AGENTS DES ECOLES EN GREVE : LE MOUVEMENT CONTINUE !

Le mouvement continue pour les agents des écoles. Après avoir fait le siège de l’école Henri Wallon dans l’espoir de rencontrer le maire, elles ont obtenu ce midi la promesse d’une « audience » avant la fin de semaine.

Si le mouvement dure, ce n’est pas que les agents ne sont pas conscients de leurs missions, ou de la gêne que cela induit pour le public. Mais comment y mettre fin quand le chef de cabinet du maire prétend « ne pas avoir eu les courriers » et « ne pas être au courant des revendications » ?

Le maire a déjà dérogé à ses obligations, car le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont donc 5 jours au minimum pour tenter de trouver une solution et éviter la grève. En l’occurrence, le maire avait tout loisir pour trouver une solution depuis le mois de janvier puisque notre premier préavis a été envoyé le 5 janvier…

Encore une fois, c’est la voie du mépris des agents et de leurs représentants qui a été empruntée, au détriment des Villejuifois.

De même… Par mail, le maire appelle d’autres salariés à venir travailler en lieu et place des agents en grève. Il s’agit là d’une tentative de casser la grève ! Plutôt que de négocier avec son personnel, le maire préfère demander du bénévolat à d’autres agents pour qu’ils suppléent aux grévistes !

Ce qu’il devrait faire, c’est, toutes affaires cessantes, recevoir les personnels et leurs représentants et accéder à leurs revendications, et la situation reviendrait à la normale !

Nous sommes donc dans l’attente d’une proposition d’audience et espérons ardemment pouvoir bientôt annoncer la fin de ce mouvement.

20190515 – Lettre ouverte

Préavis de grève

Les trois précédents dépôts de préavis par nos syndicats n’ont ouvert aucune négociation, ni suscité la moindre réaction de la part de notre employeur.

Faciliter la vie quotidienne de vos agents ? Leur permettre d’exercer leurs missions dans un climat serein ? Il semble que cela soit à des lieues de ses préoccupations.

Après avoir supprimé le parking paysager pour les agents de la mairie centrale, et celui du Pôle Habitat et Cadre de vie (tous deux remplacés par des parcs de stationnement plus petits auxquels tout le monde n’a pas accès) ; avoir initié une série de réorganisations dans lesquelles certains sont rétrogradés, démis de leurs anciennes fonctions ;  avoir mis en place un CIA opaque et inégalitaire en totale opposition avec le principe d’égalité de traitement entre tous, l’exécutif s’adonne au dialogue social de sourd en nommant cette même administration au comité technique.

En séance, désormais, les représentants du personnel sont menacés et invectivés.

Les agents de cette ville ne sont pas dupes.

Parce que tandis qu’il s’égare dans une posture politique qui n’honore en rien sa fonction, les réalités demeurent : le point d’indice reste gelé, le coût de la vie ne cesse d’augmenter, se loger est de plus en plus difficile pour les fonctionnaires comme pour le reste de la population et c’est bien aussi aux élus locaux de permettre que leur personnel, qui bien souvent sont aussi leurs administrés, puissent avoir accès à des solutions leur permettant de vivre.

Bien évidemment, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel :

  • le subventionnement du CASC,
  • une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • le non-recours au CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle tant que notre système d’assurance maladie est mis à mal,
  • la prise en charge partielle d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

À l’appel de notre confédération, de la fédération des services publics, de l’Union Départementale et de l’Union Syndicale des Retraités, nous appelons les employés municipaux à des journée de mobilisation et de grève les 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 avril, 1er mai, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17 Mai 2019 inclus..

 

Préavis de grève de 0 à 24 heures du 7 au 31 janvier 2019

Ci-dessous, la lettre ouverte du secrétaire général de la fédération CGT des services publics à Muriel Pénicaud, Gérald Darmannin et Olivier Dussopt.

Le préavis de grève est téléchargeable depuis la page de la fédération.


Madame et Messieurs les Ministres,

Le pays traverse une crise sociale et politique d’une gravité exceptionnelle. Le mouvement des gilets jaunes, la mobilisation lycéenne, les luttes engagées dans la période, démontrent que le monde du travail, la jeunesse, les retraités rejettent massivement la politique antisociale du gouvernement et sont disponibles pour la mobilisation collective. La Fédération CGT des Services publics s’en félicite.

Nous condamnons la répression féroce visant à mettre un terme à l’expression des revendications. Nous déplorons qu’il ait fallu des morts et des blessés pour que le gouvernement commence à entendre l’exigence de justice sociale que les organisations syndicales portent de longue date. Pour autant, les réponses apportées à ce stade ne sont clairement pas à la hauteur des attentes.

C’est une augmentation générale des salaires, pensions et minima sociaux qui est nécessaire, et qui doit être financée par une contribution fiscale accrue des plus fortunés.

Dans la Fonction publique, le gouvernement a encore fait le choix le 21 décembre de ne pas répondre aux revendications salariales. Alors que le « grand débat national » annoncé par le président de la République comprend un volet relatif aux services publics, vous semblez également persister dans votre volonté de briser le Statut des fonctionnaires et de réduire drastiquement le périmètre des missions de la Fonction publique. Alors que montent les exigences de justice sociale et de renforcement des services publics de proximité, et la volonté de pouvoir tout simplement vivre sans la peur du lendemain, le gouvernement prévoit en particulier :
- de généraliser la possibilité du recrutement contractuel, c’est-à-dire de développer la précarité, d’accroître les inégalités entre agents, d’ouvrir les vannes au recrutement clientéliste ou partisan et de faire peser des risques majeurs sur l’égalité de traitement entre usagers ;
- d’affaiblir les libertés syndicales et les organismes de représentation, et de soumettre ainsi davantage les agents à l’arbitraire ;
- de généraliser l’individualisation et le caractère aléatoire des rémunérations, facteurs d’inégalités et de précarité pour les personnels ;

Ces orientations sont combattues par toutes les organisations syndicales de la Fonction publique. Si la présentation du projet de loi relatif à la Fonction publique devait avoir lieu début 2019, cela confirmerait nos forts doutes quant à la volonté gouvernementale de tenir compte des résultats du « grand débat national ».

Les projets gouvernementaux concernant notre système de retraite sont également porteurs de reculs dramatiques.

Pour ces raisons, nous revendiquons :
- Le dégel immédiat du point d’indice de la Fonction publique et l’augmentation des salaires du public et du privé sur la base du SMIC à 1 800 €, des pensions et des minimas sociaux ;
- Le rétablissement de l’Impôt Sur la Fortune ;
- L’arrêt des suppressions de postes et fermetures des services publics, la réouverture de services publics et sociaux de proximité pour répondre aux besoins des populations dans une organisation équilibrée et écologiquement responsable des territoires, qui passe notamment par un développement du transport ferroviaire, par la lutte contre la concentration de l’activité sur les métropoles, véritables « territoires entreprises » au seul service des grands groupes donneurs d’ordres et de leurs actionnaires, par le maintien des départements et des compétences communales, et par le réengagement financier de l’État à hauteur des besoins exprimés ;
- Le recrutement massif d’emplois statutaires et l’ouverture de postes nécessaires, à l’opposé des régressions contenues dans le plan Action Publique 2022 ;
- L’arrêt de toute augmentation du temps de travail et la réduction du temps de travail à 32h ;
- La sauvegarde et le développement de notre système de protection sociale et de notre système de retraite, à l’inverse du système par points voulu par le gouvernement.

Afin de permettre aux personnels d’exprimer leurs revendications et de prendre des décisions d’action, la Fédération CGT des Services publics dépose des préavis de grève de 0 h à 24 h pour les journées des 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 janvier 2019 pour l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale et pour les salariés relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

Notre organisation reste disponible pour toutes négociations sur les revendications du personnel, tant sur le plan national que local.

Nous vous adressons, Madame et Messieurs les Ministres, nos sincères salutations.
Pour la Fédération CGT des Services publics,

Baptiste TALBOT
Secrétaire général

 

EPHAD EN MOUVEMENTS…

Les agents des EHPAD, Foyers-logement, SSAD et SSIAD se sont massivement mobilisés ces derniers mois, ainsi que les résidents, leurs familles, les associations pour dénoncer les dégradations des conditions de travail et d’accompagnement indignes des personnes âgées. Les structures et établissements sont mis à mal, confrontés à de fortes restructurations : baisses de moyens humains, financiers et matériels, mutualisations et privatisations… engendrant automatiquement une dégradation de la qualité des services rendus aux bénéficiaires.

Les personnels de ce secteur sont chaque jour davantage soumis aux règles de productivité, de rentabilité, les conditions de travail sont désastreuses. La souffrance au travail est grandissante, avec une perte de sens de son travail et la non-reconnaissance de l’utilité sociale des missions. Les réductions budgétaires imposées à marche forcée par le gouvernement ont des conséquences humainement dramatiques, tant pour le personnel que pour les personnes âgées.

Cette grève, initiée par les Fédérations CGT, CFDT, FO, UNSA et CFTC, a pour objectif d’améliorer l’accompagnement, les services et les soins envers les personnes âgées indissociables de l’amélioration des conditions de travail des professionnels, en exigeant du gouvernement qu’il réponde à nos revendications. Nous réaffirmons ainsi notre volonté d’être reçus par Emmanuel Macron pour exiger :
➜➜L’application d’un agent par résident, tel que prévu par le Plan Solidarité Grand Âge ;
➜➜L’abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des EHPAD, contenues dans la loi du 28 décembre 2015 ainsi que le retrait des décrets d’application ;
➜➜L’arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire, maintien et développement de tous les effectifs des services liés à la prise en charge de la perte d’autonomie, y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ;
➜➜La création d’un droit à l’autonomie dans le cadre de la branche maladie de la Sécurité sociale et d’un grand service public de la santé et de l’action sociale excluant les établissements privés commerciaux.

Ainsi, la Fédération CGT des Services publics et les Fédérations CGT Santé Action Sociale, CFDT, FO, UNSA et CFTC, appellent l’ensemble des personnels à organiser dans chaque département, dans le cadre de la grève, des rassemblements, manifestations, délégations auprès de l’ARS (Agence Régionale de Santé et des Conseils Départementaux) lundi 30 janvier 2017.

Dans ce cadre, la Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 à 24 h (incluant les nuits en amont et en aval) pour l’ensemble des agents intervenant dans le cadre des missions de la prise en charge des personnes âgées (EHPAD, foyers-logements, SSAD, SSIAD, CCAS et Conseils départementaux…).

 

20180105 – Preavis de greve_30 janvier 2018_ G.DARMANIN

 

20180110 – tract_ehpad

AGENTS EN SOUFFRANCE : LA COUPE EST PLEINE

Après des mois et des mois à « camper » dans des bureaux de fortune, à subir les sous effectifs et une pression accrue de leur direction, il est enfin à l’ordre du jour de remettre en état le rez-de-chaussée de la mairie pour que les agents le réintègrent. Il serait trop simple de le faire dans l’intérêt du personnel et du service public, de tenir compte des besoins des services : A été présenté en CHS CT un rapport qui annonce la réfection du hall et du service de l’état civil en Open Space. Pire, on supprime aux agents leurs imprimantes, compliquant d’autant la réalisation des actes, extrêmement pointue. Le tout dans une ambiance de flicage, de sous-effectif et avec une pression toujours plus forte !

C’est d’abord le public qui en fera les frais !

Un guichet unique, pourquoi pas ? S’il peut permettre d’accueillir le public dans de meilleures conditions ! Actuellement, les agents n’en peuvent plus : La gymnastique qui consiste à gommer les différences entre le métier des Affaires Générales et celui de l’Etat Civil, appelés à faire de la « polyvalence » dans le cadre du guichet unique, ne se traduira sur le long terme que par une dégradation du service rendu aux usagers ! Les équipes en ont assez d’être mises sous pression et de devoir assumer des décisions à l’emporte-pièce qui saboteront leur travail, qu’on les pousse à la faute, qu’on ne prenne pas leur parole en compte, qu’on leur en demande toujours plus avec moins !

Les agents, les organisations syndicales, ont alerté !
Et personne ne les a écoutés !

Aussi nous appelons à la

GREVE

Le mercredi 31 mai 2017 de 10 h à 12 h

Rassemblement devant la mairie

 

o             Contre la pressurisation systématique des chefs de services et de leurs équipes qui se voient contraints de refuser des congés et se voient dépossédés de leurs missions, qui voient niée leur expérience ;

o              Contre la dégradation prévue de l’outil de travail, et notamment la suppression systématique d’imprimantes, notamment au sein du service de l’État Civil ;

o              Contre l’aménagement de l’accueil de l’hôtel de ville en Open Space qui constitue une dégradation de la qualité d’accueil du public et de l’exécution des missions, notamment pour l’État Civil et les Affaires Générales ;

o              Pour le remplacement des agents sur des postes vacants notamment au sein du service accueil et formalités où les collègues effectuent des heures supplémentaires pour pallier au manque d’effectifs.

ATSEM EN LUTTE LE 1er FEVRIER 2017

 

Depuis plusieurs années, les ATSEM se battent pour faire reconnaître leur qualification, et gagner l’amélioration de leur condition de travail.

Ces personnels ne bénéficient d’aucune reconnaissance, que ce soit en termes de niveau de rémunération, de déroulement de carrière, du niveau de pénibilité,
Le tout conduit à une souffrance professionnelle liée à la perte de sens du travail (consignes contradictoires, surcharge de travail, perte de la qualité des missions auprès des enfants et le manque de moyen alloué aux remplacements des absences).

Nous revendiquons :
- La clarification des missions des ATSEM ;
- La résolution du problème de double hiérarchie (Éducation nationale – Collectivité territoriale) ;
- Formation professionnelle tout au long de la carrière et le rétablissement à 1% de la cotisation CNFPT ;
- La titularisation sur des postes ATSEM des « faisant fonction de » ;
- Un déroulement de carrière sur la catégorie B ;
- La reconnaissance de la pénibilité : catégorie active pour tous ;
- La reconstruction de carrière : lors des transpositions des accords JACOB, les ATSEM ont toutes vu leur ancienneté remise à zéro. ;
- Que les collectivités ne suppléent pas à l’éducation nationale qui doit assurer son rôle (remplacement enseignant, AVS) ;
- La titularisation des précaires ;
- La mobilisation des moyens financiers nécessaires au bon fonctionnement dans les écoles dans les collectivités territoriales.
- L e respect des principes statutaires en matière de formation et de pénibilité, à l’inverse de la logique portée par les projets de Compte Personnel de Formation et de Compte Personnel d’Activité ;
- Le minimum Fonction publique à 1 800€ brut mensuels, le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat accumulées depuis 2000, le rétablissement de l’avancement d’échelon à la durée minimale, la revalorisation des grilles et la juste reconnaissance des qualifications, à l’opposé de ce qu’impose le protocole minoritaire PPCR dont nous demandons l’annulation.

 

QUESTION RÉCURRENTE : Sommes nous couverts par le préavis national ?

De nombreux agents nous demandent s’ils peuvent se mettre en grève, s’ils sont couverts par le préavis posé par la CGT et la Fédération Nationale de la Fonction Publique CGT…

La réponse est « oui ».

Scan protocole local des droits syndicaux

Notre protocole local des droits syndicaux indique que dans le cadre d’un mouvement national, régional ou départemental, la dépose d’un préavis local n’est pas nécessaire (p.8).

Lunion-fait-la-force

Préavis de grève CGT Fonction publique du 17 au 31 mars 2016

Mesdames les Ministres, Monsieur le Ministre,

Le contexte actuel est notamment marqué par le projet gouvernemental contre le Code du Travail et par la négociation à venir sur les salaires dans la Fonction publique, avec, au centre, l’augmentation de la valeur du point d’indice.

Sur ces deux questions, nos organisations sont résolues à donner aux agents de la Fonction publique les moyens de se faire entendre.

La journée d’action du 9 mars a été une étape forte d’affirmation de l’exigence du retrait du projet régressif porté par la ministre du Travail, projet qui constitue une attaque contre l’ensemble du monde du travail. Nous considérons en effet que l’abaissement des garanties collectives dans le secteur privé, outre ses conséquences désastreuses pour les salariés directement impactés, serait un nouvel élément confortant les attaques actuelles contre le Statut de la Fonction publique (cf. le projet de loi « déontologie ») et en justifierait de nouvelles.

Il est donc de l’intérêt premier des salariés relevant du Code du travail et des agents régis par les règles statutaires de la Fonction publique de faire front commun contre cette nouvelle attaque portée par le gouvernement. Avec nos concitoyens qui, chaque jour plus nombreux, se font entendre, nos organisations revendiquent donc le retrait du projet de loi El Khomri et le renforcement du Code du Travail dans son rôle de protection des travailleurs.

Concernant les salaires dans la Fonction publique, alors que le gel de la valeur du point d’indice est engagé depuis 6 ans et que la négociation prévue le 17 mars est le premier véritable rendez-vous depuis 2010, nous constatons que l’hypothèse d’une annonce de la poursuite du gel le 17 mars n’est pas exclue. En tout état de cause, si nous comprenons bien les quelques indiscrétions diffusées, la plus « progressiste » des hypothèses pour le gouvernement serait une augmentation très faible de la valeur du point dans des échéances dont rien ne dit de surcroît qu’elles soient rapprochées. De telles hypothèses, malheureusement hautement probables, sont pour la CGT inacceptables et provocatrices alors que, jamais depuis la mise en place du système de rémunération des agents de la Fonction publique au sortir de la seconde guerre, le pouvoir d’achat des fonctionnaires n’avait connu de dégradations aussi vertigineuses et catastrophiques.

Cela nous renforce dans notre volonté d’en appeler à la mobilisation des personnels, tant sur la question salariale que sur les enjeux d’emploi et de moyens pour la défense et le développement des missions publiques.

Afin de permettre aux personnels de la Fonction publique de participer aux mobilisations déjà programmées et à celles qui pourraient l’être lors des prochains jours et des prochaines semaines, mobilisations portant en particulier sur l’exigence du retrait du projet El Khomri et sur l’augmentation de la valeur du point d’indice, nous déposons des préavis de grève de 0 à 24h pour l’ensemble des agents des trois versants de la Fonction publique pour les journées suivantes : 17 mars, 18 mars, 19 mars, 20 mars, 21 mars, 22 mars, 23 mars, 24 mars, 25 mars, 26 mars, 27 mars, 28 mars, 29 mars, 30 mars et 31 mars.

Au-delà du 31 mars, en fonction de la nature des réponses gouvernementales, nous pourrons être amenés à déposer de nouveaux préavis.

Nous vous adressons, Mesdames les Ministres, Monsieur le Ministre, nos sincères salutations.

La Secrétaire Générale de la FD Santé
Mireille STIVALA

Le Secrétaire Général de la FDSP
Baptiste TALBOT

Le Secrétaire Général de l’UGFF
Jean-Marc CANON