BULLETIN D’INFORMATION DU PERSONNEL ?

Vous le savez déjà, à Villejuif, on ne s’ennuie jamais… Et pour ponctuer notre anti-monotonie, nous avons, entre autres, le Bulletin d’Information du Personnel, ou BIP. Au départ il s’agissait d’un outil de communication avec le personnel dont le rédacteur en chef était supposé être le Directeur Général des Services et ne traiter que de questions Ressources Humaines et de l’actualité des services, mais en aucun cas de politique…il y a encore quelques années le BIP était rédigé par des employés communaux au service des employés communaux, avec des articles sur les employés communaux ; ça avait le mérite d’être clair ! Est-ce toujours le cas ?

Nous avons reçu le dernier BIP de novembre-décembre 2016 en février 2017 et fin juillet, on nous a communiqué le BIP de mai-juin 2017, avec ce qu’il reste du comité de rédaction, c’est-à-dire 3 personnes (comme précisé en page 11 du périodique). Et là, pour le coup, nous atteignons des summums en matière de mauvaise foi et de non-dits.

L’été à Villejuif (pages 1 et 3), alors que l’animation a connu et connaitra encore des coupes drastiques et que ce qui est proposé aux Villejuifois n’a rien à voir avec des étés passés où la fête prenait tout son sens à Villejuif (une centaine de postes gelés dans les services communaux depuis la nouvelle mandature en 2014). Mais là, on veut faire croire que tout va bien, on veut donner l’impression que…c’est festif !

Mme LOUDIERE (page 2) qui est toujours l’élue en charge du personnel (si, si c’est toujours elle !) nous souhaite de bonnes vacances… le maire (page 3) nous indique que tout va bien (et même si quelque chose ne va pas, ‘’il n’est pas au courant, mais chuuutt’’, la presse n’arrive pas dans son bureau, il ignore les réseaux sociaux, il ne lit pas les courriers des syndicats, les rapports des instances paritaires, les conseils municipaux se déroulent dans la plus grande sérénité)….

Le rez-de-chaussée de la mairie est en cours de rénovation (page 3), soit près de 2 ans après l’incendie. Tout va bien ! Alors que les agents n’ont pas été écoutés, ainsi que le CT, le CHS CT… Mais on peut lire que l’organisation spatiale et le choix d’emménagement…bla bla bla…. Les matériaux…bla bla bla bla …le confort…bla bla bla bla… que du vent ! D’ailleurs, il aurait suffi d’écouter les agents pour en être convaincu…

On nous annonce l’arrivée d’un nouveau DG (page 3), pour rappel le dernier DG recruté par le maire nous a été démis de ses fonctions fin 2016 et a rejoint depuis peu les 3 autres anciens membres de la direction générale qui sont en ‘’congé spécial’’ (le salaire sans les primes pendant 5 ans). Nouveau DG qui veut ‘’répondre aux attentes de l’exécutif et être à l’écoute des agents’’, alors là c’est très intéressant parce qu’il a marqué son arrivée le 2 mai dernier par la diminution voire la suppression du régime indemnitaire (attribué par le maire actuel) a priori de 11 agents –c’est lui qui a signé les courriers-, que le trésorier (le comptable) avait pris cette décision et que le maire (ordonnateur) avait tout fait pour éviter çà ! Que tout était de la faute de l’ancienne équipe municipale, que la délibération sur le régime indemnitaire était friable, que la vilaine CGT avait dénoncé cette situation, que tout était de sa faute… C’est honteux ! La CGT a dénoncé une situation d’un membre de la DG, pour laquelle d’ailleurs elle n’a toujours pas eu de réponse, la délibération de février 2014 (ancienne équipe municipale) a été mise en application en juin 2014 (par le maire actuel) et au bout de 3 ans le trésorier s’aperçoit que… et à la veille des élections législatives, c’est incompréhensible ! Mais de qui se moque-t-on ?

Et bientôt, on va nous annoncer que le RIFSEEP (nouveau régime indemnitaire pour certains cadres d’emplois qui permet de grandes largesses, mais aussi de grandes restrictions) est obligatoire et qu’il est urgent de l’adopter, alors que ce n’est nullement urgent et qu’il faut en général bien plus de un an pour mener à bien un tel dossier… quelle esbrouffe !

La police municipale (page 4) s’est installée dans de nouveaux locaux (ex direction administrative et financière qui a été déménagée dans des locaux loués au conseil général, rue jean Jaurès) et tout va bien, les agents sont ravis, tout s’est bien passé…. Seulement cela n’a pas pu être vérifié parce que le 16 mai dernier, l’entrée de ces locaux a été interdite aux membres du CHS CT (ce qui est rigoureusement interdit et le CHS CT en a informé le Préfet), en présence de Mme LOUDIERE, adjointe au maire en charge du personnel et Officier de Police Judiciaire. On n’y parle pas non plus des difficultés rencontrés par les collègues policiers municipaux, notamment pendant la canicule… Et on continue l’enfumage !

Les Risques Psycho-Sociaux (page 6), voilà un autre sujet intéressant par les temps qui courent et après le suicide d’un collègue en février dernier. Tout le monde a pu constater le soudain empressement qui a conduit ‘’à contraindre, à inciter, à obliger…’’ les agents à répondre à un questionnaire, alors que les membres du CHS CT qui auraient dû être associés à la démarche dans son ensemble y compris dans le cadre de l’appel d’offres et qui bien évidemment ne l’ont pas été, ont reçu un questionnaire (10 jours avant sa diffusion et seules quelques questions ont été retravaillées parce que le questionnaire ne correspondait pas au milieu territorial !) Et ça, personne ne vous l’avait dit et le CHS CT n’a jamais émis l’idée d’un questionnaire qui normalement n’est pas autorisé selon la DGCL que dans les équipes composées d’au moins 50 agents, afin de garantir la confidentialité. De plus, l’étude sur la prévention des Risques Psycho-Sociaux aurait dû être réalisée avant le 31 décembre 2015, le CHS CT l’a demandée à maintes reprise et rien et tout d’un coup, tout s’accélère, ce qui est facultatif (la présence aux journées de sensibilisation) devient obligatoire (avec un émargement pour prouver sa présence et surtout faire du chiffre), des relances quotidiennes…) et bla..bla..bla, c’est un grand moment de démocratie… Sans doute à la hauteur des grands moments de démocratie imaginés par Alfred Jarry dans Ubu Roi.

Puis on nous présente la nouvelle conseillère de prévention (page 7). Nous sommes ravis de son recrutement d’autant que c’est à notre demande que cela a été fait, près de 3 ans après notre première demande ! Et on veut nous faire croire qu’un DUERP (Document Unique d’Évaluation de Risques Professionnels) va être réalisé, alors que ce document existant depuis bien des années, tout comme les registres de sécurité, les fiches de signalement… ont été mis en place depuis plusieurs années, voire une décennie, mais toute cette démarche obligatoire de prévention a été abandonnée ces dernières années. En matière de RPS, nous sommes revenus 20 ans en arrière.

Nous nous abstiendrons de tout commentaire sur le portrait du nouveau DG (page 8), avec ses multiples affectations. Nous avons retenu : constat, correctif, obligation, excellence… Mais bon, on vous laisse apprécier le cirage. Quant au débat sur son logement de fonction, reconnaissons que le lieu en était plutôt le Conseil Municipal

Le stationnement (page 9), avec des critères qui ont été discutés avec on ne sait pas qui, mais certainement pas avec vos représentants, en revanche, pas un mot sur les contraintes familiales des uns et aux autres, sur les mises à disposition obligatoires de places de stationnement pour les agents de la ville, sur la mise en place d’autorisation de stationnement sur le territoire villejuifois… Tant que les élus locaux, les membres de la direction générale et certains directeurs ont des places réservées pour stationner leurs véhicules de fonction, l’essentiel est réglé.

3 agents ont réussi un concours (page 11), nous sommes vraiment satisfaits pour eux, mais sincèrement, on a connu de meilleurs résultats et ce n’est pas la faute des agents, mais qui les accompagne et avec quelle dynamique ? Ce n’est pas en l’absence de rapport au comité technique sur le plan de formation que nous pourrions fournir la réponse…

Après les incendies, il nous reste la fumée.

Alors ne soyez pas dupes, toute cette information est erronée, déformée, triturée et surtout enjolivée pour vous faire croire que tout va bien, que le dialogue social existe, alors qu’il est inexistant.

 

CONSEIL MUNICIPAL : RÈGLEMENTS DE COMPTES

Tout le monde est plus ou moins médusé par ce qui s’est passé au Conseil Municipal du 31 mars. Le Parisien qualifie la séance de surréaliste. On s’étonnera d’abord de ce que la salle était comble, et de ce que pour une fois l’instance était pratiquement au complet (et que les absents aveint tous prévu de laisser un pouvoir). D’ailleurs, on a assisté au grand retour d’Alexandre Gaborit (FN) qu’on avait pas vu au Conseil depuis de longs mois… Mais pourquoi ?

Dans un premier temps, monsieur Vidal, adjoint en charge des finances qui, après des mois de joutes verbales avec le maire en Conseil municipal et d’altercations plus ou moins publiques en dehors, se voit retirer ses délégations en début de conseil – pour répondre à une demande de protection fonctionnelle émanant de deux agents, selon le maire… Les plus épris d’ironie d’entre nous y verront une volonté de la part de l’exécutif de prendre en compte la souffrance des agents, un progrès. En effet, quand des agents avaient demandé la protection fonctionnelle à cause du communiqué de presse des 17 élus qui vilipendaient les fonctionnaires, ils n’avaient eu, eux, aucune réponse…

Ensuite, le retour de monsieur Harel, évincé de la majorité avant même le premier conseil municipal suivant les élections de 2014. Il y a quinze jours encore, il critiquait le maire et son équipe et annonçait qu’il ne retournerait jamais dans la majorité, même si on le lui proposait, pas après les trahisons qu’il avait dû subir et vu ce que cet exécutif faisait subir à la collectivité… Mais bon : « Imagine-t-on le général De Gaulle mis en examen ? Moi si j’étais mis en examen, je retirerais ma candidature »…

Toujours est-il que monsieur Harel est de retour et que le maire a déclaré qu’il lui confierait dès le prochain conseil des responsabilités dans l’exécutif.

Au passage, c’est madame Ouchard qui lira ‘intervention de madame Casel annonçant qu’elle porte plainte contre X parce que des mails privés ont été diffusés et lus en Conseil Municipal par monsieur Girard (PS) lors du dernier Conseil Municipal. Ce qui est étrange, c’est que madame Casel est pourtant bien là !

Ensuite, il a été question de budget, et de la sincérité ou non de celui-ci. Au dernier Conseil Municipal le maire avait promis un budget « plus sincère que les précédents ». Là, encore une fois, c’est le budget de la RH qui trinque, le personnel étant comme de coutume la variable d’ajustement. Déjà en 2016, c’est sur ce poste qu’ont été réalisées les économies, en 2017 ce sera pareil, voire pire.

En séance, pourtant, les élus de l’exécutif défendent le bout de gras avec conviction. On aurait envie d’y croire. Mais quand on entend que « les animateurs jeunesse sont très heureux et en nombre suffisant » alors qu’ils sont deux fois moins qu’en 2014 on a du mal à croire au reste. De même, quand monsieur le Maire annonce fièrement qu’il est allé rencontrer les agents d’une crèche pas plus tard que la semaine dernière et que cela démontre qu’il est très au contact du personne, on a envie de lui rappeler qu’on est près de 1100 agents et que les 8 qu’il a rencontré la semaine dernière attendaient un rendez-vous depuis plusieurs longues semaines… Mais tout sera à l’avenant.

Vote du budget, donc, à bulletin secret. Une petite farce démocratique dans les premières minutes de ce premier avril… Bilan, 23 voix contre 22… Est-ce la voix du seul élu Front National qui permet à feu l’Union Citoyenne de passer son budget 2017 ? Si c’est le cas c’est dramatique parce qu’on est passé de « à partir de maintenant plus rien ne se décidera sans vous » à « à partir de maintenant plus rien ne se décidera sans lui »… Et ça, bien sûr, ça soulève de grave questions.

Passé le débat, très houleux, sur le budget, les dossiers s’enchaîneront sur un ton monocorde, comme s’il n’y avait plus rien d’important. Un à un, vu l’heure tardive (le conseil avait tout de même débuté à 19 h 30), les conseillers municipaux s’égrainent. Monsieur Vidal, madame Loudière, le groupe socialiste dans sa quasi totalité, EELV… Ils disparaissent les uns après les autres.

Quand arrive le vœu sur la directive Molière, il ne reste pas grand monde, mais le Conseil votera tout de même contre l’émission de ce vœu : il s’agissait de demander au Conseil Régional de supprimer cette directive qui fait couler beaucoup d’encre, parce que discriminatoire. Mais ça, visiblement, ça ne gène pas tout le monde : la majorité votera encore une fois avec le FN…

AU CONSEIL MUNICIPAL CE SOIR (2)

Encore une sacré représentation au Conseil Municipal de vendredi soir dernier – le 17 mars.

D’abord, on est médusé par le coup de théâtre : alors que même Le Parisien annonçait l’absence du maire à ce Conseil, il est bien là ! Donc dès le début, ça se divise en deux camps, ceux qui ont gagné leur pari et ceux qui l’ont perdu…

On enchaîne avec les lapsus de monsieur le maire qui annonce que c’est ce soir son « bicentenaire » (en fait ses cinquante ans) et, dans la lecture du compte rendu d’une des séances précédentes – confond le mot « votants » avec le mot « figurants » – ce qui était du plus mauvais effet puisque c’est des conseillers municipaux qu’il s’agissait… Les plus malicieux y verront un effet freudien révélateur…

Trois points à l’ordre du jour : le rapport sur le développement durable préalable obligatoire au rapport d’orientation budgétaire, le rapport d’orientation budgétaire et l’examen du marché des assurances de la ville…

On ne va pas tirer sur l’ambulance : c’est trop facile et, à force, c’est très répétitif. Quand on se lance dans un Conseil Municipal à la mairie de Villejuif, on sait qu’on en a pour longtemps (trois points, cinq heures de séance) et les critiques deviennent de vieilles rengaines : un manque de perspectives, des rapports qui dressent des constats (souvent contradictoires) et n’affichent pas les ambitions pour l’avenir, une absence de lisibilité des volontés politiques, du vague, un flou, un refus de voir la situation en face et un déni de dialogue… Et au final, même si tout le monde est plus ou moins d’accord pour dire qu’on aurait pu faire mieux, c’est quand même voté.

Un exemple de flou : en présentant le ROB, le rapporteur parle de 1118 agents. Par contre, quand il s’agit du nombre d’agents à assurer pour le dernier point, le même rapporteur nous parlera de 1300 agents…

On retiendra tout de même l’intervention des parents d’élèves de Jean Vilar qui se plaignent d’un manque de dialogue avec eux, de ce qu’on ne répond jamais à leurs questions… Au point qu’on aurait pu croire qu’ils faisaient la lecture d’une lettre du CHS CT au maire…

On notera aussi que l’ambiance délétère – pour ne pas dire nauséabonde ou explosive – que les représentants du personnel s’usent à dénoncer s’étend maintenant au sein même de la majorité municipale dont il est de plus en plus évident qu’elle ne tiendra peut-être même pas jusqu’à mi-mandat. C’est comme d’assister à à la sempiternelle engueulade du dîner familiale entre Tonton Gaston et le Cousin Fernand : c’est pénible, à force ça devient ridicule, on sait déjà comment ça va finir, et on reste parce qu’on était venu pour le pot-au-feu…

Et bon, y a pas le choix…

Par contre, quelle surprise de découvrir à la fin de la séance que le marché des assurances doit passer en urgence parce que les agents et les biens de la mairie ne sont plus couverts depuis le 1er janvier… On savait qu’on était sans service juridique depuis le premier septembre, mais là, c’est le pompon ! D’ailleurs, l’opposition aura beau se plaindre de ce qu’elle n’a aucun élément dans le dossier, le vote aura lieu tout de même et la majorité l’emportera : un fameux chèque en blanc quand on considère l’enjeu et les sommes impliquées, sans même parler du fait qu’à minima, encore une fois, cela faisant partie des conditions de travail des agents les instances du personnel auraient dû être consultées…

Mais ça… Ça fait tellement longtemps qu’on le dit qu’à force on a l’impression qu’on pourrait en faire une chanson. Un vieux crincrin. Du Berthe Sylva.

Et puis, vient le moment des vœux. Il n’y en a qu’un, mais comme il est porté par l’un des groupes de la majorité qui se rebiffait contre le ROB, le reste de ladite majorité s’envole tel un banc de moineaux, si bien que la présidente de séance annonce : « On ne votera pas, puisqu’il n’y a plus le quorum ! Et puis les questions orales, on y répondra par écrit. » A une heure et demie du matin, même les plus protestataires finissent par céder et chacun rentre chez lui, avec le sentiment que la prochaine séance sera pire, comme d’habitude, et que le budget n’est pas voté d’avance…

Ce lundi matin, il ne reste au personnel municipal qu’à aller travailler en se disant que ce n’est que dans quinze jours qu’il saura réellement à quelle sauce il sera mangé et à se demander s’il est encore couvert par une assurance ou pas…

CONSEIL MUNICIPAL : PARTIE REMISE

Ce soir, on était censés avoir un Conseil Municipal, absolument nécessaire à la présentation du ROB. ROB pour rapport sur les orientations budgétaires (à ne pas confondre avec le verbe anglais, to rob, qui signifie « voler », « dérober »).

Malheureusement, les documents n’ayant pu être envoyés à temps aux Conseillers Municipaux, c’est partie remise à la semaine prochaine…

On peut dire ce qu’on veut : plus de Comités Techniques, plus de Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail, un conseil municipal reporté, le vote du budget programmé le 7 avril (l’état ayant accordé un délai de quinze jours aux collectivités, la date buttoir est passée du 1er au 15 avril)…

On ne peut pas dire que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes…

 

32 HEURES : TEMOIGNAGES DE JEUNES SALARIES

 

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait », disait Mark Twain…

Ici, en mairie de Villejuif, on se prend donc à rêver des choses qui sont possibles… Comme par exemple les 32 heures.

Il faut dire, à Villejuif, des jeunes, on en a : contractuels le plus souvent, précaires, travaillant soit dans l’animation, soit dans les métiers pénibles de la propreté des espaces extérieurs ou l’entretien des espaces verts, ou tous jeunes fonctionnaires…

Ensemble, osons les 32 heures !

 

CONSEIL MUNICIPAL : La démocratie c’est « cause toujours » !

La soirée de vendredi a tenu ses promesses ! Des rebondissements et des éclats au Conseil Municipal ? Oui ! Il y en a eu !

Passons rapidement sur l’étude prospective de l’évolution de la population, qui nous promet 70 000 habitants à l’horizon 2025… Dans ces circonstances, la question se pose : est-ce bien le moment de réduire les dépenses de personnel ? Ces gens là, il faudra bien accueillir leurs enfants à l’école, nettoyer leurs rues, qu’ils aillent à la médiathèque… Non ? C’est pas la peine ? On verra bien ? A suivre…

Ensuite, il y a eu les débats passionnés entre majorité et opposition, notamment sur le Conseil des Seniors – dont certains se demandent s’il s’agit d’une forme de démocratie directe ou d’une jolie petite boîte vide qui servira de caution ? « C’est pas moi, c’est le conseil des Seniors qui l’a décidé, » peut-on déjà entendre en faisant preuve d’un tout petit peu d’imagination…

Au passage, on est soudain plongé dans la confusion : le Conseil des Séniors sera chapeauté par le service municipal des retraités et… accueilli dans ses murs au 155, rue Jean Jaurès ? Voici qui ne figurait pas dans les plans du service au CHS CT du 22 novembre 2016…

Puis il y a eu l’interruption de séance quand les gens du Chêne, proprement expropriés, ont voulu prendre la parole par l’intermédiaire de madame Gandais. « Hors sujet, » s’exclame le premier magistrat ! Plutôt que de les entendre, l’exécutif a préféré quitter la salle et du coup c’est un membre de l’association qui a lu son adresse devant un Conseil clairsemé… Tout dans l’écoute, la compréhension, le courage et le dialogue…

Mais ça, ce n’était que le début.

Ensuite, s’enchainaient quatre dossiers : le recrutement d’un adulte-relais pour accompagner les conseils citoyens, la création des postes de coordinateur(trice) et de référent(e) de Programme de Réussite Éducative et mise à disposition de ces postes pour le CCAS, la liste des emplois ouvrant droit à l’attribution d’un logement de fonction et le réaménagement intérieur du rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville situé esplanade Pierre-Yves Cosnier suite à un incendie…

Tollé, lever de boucliers : tout ça aurait dû faire l’objet soit de passages en CT (pour les trois premiers dossiers), soit de présentation au CHS CT (pour le dernier). L’opposition et une partie de la majorité s’indigne, alerte, prévient… Rien à faire : le clan du maire refuse d’ouvrir la discussion. « L’administration nous a dit qu’il n’y avait pas besoin de passer tout ça en CT ! » déclare le Maire. « Pour une fois que nous faisons confiance à l’administration, vous allez encore vous plaindre, » pérore monsieur Obadia. On comprend surtout qu’on n’écoute l’administration que si elle va dans le sens de moins de dialogue social…

L’opposition aura eu beau redire la loi, le groupe « Divers Gauche » de l’Union Citoyenne aura eu beau rappeler que « du dialogue social on en fait jamais trop », rien à faire… Pour le recrutement d’un adulte-relais pour les conseils citoyens, le vote est positif. Le second dossier est tout de même retiré jusqu’à passage en CT (comme quoi !)… En effet, il s’agit d’une création de service et de nouvelles missions ! Mais le poste d’adulte référent aussi…

Puis vient le dossier du logement de fonction du DGS – puisque c’est bien de ça qu’il s’agit. Et là, la vérité éclate : « Le traitement indiciaire des agents de cette ville est si bas… Il faut bien quelque chose pour inciter les gens à venir… » déclare un des élus qui soutient mordicus que la municipalité « cherche seulement à s’aligner sur les nouvelles lois en matière de logement de fonction… »

Billevesées…

Si notre employeur est conscient de ce que nous sommes mal payés, peut-être serait-il temps d’ouvrir des négociations et de lâcher un peu de leste plutôt que de faire croire qu’il n’y est pour rien et qu’il « doit » pour pouvoir recruter un nouveau DGS, lui offrir cet avantage en nature…

Rien n’interdit que le DGS bénéficie d’un logement de fonction. Par contre, la liste des agents pouvant bénéficier d’un logement de fonction doit faire l’objet d’un passage en comité technique. Mais encore une fois, l’exécutif ne veut ni dialogue, ni débat. Seulement de bonnes excuses pour faire ce qui lui chante !

Et quand vient le moment de parler de la remise en état du hall de la mairie, là encore l’opposition met en garde : l’absence de dialogue social ne fait qu’envenimer la situation !  Peu importe, visiblement : on nous promet pour les calendes un CHS CT qui ne viendra peut être jamais et on passe le dossier. Tant pis pour les agents de l’accueil. Après des mois et des mois dans un carton à chaussures, ils iront dans un local refait sans leur avis, sans étudier les éventuels besoins liés aux nouvelles missions qu’ils seront appelés à remplir, sans qu’il ait été tenu compte des préconisations en matière de sécurité et d’hygiène. Tant pis pour les représentants du personnel. Tant pis pour la loi.

Prévoir, anticiper, planifier, dialoguer ? Non. Toujours pas. Notre exécutif n’a pas non plus d’attrait pour l’intelligence collective et préfère se tromper tout seul que de réfléchir à plusieurs.

Ce qui compte, c’est que le pouvoir s’exerce dans la seule forme qui soit gratifiante (apparemment) : l’absolutisme !

On est loin du « plus rien ne se décidera sans vous » des débuts du mandat…

CE SOIR AU MENU DU CONSEIL MUNICIPAL

Certains iront au théâtre, ce soir. D’autres iront au Conseil Municipal, dans l’espoir d’y assister encore à d’exquises envolées tantôt poétiques, tantôt passionnées. C’est pas du Shakespeare, mais on s’approche tout de même de R.R. Martin, l’auteur de la saga du Trône de Fer… En plus fatigant.

Enfin bon, ça ne remplace pas non plus la soirée du personnel

Au menu de ce vendredi trois février un dossier croquignole qui modifiera la liste des (fort rares) agents municipaux pouvant bénéficier d’un logement de fonction… Jusqu’ici, il n’y avait guère que les gardiens d’écoles ou de gymnase qui y avaient droit. D’ailleurs, il semble que cela impliquait qu’ils soient corvéables à merci et 24h/24. Mais le Conseil Municipal délibérera ce soir pour étendre ce droit au premier fonctionnaire de la ville, le Directeur Général des Services Municipaux. Le nouveau DGS, dont on nous a dit qu’il est très impatient d’arriver, s’entend, pas celui qui a été… remercié

Rien à y redire, sans doute… La loi le prévoit et le permet. Mais qui se souvient qu’a été posée sur la table, lors de la séance commune du CT / CHS CT de juin dernier la douloureuse question des agents privés de logement, exclus de tous les dispositifs d’aide sociale parce que fonctionnaires ? Les représentants du personnel n’ont pas trouvé d’écho à la promesse du collège employeur de mettre en place rapidement un groupe de travail sur le sujet.

Vous nous direz : ils ont l’habitude…

En attendant, est-il bien moral, alors que des économies sont réalisées chaque jour sur le dos du personnel, alors que plusieurs agents sont sans domicile fixe, alors que nous n’avons encore aucune réponse dans le cadre des négociations sur le régime indemnitaire, d’octroyer un logement au fonctionnaire le mieux payé de la collectivité ?

Les Villejuifois en attente d’un logement social apprécieront : dans les quatre ans d’attente pour la plupart des demandeurs…

Encore une fois, certains auront plus de galette que d’autres