PUISQU’IL FAUT PARLER DU RIFSEEP

LETTRE OUVERTE

Objet : RIFSEEP

Monsieur le Maire,

Depuis la rentrée vous nous avez reçus à plusieurs reprises pour évoquer le passage au RIFSEEP (Régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel) .

À nouveau, en préambule, nous tenons à vous réaffirmer que le RIFSEEP est un système dangereux en ce qu’il contrevient profondément à l’esprit même du service public. Les grands principes du statut général de la fonction publique sont « Égalité, Indépendance et Responsabilité ».

La mise en place d’un système de rémunération basé sur l’intéressement et la mise en concurrence des agents entre eux, exercée du haut vers le bas, est alarmante aux yeux de tous les agents publics. Elle remet complètement en cause et la philosophie de nos missions et la structure même de notre vie au travail, d’autant plus lorsque cela est réalisé de manière unilatérale, sans concertation.

Dans notre précédente lettre ouverte, nous vous exposions déjà en détail pour quelles raisons les arguments évoqués pour mettre en place le RIFSEEP dans un délai si court nous paraissaient au mieux spécieux et au pire fallacieux.

Une obligation au 31 décembre 2017 ? Il n’y en a pas. Une injonction de quelque instance qui vous serait supérieure ? Il n’y en a pas non plus, du moins si elle existe vous n’avez jamais voulu la produire en dépit de nos demandes répétées.

Que nous reste-t-il ? La nécessité où vous vous trouvez de rétablir en urgence le régime indemnitaire des agents que vous avez amputé de leurs primes ? C’est vous qui avez causé cette situation et vous produisez contre eux devant le tribunal administratif des mémoires en défense où il apparaît clairement que vous ne souhaitez pas que leur situation soit rétablie.

Il est pratique pour vous, sans doute, de considérer que cette « obligation » dans laquelle vous vous trouveriez « humainement » de passer au RIFSEEP pour régler leurs situations est la seule alternative possible, mais cette hypothèse ne tient pas quand on constate que vos avocats sont vent debout contre les agents qui seraient victimes avec vous de l’illégalité d’une délibération de 2014.

Il y a aussi la question des 200 000 euros que vous voudriez inscrire au budget Ressources Humaines, comme vous l’aviez promis, pour l’année 2017 ; sachant que le réalisé ‘’ressources humaines’’ 2016 laisse apparaître une économie de près de 2 000 000 d’euros au chapitre 012.

Cela signifie en fait que l’année prochaine il y aura 200 000 euros soit un peu plus de 12 € par mois et par agent, mais pour cette année, c’est trop tard, encore une dépense prévue qui ne sera pas exécutée ; et ces 200 000 € viendront s’ajouter aux économies substantielles que vous allez sans doute réaliser sur le dos du personnel en 2017.

Et puis il y a le délicat chapitre de la difficulté à recruter à Villejuif. À ce sujet, qui devons-nous croire ? Ceux qui nous disent que notre régime indemnitaire n’est pas plus mauvais qu’ailleurs ? Ou ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas recruter à Villejuif parce que le régime indemnitaire est trop bas par rapport aux autres communes ? Il nous est difficile de faire un choix parce que ces deux discours émanent en alternance de vous, de certains de vos élus ou de votre direction générale.

Et puis il y a la question la plus épineuse pour nous : pourquoi n’avons-nous pas les pièces que nous vous demandons depuis le début des réunions sur le RIFSEEP ? Pourquoi n’avons-nous pas même, la lettre que vous nous avez-vous même promise lors de notre rencontre de septembre dernier ?

Ainsi, vous nous présentez un RIFSEEP qui va à l’encontre des valeurs de notre statut, pour une augmentation (12 €) qui ne compensera en rien la baisse de notre niveau de vie constante ou le gel du point d’indice, ou la hausse à venir de la CSG, avec des arguments au mieux chancelants, sans produire aucune des pièces que vous vous êtes engagé à nous fournir et en ayant préalablement amputé les primes de nos collègues afin d’avoir une caution pour cette manœuvre.

Nous constatons cependant à défaut de pouvoir être associés à un véritable dialogue social que « l’effort budgétaire » consacré par la municipalité ne représente que 200 000 €, soit à peine la moitié de l’enveloppe budgétaire accordée en 2014 dans le cadre de la dernière revalorisation.

Nous saluons cet effort budgétisé mais pas réalisé en 2017, mais eu égard à la baisse de niveau de vie que subissent les fonctionnaires, particulièrement à Villejuif, nous déplorons qu’il ne soit pas plus important.

Nous avons voté contre le RIFSEEP lors du Comité Technique du 9 novembre. La nouvelle séance du 23 novembre aura d’autant moins d’intérêt que le dossier qui nous est présenté est strictement identique à celui que nous avons déjà étudié.

Cela va à l’encontre du principe du dialogue social : puisque nous avons voté contre la première fois, on nous présente un dossier identique, donc nous voterons contre, mais cela ne changera rien parce que cela n’a pas de sens.

Pourtant la loi prévoit qu’un dossier doive être modifié s’il est refusé une première fois en comité technique. Ce procédé revient à nier le principe même du dialogue social au sein du comité technique.

Il nous est difficile de vous cacher que cette attitude nous paraît un brin méprisante, que ce soit pour les élus qui représentent le personnel et les personnes que vous avez désignées pour vous représenter.

Pourriez-vous vous mettre à la place des élus du personnel et imaginer ce que cela fait de ne pas être entendu quoi que vous disiez, pendant près de 4 ans ?

Alors que les principes mêmes d’une application intelligente du RIFSEEP reposent sur l’information, la mise à plat des systèmes indemnitaires en place, une concertation constante, sincère et constructive entre l’employeur et les représentants du personnel, ce qui de fait demande un certain temps de co-construction.

Ce qui ne devrait poser aucun problème, puisque vous n’avez rien à cacher !

Nous avons fort bien compris que si vous souhaitez passer le RIFSEEP à tout crin – mais certainement pas à tout prix – c’est qu’il y a d’autres « listes » d’agents dont le régime indemnitaires mérite d’être examiné et pourrait poser problème, et que vous cherchez à ramener dans un nouveau système indemnitaire voté par le conseil municipal, des situations irrégulières aujourd’hui.

Nous avons compris aussi que le principe de la mise en concurrence des agents vous est cher et que vous considérez qu’il vous permettra de mieux museler toute velléité de contestation au sein du personnel.

Alors énonçons clairement notre demande. Si vous souhaitez que nous émettions un avis favorable au RIFSEEP ; nous demandons pour la séance du 23 novembre 2017 :

  • La garantie que tous nos collègues amputés de salaire soient rétablis dans leurs droits avec effet rétroactif à la date de l’amputation, avec bien évidement le remboursement des frais de justice engagés, selon un protocole signé entre les parties ;

  • Que nous soient fournies les pièces obligatoires que nous avons déjà demandées à plusieurs reprises ; c’est à dire tous les documents indispensables à la conception même d’un RIFSEEP (liste de tous les agents placés dans un organigramme, tous les régimes indemnitaires attribués à ce jour par agent, les grands principes retenus pour le RIFSEEP en cas d’absence pour maladie, congé maternité…)

  • Que vous renonciez à la mise en place du CIA au moins jusqu’au réexamen du RIFSEEP obligatoire dans quatre ans ;

  • Que vous produisiez un courrier au ministre de la dépense publique lui demandant de renoncer au gel de notre point d’indice ;

  • Que vous vous engagiez à compenser la journée de carence dès le 1er janvier 2018 ; mesure absurde dénoncée par l’INSEE quant à son efficacité ;

  • Que vous vous engagiez à continuer d’augmenter l’IFSE pour les deux années à venir, d’une enveloppe supérieure ou égale à 200 000 euros ;

  • Que vous mettiez en place avant la fin de cette année, l’ensemble des textes relatifs aux carrières parus jusqu’alors et qui entrent dans le cadre des mesures prises sur les PPCR ;

  • Et enfin, votre courrier cosigné avec votre adjointe aux Ressources Humaines, comportant l’engagement de ne pas baisser aucun des régimes indemnitaires adoptés en 2014.

Ne cessant pour autant d’espérer dans le renouveau du dialogue social au sein de notre collectivité, nous vous adressons, Monsieur le Maire, nos  cordiales salutations.

16 NOVEMBRE : TOUS ENSEMBLE !

En conséquence de l’appel à une grande journée de mobilisation le 16 novembre, nous déposerons un préavis de grève pour la journée.

D’ores et déjà, rendez-vous à midi, le 16 novembre au local syndical, pour un départ groupé vers la manifestation à 13h.

Le seul moyen d’y être le plus nombreux possible, c’est d’y aller tous !

MACRON AGGRAVE LES ATTAQUES CONTRE NOS SALAIRES, NOS RETRAITES, NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

LE 10 OCTOBRE 2017 IL Y A URGENCE

 

Pendant la campagne présidentielle, Macron l’annonçait, tous les salariés, publics, privés, retraités verraient leur pouvoir d’achat augmenter. Force est de constater que, pour les fonctionnaires, encore une fois, le compte n’y est pas, bien au contraire !

Jamais aucune profession n’avait été autant méprisée par trois présidents successifs qui ont gelé durablement la valeur du point d’indice (élément central de la rémunération des agents de la Fonction publique) et ainsi organisé la baisse du pouvoir d’achat des agents publics et assimilés.

Alors que Macron prévoit de s’attaquer aux régimes particuliers de retraite, la CGT alerte sur les conséquences du blocage des salaires qui impacte le montant des pensions entrainant une mise en péril de la CNRACL (Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales).

 

1 – GEL DU POINT D’INDICE

Depuis 2000, les très faibles augmentations de la valeur du point d’indice, puis son gel sur les 7 dernières années, ont provoqué une chute du pouvoir d’achat des fonctionnaires de 14 % (et ce malgré une aumône de 0,6 % en juillet 2016 puis en février 2017 après une mobilisation importante des agents de la Fonction publique).

Cela représente :

➜Pour un agent de catégorie C percevant 1200 €/mois : 168 € de perte mensuelle ;

➜Pour un agent de catégorie B percevant 1500 €/mois : 210 € de perte mensuelle ;

➜Pour un agent de catégorie A percevant 2000 €/mois : 280 € de perte mensuelle.

Pour le reste de l’année 2017 et pour 2018 le gouvernement annonce sa volonté de geler encore la valeur du point d’indice.

La CGT revendique un dégel du point d’indice avec mesures de rattrapages des pertes depuis 2000.

 

2 – POINT D’INDICE DIFFÉRENCIÉ

Macron prétend vouloir augmenter la valeur du point d’indice pour certains fonctionnaires et pas pour d’autres, notamment les fonctionnaires territoriaux. La réalité, c’est qu’avec cette déconnection des territoriaux du Statut général des fonctionnaires, Macron permettrait ainsi aux collectivités de fixer « arbitrairement » les rémunérations des agents et de mettre en place des « statuts locaux », tout cela ouvrant la porte au salaire à la « gueule du client » et à une vague de privatisations.

Dans sa continuité des attaques contre l’héritage de 1945, Macron le privatiseur veut tordre le cou au Statut général des fonctionnaires, seul garant aujourd’hui de l’existence d’un service public égalitaire sur tout le territoire auprès de tous les usagers.

La CGT revendique un statut unifié des fonctionnaires — notamment en renforçant le titre 1 avec le maintien d’une grille indiciaire nationale pour toute la Fonction publique — étendant à tous les agents les meilleurs garanties et droits afin de mettre fin aux disparités entre les 3 versants.

 

3 – Augmentation de la CSG de 1,7 point

Le gouvernement Macron-Philippe a annoncé, parallèlement aux ordonnances contre le Code du travail, le remplacement de la cotisation salariale d’assurance maladie (0,75 % pour

les salariés du privé) et d’assurance chômage (2,4 %) par une augmentation de 1,7 point du taux de la CSG pour tous ceux qui en sont redevables.

Dès le 1er janvier 2018, avec ce nouveau prélèvement sur nos salaires, la réduction de notre traitement indiciaire va se situer entre 17 et 100 € par mois. Seule cette partie salariale compte pour le calcul de nos retraites et cette ponction va impacter le montant déjà faible des pensions.

La compensation prévue par le gouvernement est tout simplement injuste : il prévoit de remplacer cette perte par une prime, versée aux seuls fonctionnaires en poste au 31 décembre 2017 — tant pis pour les nouveaux —, prime qui, bien entendu, ne rentrera pas dans le calcul des retraites. En plus, ce dispositif serait dégressif au fur et à mesure de l’avancée dans la carrière… Bref, encore une perte sèche pour les fonctionnaires qui sont déjà largement impactés dans leur niveau de vie.

La CGT a toujours rejeté l’étatisation des recettes de santé au détriment du salaire différé et refuse donc non seulement l’impôt CSG, mais encore plus son augmentation. À présent,

Macron entend augmenter la CSG pour l’affecter aux collectivités afin de compenser la suppression de la taxe d’habitation !

 

4 – Jour de carence

Cette lubie inventée par Sarkozy et reprise par Macron est un non-sens. Le traitement (salaire) d’un fonctionnaire est lié à son grade et n’est aucunement lié aux aléas de sa production. Cette notion n’a aucun sens dans la convention qui fonde le Statut du fonctionnaire depuis 1946. Concernant un salarié du privé, c’est différent puisque le système de rémunération est fondé sur sa production de richesses et quand il est absent il est censé ne pas produire.

Donc, à poste non pourvu, salaire non versé. Mais, dans plus de 80 % des cas, ce sont les employeurs qui prennent en charge ces 3 jours de carence, car c’est prévu dans la convention collective.

Donc, si véritablement le gouvernement souhaitait l’équité, il supprimerait tout simplement ce jour de carence pour tous.

C’est d’ailleurs ce que la CGT revendique.

 

5 – PPCR et RIFSEEP

Une des 10 raisons pour lesquelles la CGT a refusé de signer l’accord PPCR est que la refonte des grilles, faussement présentée comme favorable, avait une mise en place trop étalée dans le temps (allongement des carrières) : elle risquait donc d’être remise en cause, voire être ajournée par le gouvernement suivant… et, là encore, la CGT avait raison puisque le gouvernement prévoit de retarder l’évolution des grilles et donc de retarder l’augmentation des rémunérations des fonctionnaires liées à ces grilles.

Le RIFSEEP pour sa part induit une mise en concurrence des fonctionnaires et va à l’encontre des valeurs du service public en tentant d’induire une notion de rentabilité là où ce qui primait était la responsabilité individuelle et collective, ainsi que l’intérêt général !

La CGT revendique :

➜De véritables améliorations de carrières pour tous, à l’opposé des mesures du protocole PPCR imposé par le gouvernement ;

➜La mise en place de grilles indiciaires qui permettent une évolution de carrière sur au moins deux grades ;

➜Une évolution de rémunération de 1 à 2 sur un même grade avec un salaire minimum à 1 800 € en début de carrière pour la catégorie C.

 

 

6 – FORMATION PROFESSIONNELLE

Le gouvernement Hollande a baissé la cotisation du CNFPT qui est l’établissement national dédié à la formation professionnelle pour tous les agents territoriaux. Cette cotisation, calculée sur la masse salariale, est une partie de notre salaire. En baissant cette cotisation, la faisant passer de 1 % à 0,9 %, le gouvernement vole les agents territoriaux sur leur droit à la formation professionnelle.

La CGT revendique

➜Immédiatement le rétablissement de la cotisation à 1 % ;

➜Dans un second temps son accroissement à 3 % afin que tous les agents de la FPT puissent bénéficier d’une offre de formation de qualité tout au long de leur vie professionnelle ;

➜Le maintien des formations en présentiel et non devant un ordinateur. D’ÊTRE

 

MACRON VEUT LIVRER LES AGENTS ET LES SERVICES PUBLICS À LA CONCURRENCE ET DÉMANTELER NOS GARANTIES COLLECTIVES, COMME IL L’A FAIT DANS LE PRIVÉ AVEC LES ORDONNANCES CONTRE LE CODE DU TRAVAIL !

 

C’est pourquoi, à la suite des 12 et 21 septembre, les fonctionnaires et salariés du secteur public (établissements publics, Offices de l’habitat, services de l’eau…) sont appelés à faire grève et à manifester le 10 octobre 2017.

Rendez-vous à 12 h au local syndical (21 rue Sévin) pour déjeuner et échanger ensemble (amenez vos sandwiches), puis partir ensemble pour un départ vers la manifestation à 13h.

Manifestation à 14h, au départ de Bastille, direction Nation.

Communiqué intersyndical | La Fonction publique, un modèle à défendre et à préserver

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Après une première audience avec le ministre en charge de la Fonction publique, Gérald Darmanin,  qui n’avait pas permis de lever les inquiétudes suscitées par certains points du programme  d’Emmanuel Macron, les récentes annonces du Gouvernement faisant suite au rapport de la Cour des Comptes ont malheureusement confirmé une nouvelle attaque contre la Fonction publique et ses agents.

Sur les missions et les effectifs

Au service des populations et de l’intérêt général, les agents publics sont des maillons indispensables pour la mise en œuvre des missions et politiques publiques essentielles pour la cohésion sociale.

Nous tenons à redire que les agents ne sont en rien une variable d’ajustement budgétaire.

Nos organisations syndicales s’opposent donc fermement à la volonté affichée de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat à venir mais également à la préconisation de la Cour des Comptes de recourir à nouveau aux non remplacements de fonctionnaires partant à la retraite.

Nombre de services, d’administrations sont déjà lourdement pénalisés par les suppressions d’emplois intervenues ces dernières années. Pour la même cause, la plupart des personnels a vu ses conditions de travail se dégrader considérablement.

Si les créations d’emplois dans les missions liées à la sécurité publique ne sont pas contestables, bien d’autres secteurs doivent également pouvoir en bénéficier.

Sur les salaires et le pouvoir d’achat

Nos organisations syndicales tiennent à affirmer de nouveau que les deux revalorisations de 0,6 % de la valeur du point, intervenues en juillet 2016 et en février 2017, sont insuffisantes après six années de gel intégral.

En totale opposition à l’annonce d’un nouveau gel de la valeur du point d’indice pour 2018, nous demandons donc qu’une négociation salariale soit ouverte en 2017 et que celle-ci soit l’occasion de prendre rapidement de nouvelles mesures générales visant à revaloriser le point d’indice et restaurer le pouvoir d’achat des agents de la Fonction publique par le biais d’une augmentation uniforme du point d’indice dans les trois versants de la Fonction Publique.

Sur le statut général

Le statut général, c’est avant tout une garantie pour les citoyens d’un agent public neutre et impartial dans l’exercice de ses missions.

Ni facteur d’immobilité ni source de privilège, il a au contraire apporté la preuve, en s’adaptant régulièrement aux besoins contemporains, de sa modernité et de sa capacité à répondre aux exigences du service public.

C’est pourquoi, nos organisations syndicales y sont fondamentalement attachées.

Une des conséquences de notre engagement en faveur du statut est que nous estimons que le recours au contrat, déjà excessif, doit être réduit et mieux encadré.

Trop souvent, les agents de la Fonction publique, sont présentés comme des nantis, jouissant d’avantages infondés.

Participer à ces campagnes malhonnêtes et nocives, par exemple en rallongeant le temps de travail, et en rétablissant le jour de carence ne pourrait rencontrer que notre complet désaccord.

Nos organisations rappellent leur attachement au socle que constituent les régimes de retraite des fonctionnaires.

Les nécessaires réformes, pour lesquelles nous sommes disponibles et pour lesquelles nous militons, ne peuvent en rien être synonymes de reculs, voire de démantèlement.

En conclusion, la démocratie sociale implique le respect des organisations syndicales représentatives, le respect de la négociation et des règles du dialogue social, antinomiques de décisions prises à la hâte et de passages de force.

Ce sont ces exigences que nous portons et continuerons de porter ensemble.

Paris, le 6 juillet 2017

Intervention de la CGT à la négociation salariale du 17 mars 2016

Madame la Ministre,

La CGT ne peut que se féliciter de la tenue de ce rendez-vous salarial, même s’il intervient avec quasiment 4 ans de retard.

De fait, la situation du pouvoir d’achat des agents de la FP s’est fortement dégradée, dans des proportions absolument inédites.

Depuis 2010 – encore que nous pourrions remonter plus loin, aucun accord salarial n’ayant été signé par quiconque depuis 2000 – et le début du gel inacceptable de la valeur du point d’indice, le décrochage avec l’inflation s’établit à un triste et calamiteux record de 6 %.

A ce chiffre, il faut, pour être complet, ajouter l’augmentation des cotisations retraites qui, année après année, ponctionne toujours davantage le salaire net.

Les pertes accumulées atteignent plusieurs milliers d’euros, quelle que soit la catégorie concernée. Des milliers d’agents sont plongés dans une véritable paupérisation, cependant qu’un phénomène de « smicardisation » massive déprécie gravement le recrutement des cadres.

Vous comprendrez donc, madame la ministre, que pour la CGT, l’heure n’est pas aux mesures à la marge mais, au contraire, à des mesures fortes et d’application immédiate.

C’est assez souligner que vos propositions, au nom du gouvernement, ne sont pas acceptables parce que largement insuffisantes.

Evidemment, nous reconnaissons volontiers qu’il existe un réel frémissement puisqu’il y a peu de temps encore, l’hypothèse de la poursuite du gel était toujours envisagée.

Nous le reconnaissons d’autant plus que nous sommes persuadés que les mobilisations d’hier et celles d’aujourd’hui sont la cause principale de cette inflexion.

Mais, pour la CGT, le compte n’y est pas.

Notre organisation syndicale estime qu’il est indispensable qu’une première augmentation de la valeur du point soit effective à compter du 1er avril et que cette augmentation ne saurait être inférieure à 2 %.

A partir du socle incontournable à nos yeux que constitue une telle mesure, nous sommes disponibles pour débattre les indispensables et complémentaires revalorisations ultérieures.

Pour nous, celles-ci doivent venir compenser les lourdes pertes intervenues les années antérieures et doivent s’appliquer, dans leur intégralité, avant mai 2017.

A l’occasion de ce rendez-vous salarial, la CGT tient à souligner à nouveau 3 autres questions essentielles :

  • Attachée au traitement brut des agents et à la Fonction publique de carrière, notre organisation revendique l’abrogation de tous les systèmes de rémunération aux mérites adossés principalement sur les primes.
  • Le pouvoir d’achat des pensionnés ne saurait être étranger à nos échanges et nous réclamons également que des augmentations significatives des retraites aient lieu.
  • L’égalité professionnelle femme/homme, qui doit se traduire concrètement dans les rémunérations, le pouvoir d’achat et les pensions.

Madame la ministre,

Nous avons volontairement choisi de concentrer notre propos sur des axes essentiels alors que nous aurions pu, à bon droit, développer notre argumentaire de longues minutes tant ces enjeux sont cruciaux et tant le passif est important.

Mais, nous le faisons – en avançant des propositions qui ne reprennent pas l’intégralité de nos revendications – parce que l’urgence est à des mesures fortes et que nous voulons croire que nous sommes réellement dans une négociation.

Vous comprendrez aisément que si tel n’est pas le cas et que si vos propositions n’évoluent pas, la CGT ne vous délivrera aucun quitus.

Au contraire, elle continuera prendre ses responsabilités en appelant à amplifier la mobilisation pour que les légitimes aspirations des 5 millions d’agents de la Fonction publique soient enfin entendues et prises en compte.

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Le dégel du point d’indice a été obtenu par la mobilisation.

ACapture l’occasion du rendez-vous salarial ce jeudi 17 mars, la ministre de la Fonction publique vient d’annoncer le dégel de la valeur du point d’indice.

Cette annonce importante marque la fin d’une période inédite de près de 6 ans de gel de la valeur du point. Cette rupture est à mettre au crédit de la mobilisation des agents de la Fonction publique et de leurs organisations syndicales. Avec les personnels, la CGT s’en félicite.

Cela étant dit, si on la rapporte aux pertes accumulées ces dernières années (6 % depuis 2010), l’augmentation annoncée – 0,6 % en juillet 2016 et 0,6 % en février 2017– est d’un niveau notoirement insuffisant au regard de la situation salariale des agents et des besoins de l’économie en termes de relance par la consommation. Les agents de la Fonction publique ne peuvent rester la variable d’ajustements budgétaires des injustes politiques d’austérité. Un service public efficace, au service d’une population en augmentation constante, implique aussi une reconnaissance par la rémunération de ses agents. Les déroulements de carrières des agents de la Fonction publique ayant connu un net ralentissement, il est infondé et malhonnête d’affirmer qu’ils ont bénéficié d’augmentations significatives du pouvoir d’achat pendant la période du gel du point d’indice. Pour la CGT, une augmentation significative du point d’indice, cumulée à un rattrapage des pertes accumulées, restent les revendications fondamentales après ces presque 6 années blanches. La ministre doit donc revoir sa copie et revenir avec des propositions réellement ambitieuses.
Dans ces conditions, la CGT appelle les agents de la Fonction publique à poursuivre la mobilisation.
A cet effet, elle a déposé un préavis de grève du 17 au 31 mars, permettant aux agents de participer aux actions organisées durant cette période

La CGT appelle à une semaine d’initiatives revendicatives sur les salaires du 21 au 25 mars.
Elle appelle à une journée de grève massive le 31 mars dans le cadre de la bataille pour un renforcement des droits des salariés et donc pour le retrait du projet de loi El Khomri et d’ici là à amplifier la mobilisation notamment le 24 mars.

Enfin elle se prononce pour une journée de grève et de manifestations dans la Fonction publique durant le mois d’avril, journée qu’elle souhaite construire dans l’unité la plus large.

Montreuil, le 17 mars 2016

Communiqué intersyndical sur la négociation salariale de la Fonction publique du 16 février

Après plusieurs journées de mobilisations, de grèves et de manifestations depuis deux ans, dont le 26 janvier dernier, les organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, FAFP se sont réunies mercredi 10 février pour analyser la situation au sein des trois versants de la fonction publique.

En plus de l’enjeu crucial du pouvoir d’achat, le contexte social est marqué par un ensemble de réformes détériorant les conditions de travail des agents, des réductions d’emplois dans un grand nombre de secteurs, la remise en cause de droits sociaux et de missions publiques.

Les organisations syndicales signataires de ce communiqué, restent également déterminées à revendiquer des créations nettes d’emplois statutaires permettant de lutter contre la précarité, des budgets à la hauteur des besoins d’un service public de proximité confirmant son rôle essentiel de cohésion sociale.

A quelques jours de l’ouverture des négociations salariales Fonction publique, elles considèrent qu’il est indispensable de mettre fin au gel du point d’indice, de le revaloriser de façon significative et d’exiger des mesures générales permettant de compenser les pertes subies de pouvoir d’achat.

Les interventions médiatiques ministérielles ne laissent guère entrevoir de pistes ambitieuses en la matière.

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Pourtant, après plus de dix ans de pertes sans précédent de pouvoir d’achat, c’est un signal fort qu’elles attendent du gouvernement.

C’est pourquoi les organisations syndicales, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, FAFP, souhaitent faire de l’ouverture de ces négociations un nouveau temps fort de mobilisation.

Elles appelleront donc ce jour là à des initiatives intersyndicales (conférence de presse, audience auprès des préfectures, rassemblements à Paris et dans les départements, diffusion de tracts communs …) .

Dans l’hypothèse où les propositions ministérielles relèveraient du « symbolique », elles s’engageront dans l’unité la plus large possible dans un processus de mobilisations y compris par la grève et les manifestations !