Nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites

Dans le privé et le public, de nombreuses reconductions de la grève sont déjà lancées.

La SNCF et la RATP restent largement mobilisées. Parmi les autres secteurs en lutte : l’agroalimentaire, où 50 syndicats ont voté la reconduction et des débrayages. Les travailleurs et travailleuses de Saint-Gobain ont reconduit la grève, les internes appellent à la grève illimité dès aujourd’hui. Dans la santé, 580 services d’urgences sont toujours en lutte.

Jeudi dernier, la journée d’action avait rassemblé environ 1,5 million de manifestants répartis sur plus de 250 manifestations.

Notre organisation, au côté de FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et Unef, réaffirme son refus d’un système par points dit universel qui immanquablement conduirait à une baisse des pensions et à devoir reculer encore l’âge de départ.

Cette réforme est un cadeau aux assureurs privés, dont le concepteur Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux retraites, est un proche. Il a d’ailleurs été poussé à la démission de son mandat d’administrateur au sein d’un institut de formation des assureurs, suite à la découverte de ses liens avec le milieu assurantiel qu’il aurait « oublié de déclarer ».

Cette réforme est un nouveau coup porté aux plus précaires, déjà touchés de plein fouet par la réforme de l’assurance chômage, qui va supprimer l’indemnisation de 750 000 privés d’emploi et diminuer celle des 650 000  autres.

Dans ce contexte de régression sociale, les organisations syndicales appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de celle-ci.

Aujourd’hui, plus de 200 manifestations sont organisées sur le territoire.

Mobilisons-nous massivement et agrandissons le rapport de force jusqu’au retrait de cette réforme.

Notre retraite, parlons-en !

ASSEMBLEE GENERALE DES PERSONNELS :

Lundi 16 décembre : 11h – 12 h et 13h30-14h30 – Au local syndical

* Les agents fonctionnaires ou non  doivent déposer une Heure d’information syndicale trois jours au préalable auprès de leur chef de service. leur chef de service ou se déclarer en grève pour pouvoir y participer.

PREAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE DECEMBRE ET DE JANVIER

Monsieur le Maire,

 La situation des agents de la ville continuant de se dégrader, nos organisations appellent une nouvelle fois à la grève.

Pas une semaine sans que nous n’apprenions une mise au placard, l’agression d’un agent, une sanction imméritée… La politique de répression qui fait de la sanction disciplinaire un « levier de management » et qui piétine le droit des agents se renforce et s’amplifie. L’effet sur un corps déjà meurtri par les Risques Psycho-Sociaux, fragilisé, est catastrophique.

Aussi, vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

 

  • Le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • Le subventionnement du CASC,
  • Une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • La suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • Une négociation sur la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents, celle-ci n’ayant jamais eu lieu avant le passage en comité technique,
  • Une meilleure participation à la restauration des agents,
  • Et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale, et le respect de la procédure disciplinaire.

 

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique.

 

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.
  • Le projet de réforme Delevoye et le passage à un système de retraite par points.
  • La suppression de l’observatoire de la pauvreté.
  • Le nouveau système de prise en charge de l’assurance chômage.

 

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour 0 à 24 h pour les journées du 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 décembre 2019 et du 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 Janvier 2020 inclus.

 

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos  salutations.

20191202 – Préavis Grève Décembre Janvier002

Droit de grève, mode d’emploi

Le droit de grève a ceci de particulier qu’il s’agit d’un droit de désobéir, d’un droit à la révolte, d’un droit à la résistance reconnu par la Constitution mais aussi par des textes communautaires.

Ce droit de nuire reste souvent l’ultime recours pour obliger l’employeur à s’asseoir à la table des négociations et à ouvrir des discussions! Ce droit essentiel constitue l’un des principaux contre-pouvoirs à la disposition des salariés, c’est pourquoi il est l’objet de remise en cause incessante par le patronat qui cherche sans cesse à le restreindre voire à l’éteindre !

La lutte autour de ce droit se poursuit aujourd’hui par notre action contre les réquisitions de grévistes, par les actions judiciaires visant l’obtention de décisions de justice positives, et surtout par l’utilisation de ce droit « qui ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ».

Voir le site de la CGT : En quelques fiches, nous avons voulu vous aider à connaître les règles applicables en situation de grève mais aussi la liberté qui préside à son exercice !

Pour la fonction publique Territoriale : note droit de greve (1)

 

CHSCT : Le pays des bisous

La plus récente séance du CHS CT s’est tenue le 27 novembre au matin… Au programme, deux gros dossiers et un compte rendu de visite du CMS Rouquès…

Le premier gros dossier c’était la Qualité de Vie au Travail. Rappelons nous que monsieur le maire avait présenté ça comme la priorité de 2019. Comme on dit chez les paysans, c’est plutôt de la floraison tardive de nous présenter ça fin novembre. Il reste pas beaucoup de temps pour atteindre l’objectif en 2019… Mais bon, ce sera sûrement aussi une priorité en 2020. Ou pas…

Il faut dire, la QVT (prononcer Cuvette ?) c’est à dire Qualité de Vie au Travail, c’est vaste, puisque on apprend à la lecture du rapport que tout plein de choses sont faites, vont être faites, ont été faites pour qu’on se sente mieux. Et ce sera le grand cap de la « politique RH ». Le bien être.

Rarement nous autres, élus du CHSCT avions assisté à un tel exercice de langue de bois : les goûters de monsieur le maire où les agents reçoivent la parole du DGS au garde à vous ? Ce sont des moments conviviaux d’échange. L’augmentation des procédures disciplinaires ? C’est parce que les agents se sentent mieux si on sanctionne les comportements « inadaptés » (des catégories C, hein, les directeurs ne sont pas concernés). Le RIFSEEP ? C’est pour que les agents se sentent mieux. Et si on ne communique pas sur les critères de l’octroi du CIA, c’est sans doute pour que les gens ne se mettent pas la pression…

Bref… Pas de vote sur ce dossier, mais deux heures d’enfumage où on nous aura tout de même affirmé que Villejuif était gérée « comme dans les années 80 », ou « comme une commune de 5000 habitants dans la Creuse », avant.

A l’heure où Microsoft passe au 32 heures par semaines dans certaines de ses filiales, et où le management participatif est à la mode dans la plupart des startups de la silicon valley (avec une totale transparence sur les salaires de chacun qui sont carrément affichés dans l’Open Space) on est pas prêts de rattraper l’avenir avec notre plan cuvette… Pardon, plan QVT…

En plus, il découle de l’enquête sur les RPS dont les résultats n’ont… jamais été communiqués par écrit aux élus du CHSCT… On dirait un spectacle de close-up où on arrive pas à retrouver le lapin…

Il n’y a d’ailleurs pas eu de vote sur ce dossier, alors qu’il prône « une meilleure prise en charge de la parole des agents » et « le respect des instances ». Un dossier vide, sans calendrier, sans indication sur les moyens alloués à la mise en oeuvre de cette politique qui va améliorer la vie des agents d’une manière pas si volontaire que ça…

Et puis en deuxième dossier, les accidents du travail 2018.

En théorie, ce n’est pas un dossier qui fait beaucoup de débat. Mais vous avez tous entendu parler de la suppression de l’observatoire de la pauvreté qui fait qu’on ne voit plus qu’il y a des pauvres ? Et bien ici, nous avons à peu près le même problème : avant, on nous communiquait directement les déclarations d’Accidents du Travail qui étaient déposées en RH. Nous, on les comptait, et puis on comparait les chiffres à ceux que nous donnaient la RH à la fin de l’année. Comme ça, si il y devait y avoir débat, on avait des éléments. Mais depuis mars 2018, nous ne les recevons plus. Donc il n’y a plus de débats.

Et comme par hasard, en 2018, les accidents du travail auraient été moins nombreux.

Info ou intox ? Bonne nouvelle ou grossier mensonge ?

On vous laisse juges.

QUOI DE NEUF EN MAIRIE DE VILLEJUIF ?

Interdiction de se réunir !

Nous avons été informés que les agents ne seraient pas libérés pour les assemblées générales du 21, 26 et 28 novembre, sous prétexte que nous avons annoncé qu’elles se tiendraient à la Bourse du Travail. Bien sûr, aucune salle ne nous est proposée si nous en faisons la demande… Une nouvelle fois, l’exécutif tente d’entraver l’action de la CGT et nie un droit fondamental, celui de s’informer.  En muselant la CGT, ce sont les agents qui sont attaqués directement !

Des rumeurs pernicieuses…

On nous dit que certains membres de la « haute » administration seraient sur le départ. C’est même mentionné dans certaines tribunes du VNV, et des adjoints au maire s’en gaussent auprès de qui veut les entendre. Nous invitons les agents à ne pas prêter attention aux bruits de couloir et à ne pas y réagir. Mais que dire de cet exécutif qui continue de régler ses comptes par réseaux sociaux interposés et utilise la rumeur comme un mode de gouvernance ? Les bases de l’édifice ne semblent pas très saines…

Claquage de porte !

L’adjointe au maire en charge de la jeunesse démissionne en dénonçant une campagne de harcèlement et en disant qu’elle craint pour les agents, que son coeur se serre en pensant à eux, et en se demandant ce qui leur arrivera en 2020. La campagne de harcèlement, le management violent, ça fait des années qu’on dénonce. Peut être que maintenant on nous écoutera ?

 Souriez, vous êtes filmés !

Pas de débat au comité technique et des caméras installées aux entrées de la mairie centrale et de son extension avant même que celui-ci soient consulté… Soit disant pour « la sécurité des agents »…  Pourquoi certaines ont-elles les panneaux syndicaux dans leur champ ?

 Toujours plus de bâton, pour toujours moins de carotte !

Et les sanctions continuent de pleuvoir… Vous avez dit « non », vous pouvez avoir un blâme. Vous avez donné un avis contraire à votre hiérarchie ? C’est potentiellement de l’insubordination… La DRH estime même que c’est contrevenir à son devoir de réserve que de s’exprimer en réunion, ou que c’est « normal si les hommes crient sur les femmes » (sic). Et pendant ce temps-là, une toute petite minorité touche un CIA conséquent…

 Le plan Qualité de vie au travail issu de l’enquête RPS dont personne n’a vu les résultats, va venir consolider cet édifice : bien-être au travail ? Même pas en rêve, il s’agit juste de valider la Politique RH !

 RIEN DE TOUT CELA N’EST UNE FATALITE !

En 2015, nous étions nombreux à manifester pour nos conditions de travail, et nous avons obtenu qu’elles s’améliorent. À chaque fois que l’exécutif s’en est pris à nos droits et que nous avons été assez nombreux pour nous défendre, nous avons gagné. Et devant la justice, la CGT a gagné à chaque fois !

 NE NOUS LAISSONS PLUS FAIRE !

SEULE LA MOBILISATION NOUS PERMETTRA DE DEFENDRE NOS DROITS, NOS CONDITIONS DE TRAVAIL, LE SERVICE PUBLIC ET NOTRE STATUT DE FONCTIONNAIRE !

 

ET CE QUI EST VRAI POUR NOS DROITS EN MAIRIE

L’EST DOUBLEMENT POUR LA DEFENSE DU STATUT, ET DE NOTRE SYSTÈME DE RETRAITES !

 TOUS DANS L’ACTION A PARTIR DU 5 DECEMBRE !

 

Le mensonge gouvernemental ne passe pas !

Avec le principe du régime à points, les salarié.e.s cumuleraient des points tout au long de la vie active. Des cotisations permettraient d’acheter des points qui seraient, au moment du passage à la retraite, convertis en pension.  Or la valeur du point à l’achat et celle du point lors de la conversion seraient calculées chaque année en fonction de la conjoncture démographique et économique du pays !

Des conséquences néfastes du système par points sur le niveau des pensions :

Le calcul de la retraite se ferait sur l’ensemble de la carrière au lieu des 25 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public.

Les périodes d’interruptions telles que la maternité et les périodes à temps partiel, ne bénéficieront plus des mécanismes de solidarité actuels. C’est donc une baisse systématique du niveau des pensions annoncée.

Le système à points remet en question les dispositifs de solidarité. Le système de retraite actuel par répartition serait remplacé par un système à points qui repose sur une logique ultralibérale individuelle du chacun pour soi, qui ne peut que renforcer les inégalités existantes en particulier vis-à-vis des femmes.

 Quel calcul pour nos retraites ?

Notre retraite est calculée actuellement sur les six derniers mois travaillés donc là où notre salaire est au plus haut. Après la réforme, le calcul se fera par point, 1 euro gagné sera 1 euro cotisé. On voit le danger, ce       nouveau mode de calcul comprendra les années de précarité où le salaire était bas donc pas beaucoup de cotisation. Et cela sans compter depuis 2010, le gel du point d’indice, à la base de notre salaire. Cela représente 10% de perte de salaire et donc des cotisations perdues.

La CGT revendique :

✓ La mise en œuvre d’une politique volontariste d’égalité salariale entre les femmes et les hommes, améliorant la retraite des femmes. Celle-ci est encore inférieure en moyenne de 20% à qualification égale;

✓ Le rejet en bloc du projet de réforme Macron-Delevoye;

✓ Le rétablissement de la retraite à 60 ans à taux plein et la garantie d’une pension au moins équivalente au SMIC pour une carrière complète;

✓ La revalorisation du minimum vieillesse (56% des femmes sont au minimum vieillesse);

✓ La garantie des droits à la retraite à temps plein pour les salarié.e.s à temps partiel.

 

ASSEMBLEE GENERALE DES PERSONNELS :

4 décembre : 12h-13h30 – A la Bourse du Travail

6 décembre : 12h-13h30 – A la Bourse du Travail

ASSEMBLEE GENERALE INTERPROFESSIONNELLE
5 décembre, 11h, Ecole Paul Vaillant Couturier

Départ groupé à la manifestation, 13h, Bourse du Travail, 16 rue Jean Jaurès pour la manifestation (parcours : Gare de l’Est, République, Nation)

 

CT DU SOIR, IL N’Y A PLUS D’ESPOIR !

Après… Un Comité Technique d’un quart d’heure que la Présidente interrompt pour que les représentants du personnel ne puissent pas poser des questions en dehors de la présence de l’expert ; un comité technique organisé pendant les vacances scolaires ; voici…

UN COMITE TECHNIQUE ORGANISE APRÈS LES HEURES DE TRAVAIL, A 17H !!!

En off, on nous susurre que la présidente ne peut plus poser de congés à son travail et que du coup maintenant si il y a des Comités Techniques ils seront organisés « aux heures où elle peut »… C’est bien. On voit à quoi tient le dialogue social à la mairie de Villejuif…

Deux dossiers à l’ordre du jour, donc, puisqu’il s’agit d’une « re »-convocation du Comité Technique du 31 octobre :

  • Évolution de l’organisation de la Direction des Actions sociales.
  • Déploiement de vidéosurveillance dans l’hôtel de ville et de boutons d’alerte dans certains sites.

Un seul hic, et non des moindres : le comité technique doit être consulté avant la pose des caméras de vidéosurveillance en mairie. Or, ces caméras sont d’ores et déjà installées depuis le mois d’Août… Au quoi bon, donc, prétendre qu’on fait du dialogue social ? Toutes les décisions, toutes les dispositions, toutes les installations, sont déjà effectives.

Le Comité Technique est une instance de dialogue, pas une simple chambre d’enregistrement.

Et depuis des années maintenant, il n’y a plus de possibilité de débattre, d’avoir un apport, ou de faire infléchir les décisions, de faire entendre la parole des agents. Les méthodes de négation de notre représentativité, d’empêchement du dialogue, sont variées : organisation farfelue des réunions pendant les vacances, en dehors des heures de travail, et dirigisme de la présidente, qui passe son temps à réinterpréter le règlement intérieur, et à faire valoir que c’est elle qui prend les décisions puisqu’elle est la présidente !

Encore deux dossiers sur lesquels les représentants CGT du personnel ne pourront pas voter pour inutilité du vote, ou information insuffisante. Le personnel doit être consulté sur l’organisation du travail, et là, on ne nous donne pas les moyens d’exercer notre mandat…

 


DECLARATION DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL
AU COMITE TECHNIQUE DU 13 NOVEMBRE 2019

Madame la présidente,

En organisant ce comité technique en dehors des heures de travail, vous exprimez une nouvelle fois votre volonté de mettre en difficulté les élus du personnel et votre mépris de ce que devrait être le dialogue social. Depuis le début de votre mandat de présidente, les comités techniques sont devenus une mascarade. Vous piétinez l’esprit de cette instance ainsi que ses prérogatives.

Le rapport « déploiement de la vidéosurveillance dans l’hôtel de ville et les boutons d’alerte dans certains sites » en est une parfaite illustration.

Comment pourrions-nous voter un tel rapport alors que les caméras sont déjà installées depuis plusieurs mois (et peut être même déjà en fonction) ? Cette instance aurait dû être convoquée avant la pose de ces caméras afin de débattre de l’objectif de cette vidéosurveillance et des lieux d’implantation les plus pertinents répondant à la question de la mise en sécurité des agents. Au lieu de ça, encore une fois, nous sommes traités comme une chambre d’enregistrement. Le rapport nous annonce qu’un dossier a été envoyé en préfecture. Celui-ci devait être incomplet puisqu’il aurait dû comporter l’avis du Comité Technique…

Pour notre part, nous nous interrogeons sur les lieux choisis : un double usage tout à fait intéressant pourrait être fait de ces caméras puisque certaines sont positionnées de façon à ce que des panneaux syndicaux CGT soient dans leur champ… Ainsi d’ailleurs, que les portes des lieux d’aisance – et nous espérons que c’est là tout. Ajoutons que le personnel n’a pas été informé de l’installation de ces caméras, alors même que l’objectif est leur sécurité, ce qui est un comble. Aucun affichage d’information n’a été réalisé.

Vous ne serez donc pas étonnée que nous refusions de prendre part à un vote inutile, à la fois pour défaut d’information et pour l’insincérité du rapport.

Pour le second dossier, il a été réalisé sans concertation des agents concernés. Il est évident que ce rapport a pour seul objectif de rationaliser le nombre d’agents en mettant en œuvre la polyvalence dans une direction ou le social diminue comme peau de chagrin. Le management y est de plus en plus pathogène. Nous ne prendrons pas part au vote refusant de donner un avis à un rapport qui n’est encore une fois qu’une manœuvre de bonneteau pour faire disparaître des postes sans que cela se voie trop.

En dehors des heures de travail, avec deux dossiers vides de sens et de contenu, sous le couvert d’un exécutif qui vous laisse ne pas tenir compte de la parole du personnel que nous représentons… Trop, c’est trop. Vous voulez que les Comités Techniques retrouvent une utilité ? Acceptez la discussion, la contradiction même, plutôt que de chercher constamment à imposer, intimider, assujettir, dicter, ou pressurer, le tout par la menace et par le cri.

La loi vous astreint à nous consulter. Rien ne nous oblige, nous, à nous prononcer tant que les conditions du dialogue et la prise en compte de la parole des agents, notre seule revendication dans cette instance, n’est pas effective.

Bonne fin de soirée.

Les représentants CGT du personnel

PRÉAVIS DE GREVE POUR LES MOIS DE NOVEMBRE ET DECEMBRE

La situation des agents de la ville continuant de se dégrader malgré nos alertes répétées, nos organisations appellent une nouvelle fois à la grève.

Pas une semaine sans que nous n’apprenions une mise au placard, l’agression d’un agent, une sanction imméritée… La politique de répression qui fait de la sanction disciplinaire un « levier de management » et qui piétine le droit des agents se renforce et s’amplifie. Et c’est sans parler des injonctions contradictoires, des réorganisations non concertées et non validées pas le comité technique… L’effet sur un corps déjà meurtri par les Risques Psycho-Sociaux, fragilisé, est catastrophique.

Les alertes des représentants du personnel au CHS CT sur ces thématiques sont systématiquement ignorées.

Aussi, vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • Le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • Le subventionnement du CASC,
  • Une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • La suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • Une négociation sur la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents, celle-ci n’ayant jamais eu lieu avant le passage en comité technique,
  • Une meilleure participation à la restauration des agents,
  • Et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale, et le respect de la procédure disciplinaire.

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique, de la Réforme des Retraites et de la Réforme de l’Assurance Chômage.

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.
  • Le passage à un système de retraite par points.
  • La suppression de l’observatoire de la pauvreté.
  • Le nouveau système de prise en charge de l’assurance chômage.

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées du 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30 Novembre et 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 décembre 2019 inclus..

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

 

20191023 – preavis de greve 5 dec 19 au 5 janv 20

20191104 – Préavis Novembre Décembre

 

Ca arrive près de chez vous 2

Nous l’avons déjà indiqué : L’une des priorités du maire pour l’année 2019 était « le bien-être au travail », c’est le discours tenu lors des vœux du personnel et pourtant après les mots les actes, par :

  • Un management toujours répressif et agressif  impulsé par l’exécutif et orchestré par la DGSM et la DRH, qui n’épargne aucun service :
    • l’agression d’un agent par son supérieur hiérarchique à la direction de la communication le 30/08, avec intervention des pompiers qui ont estimé nécessaire de le protéger du responsable et de l’emmener aux urgences
    • l’agression d’un autre agent par son supérieur hiérarchique à la direction de l’action sociale (service solidarité) le 17/09, qui a subi à 2 reprises dans la même journée les cris et l’humiliation publique de son responsable. Ce qui a généré pour l’agent l’incapacité de reprendre ses missions, terrorisé et choqué par la violence des mots et des hurlements du cadre, il a dû consulter le corps médical très rapidement.
  • Des cadres, comme l’ancien responsable du service marchés publics, changés de poste contre leur gré, contre l’avis des commissions compétentes ;
  • Des collègues malades et en demi-traitement de salaire laissés sciemment dans un abandon administratif total, des procédures non respectées, un lien avec le centre interdépartemental de gestion qui ne se fait plus…
  • Des restructurations sans concertation, des réorganisations de service qui ne prennent pas en compte le projet travaillé par les cadres et les agents durant de long mois.
  • Une augmentation exponentielle du nombre de sanctions disciplinaires, pour des motifs saugrenus comme le seul fait d’avoir dit « Je ne suis pas d’accord ! » pendant une réunion de service et dont on prétend que cela fiait qu’il est sorti de son devoir de réserve.
  • Une mise en place et une attribution du CIA copain-copain à la tête du client, sans critères transparents.
  • La réduction du personnel dans les services (gel des postes) ; le refus de titulariser les agents en CDD ou en CDI, engendrant volontairement l’augmentation du nombre d’agents précaires : moins de sécurité pour les agents c’est la garantie d’une meilleure docilité des agents.
  • Le refus de recevoir les agents en mouvement social avec un retrait sur salaire précipité des journées de grève de mars-avril-mai, dès le mois juin afin de mettre en difficulté les agents avant leur congé d’été (sachant pertinemment que la majorité de ces agents ont de très bas salaires).
  • Des agents de la police municipale qui expriment leur souffrance et les mauvaises conditions de travail, à tel point que ce service connait un turn-over important (refus de titularisation, refus de prendre en charge des formations obligatoires, pressions, …).
  • Le DGSM qui se permettrait d’hurler sur les agents de la ville en leur disant de DEGAGER et en les menaçants de leur mettre un COUP de pied au …, si ils ne s’exécutent pas.
  • Le refus de réunir le CHSCT à la demande des représentants du personnel !

Au final, lors des « petits déjeuners » ou des « goûters » il est expliqué aux agents qu’il faut se dégager du statut pour réussir à la mairie de Villejuif ! Fini les avancements, la progression des carrières, la prise en compte de la pénibilité, de l’ancienneté… Faut faire du résultat ! Et si tu plais un jour mais que tu déplais le lendemain, tu prendras une sanction !

Nous ne devons pas accepter d’être traités comme des moins que rien ni par notre employeur, ni par notre hiérarchie. Nous continuons d’avoir des droits, même au travail. Et à chaque fois que l’un d’entre nous laisse ces droits être bafoués, nous devenons complices par notre silence.

AGIR TOUS ENSEMBLE EST NOTRE SEUL RECOURS !

 

SUICIDE D’UN AGENT DE LA POLICE MUNICIPALE

Vendredi 27 septembre nous avons rendu un dernier hommage à notre collègue Grégori Licari, qui s’est suicidé le 11 septembre dernier, à l’âge de quarante-six ans.

En tant que syndicat, nous ne pouvons que nous interroger sur le parcours qui amène un agent à cette extrémité.

Grégori, entré dans la collectivité en tant qu’ASVP, a servi pendant douze ans en tant que Garde Champêtre pour la ville de Villejuif, métier qu’il aimait dans son rapport de proximité avec la population. En 2016, à la création de la police municipale, il avait été intégré dans ses effectifs et il lui avait été demandé de passer des examens pour devenir policier municipal. De nombreux témoignages, et ce qu’il nous en disait lui-même, indiquent qu’il se sentait mis à l’écart, au rebut, déconsidéré, depuis notamment sa non-réussite aux examens.

Cela a entrainé chez lui un état dépressif. Il continuait pourtant à venir travailler, ce qui dans ces conditions demande chaque jour plus de courage que la veille. Puis il y a eût cet accident de trajet qui a entraîné son arrêt de travail puis il n’a pu reprendre, n’a pas envoyé ses arrêts de travail. Sa dépression en était la cause.

Sans chercher d’avantage, il a été radié purement et simplement de la fonction publique. Et donc, parce qu’il était en dépression, non seulement il a perdu son emploi, mais il lui était demandé de rembourser ses derniers salaires, une somme considérable pour un agent. Quelques jours après, il se suicidait.

Pouvons-nous aujourd’hui affirmer que tout a été fait pour permettre une autre issue ? Sommes-nous certains qu’un tel drame ne pourra pas se reproduire ? La CGT ne peut que répondre par la négative. Parce que comme d’habitude, personne ne répond aux questions légitimes que nous posons.

Devons-nous tous nous résoudre à voir ainsi partir un collègue sans nous demander ce que chacun d’entre nous aurait pu faire de plus pour lui, que nous soyons syndicaliste, élu municipal, chef de service, directeur ou simple collègue ?

Le premier drame est que Grégori n’est plus. Le second est que nous avons collectivement été incapables de le convaincre que cette issue est inacceptable.

Ces drames seraient sans doute aggravés si nous renoncions à nous soutenir les uns les autres, à nous montrer humains les uns envers les autres au milieu des réorganisations administratives, des changements de missions, des droits et des devoirs de la fonction publique. Tout cela ne vaut pas qu’on en vienne à renoncer à la vie. Tout cela ne vaut pas qu’on se montre violent ou méprisant les uns vis-à-vis des autres. Il faut que cela cesse. Il faut que nous revenions à de vraies valeurs humaines, ces mêmes valeurs qui insufflent le souffle à notre service public : la bienveillance, l’équité, la solidarité, les vertus d’égalité, de fraternité…

Grégori avait sans doute le sentiment que ces valeurs avaient disparu. Et quoi qu’il en soit, il n’a sans doute plus vu la lumière au bout du tunnel, et il n’a pas pu continuer. De nombreuses études le montrent : la qualité du travail, la marge de manœuvre au travail, la considération sont des éléments extrêmement importants pour aller bien. Il nous incombe donc collectivement de raviver cette lumière.

Grégori n’est pas le premier agent qui met fin à ses jours à Villejuif, et le Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail a demandé une enquête sur la façon dont son dossier a été pris en charge. Il est impératif de chercher les causes (on ne parle pas de coupables) afin de pouvoir trouver des chemins autres qui permettent d’éviter que les choses en arrivent là à l’avenir. Ne pas vouloir s’y pencher serait criminel.

Aujourd’hui nos pensées vont à sa maman, son papa, à son épouse, à sa fille, dont nous partageons la douleur.

PRÉAVIS DE GREVE

La situation des agents de la ville continuant de se dégrader, nos organisation appellent une nouvelle fois à la grève.

Pas une semaine sans que nous n’apprenions une mise au placard, l’agression d’un agent, une sanction imméritée… La politique de répression qui fait de la sanction disciplinaire un « levier de management » et qui piétine le droit des agents se renforce et s’amplifie. L’effet sur un corps déjà meurtri par les Risques Psycho-Sociaux, fragilisé, est catastrophique.

Aussi, vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • Le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • Le subventionnement du CASC,
  • Une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • La suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • Une négociation sur la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents, celle-ci n’ayant jamais eu lieu avant le passage en comité technique,
  • Une meilleure participation à la restauration des agents,
  • Et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale, et le respect de la procédure disciplinaire.

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique.

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 Octobre 2019 inclus.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

 

20190930 – Préavis de Grève Octobre