A QUOI SERT LA CAISSE DE GREVE ?

On va être clairs : les moyens, eux, ils les ont. Eux qui ? Le camp d’en face… Les patrons… Les employeurs… Par exemple, dans la fonction publique territoriale, quand on lance une procédure juridique  contre l’employeur, c’est le contribuable, donc nous, qui payons l’avocat… Jamais l’employeur sur ses fonds propres…

Et donc, nous les moyens, on les a pas. Nous qui ? Nous les fonctionnaires dont le point d’indice est gelé (parce qu’on ne peut pas dire que les +0.7% de 2016 et 2017 aient compensé la progression du coût de la vie), et dont les primes viennent d’être soumises au règne de l’évaluation. Et comment vous dire que ça va pas être évident pour ceux qui font grève de prouver que c’est parce qu’ils ont fait grève qu’ils ne toucheront pas de CIA à partir de l’an prochain…

Alors en prévision d’une grève longue, économisons, et donnons à la caisse de grève ! Ils sont prêts à tout ? Soyons préparés !

La grève est un droit !

Alors on soutient les grèvistes (en cliquant ici) et on se met en grève soi-même !

(Et pour ceux qui préfèrent, on peut aussi donner directement à la CGT)

Le 19 avril tous ensemble ;  imposons une société plus juste et solidaire.

Jeudi 19 avril 2018

Tous en grève et en manifestation : Montparnasse à 14h00.

Départ collectif du Local Syndical 21 rue Sévin à 13h30

SERIONS NOUS PRIS POUR DES CLOCHES ? TOUS ENSEMBLE LE 19 AVRIL

Le maire a entamé une tournée des services pour redorer son blason auprès des agents territoriaux de Villejuif, cela sent la campagne électorale pour les élections de 2020. Après les viennoiseries, le temps est venu de passer aux chocolats de Pâques, un très bon antidépresseur, et nous avons toutes les raisons d’être déprimés :

  • La mise en place d’un RIFSEEP inégalitaire
  • Le gel de nos déroulés de carrière.
  • Un clientélisme des promotions et avancement de grade.
  • Un déni de démocratie sociale des instances paritaires (Comité technique et Comité Hygiène Sécurité et Condition de Travail).
  • Le non remplacement des départs : effectifs restreints dans les services.
  • Entrave aux libertés syndicales (menace en cas de grève, refus aux agents d’être accompagné par un représentant syndical…).
  • La diminution des budgets de fonctionnement depuis 3 ans.
  • Tentative de supprimer l’accès gratuit au parking du personnel sans concertation.

Et cerise « amère » sur le gâteau, un management de la terreur en sanctionnant les agents pour tout et n’importe quoi. Les chocolats ne suffiront pas, M. Le maire, à restaurer la confiance des agents ni leur bien-être au travail.

Cette dégradation des conditions de travail doit cesser immédiatement.

Les agents de cette ville méritent respect et estime.

Au niveau national, depuis moins d’un an, les réformes ultralibérales s’amplifient en France. Après les lois Macron pris par ordonnance, les réformes de l’assurance chômage et de la Formation, viennent les attaques contre les statuts (gel du point d’indice, journée de carence, suppression de 120 000 postes …).

Le gouvernement lance le chantier, le lundi 9/04, sur du dialogue social dans le cadre de la « refonte du contrat social » avec les agents publics (fusion des CT et CHSCT) sans les syndicats CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FA-FP, après qu’ils aient tous quittés la table des négociations le 4 avril dernier.

La CGT vous invite à renforcer la forte mobilisation unitaire en cours pour construire un rapport de force favorable au monde du travail et mettre un terme à ces politiques.

Le 19 avril disons stop à cette politique et agissons pour des solutions de progrès social.

  • Augmentation des salaires, pensions et minima sociaux.
  • Obtention de droits collectifs de haut niveau prévus dans des conventions collectives ou des statuts.
  • Développement de l’emploi de qualité.
  • Développement d’une industrie propre et créatrice d’emplois, de services publics qui répondent aux besoins des populations

Le 19 avril tous ensemble ;  imposons une société plus juste et solidaire.

 

Jeudi 19 avril 2018

Tous en grève et en manifestation : Montparnasse à 14h00.

Départ collectif du Local Syndical 21 rue Sévin à 13h30

Nul ne peut vous empêcher de vous mettre en grève ! (Cliquez pour consulter vos droits)

 

20180306 – tract 19 avril 20180306 – tract 19 avril

PUISSANTE MOBILISATION LE 22 MARS

Salut à tous et bravo pour un 22 mars de lutte et de reconquête. Les journées d’action vont continuer, et cela signifie, si nous voulons défendre nos retraites, notre sécu, nos salaires, nos statuts que nous devons nous mettre en condition de faire des journées de grève. Potentiellement plusieurs d’affilée !

Au local, au national, les attaques pleuvent : à Villejuif, on nous supprime le parking de la rue René Hamon du jour au lendemain, sans préavis, sans concertation – à moins qu’on ne considère qu’un questionnaire qui n’a pas obtenu 20% de réponses soit une vraie concertation – sans recours possible. Et qu’arrivera t’il avec le passage au CIA ? Dans de nombreuses villes, le RIFSEEP est appliqué avec une augmentation des primes grâce à l’IFSE et sans recours au CIA. On nous dit en permanence : « On ne peut pas recruter à Villejuif. » Est-ce que le moyen de le faire, c’est de nous faire payer notre propre stationnement et de faire en sorte que nos primes soient soumises à une évaluation injuste, le tout dans une ambiance de chasse au sorcière où on nous rappelle notre « devoir d’obéissance », toutes les cinq minutes ? Soyons sérieux. Trop de collègues en sont tombés malades. Si nous voulons que les Villejuifois continuent de bénéficier d’un service public de qualité, si nous voulons continuer à travailler dans des conditions acceptables, il faudra en passer par la reprise d’un dialogue avec le maire, qui n’arrivera que si il entend que nous ne sommes pas satisfaits. Et que nous demandons simplement le respect qui nous est dû en tant que travailleurs, en tant que citoyens. Pourquoi le lieu de travail serait-il l’endroit où s’arrêtent nos droits ?

Et au national, le Point d’Indice est gelé, la journée de carence est rétablie, la CSG a augmenté… Les médias décrivent les fonctionnaires comme des privilégiés, comme la cause de la dette de la France – alors même que l’évasion fiscale galope et que les bénéfices des entreprises du CAC quarante sont en constante augmentation. Les inégalités se creusent, entre les hauts et les bas salaires, entre les hommes et les femmes… On nous prend pour des billes. On nous oppose. On nous divise. Pour mieux achever notre statut et en finir avec le service public, pour transformer les administrations en gestionnaires de prestataires… Mais quid de nos savoirs-faire ? De l’égalité à l’accès au service public ? Peut-on laisser notre république se financiariser ?

Il n’y a pas d’alternative ? C’est le refrain des présidents de la république, qui l’ont piqué à Margaret Thatcher. Il y a toujours des alternatives. L’histoire n’est jamais écrite d’avance. C’est à nous de prendre nos responsabilités aujourd’hui et de l’écrire maintenant, ensemble.

Rien n’est écrit d’avance !

Alors mettons nous en condition de remporter cette lutte : mobilisons nous !

 

PUISQU’IL FAUT PARLER DU RIFSEEP

LETTRE OUVERTE

Objet : RIFSEEP

Monsieur le Maire,

Depuis la rentrée vous nous avez reçus à plusieurs reprises pour évoquer le passage au RIFSEEP (Régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel) .

À nouveau, en préambule, nous tenons à vous réaffirmer que le RIFSEEP est un système dangereux en ce qu’il contrevient profondément à l’esprit même du service public. Les grands principes du statut général de la fonction publique sont « Égalité, Indépendance et Responsabilité ».

La mise en place d’un système de rémunération basé sur l’intéressement et la mise en concurrence des agents entre eux, exercée du haut vers le bas, est alarmante aux yeux de tous les agents publics. Elle remet complètement en cause et la philosophie de nos missions et la structure même de notre vie au travail, d’autant plus lorsque cela est réalisé de manière unilatérale, sans concertation.

Dans notre précédente lettre ouverte, nous vous exposions déjà en détail pour quelles raisons les arguments évoqués pour mettre en place le RIFSEEP dans un délai si court nous paraissaient au mieux spécieux et au pire fallacieux.

Une obligation au 31 décembre 2017 ? Il n’y en a pas. Une injonction de quelque instance qui vous serait supérieure ? Il n’y en a pas non plus, du moins si elle existe vous n’avez jamais voulu la produire en dépit de nos demandes répétées.

Que nous reste-t-il ? La nécessité où vous vous trouvez de rétablir en urgence le régime indemnitaire des agents que vous avez amputé de leurs primes ? C’est vous qui avez causé cette situation et vous produisez contre eux devant le tribunal administratif des mémoires en défense où il apparaît clairement que vous ne souhaitez pas que leur situation soit rétablie.

Il est pratique pour vous, sans doute, de considérer que cette « obligation » dans laquelle vous vous trouveriez « humainement » de passer au RIFSEEP pour régler leurs situations est la seule alternative possible, mais cette hypothèse ne tient pas quand on constate que vos avocats sont vent debout contre les agents qui seraient victimes avec vous de l’illégalité d’une délibération de 2014.

Il y a aussi la question des 200 000 euros que vous voudriez inscrire au budget Ressources Humaines, comme vous l’aviez promis, pour l’année 2017 ; sachant que le réalisé ‘’ressources humaines’’ 2016 laisse apparaître une économie de près de 2 000 000 d’euros au chapitre 012.

Cela signifie en fait que l’année prochaine il y aura 200 000 euros soit un peu plus de 12 € par mois et par agent, mais pour cette année, c’est trop tard, encore une dépense prévue qui ne sera pas exécutée ; et ces 200 000 € viendront s’ajouter aux économies substantielles que vous allez sans doute réaliser sur le dos du personnel en 2017.

Et puis il y a le délicat chapitre de la difficulté à recruter à Villejuif. À ce sujet, qui devons-nous croire ? Ceux qui nous disent que notre régime indemnitaire n’est pas plus mauvais qu’ailleurs ? Ou ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas recruter à Villejuif parce que le régime indemnitaire est trop bas par rapport aux autres communes ? Il nous est difficile de faire un choix parce que ces deux discours émanent en alternance de vous, de certains de vos élus ou de votre direction générale.

Et puis il y a la question la plus épineuse pour nous : pourquoi n’avons-nous pas les pièces que nous vous demandons depuis le début des réunions sur le RIFSEEP ? Pourquoi n’avons-nous pas même, la lettre que vous nous avez-vous même promise lors de notre rencontre de septembre dernier ?

Ainsi, vous nous présentez un RIFSEEP qui va à l’encontre des valeurs de notre statut, pour une augmentation (12 €) qui ne compensera en rien la baisse de notre niveau de vie constante ou le gel du point d’indice, ou la hausse à venir de la CSG, avec des arguments au mieux chancelants, sans produire aucune des pièces que vous vous êtes engagé à nous fournir et en ayant préalablement amputé les primes de nos collègues afin d’avoir une caution pour cette manœuvre.

Nous constatons cependant à défaut de pouvoir être associés à un véritable dialogue social que « l’effort budgétaire » consacré par la municipalité ne représente que 200 000 €, soit à peine la moitié de l’enveloppe budgétaire accordée en 2014 dans le cadre de la dernière revalorisation.

Nous saluons cet effort budgétisé mais pas réalisé en 2017, mais eu égard à la baisse de niveau de vie que subissent les fonctionnaires, particulièrement à Villejuif, nous déplorons qu’il ne soit pas plus important.

Nous avons voté contre le RIFSEEP lors du Comité Technique du 9 novembre. La nouvelle séance du 23 novembre aura d’autant moins d’intérêt que le dossier qui nous est présenté est strictement identique à celui que nous avons déjà étudié.

Cela va à l’encontre du principe du dialogue social : puisque nous avons voté contre la première fois, on nous présente un dossier identique, donc nous voterons contre, mais cela ne changera rien parce que cela n’a pas de sens.

Pourtant la loi prévoit qu’un dossier doive être modifié s’il est refusé une première fois en comité technique. Ce procédé revient à nier le principe même du dialogue social au sein du comité technique.

Il nous est difficile de vous cacher que cette attitude nous paraît un brin méprisante, que ce soit pour les élus qui représentent le personnel et les personnes que vous avez désignées pour vous représenter.

Pourriez-vous vous mettre à la place des élus du personnel et imaginer ce que cela fait de ne pas être entendu quoi que vous disiez, pendant près de 4 ans ?

Alors que les principes mêmes d’une application intelligente du RIFSEEP reposent sur l’information, la mise à plat des systèmes indemnitaires en place, une concertation constante, sincère et constructive entre l’employeur et les représentants du personnel, ce qui de fait demande un certain temps de co-construction.

Ce qui ne devrait poser aucun problème, puisque vous n’avez rien à cacher !

Nous avons fort bien compris que si vous souhaitez passer le RIFSEEP à tout crin – mais certainement pas à tout prix – c’est qu’il y a d’autres « listes » d’agents dont le régime indemnitaires mérite d’être examiné et pourrait poser problème, et que vous cherchez à ramener dans un nouveau système indemnitaire voté par le conseil municipal, des situations irrégulières aujourd’hui.

Nous avons compris aussi que le principe de la mise en concurrence des agents vous est cher et que vous considérez qu’il vous permettra de mieux museler toute velléité de contestation au sein du personnel.

Alors énonçons clairement notre demande. Si vous souhaitez que nous émettions un avis favorable au RIFSEEP ; nous demandons pour la séance du 23 novembre 2017 :

  • La garantie que tous nos collègues amputés de salaire soient rétablis dans leurs droits avec effet rétroactif à la date de l’amputation, avec bien évidement le remboursement des frais de justice engagés, selon un protocole signé entre les parties ;

  • Que nous soient fournies les pièces obligatoires que nous avons déjà demandées à plusieurs reprises ; c’est à dire tous les documents indispensables à la conception même d’un RIFSEEP (liste de tous les agents placés dans un organigramme, tous les régimes indemnitaires attribués à ce jour par agent, les grands principes retenus pour le RIFSEEP en cas d’absence pour maladie, congé maternité…)

  • Que vous renonciez à la mise en place du CIA au moins jusqu’au réexamen du RIFSEEP obligatoire dans quatre ans ;

  • Que vous produisiez un courrier au ministre de la dépense publique lui demandant de renoncer au gel de notre point d’indice ;

  • Que vous vous engagiez à compenser la journée de carence dès le 1er janvier 2018 ; mesure absurde dénoncée par l’INSEE quant à son efficacité ;

  • Que vous vous engagiez à continuer d’augmenter l’IFSE pour les deux années à venir, d’une enveloppe supérieure ou égale à 200 000 euros ;

  • Que vous mettiez en place avant la fin de cette année, l’ensemble des textes relatifs aux carrières parus jusqu’alors et qui entrent dans le cadre des mesures prises sur les PPCR ;

  • Et enfin, votre courrier cosigné avec votre adjointe aux Ressources Humaines, comportant l’engagement de ne pas baisser aucun des régimes indemnitaires adoptés en 2014.

Ne cessant pour autant d’espérer dans le renouveau du dialogue social au sein de notre collectivité, nous vous adressons, Monsieur le Maire, nos  cordiales salutations.

16 NOVEMBRE : TOUS ENSEMBLE !

En conséquence de l’appel à une grande journée de mobilisation le 16 novembre, nous déposerons un préavis de grève pour la journée.

D’ores et déjà, rendez-vous à midi, le 16 novembre au local syndical, pour un départ groupé vers la manifestation à 13h.

Le seul moyen d’y être le plus nombreux possible, c’est d’y aller tous !

MACRON AGGRAVE LES ATTAQUES CONTRE NOS SALAIRES, NOS RETRAITES, NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

LE 10 OCTOBRE 2017 IL Y A URGENCE

 

Pendant la campagne présidentielle, Macron l’annonçait, tous les salariés, publics, privés, retraités verraient leur pouvoir d’achat augmenter. Force est de constater que, pour les fonctionnaires, encore une fois, le compte n’y est pas, bien au contraire !

Jamais aucune profession n’avait été autant méprisée par trois présidents successifs qui ont gelé durablement la valeur du point d’indice (élément central de la rémunération des agents de la Fonction publique) et ainsi organisé la baisse du pouvoir d’achat des agents publics et assimilés.

Alors que Macron prévoit de s’attaquer aux régimes particuliers de retraite, la CGT alerte sur les conséquences du blocage des salaires qui impacte le montant des pensions entrainant une mise en péril de la CNRACL (Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales).

 

1 – GEL DU POINT D’INDICE

Depuis 2000, les très faibles augmentations de la valeur du point d’indice, puis son gel sur les 7 dernières années, ont provoqué une chute du pouvoir d’achat des fonctionnaires de 14 % (et ce malgré une aumône de 0,6 % en juillet 2016 puis en février 2017 après une mobilisation importante des agents de la Fonction publique).

Cela représente :

➜Pour un agent de catégorie C percevant 1200 €/mois : 168 € de perte mensuelle ;

➜Pour un agent de catégorie B percevant 1500 €/mois : 210 € de perte mensuelle ;

➜Pour un agent de catégorie A percevant 2000 €/mois : 280 € de perte mensuelle.

Pour le reste de l’année 2017 et pour 2018 le gouvernement annonce sa volonté de geler encore la valeur du point d’indice.

La CGT revendique un dégel du point d’indice avec mesures de rattrapages des pertes depuis 2000.

 

2 – POINT D’INDICE DIFFÉRENCIÉ

Macron prétend vouloir augmenter la valeur du point d’indice pour certains fonctionnaires et pas pour d’autres, notamment les fonctionnaires territoriaux. La réalité, c’est qu’avec cette déconnection des territoriaux du Statut général des fonctionnaires, Macron permettrait ainsi aux collectivités de fixer « arbitrairement » les rémunérations des agents et de mettre en place des « statuts locaux », tout cela ouvrant la porte au salaire à la « gueule du client » et à une vague de privatisations.

Dans sa continuité des attaques contre l’héritage de 1945, Macron le privatiseur veut tordre le cou au Statut général des fonctionnaires, seul garant aujourd’hui de l’existence d’un service public égalitaire sur tout le territoire auprès de tous les usagers.

La CGT revendique un statut unifié des fonctionnaires — notamment en renforçant le titre 1 avec le maintien d’une grille indiciaire nationale pour toute la Fonction publique — étendant à tous les agents les meilleurs garanties et droits afin de mettre fin aux disparités entre les 3 versants.

 

3 – Augmentation de la CSG de 1,7 point

Le gouvernement Macron-Philippe a annoncé, parallèlement aux ordonnances contre le Code du travail, le remplacement de la cotisation salariale d’assurance maladie (0,75 % pour

les salariés du privé) et d’assurance chômage (2,4 %) par une augmentation de 1,7 point du taux de la CSG pour tous ceux qui en sont redevables.

Dès le 1er janvier 2018, avec ce nouveau prélèvement sur nos salaires, la réduction de notre traitement indiciaire va se situer entre 17 et 100 € par mois. Seule cette partie salariale compte pour le calcul de nos retraites et cette ponction va impacter le montant déjà faible des pensions.

La compensation prévue par le gouvernement est tout simplement injuste : il prévoit de remplacer cette perte par une prime, versée aux seuls fonctionnaires en poste au 31 décembre 2017 — tant pis pour les nouveaux —, prime qui, bien entendu, ne rentrera pas dans le calcul des retraites. En plus, ce dispositif serait dégressif au fur et à mesure de l’avancée dans la carrière… Bref, encore une perte sèche pour les fonctionnaires qui sont déjà largement impactés dans leur niveau de vie.

La CGT a toujours rejeté l’étatisation des recettes de santé au détriment du salaire différé et refuse donc non seulement l’impôt CSG, mais encore plus son augmentation. À présent,

Macron entend augmenter la CSG pour l’affecter aux collectivités afin de compenser la suppression de la taxe d’habitation !

 

4 – Jour de carence

Cette lubie inventée par Sarkozy et reprise par Macron est un non-sens. Le traitement (salaire) d’un fonctionnaire est lié à son grade et n’est aucunement lié aux aléas de sa production. Cette notion n’a aucun sens dans la convention qui fonde le Statut du fonctionnaire depuis 1946. Concernant un salarié du privé, c’est différent puisque le système de rémunération est fondé sur sa production de richesses et quand il est absent il est censé ne pas produire.

Donc, à poste non pourvu, salaire non versé. Mais, dans plus de 80 % des cas, ce sont les employeurs qui prennent en charge ces 3 jours de carence, car c’est prévu dans la convention collective.

Donc, si véritablement le gouvernement souhaitait l’équité, il supprimerait tout simplement ce jour de carence pour tous.

C’est d’ailleurs ce que la CGT revendique.

 

5 – PPCR et RIFSEEP

Une des 10 raisons pour lesquelles la CGT a refusé de signer l’accord PPCR est que la refonte des grilles, faussement présentée comme favorable, avait une mise en place trop étalée dans le temps (allongement des carrières) : elle risquait donc d’être remise en cause, voire être ajournée par le gouvernement suivant… et, là encore, la CGT avait raison puisque le gouvernement prévoit de retarder l’évolution des grilles et donc de retarder l’augmentation des rémunérations des fonctionnaires liées à ces grilles.

Le RIFSEEP pour sa part induit une mise en concurrence des fonctionnaires et va à l’encontre des valeurs du service public en tentant d’induire une notion de rentabilité là où ce qui primait était la responsabilité individuelle et collective, ainsi que l’intérêt général !

La CGT revendique :

➜De véritables améliorations de carrières pour tous, à l’opposé des mesures du protocole PPCR imposé par le gouvernement ;

➜La mise en place de grilles indiciaires qui permettent une évolution de carrière sur au moins deux grades ;

➜Une évolution de rémunération de 1 à 2 sur un même grade avec un salaire minimum à 1 800 € en début de carrière pour la catégorie C.

 

 

6 – FORMATION PROFESSIONNELLE

Le gouvernement Hollande a baissé la cotisation du CNFPT qui est l’établissement national dédié à la formation professionnelle pour tous les agents territoriaux. Cette cotisation, calculée sur la masse salariale, est une partie de notre salaire. En baissant cette cotisation, la faisant passer de 1 % à 0,9 %, le gouvernement vole les agents territoriaux sur leur droit à la formation professionnelle.

La CGT revendique

➜Immédiatement le rétablissement de la cotisation à 1 % ;

➜Dans un second temps son accroissement à 3 % afin que tous les agents de la FPT puissent bénéficier d’une offre de formation de qualité tout au long de leur vie professionnelle ;

➜Le maintien des formations en présentiel et non devant un ordinateur. D’ÊTRE

 

MACRON VEUT LIVRER LES AGENTS ET LES SERVICES PUBLICS À LA CONCURRENCE ET DÉMANTELER NOS GARANTIES COLLECTIVES, COMME IL L’A FAIT DANS LE PRIVÉ AVEC LES ORDONNANCES CONTRE LE CODE DU TRAVAIL !

 

C’est pourquoi, à la suite des 12 et 21 septembre, les fonctionnaires et salariés du secteur public (établissements publics, Offices de l’habitat, services de l’eau…) sont appelés à faire grève et à manifester le 10 octobre 2017.

Rendez-vous à 12 h au local syndical (21 rue Sévin) pour déjeuner et échanger ensemble (amenez vos sandwiches), puis partir ensemble pour un départ vers la manifestation à 13h.

Manifestation à 14h, au départ de Bastille, direction Nation.