entre usagers ;
- d’affaiblir les libertés syndicales et les organismes de représentation, et de soumettre ainsi davantage les agents à l’arbitraire ;
- de généraliser l’individualisation et le caractère aléatoire des rémunérations, facteurs d’inégalités et de précarité pour les personnels ;

Ces orientations sont combattues par toutes les organisations syndicales de la Fonction publique. Si la présentation du projet de loi relatif à la Fonction publique devait avoir lieu début 2019, cela confirmerait nos forts doutes quant à la volonté gouvernementale de tenir compte des résultats du « grand débat national ».

Les projets gouvernementaux concernant notre système de retraite sont également porteurs de reculs dramatiques.

Pour ces raisons, nous revendiquons :
- Le dégel immédiat du point d’indice de la Fonction publique et l’augmentation des salaires du public et du privé sur la base du SMIC à 1 800 €, des pensions et des minimas sociaux ;
- Le rétablissement de l’Impôt Sur la Fortune ;
- L’arrêt des suppressions de postes et fermetures des services publics, la réouverture de services publics et sociaux de proximité pour répondre aux besoins des populations dans une organisation équilibrée et écologiquement responsable des territoires, qui passe notamment par un développement du transport ferroviaire, par la lutte contre la concentration de l’activité sur les métropoles, véritables « territoires entreprises » au seul service des grands groupes donneurs d’ordres et de leurs actionnaires, par le maintien des départements et des compétences communales, et par le réengagement financier de l’État à hauteur des besoins exprimés ;
- Le recrutement massif d’emplois statutaires et l’ouverture de postes nécessaires, à l’opposé des régressions contenues dans le plan Action Publique 2022 ;
- L’arrêt de toute augmentation du temps de travail et la réduction du temps de travail à 32h ;
- La sauvegarde et le développement de notre système de protection sociale et de notre système de retraite, à l’inverse du système par points voulu par le gouvernement.

Afin de permettre aux personnels d’exprimer leurs revendications et de prendre des décisions d’action, la Fédération CGT des Services publics dépose des préavis de grève de 0 h à 24 h pour les journées des 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 janvier 2019 pour l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale et pour les salariés relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

Notre organisation reste disponible pour toutes négociations sur les revendications du personnel, tant sur le plan national que local.

Nous vous adressons, Madame et Messieurs les Ministres, nos sincères salutations.
Pour la Fédération CGT des Services publics,

Baptiste TALBOT
Secrétaire général