Ca arrive près de chez vous 2

Nous l’avons déjà indiqué : L’une des priorités du maire pour l’année 2019 était « le bien-être au travail », c’est le discours tenu lors des vœux du personnel et pourtant après les mots les actes, par :

  • Un management toujours répressif et agressif  impulsé par l’exécutif et orchestré par la DGSM et la DRH, qui n’épargne aucun service :
    • l’agression d’un agent par son supérieur hiérarchique à la direction de la communication le 30/08, avec intervention des pompiers qui ont estimé nécessaire de le protéger du responsable et de l’emmener aux urgences
    • l’agression d’un autre agent par son supérieur hiérarchique à la direction de l’action sociale (service solidarité) le 17/09, qui a subi à 2 reprises dans la même journée les cris et l’humiliation publique de son responsable. Ce qui a généré pour l’agent l’incapacité de reprendre ses missions, terrorisé et choqué par la violence des mots et des hurlements du cadre, il a dû consulter le corps médical très rapidement.
  • Des cadres, comme l’ancien responsable du service marchés publics, changés de poste contre leur gré, contre l’avis des commissions compétentes ;
  • Des collègues malades et en demi-traitement de salaire laissés sciemment dans un abandon administratif total, des procédures non respectées, un lien avec le centre interdépartemental de gestion qui ne se fait plus…
  • Des restructurations sans concertation, des réorganisations de service qui ne prennent pas en compte le projet travaillé par les cadres et les agents durant de long mois.
  • Une augmentation exponentielle du nombre de sanctions disciplinaires, pour des motifs saugrenus comme le seul fait d’avoir dit « Je ne suis pas d’accord ! » pendant une réunion de service et dont on prétend que cela fiait qu’il est sorti de son devoir de réserve.
  • Une mise en place et une attribution du CIA copain-copain à la tête du client, sans critères transparents.
  • La réduction du personnel dans les services (gel des postes) ; le refus de titulariser les agents en CDD ou en CDI, engendrant volontairement l’augmentation du nombre d’agents précaires : moins de sécurité pour les agents c’est la garantie d’une meilleure docilité des agents.
  • Le refus de recevoir les agents en mouvement social avec un retrait sur salaire précipité des journées de grève de mars-avril-mai, dès le mois juin afin de mettre en difficulté les agents avant leur congé d’été (sachant pertinemment que la majorité de ces agents ont de très bas salaires).
  • Des agents de la police municipale qui expriment leur souffrance et les mauvaises conditions de travail, à tel point que ce service connait un turn-over important (refus de titularisation, refus de prendre en charge des formations obligatoires, pressions, …).
  • Le DGSM qui se permettrait d’hurler sur les agents de la ville en leur disant de DEGAGER et en les menaçants de leur mettre un COUP de pied au …, si ils ne s’exécutent pas.
  • Le refus de réunir le CHSCT à la demande des représentants du personnel !

Au final, lors des « petits déjeuners » ou des « goûters » il est expliqué aux agents qu’il faut se dégager du statut pour réussir à la mairie de Villejuif ! Fini les avancements, la progression des carrières, la prise en compte de la pénibilité, de l’ancienneté… Faut faire du résultat ! Et si tu plais un jour mais que tu déplais le lendemain, tu prendras une sanction !

Nous ne devons pas accepter d’être traités comme des moins que rien ni par notre employeur, ni par notre hiérarchie. Nous continuons d’avoir des droits, même au travail. Et à chaque fois que l’un d’entre nous laisse ces droits être bafoués, nous devenons complices par notre silence.

AGIR TOUS ENSEMBLE EST NOTRE SEUL RECOURS !

 

SUICIDE D’UN AGENT DE LA POLICE MUNICIPALE

Vendredi 27 septembre nous avons rendu un dernier hommage à notre collègue Grégori Licari, qui s’est suicidé le 11 septembre dernier, à l’âge de quarante-six ans.

En tant que syndicat, nous ne pouvons que nous interroger sur le parcours qui amène un agent à cette extrémité.

Grégori, entré dans la collectivité en tant qu’ASVP, a servi pendant douze ans en tant que Garde Champêtre pour la ville de Villejuif, métier qu’il aimait dans son rapport de proximité avec la population. En 2016, à la création de la police municipale, il avait été intégré dans ses effectifs et il lui avait été demandé de passer des examens pour devenir policier municipal. De nombreux témoignages, et ce qu’il nous en disait lui-même, indiquent qu’il se sentait mis à l’écart, au rebut, déconsidéré, depuis notamment sa non-réussite aux examens.

Cela a entrainé chez lui un état dépressif. Il continuait pourtant à venir travailler, ce qui dans ces conditions demande chaque jour plus de courage que la veille. Puis il y a eût cet accident de trajet qui a entraîné son arrêt de travail puis il n’a pu reprendre, n’a pas envoyé ses arrêts de travail. Sa dépression en était la cause.

Sans chercher d’avantage, il a été radié purement et simplement de la fonction publique. Et donc, parce qu’il était en dépression, non seulement il a perdu son emploi, mais il lui était demandé de rembourser ses derniers salaires, une somme considérable pour un agent. Quelques jours après, il se suicidait.

Pouvons-nous aujourd’hui affirmer que tout a été fait pour permettre une autre issue ? Sommes-nous certains qu’un tel drame ne pourra pas se reproduire ? La CGT ne peut que répondre par la négative. Parce que comme d’habitude, personne ne répond aux questions légitimes que nous posons.

Devons-nous tous nous résoudre à voir ainsi partir un collègue sans nous demander ce que chacun d’entre nous aurait pu faire de plus pour lui, que nous soyons syndicaliste, élu municipal, chef de service, directeur ou simple collègue ?

Le premier drame est que Grégori n’est plus. Le second est que nous avons collectivement été incapables de le convaincre que cette issue est inacceptable.

Ces drames seraient sans doute aggravés si nous renoncions à nous soutenir les uns les autres, à nous montrer humains les uns envers les autres au milieu des réorganisations administratives, des changements de missions, des droits et des devoirs de la fonction publique. Tout cela ne vaut pas qu’on en vienne à renoncer à la vie. Tout cela ne vaut pas qu’on se montre violent ou méprisant les uns vis-à-vis des autres. Il faut que cela cesse. Il faut que nous revenions à de vraies valeurs humaines, ces mêmes valeurs qui insufflent le souffle à notre service public : la bienveillance, l’équité, la solidarité, les vertus d’égalité, de fraternité…

Grégori avait sans doute le sentiment que ces valeurs avaient disparu. Et quoi qu’il en soit, il n’a sans doute plus vu la lumière au bout du tunnel, et il n’a pas pu continuer. De nombreuses études le montrent : la qualité du travail, la marge de manœuvre au travail, la considération sont des éléments extrêmement importants pour aller bien. Il nous incombe donc collectivement de raviver cette lumière.

Grégori n’est pas le premier agent qui met fin à ses jours à Villejuif, et le Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail a demandé une enquête sur la façon dont son dossier a été pris en charge. Il est impératif de chercher les causes (on ne parle pas de coupables) afin de pouvoir trouver des chemins autres qui permettent d’éviter que les choses en arrivent là à l’avenir. Ne pas vouloir s’y pencher serait criminel.

Aujourd’hui nos pensées vont à sa maman, son papa, à son épouse, à sa fille, dont nous partageons la douleur.

PRÉAVIS DE GREVE

La situation des agents de la ville continuant de se dégrader, nos organisation appellent une nouvelle fois à la grève.

Pas une semaine sans que nous n’apprenions une mise au placard, l’agression d’un agent, une sanction imméritée… La politique de répression qui fait de la sanction disciplinaire un « levier de management » et qui piétine le droit des agents se renforce et s’amplifie. L’effet sur un corps déjà meurtri par les Risques Psycho-Sociaux, fragilisé, est catastrophique.

Aussi, vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • Le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • Le subventionnement du CASC,
  • Une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • La suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • Une négociation sur la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents, celle-ci n’ayant jamais eu lieu avant le passage en comité technique,
  • Une meilleure participation à la restauration des agents,
  • Et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale, et le respect de la procédure disciplinaire.

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique.

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 Octobre 2019 inclus.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

 

20190930 – Préavis de Grève Octobre

DEPOT DE PLAINTE CONTRE LA MAIRIE DE VILLEJUIF

Ce matin, l’Union Locale CGT de Villejuif-Fresnes-L’Haÿ-les-Roses, le syndicat CGT Ouvriers/Employés et le Syndicat CGT UGICT des Territoriaux de Villejuif ont déposé au tribunal de Créteil une plainte pour discrimination contre la mairie de Villejuif.

Depuis 2015, que ce soit par la volonté de fermeture de la bourse du travail sans négociation, ou par le déni constant de droits aux syndicats des agents de la mairie, l’exécutif et une partie de l’administration se sont placés en tort, recourant à des méthodes qui s’apparentent selon nous à de l’entrave.

Il est temps que cesse le temps de l’arbitraire, du refus de négocier, du refus de traiter les syndicats comme des interlocuteurs légitimes, comme des acteurs de la société civile. Le devoir d’un élu est de discuter avec tous les citoyens, et de faire respecter le principe d’égalité en vigueur dans ce pays, certainement pas de tenter par tous les moyens d’intimider ou de museler, que ce soit par des mesures actives ou en ignorant leurs demandes.

Nos collègues, nos militants, subissent ces pressions depuis trop longtemps.

Il n’est plus envisageable de laisser perdurer une situation où le droit et le principe d’égalité républicains, ainsi que le droit des travailleurs, sont niés par le premier magistrat de la ville de Villejuif. L’exercice du pouvoir n’est pas une excuse pour se soustraire à ses devoirs, à ses obligations ou pour s’extraire du cadre de la loi.

Nous dénonçons le fait qu’un élu recoure à de telles méthodes et nous voyons contraints de saisir la justice.

 

Ça arrive près de chez vous…

L’une des priorités du maire pour l’année 2019 était « le bien-être au travail », c’est le discours tenu lors des vœux du personnel et pourtant après les mots les actes, par :

  • un management répressif et agressif  impulsé par l’exécutif et orchestré par la DGSM et la DRH, qui n’épargne aucun service :
    • l’agression d’un agent par son supérieur hiérarchique à la direction de la communication le 30/08, avec intervention des pompiers qui ont estimé nécessaire de le protéger du responsable et de l’emmener aux urgences
    • l’agression d’un autre agent par son supérieur hiérarchique à la direction de l’action sociale (service solidarité) le 17/09, qui a subi à 2 reprises dans la même journée les cris et l’humiliation publique de son responsable. Ce qui a généré pour l’agent l’incapacité de reprendre ses missions, terrorisé et choqué par la violence des mots et des hurlements du cadre, il a dû consulter le corps médical très rapidement.
  • des collègues malades et en demi-traitement de salaire laissés sciemment dans un abandon administratif total, par la DRH.
  • des restructurations sans concertation, des réorganisations de service qui ne prennent pas en compte le projet travaillé par les cadres et les agents durant de long mois.
  • une augmentation exponentielle du nombre de sanctions disciplinaires.
  • une mise en place et une attribution du CIA copain-copain à la tête du client, sans critères transparents.
  • la réduction du personnel dans les services (gel des postes).
  • le refus de titulariser les agents en CDD ou en CDI, engendrant volontairement l’augmentation du nombre d’agents précaires.
  • le refus de recevoir les agents en mouvement social avec un retrait sur salaire précipité des journées de grève de mars-avril-mai, dès le mois juin afin de mettre en difficulté les agents avant leur congé d’été (sachant pertinemment que la majorité de ces agents ont de très bas salaires).
  • des agents de la police municipale qui expriment leur souffrance et les mauvaises conditions de travail, à tel point que ce service connait un turn-over important (refus de titularisation, refus de prendre en charge des formations obligatoires, pressions, …).
  • la DGSM qui se permettrait d’hurler sur les agents de la ville en leur disant de DEGAGER et en les menaçants de leur mettre un COUP de pied au …, si ils ne s’exécutent pas.

Il est bien loin l’homme bienveillant et charmant que la DRH dépeint auprès des agents.

Nous ne devons pas accepter d’être traités comme des moins que rien ni par notre employeur, ni par notre hiérarchie. Nous continuons d’avoir des droits, même au travail. Et à chaque fois que l’un d’entre nous laisse ces droits être bafoués, nous devenons complices par notre silence.

AGIR ENSEMBLE EST NOTRE SEUL RECOURS !

STATIONNEMENT DES AGENTS, ON EN EST OU ?

Quand on veut trouver des solutions, on en trouve…

Ça n’a pas été le cas pour les agents de la ville qui prennent leur voiture pour venir travailler. Si des places ont bien été ouvertes pour certains, qui n’habitent pas la ville, pour d’autres c’est toujours la croix et la bannière : il faut pouvoir justifier d’un temps minimum entre son domicile et son lieu de travail pour bénéficier d’une place. Seulement, ça se calcule sur plan, pas en se basant sur la réalité. Si Mappy dit qu’il y en a pour une demie-heure alors qu’en réalité l’agent en a pour une heure tous les matins, c’est Mappy qui fait foi. Pas la réalité.

Il faut réduire le nombre de véhicules, les émissions de gaz à effet de serre et tout le toutim, okay. Et les collectivités se doivent d’être exemplaires en la matière. D’accord. Mais pour autant, la qualité et le nombre des transports ont ils augmenté en île de France ? Pourquoi est-ce que c’est toujours aux mêmes de faire l’effort ? Alors que Villejuif est traversée par la D7 et longée par l’A6, constamment en travaux avec des véhicules lourds, le centre ville continue d’être engorgé, plan de stationnement ou pas, ouverture du parking de la rue René Hamon ou pas…

Les agents qui doivent payer leur stationnement en sont à pratiquement 300€/mois s’ils veulent bénéficier d’une place proche de leur lieu de travail. Sans avoir bénéficié de la moindre augmentation de salaire… Quant aux outils, aux solutions, permettant d’envisager du co-voiturage, les abris-vélo pour pouvoir venir en vélo… Non seulement on attend ceux qui devaient être rajoutés, mais on déplore ceux qui ont été enlevés…

 

 

 

LE DIALOGUE SOCIAL A LA MAIRIE DE VILLEJUIF, C’EST QUOI ?

On a l’air de railler, de se gausser, de se moquer… On évoque souvent sur ce blog le sacro-saint Dialogue Social avec l’employeur et on se plaint de ce que ça ne fonctionne pas…

Il faut dire que l’exemple vient de haut…

Et pourtant, le dialogue social, c’est vachement important : c’est quand les gens qui on été élus (ou ceux qui ont été nommés par ceux qui ont été élus – comme des ministres) rencontrent d’autres gens qui ont été élus (et qu’on appelle les Corps Intermédiaires, généralement des syndicats) pour discuter de ce qui va être fait pour ceux qui ont voté ! La loi, le droit du travail, prévoient qu’il existe et qu’il soit respecté. D’où l’existence des comités d’entreprise, des comités techniques, des comités hygiène sécurité conditions de travail, et même l’encadrement du droit de grève.

En gros, avant le dialogue social, le droit du travail était vachement moins efficace et tournait toujours autour du rapport de force, d’un bras de fer entre les patrons et leurs employés, qui pouvait très très mal finir.

Ce que dénoncent les syndicats, et notamment la CGT, c’est l’inefficacité du dialogue social : force est de constater qu’il y a bien des sanctions qui tombent sur les travailleurs quand ils dérogent à ses règles, alors qu’il n’y en a pratiquement aucune pour les patrons voyous, ou pour ceux qui souhaitent, purement et simplement, ignorer ces règles.

Un exemple tout bête : quand une organisation syndicale dépose un préavis de grève, il doit y avoir négociation. Ça n’arrive pratiquement jamais.

Quand les représentants du personnel demandent qu’un point soit mis à l’ordre du jour d’un comité technique, il doit être débattu. Ca n’arrive pratiquement jamais.

Quand il y a un accident de travail, les solutions de prévention pour éviter qu’il se reproduise doivent être approuvées par le CHS CT. Il y a eu un accident du travail à la mairie de Villejuif, et le CHS CT n’a pas été convoqué pour une enquête.

Les exemples sont nombreux de rencontres qui ne se font plus entre l’employeur et les organisations syndicales : les promotions à l’ancienneté, les avancements de grade, l’attribution du CIA… Tout ça pourrait se décider en bonne intelligence, même si l’employeur n’y est pas contraint par la loi, de façon à balayer toute critique, à travailler en pleine transparence. Ça se faisait avant pour les avancements de grade, mais c’est terminé. Terminées aussi les négociations sur le stationnement des agents, la mutuelle, la prévoyance, la restauration des agents…

Il y a même des cas où des directeurs, des chefs de services, expliquent à leurs agents que leurs fiches de postes, leurs missions, leurs horaires, sont modifiés, sans avis du Comité Technique parce que « le comité technique on s’en fout »…

Et le plus beau, c’est que souvent, ceux qui ne font pas de dialogue social, ceux qui ne le respectent pas, trouvent que c’est toujours ceux d’en face qui n’ont pas fait le job… Et curieusement, c’est toujours dans le même sens que ça marche. Parce qu’au final, l’agent qui se met en grève perd du salaire, alors que l’employeur qui ne négocie pas n’est jamais puni.

La bonne nouvelle, c’est que rien n’empêche l’employeur d’améliorer les choses.

Alors ? 2019-2020, année du dialogue social ? Chiche !

Prévoyance : évolutions à venir et enjeux

A l’ordre du jour du comité technique du deux juillet 2019 (auquel les représentants du personnel CGT ne se sont pas rendus pour les raisons énoncées deux articles plus haut) il y avait le dossier de la PREVOYANCE. Une prise en charge de l’employeur de la mutuelle et de la prévoyance est un des dossiers sur lequel nous réclamons de négocier depuis 2014, sans qu’aucune négociation ait été engagée sur le sujet…


La prévoyance au sens large regroupe à la fois la complémentaire santé et la prévoyance lourde (couvertures des risques liés au décès, et la perte de revenus en cas d’arrêts de travails). Il s’agit de risques couverts en complément de la Sécurité sociale.

La Sécurité sociale assume 77,8 % des dépenses de santé et biens médicaux. Si le niveau de remboursements de la Sécurité sociale doit être amélioré pour supprimer progressivement le reste à charge des salariés, force est de constater que celui-ci représentait encore 7,5 % des dépenses de soins et biens médicaux soit 223 € en moyenne par habitant en 2017 (source DREES).

Si cette moyenne peut sembler modeste, il cache en réalité de fortes disparités puisque 10 % des personnes en affection longue durée peuvent supporter jusqu’à 1 800 € de reste à charge moyen.

De son côté, l’Etat et les collectivités locales prennent en charge 1,5 % des dépenses.

Les risques de prévoyance sont assurés par des organismes complémentaires qui prennent en charge 13,2 % des dépenses de santé, et donc les salariés au travers des cotisations qu’ils versent à ces organismes, en complément ou non de la participation de leur employeur, selon qu’ils travaillent dans le privé ou dans le public.

Ces organismes complémentaires sont composés d’une part des organismes non lucratifs qui regroupent à la fois les mutuelles santé et les institutions de prévoyance et soutenus par la CGT en raison de leurs caractéristiques (démocratie mutualiste, participation à la gouvernance, proximité avec les branches professionnelles). Et d’autre part, figure les compagnies d’assurances, sous forme de société anonyme, souvent qualifiées « d’assureurs ».

En 2017, les mutuelles assuraient en volume 41,3 % de l’activité de complémentaire santé mais en diminution régulière au profit des compagnies d’assurance qui représentent 32,4 % du total contre 26,3 % pour les institutions de prévoyance dont le poids demeure relativement stable.

Au regard des cotisations versées par les salariés pour le financement de leur prévoyance complémentaire, la CGT s’intéresse et s’implique dans les évolutions de la prévoyance en raison des trois enjeux fondamentaux auxquels est confrontés le secteur des complémentaires.

La défense directe des intérêts matériels et moraux des salariés

Lorsque les négociateurs de la CGT sont amenés à négocier avec les autres organisations syndicales et les employeurs, l’objectif est de négocier au mieux les intérêts des salariés que ce soit au niveau de la participation employeur et des remboursements pour diminuer le reste à charge final. Près de 300 militants de la CGT négocient dans les branches professionnelles et des milliers d’autres dans les entreprises.

Sur l’année 2018, l’Ugict-CGT a mené des négociations conventionnelles structurantes à la fois sur le statut de l’encadrement (périmètre des bénéficiaires et de la protection sociale afférente) et sur les évolutions relatives au financement obligatoire par l’employeur de la prévoyance des cadres du privé dénommé « 1,50 % cadre » (celui-ci étant financé à hauteur de 1,50 % de la tranche A du salaire).

La promotion d’une économie et d’un mode d’entreprise différente de l’entreprise capitaliste classique

Si les entreprises de l’économie sociale et solidaire n’en demeurent pas moins des entreprises comme les autres, leur mode de gouvernance qui associe les salariés présente un intérêt dans la construction et la réflexion sur un modèle alternatif de production. D’autant plus que les organismes non lucratifs ne versent pas de dividendes à des actionnaires évitant, en principe, un pilotage à court terme de l’entreprise.

La maîtrise des évolutions entre ses acteurs et sur le secteur de la prévoyance

Le fait de soutenir les organismes non lucratifs au regard de leur finalité affichée ne dédouane le syndicalisme d’être vigilant sur les évolutions qui ont cours. Parmi ces évolutions majeures figure d’une part, les rapprochements entre les différentes familles d’organismes assureurs qui tend à transformer l’identité et la gouvernance de ses structures. Et d’autre part, les liens politiques et financiers qui transcendent les différentes familles d’organismes complémentaires au travers de la réassurance concédée par les organismes non lucratifs aux compagnies d’assurance.

Source : Ugict

UN PETIT PEU DE DISCIPLINE

Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Le Directeur Général des Services raconte à qui veut l’entendre, et sur le ton du progressiste victorieux, que le nombre de sanctions a (enfin) augmenté à la mairie de Villejuif ? Et ce serait une bonne chose ?

Pour ce qui est du nombre de sanctions, c’est clair c’est en augmentation. Par contre, n’est-ce pas plutôt le signe que face à des réorganisations / désorganisations qui n’en finissent plus – on a pas arrêté depuis 2014 – les agents n’ont plus de lisibilité de leurs missions et de leurs hiérarchies ? Ou alors qu’un sentiment d’injustice et d’iniquité qui ne fait que croître les pousse à se rebiffer ? Le dernier recours des hiérarchies face à ce phénomène, c’est la punition, le bâton, la schlag… La carotte ? Pas question…

Lors d’un entretien disciplinaire, la Directrice des Ressources Humaines s’est agacée du positionnement de la CGT : « Vous dîtes en CHSCT que vous voulez plus de bien être au travail, mais quand on veut punir un agent agressif, vous êtes contre ! » Et de juger que ça décrédibilise l’organisation syndicale…

Notre réponse est toute simple : La fonction publique territoriale et le statut sont deux piliers du principe républicain de l’égalité. Il convient donc que tous les agents, quels que soient leur grade ou ce qui peut (ou ne peut pas) leur être reproché, bénéficient de droits égaux, encadrés à la fois par des lois et des règlements qui s’appliquent à tous de la même façon. Nous regrettons que ce ne soit parfois pas le cas dans notre collectivité. Il ne convient pas par conséquent de n’appliquer les règlements ou les lois que selon une géométrie variable. Au contraire, ceux-ci doivent être lisibles et clairs pour tous. Quant aux concepts de « bien-être au travail » ou d’ « agressivité » , ils sont hautement subjectifs. Il est concevable, par exemple, qu’un agent se montre « agressif » en réponse à une injonction qu’il perçoit lui-même comme une agression. Il est concevable parfois qu’un encadrant aie « tort » ou se soit exprimé lui-même de façon agressive, ou encore que son action soit mal perçue par les agents parce qu’il n’a communiqué autour d’elle que sur un mode impératif, dont nous savons tous qu’il est générateur de conflit. C’est pour cette raison, du reste, que la procédure disciplinaire prévoit un entretien contradictoire : pour déterminer s’il y a lieu ou non d’émettre une sanction à l’égard d’un agent. Il n’est pas du tout nécessaire qu’elle débouche sur la dîte sanction.

Alors ? Plus de sanctions à la mairie de Villejuif ? Oui. Mais c’est une réponse au fait que les agents y perçoivent plus d’injustice.

ET LE CHSCT DANS TOUT CA ?

Alors que les CT sont prévus tous les mois, le CHS CT continue poussivement. Deux séances déjà depuis les élections professionnelles.

L’ordre du jour de la séance du 2 juillet était le suivant :

  1. Approbation du Compte Rendu du Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail du 13 mai 2019.
  2. Bilan des accidents du travail et des maladies professionnels sur 2017
  3. Présentation d’un guide sur l’installation ergonomique lié au poste de travail informatique
  4. Calendrier des visites CHSCT pour 2019
  5. Point de situation sur un accident de travail
  6. Déploiement du registre santé et sécurité au travail

Le bât a un peu blessé sur les trois derniers points…

Les visites du CHSCT : Sur le précédent mandat, les représentants du personnel ont effectué une bonne cinquantaine de visites sur les lieux type écoles, gymnases, crèches, parcs, bureaux, etc… Depuis qu’on leur a interdit d’entrer à l’école Henri Wallon, pas de nouvelle visite. Donc, depuis le mois de septembre 2018, on attend que la présidence du CHS CT mette en place un nouveau planning de visites… Là, le 2 juillet 2019, on nous propose une visite par mois (c’est trop compliqué d’en organiser plus !) mais en séance on découvre un calendrier… sans date ! Les élus CGT (4 sur 5 représentants du personnel) ont refusé de prendre part au vote pour défaut d’information…

Somme toute sur ce dossier, le collège employeur et l’administration trouvent toujours qu’on veut en faire trop, et ne tiennent pas du tout à s’impliquer dans l’organisation des visites. Ils reprochent que les visites effectuées sous l’ancien mandat (en accord des deux collèges) n’étaient pas assez « suivies d’effets » (il faut dire, les trois quarts du temps, aucun élu du collège employeur ne daignait faire le déplacement). Par contre, sous le nouveau mandat, alors qu’on bénéficie d’une procédure pour simplifier ces visites… Il n’y en a plus…

L’Accident du Travail : Il y a eu un accident. En cas d’accident, c’est le CHS CT qui doit faire une enquête. Là, ça n’a pas été le cas… Et tout ce qu’on trouve à nous dire, c’est : « on fera mieux la prochaine fois. » En espérant, donc, qu’il n’y aura pas de nouvel accident grave de sitôt…

Déploiement du Registre Santé et Sécurité au Travail : Dans la mesure où il est obligatoire depuis 2014, qu’on nous a déjà dit qu’il allait être déployé partout en 2016, et qu’au final on nous annonce qu’il sera (enfin) sur tous les services en 2019, on continue… A faire confiance… Les yeux ouverts…

Dans la mesure où l’adresse chsct@villejuif.fr a été supprimée (sans que nous en soyons informés), et qu’il n’y pas de registre SST qui vous permette de contacter vos élus CHSCT, nous vous invitons le cas échéant à contacter les syndicats qui vous mettront en relation…