MARCHE AUX FLAMBEAUX

Les organisations syndicales de Villejuif CGT, FO, FSU, Solidaires, CNT ainsi que l’Assemblée
interprofessionnelle de Villejuif contre la réforme des retraites vous invitent à participer nombreux

 à la manifestation aux flambeaux à Villejuif

Jeudi 23 janvier

départ à 17h30 devant la mairie.

SOUFFRANCE A TOUS LES ÉTAGES : Ambiance délétère dans tous les services…

Et ça continue…

De nouvelles rumeurs circulent et les services sont en pleine désorganisation. Il faut dire : on aurait annoncé que le Directeur Général des Services s’en va, qu’il n’y aura pas de Conseil Municipal avant les élections (alors que nous sommes à la fin d’un exercice budgétaire)… Ca laisse présumer d’un joli désordre pour les mois à venir…

Ce qui a également  poussé la CGT à écrire une lettre ouverte au maire :

Monsieur le Maire,

Une nouvelle fois, nous sommes dans l’obligation de vous alerter quant à l’ambiance délétère qui règne au sein des services de la ville.

Des mails d’élus (qui démissionnent ou pas) diffusés à tous de manière intempestive, aux rumeurs concernant l’éventuel départ du Directeur Général des Services – relayées jusque dans les colonnes du Villejuif Notre Ville – qui suivent celles concernant une enquête de la Cour des Comptes dans les services, et celle qui veut qu’aucun conseil municipal ne soit prévu alors que nous arrivons à la fin d’un exercice budgétaire, nous ne pouvons que constater que celles-ci ont un effet néfaste sur le moral des agents, sur leur motivation et leur qualité de vie au travail.

À plusieurs reprises et depuis plusieurs années, nous avons dû vous faire part de ces inquiétudes, causées par une information (ou de fausses informations) diffusées via les réseaux sociaux.

A ces pratiques, viennent s’ajouter la profusion de « nouvelles » procédures qui sont mises en place au bon vouloir de certaines directions et s’appliquent sans passage préalable devant les représentants du personnel…

Ainsi, c’est par hasard que la Direction des Ressources Humaines apprend que la Direction de l’Education a mis en place une nouvelle procédure concernant les accidents de service ; c’est par hasard que les agents apprennent qu’il existe une nouvelle procédure quant à la consultation de leur dossier administratif ; c’est par hasard que les agents de la voirie apprennent les dernières modifications de leurs horaires de travail…

Ajoutez à cela que personne n’a encore  de visibilité quant à la façon dont est attribué le CIA, ou quand à celle dont est calculée l’IFSE…  Le tout nimbé dans une aura de secret : il est dit aux agents qu’ils ne doivent pas dire qu’ils le touchent, comme s’ils l’avaient volé…

Chacun se demande donc comment accomplir ses missions sans visibilité quant au but ni aux règles du jeu.

Aussi une nouvelle fois, nous vous exhortons à communiquer de façon précise, sincère, transparente et générale et à respecter les processus du dialogue social au sein de l’administration afin que chacun puisse retrouver son rôle et le sens de sa fonction.

Vous n’êtes pas sans savoir que vous avez, en tant qu’employeur, une responsabilité quant à la santé psychique des agents de la ville, conformément au décret 85-603 du 10 juin 1985 relatif à l‘hygiène et la sécurité du travail, ainsi qu’à la médecine professionnelle et préventive dans la fonction publique territoriale.

Article 2—1 : L’autorité territoriale est chargée de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous son autorité.

De plus vous êtes tenu de respecter les principes généraux de prévention de l’article L.4121-2 du code du travail.

Nous vous prions, monsieur le maire, de recevoir l’expression de notre considération.

VICTOIRE POUR LES AMPUTES DE SALAIRE

Le Tribunal Administratif de Melun  a rendu son verdict dans l’affaire des Amputés de Salaire !

Le TA a purement et simplement  annulé les décisions des 23 mai et les arrêtés du maire datés du 6 juin 2017 par lesquels le maire de Villejuif avait décidé la suppression  partielle voire totale du régime indemnitaire d’un certain nombre d’agents.

Les 6 jugements viennent d’être rendus, tous favorables aux agents pour la totalité de ce qui avait été demandé au tribunal. Honneur leur est rendu. Non, ils n’avaient pas volé l’argent de la collectivité. Ils n’avaient pas magouillé. Ils n’avaient pas bénéficié de paiement illégitime ou d’un régime de faveur (eux!). Leur régime indemnitaire, qui était très antérieure à février et maintenu ensuite, leur était bien dû.

Il est donc enjoint à la commune de procéder au rétablissement du régime indemnitaire, des cotisations diverses, des dits agents, de rétablir leurs droits et de  leur rembourser les frais de justice. Il serait d’ailleurs intéressant de connaître le coût, pour la collectivité, de cette mascarade juridique.
Le tribunal administratif retient que :

1/ Aucune disposition législative ou réglementaire ne donne compétence au Trésorier pour fixer le régime indemnitaire des agents – ce qu’avaient toujours indiqué lesdits agents.

2/ Le maire a en revanche méconnu sa compétence

3/ Donc les arrêtés du 6 juin 2017 sont annulées, car comme le précise le rapporteur public, les arrêtés pris sont entachés d’illégalité.

Nous ne gagnons pas toutes les batailles mais les premières que l’on perd sont celles qu’on ne mène pas. Ces agents avaient même été menacés de se voir réclamer des sommes postérieurement reçues. Ils n’ont pas voulu se laisser intimider. Ils ont saisi la Justice et ont vu reconnaitre leurs droits.  Ce n’est pas une petite victoire et cela doit nous servir d’exemple.
Nous n’avons pas à accepter l’inacceptable.
La Justice est passée, le maire et les agents qui ont participé à la remise en cause des droits de leurs collègues ont été désavoués et remis ainsi à leur place. Ils devront en répondre.

 

SOUFFRANCE A TOUS LES ÉTAGES : Une lettre ouverte de la CGT au maire de Villejuif

Lors du mouvement des agents d’entretien des écoles du mois de mai dernier, celle.eu.x ci avaient reçu de nombreux soutiens, notamment de la part des enseignants et des parents d’élèves. Sept mois après, que reste t’il des promesses faites par le maire et le Directeur Général des Services ?

Rien du tout… Une nouvelle organisation a été mise en place – sans concertation avec les agents, faut-il le préciser ? – et les conséquences sont très tangibles sur la santé des agents, comme nous l’avion prévu

Aussi, la CGT a écrit au maire :

Monsieur le Maire,

Une nouvelle fois, nous sommes dans l’obligation de vous alerter quant à l’état de santé physique et psychique des agents de la ville. Plus particulièrement, nous souhaitons attirer votre attention sur les conditions de travail des agents d’entretien des écoles, qui, contrairement à ce que vous nous avez annoncé en mai dernier, ne cessent de se dégrader depuis la réorganisation de septembre 2019.

Cette réorganisation, effectuée sans concertation du plus grand nombre, vient s’ajouter aux difficultés que nous avions déjà évoquées avec vous : pénibilité des missions, manque d’effectif, vieillissement du personnel, précarisation des agents (recrutés majoritairement sur des contrats courts et non titularisés). Elle a pour effet concret d’avoir modifié les plages horaires d’intervention des agents, notamment pour le nettoyage des classes. Les agents se plaignent de ce qu’ils ne sont pas assez nombreux pour effectuer ces missions et de ce qu’ils ne peuvent accomplir l’ensemble de leurs tâches dans le temps imparti.

Les agents de ce service étant particulièrement attachés à leurs missions, il leur est d’autant plus pénible de se trouver dans la situation de ne pouvoir les remplir.

La hiérarchie a beau avoir été alertée de cette situation, notamment lors d’une réunion tenue le lundi 2 décembre, elle campe sur ses positions et maintient sur des agents déjà épuisés, une pression non conforme à ses responsabilités en matière de prévention des risques et des accidents du travail.

Vous n’êtes pas sans savoir que vous avez, en tant qu’employeur, une responsabilité quant à la santé des agents de la ville, conformément au décret 85-603 du 10 juin 1985 relatif à l‘hygiène et la sécurité du travail, ainsi qu’à la médecine professionnelle et préventive dans la fonction publique territoriale.

Article 2—1 : L’autorité territoriale est chargée de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous son autorité.

De plus vous êtes tenu de respecter les principes généraux de prévention de l’article L.4121-2 du code du travail.

En l’état, nous avons été informés que bon nombre d’agents sont en arrêt maladie pour surmenage et burnout. Un agent a dû être amené à l’hôpital après un malaise survenu pendant la pause méridienne et causé par un burnout selon son médecin.

Les représentants du personnel au CHS CT vont demander une séance exceptionnelle sur la question. Nous vous saurons gré de veiller à ce que cette demande soit suivie d’effet.

Nous vous prions, monsieur le maire, de recevoir l’expression de notre considération.

Une enquête du CHSCT a également été demandée.

Nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites

Dans le privé et le public, de nombreuses reconductions de la grève sont déjà lancées.

La SNCF et la RATP restent largement mobilisées. Parmi les autres secteurs en lutte : l’agroalimentaire, où 50 syndicats ont voté la reconduction et des débrayages. Les travailleurs et travailleuses de Saint-Gobain ont reconduit la grève, les internes appellent à la grève illimité dès aujourd’hui. Dans la santé, 580 services d’urgences sont toujours en lutte.

Jeudi dernier, la journée d’action avait rassemblé environ 1,5 million de manifestants répartis sur plus de 250 manifestations.

Notre organisation, au côté de FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et Unef, réaffirme son refus d’un système par points dit universel qui immanquablement conduirait à une baisse des pensions et à devoir reculer encore l’âge de départ.

Cette réforme est un cadeau aux assureurs privés, dont le concepteur Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux retraites, est un proche. Il a d’ailleurs été poussé à la démission de son mandat d’administrateur au sein d’un institut de formation des assureurs, suite à la découverte de ses liens avec le milieu assurantiel qu’il aurait « oublié de déclarer ».

Cette réforme est un nouveau coup porté aux plus précaires, déjà touchés de plein fouet par la réforme de l’assurance chômage, qui va supprimer l’indemnisation de 750 000 privés d’emploi et diminuer celle des 650 000  autres.

Dans ce contexte de régression sociale, les organisations syndicales appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de celle-ci.

Aujourd’hui, plus de 200 manifestations sont organisées sur le territoire.

Mobilisons-nous massivement et agrandissons le rapport de force jusqu’au retrait de cette réforme.

Notre retraite, parlons-en !

ASSEMBLEE GENERALE DES PERSONNELS :

Lundi 16 décembre : 11h – 12 h et 13h30-14h30 – Au local syndical

* Les agents fonctionnaires ou non  doivent déposer une Heure d’information syndicale trois jours au préalable auprès de leur chef de service. leur chef de service ou se déclarer en grève pour pouvoir y participer.

PREAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE DECEMBRE ET DE JANVIER

Monsieur le Maire,

 La situation des agents de la ville continuant de se dégrader, nos organisations appellent une nouvelle fois à la grève.

Pas une semaine sans que nous n’apprenions une mise au placard, l’agression d’un agent, une sanction imméritée… La politique de répression qui fait de la sanction disciplinaire un « levier de management » et qui piétine le droit des agents se renforce et s’amplifie. L’effet sur un corps déjà meurtri par les Risques Psycho-Sociaux, fragilisé, est catastrophique.

Aussi, vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

 

  • Le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • Le subventionnement du CASC,
  • Une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • La suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • Une négociation sur la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents, celle-ci n’ayant jamais eu lieu avant le passage en comité technique,
  • Une meilleure participation à la restauration des agents,
  • Et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale, et le respect de la procédure disciplinaire.

 

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique.

 

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.
  • Le projet de réforme Delevoye et le passage à un système de retraite par points.
  • La suppression de l’observatoire de la pauvreté.
  • Le nouveau système de prise en charge de l’assurance chômage.

 

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour 0 à 24 h pour les journées du 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 décembre 2019 et du 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 Janvier 2020 inclus.

 

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos  salutations.

20191202 – Préavis Grève Décembre Janvier002

Droit de grève, mode d’emploi

Le droit de grève a ceci de particulier qu’il s’agit d’un droit de désobéir, d’un droit à la révolte, d’un droit à la résistance reconnu par la Constitution mais aussi par des textes communautaires.

Ce droit de nuire reste souvent l’ultime recours pour obliger l’employeur à s’asseoir à la table des négociations et à ouvrir des discussions! Ce droit essentiel constitue l’un des principaux contre-pouvoirs à la disposition des salariés, c’est pourquoi il est l’objet de remise en cause incessante par le patronat qui cherche sans cesse à le restreindre voire à l’éteindre !

La lutte autour de ce droit se poursuit aujourd’hui par notre action contre les réquisitions de grévistes, par les actions judiciaires visant l’obtention de décisions de justice positives, et surtout par l’utilisation de ce droit « qui ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ».

Voir le site de la CGT : En quelques fiches, nous avons voulu vous aider à connaître les règles applicables en situation de grève mais aussi la liberté qui préside à son exercice !

Pour la fonction publique Territoriale : note droit de greve (1)

 

CHSCT : Le pays des bisous

La plus récente séance du CHS CT s’est tenue le 27 novembre au matin… Au programme, deux gros dossiers et un compte rendu de visite du CMS Rouquès…

Le premier gros dossier c’était la Qualité de Vie au Travail. Rappelons nous que monsieur le maire avait présenté ça comme la priorité de 2019. Comme on dit chez les paysans, c’est plutôt de la floraison tardive de nous présenter ça fin novembre. Il reste pas beaucoup de temps pour atteindre l’objectif en 2019… Mais bon, ce sera sûrement aussi une priorité en 2020. Ou pas…

Il faut dire, la QVT (prononcer Cuvette ?) c’est à dire Qualité de Vie au Travail, c’est vaste, puisque on apprend à la lecture du rapport que tout plein de choses sont faites, vont être faites, ont été faites pour qu’on se sente mieux. Et ce sera le grand cap de la « politique RH ». Le bien être.

Rarement nous autres, élus du CHSCT avions assisté à un tel exercice de langue de bois : les goûters de monsieur le maire où les agents reçoivent la parole du DGS au garde à vous ? Ce sont des moments conviviaux d’échange. L’augmentation des procédures disciplinaires ? C’est parce que les agents se sentent mieux si on sanctionne les comportements « inadaptés » (des catégories C, hein, les directeurs ne sont pas concernés). Le RIFSEEP ? C’est pour que les agents se sentent mieux. Et si on ne communique pas sur les critères de l’octroi du CIA, c’est sans doute pour que les gens ne se mettent pas la pression…

Bref… Pas de vote sur ce dossier, mais deux heures d’enfumage où on nous aura tout de même affirmé que Villejuif était gérée « comme dans les années 80 », ou « comme une commune de 5000 habitants dans la Creuse », avant.

A l’heure où Microsoft passe au 32 heures par semaines dans certaines de ses filiales, et où le management participatif est à la mode dans la plupart des startups de la silicon valley (avec une totale transparence sur les salaires de chacun qui sont carrément affichés dans l’Open Space) on est pas prêts de rattraper l’avenir avec notre plan cuvette… Pardon, plan QVT…

En plus, il découle de l’enquête sur les RPS dont les résultats n’ont… jamais été communiqués par écrit aux élus du CHSCT… On dirait un spectacle de close-up où on arrive pas à retrouver le lapin…

Il n’y a d’ailleurs pas eu de vote sur ce dossier, alors qu’il prône « une meilleure prise en charge de la parole des agents » et « le respect des instances ». Un dossier vide, sans calendrier, sans indication sur les moyens alloués à la mise en oeuvre de cette politique qui va améliorer la vie des agents d’une manière pas si volontaire que ça…

Et puis en deuxième dossier, les accidents du travail 2018.

En théorie, ce n’est pas un dossier qui fait beaucoup de débat. Mais vous avez tous entendu parler de la suppression de l’observatoire de la pauvreté qui fait qu’on ne voit plus qu’il y a des pauvres ? Et bien ici, nous avons à peu près le même problème : avant, on nous communiquait directement les déclarations d’Accidents du Travail qui étaient déposées en RH. Nous, on les comptait, et puis on comparait les chiffres à ceux que nous donnaient la RH à la fin de l’année. Comme ça, si il y devait y avoir débat, on avait des éléments. Mais depuis mars 2018, nous ne les recevons plus. Donc il n’y a plus de débats.

Et comme par hasard, en 2018, les accidents du travail auraient été moins nombreux.

Info ou intox ? Bonne nouvelle ou grossier mensonge ?

On vous laisse juges.

QUOI DE NEUF EN MAIRIE DE VILLEJUIF ?

Interdiction de se réunir !

Nous avons été informés que les agents ne seraient pas libérés pour les assemblées générales du 21, 26 et 28 novembre, sous prétexte que nous avons annoncé qu’elles se tiendraient à la Bourse du Travail. Bien sûr, aucune salle ne nous est proposée si nous en faisons la demande… Une nouvelle fois, l’exécutif tente d’entraver l’action de la CGT et nie un droit fondamental, celui de s’informer.  En muselant la CGT, ce sont les agents qui sont attaqués directement !

Des rumeurs pernicieuses…

On nous dit que certains membres de la « haute » administration seraient sur le départ. C’est même mentionné dans certaines tribunes du VNV, et des adjoints au maire s’en gaussent auprès de qui veut les entendre. Nous invitons les agents à ne pas prêter attention aux bruits de couloir et à ne pas y réagir. Mais que dire de cet exécutif qui continue de régler ses comptes par réseaux sociaux interposés et utilise la rumeur comme un mode de gouvernance ? Les bases de l’édifice ne semblent pas très saines…

Claquage de porte !

L’adjointe au maire en charge de la jeunesse démissionne en dénonçant une campagne de harcèlement et en disant qu’elle craint pour les agents, que son coeur se serre en pensant à eux, et en se demandant ce qui leur arrivera en 2020. La campagne de harcèlement, le management violent, ça fait des années qu’on dénonce. Peut être que maintenant on nous écoutera ?

 Souriez, vous êtes filmés !

Pas de débat au comité technique et des caméras installées aux entrées de la mairie centrale et de son extension avant même que celui-ci soient consulté… Soit disant pour « la sécurité des agents »…  Pourquoi certaines ont-elles les panneaux syndicaux dans leur champ ?

 Toujours plus de bâton, pour toujours moins de carotte !

Et les sanctions continuent de pleuvoir… Vous avez dit « non », vous pouvez avoir un blâme. Vous avez donné un avis contraire à votre hiérarchie ? C’est potentiellement de l’insubordination… La DRH estime même que c’est contrevenir à son devoir de réserve que de s’exprimer en réunion, ou que c’est « normal si les hommes crient sur les femmes » (sic). Et pendant ce temps-là, une toute petite minorité touche un CIA conséquent…

 Le plan Qualité de vie au travail issu de l’enquête RPS dont personne n’a vu les résultats, va venir consolider cet édifice : bien-être au travail ? Même pas en rêve, il s’agit juste de valider la Politique RH !

 RIEN DE TOUT CELA N’EST UNE FATALITE !

En 2015, nous étions nombreux à manifester pour nos conditions de travail, et nous avons obtenu qu’elles s’améliorent. À chaque fois que l’exécutif s’en est pris à nos droits et que nous avons été assez nombreux pour nous défendre, nous avons gagné. Et devant la justice, la CGT a gagné à chaque fois !

 NE NOUS LAISSONS PLUS FAIRE !

SEULE LA MOBILISATION NOUS PERMETTRA DE DEFENDRE NOS DROITS, NOS CONDITIONS DE TRAVAIL, LE SERVICE PUBLIC ET NOTRE STATUT DE FONCTIONNAIRE !

 

ET CE QUI EST VRAI POUR NOS DROITS EN MAIRIE

L’EST DOUBLEMENT POUR LA DEFENSE DU STATUT, ET DE NOTRE SYSTÈME DE RETRAITES !

 TOUS DANS L’ACTION A PARTIR DU 5 DECEMBRE !

 

Le mensonge gouvernemental ne passe pas !

Avec le principe du régime à points, les salarié.e.s cumuleraient des points tout au long de la vie active. Des cotisations permettraient d’acheter des points qui seraient, au moment du passage à la retraite, convertis en pension.  Or la valeur du point à l’achat et celle du point lors de la conversion seraient calculées chaque année en fonction de la conjoncture démographique et économique du pays !

Des conséquences néfastes du système par points sur le niveau des pensions :

Le calcul de la retraite se ferait sur l’ensemble de la carrière au lieu des 25 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public.

Les périodes d’interruptions telles que la maternité et les périodes à temps partiel, ne bénéficieront plus des mécanismes de solidarité actuels. C’est donc une baisse systématique du niveau des pensions annoncée.

Le système à points remet en question les dispositifs de solidarité. Le système de retraite actuel par répartition serait remplacé par un système à points qui repose sur une logique ultralibérale individuelle du chacun pour soi, qui ne peut que renforcer les inégalités existantes en particulier vis-à-vis des femmes.

 Quel calcul pour nos retraites ?

Notre retraite est calculée actuellement sur les six derniers mois travaillés donc là où notre salaire est au plus haut. Après la réforme, le calcul se fera par point, 1 euro gagné sera 1 euro cotisé. On voit le danger, ce       nouveau mode de calcul comprendra les années de précarité où le salaire était bas donc pas beaucoup de cotisation. Et cela sans compter depuis 2010, le gel du point d’indice, à la base de notre salaire. Cela représente 10% de perte de salaire et donc des cotisations perdues.

La CGT revendique :

✓ La mise en œuvre d’une politique volontariste d’égalité salariale entre les femmes et les hommes, améliorant la retraite des femmes. Celle-ci est encore inférieure en moyenne de 20% à qualification égale;

✓ Le rejet en bloc du projet de réforme Macron-Delevoye;

✓ Le rétablissement de la retraite à 60 ans à taux plein et la garantie d’une pension au moins équivalente au SMIC pour une carrière complète;

✓ La revalorisation du minimum vieillesse (56% des femmes sont au minimum vieillesse);

✓ La garantie des droits à la retraite à temps plein pour les salarié.e.s à temps partiel.

 

ASSEMBLEE GENERALE DES PERSONNELS :

4 décembre : 12h-13h30 – A la Bourse du Travail

6 décembre : 12h-13h30 – A la Bourse du Travail

ASSEMBLEE GENERALE INTERPROFESSIONNELLE
5 décembre, 11h, Ecole Paul Vaillant Couturier

Départ groupé à la manifestation, 13h, Bourse du Travail, 16 rue Jean Jaurès pour la manifestation (parcours : Gare de l’Est, République, Nation)

 

CT DU SOIR, IL N’Y A PLUS D’ESPOIR !

Après… Un Comité Technique d’un quart d’heure que la Présidente interrompt pour que les représentants du personnel ne puissent pas poser des questions en dehors de la présence de l’expert ; un comité technique organisé pendant les vacances scolaires ; voici…

UN COMITE TECHNIQUE ORGANISE APRÈS LES HEURES DE TRAVAIL, A 17H !!!

En off, on nous susurre que la présidente ne peut plus poser de congés à son travail et que du coup maintenant si il y a des Comités Techniques ils seront organisés « aux heures où elle peut »… C’est bien. On voit à quoi tient le dialogue social à la mairie de Villejuif…

Deux dossiers à l’ordre du jour, donc, puisqu’il s’agit d’une « re »-convocation du Comité Technique du 31 octobre :

  • Évolution de l’organisation de la Direction des Actions sociales.
  • Déploiement de vidéosurveillance dans l’hôtel de ville et de boutons d’alerte dans certains sites.

Un seul hic, et non des moindres : le comité technique doit être consulté avant la pose des caméras de vidéosurveillance en mairie. Or, ces caméras sont d’ores et déjà installées depuis le mois d’Août… Au quoi bon, donc, prétendre qu’on fait du dialogue social ? Toutes les décisions, toutes les dispositions, toutes les installations, sont déjà effectives.

Le Comité Technique est une instance de dialogue, pas une simple chambre d’enregistrement.

Et depuis des années maintenant, il n’y a plus de possibilité de débattre, d’avoir un apport, ou de faire infléchir les décisions, de faire entendre la parole des agents. Les méthodes de négation de notre représentativité, d’empêchement du dialogue, sont variées : organisation farfelue des réunions pendant les vacances, en dehors des heures de travail, et dirigisme de la présidente, qui passe son temps à réinterpréter le règlement intérieur, et à faire valoir que c’est elle qui prend les décisions puisqu’elle est la présidente !

Encore deux dossiers sur lesquels les représentants CGT du personnel ne pourront pas voter pour inutilité du vote, ou information insuffisante. Le personnel doit être consulté sur l’organisation du travail, et là, on ne nous donne pas les moyens d’exercer notre mandat…

 


DECLARATION DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL
AU COMITE TECHNIQUE DU 13 NOVEMBRE 2019

Madame la présidente,

En organisant ce comité technique en dehors des heures de travail, vous exprimez une nouvelle fois votre volonté de mettre en difficulté les élus du personnel et votre mépris de ce que devrait être le dialogue social. Depuis le début de votre mandat de présidente, les comités techniques sont devenus une mascarade. Vous piétinez l’esprit de cette instance ainsi que ses prérogatives.

Le rapport « déploiement de la vidéosurveillance dans l’hôtel de ville et les boutons d’alerte dans certains sites » en est une parfaite illustration.

Comment pourrions-nous voter un tel rapport alors que les caméras sont déjà installées depuis plusieurs mois (et peut être même déjà en fonction) ? Cette instance aurait dû être convoquée avant la pose de ces caméras afin de débattre de l’objectif de cette vidéosurveillance et des lieux d’implantation les plus pertinents répondant à la question de la mise en sécurité des agents. Au lieu de ça, encore une fois, nous sommes traités comme une chambre d’enregistrement. Le rapport nous annonce qu’un dossier a été envoyé en préfecture. Celui-ci devait être incomplet puisqu’il aurait dû comporter l’avis du Comité Technique…

Pour notre part, nous nous interrogeons sur les lieux choisis : un double usage tout à fait intéressant pourrait être fait de ces caméras puisque certaines sont positionnées de façon à ce que des panneaux syndicaux CGT soient dans leur champ… Ainsi d’ailleurs, que les portes des lieux d’aisance – et nous espérons que c’est là tout. Ajoutons que le personnel n’a pas été informé de l’installation de ces caméras, alors même que l’objectif est leur sécurité, ce qui est un comble. Aucun affichage d’information n’a été réalisé.

Vous ne serez donc pas étonnée que nous refusions de prendre part à un vote inutile, à la fois pour défaut d’information et pour l’insincérité du rapport.

Pour le second dossier, il a été réalisé sans concertation des agents concernés. Il est évident que ce rapport a pour seul objectif de rationaliser le nombre d’agents en mettant en œuvre la polyvalence dans une direction ou le social diminue comme peau de chagrin. Le management y est de plus en plus pathogène. Nous ne prendrons pas part au vote refusant de donner un avis à un rapport qui n’est encore une fois qu’une manœuvre de bonneteau pour faire disparaître des postes sans que cela se voie trop.

En dehors des heures de travail, avec deux dossiers vides de sens et de contenu, sous le couvert d’un exécutif qui vous laisse ne pas tenir compte de la parole du personnel que nous représentons… Trop, c’est trop. Vous voulez que les Comités Techniques retrouvent une utilité ? Acceptez la discussion, la contradiction même, plutôt que de chercher constamment à imposer, intimider, assujettir, dicter, ou pressurer, le tout par la menace et par le cri.

La loi vous astreint à nous consulter. Rien ne nous oblige, nous, à nous prononcer tant que les conditions du dialogue et la prise en compte de la parole des agents, notre seule revendication dans cette instance, n’est pas effective.

Bonne fin de soirée.

Les représentants CGT du personnel