LE RECOURS AU VOTE ELECTRONIQUE

A la fin de cet été, les organisations syndicales CGT du personnel de la mairie de Villejuif, ont eu la stupéfaction de découvrir que le Maire avait décidé de recourir au vote électronique comme unique moyen de vote pour les élections professionnelles du 6 décembre 2018.

A notre grand regret et malgré nos nombreuses demandes, une seule réunion de préparation à ces élections s’était tenue le 26 mars 2018 à laquelle participait Mme Loudière, Adjointe au maire aux ressources Humaines,  et l’administration. Le sujet avait été abordé bien entendu mais très vite balayé car trop onéreux et le calendrier ne s’y prêtait pas.

Nous ne pouvions que nous en satisfaire car la CGT est bien entendu opposée au vote électronique depuis des années. Cette position est renforcée par le rapport du Conseil constitutionnel de juin 2007 qui reconnait que « l’intrusion des machines à voter (…) rend opaque ce qui était visible » et le rapport sénatorial de 2014 qui confirme dans ses analyses l’incapacité à concilier parfaitement la technique du vote électronique avec les principes fondamentaux de notre démocratie.

La municipalité a présenté le rapport sur le vote électronique au comité technique du 7 septembre dont le quorum était atteint pour tenir régulièrement la séance. Elle, seule, a décidé d’interrompre la séance et de convoquer à nouveau l’instance au 25 septembre, séance à laquelle nous avons pris connaissance d’un rapport complémentaire que l’administration avait omis de communiquer aux représentants du personnel. Ces derniers, ont répété leur position contre le vote électronique, déjà énoncée à la séance du 7 septembre. La municipalité a alors décidé de reconvoquer une troisième fois l’instance le 4 octobre. Nous n’en avons pas été surpris car nous avions vécu la même chose sur le changement du régime indemnitaire en novembre 2017. Nous savons pertinemment que lorsque la municipalité n’est pas à l’aise avec un rapport qu’elle présente, elle multiplie les erreurs juridiques. Nous ne pouvons que constater le gaspillage des deniers publics à financer toutes ces réunions. Il était inutile pour la municipalité de convoquer trois fois l’instance, la loi le précise pourtant que deux fois sont suffisantes pour récolter les avis de ses membres.

La CGT est un caillou dans la chaussure du maire. Elle l’empêche au quotidien de mener sa politique d’acharnement sur les employés de la mairie, il n’a de cesse depuis son arrivée en 2014 de vouloir se débarrasser du plus grand nombre d’employés présents avant 2014, sous n’importe quel prétexte. Les représentants du personnel, depuis 2015 dénoncent les méthodes de la municipalité qui visent à maltraiter le personnel, les menaçant, les intimidant, les mettant au placard, les rétrogradant, les humiliant, en mettant fin à leur contrat de travail à un mois de leur date sans aucun motif…

La CGT qui a fait plus de 70 % de participation aux dernières élections professionnelles de 2014, est un ennemi à abattre pour le maire de Villejuif. Car elle accompagne les agents, les soutient, les défend et surtout affiche les droits des agents. Ce qui est insupportable pour le maire qui ne souhaite qu’anéantir toute opposition, toute forme de débat contradictoire, de démocratie, de libre arbitre…

Après avoir menacé les agents de sanctions disciplinaires si ils se rendaient aux réunions syndicales, aujourd’hui le maire accentue sa campagne de dénigrement des syndicats CGT de la ville, il mise sur le recours au vote électronique. A quelle fin peut-on s’interroger alors que cela coûtera plus cher ? Ce que nous savons c’est qu’à ce jour, nous n’avons pas connaissance du choix du prestataire, de son nom et sa qualité, aucun retour de l’expertise pourtant obligatoire à mettre en oeuvre avant la mise en place du vote électronique ou encore de la formation de ces membres. Par contre le maire a refusé de signer un protocole pré-électoral définissant les moyens mis à disposition au personnel et à la CGT pour la campagne électorale. Nous savons que les professions de foi ne seront pas diffusées par courrier à chaque agent comme habituellement et que près de la moitié des agents n’ont pas d’ordinateur professionnel, et que ceux qui seront mis à disposition, seront placés à la Direction des ressources humaines !

Dans une ville où dire bonjour à son représentant du personnel est passible de sanction, aller voter pour l’organisation syndicale CGT sans aucune garantie de confidentialité, ne nous laisse pas augurer d’une forte mobilisation du personnel. Aujourd’hui « garder son emploi »est plus qu’une priorité et à Villejuif, et pour cela, il faut être prêt à mettre de côté sa liberté d’opinion et de pensée, ses droits de citoyen, pendant les heures de travail…

DIFFAMATION ? PAS QUESTION !

Suite à notre dépôt de plainte pour diffamation après avoir constaté la publication du communiqué de presse émanant des 17 élus de l’union citoyenne de la mairie de Villejuif daté du 03 mai 2016, l’audience se tiendra le :
MARDI 25 SEPTEMBRE à 13h30

11e chambre correctionnelle au
TGI de Créteil
rue Pasteur Valléry Radot
Nous avons déposé un préavis de grève pour ce jour-là afin de compter sur votre présence la plus nombreuse possible.
Nous serons soutenus dans cette initiative par des collègues de nombreuses mairies alentours, la fédération des services publics et l’union départementale.

20180920 – Préavis de grève 25 sept

20180918 -TRACT 25 sept 18

 


Non contents d’avoir attaqué la Bourse du Travail et d’avoir tenté d’en expulser les syndicats,
Non contents d’entraver l’action des syndicats des territoriaux dans sa mairie, les élus de la majorité avaient, dès 2016 édité un communiqué de presse diffamant toute notre organisation syndicale et les agents de la Mairie de Villejuif !

L’affaire passe en justice le 25 septembre à 13h, au tribunal de Créteil, 11ème chambre correctionnelle !

Nous vous appelons à y rejoindre les territoriaux de Villejuif et les syndicats CGT afin de manifester notre opposition à la répression syndicale sous toutes ses formes !

A l’heure où le maire de Villejuif interdit à ses agents de participer aux assemblées générales, les menace de sanction, empêche les membres du CHS CT de visiter les services et use de tous les recours à sa disposition pour harceler les représentants du personnel et les agents, (rétrogradation, mises au placard, refus de promotions…) rappelons lui que
Quand on touche à un militant CGT, c’est toute la CGT qui est touchée !

Rendez-vous à 13h00 devant le TGI de Créteil (badges en poches)

MOUVEMENT D’HUMEUR ? CA DEMENAGE !

Alors voilà…

On vous aurait bien parlé de l’égalité femme-homme, même pas forcément pour dire qu’à la mairie de Villejuif c’est pas gagné… On vous aurait bien parlé de la neige, et du froid, ne serait-ce que pour faire remarquer que c’est pas l’hiver qui a fait augmenter les effectifs de ceux qui sont chargés de déblayer les rues, on vous aurait même parlé, pourquoi pas, du 22 mars et de la nécessaire mobilisation contre les attaques récurrentes contre le service public – tant l’idée même de l’existence d’un statut est ostensiblement gênante pour les néo-libéraux macroniens ni-de-droite-ni-de-gauche…

Seulement on est à Villejuif, et les choses sont ainsi faites qu’à Villejuif, on ne peut parler que d’une seule chose : le maire et ses coups de sang.

Même au coeur des vacances d’hiver, celui-ci ne rechigne pas à traiter les organisations syndicales par dessus la jambe et nous annonce, par un courrier daté du 27/02, mais reçu le 1er Mars à 18h15 :

Ce qui nous laisse même pas quinze jours pour… nous préparer à un déménagement… On ne sait même pas encore vers où…

Alors un nouveau local ? Pourquoi pas ! Mais rien que la méthode peut inquiéter ? Pourquoi cet empressement ? Comme avec la bourse du travail, c’est pendant les vacances que ça se passe, et comme par hasard, l’échéance tombe comme comme un couperet. On va pas en discuter, non, on va nous informer… C’est à l’image du dialogue social, et c’est bien ce qui nous gène le plus… Parce qu’ultimement, est-ce que le but est d’améliorer les choses ? Non. Symboliquement, c’est dégager les organisations syndicales… Parce qu’on dégage ce qui nous gêne…

Et puis tant qu’on parle de l’absence de dialogue social, on évite de parler de l’actuelle crise des avancements de grade et des promos internes dénoncées par certains élus comme le règne des copains coquins, du délit d’entrave que constitue un deuxième refus de CHS CT, de la mise en place plus que discutable du RIFSEEP assorti d’une prime différentielle (qui sert normalement à compenser la différence salaire d’un agent en début de carrière entre son traitement et… le SMIC), de l’organisation sans commission d’ordre du jour du prochain comité technique, ou de la suppression du régime indemnitaire pour les agents en longue maladie, quelle que soit la raison…

On vous tient au courant des suites… Rapidement…

 

RIFSEEP : « Je peux vous l’écrire ! Sans problème ! »

« Je peux vous l’écrire ! Sans problème ! »

Quand nous avons rencontré monsieur le maire, le 4 octobre pour échanger au sujet du RIFSEEP, ça a été le leitmotiv.

« Je peux vous l’écrire ! Sans problème ! »

Les 200 000 € en 2017, puis en 2018 et en 2019 pour le CIA ?

« Je peux vous l’écrire ! Sans problème ! »

L’engagement de ne pas baisser notre régime indemnitaire du tout jusqu’à la fin du mandat ?

« Je peux vous l’écrire ! Sans problème ! »

Le fait que le CIA ne serait pas remis en place avant une refonte complète de l’évaluation ?

« Je peux vous l’écrire ! Sans problème ! »

Et la rencontre s’était conclue sur la promesse d’un courrier co-signé du maire et de l’adjointe en charge des ressources humaines…

On l’attend toujours ! Sans l’attendre, parce que à force, on a l’habitude…

LE RIFSEEP PASSE CE SOIR AU CONSEIL MUNICIPAL
ET NOUS NOUS RASSEMBLONS DEVANT !

SOYONS NOMBREUX !

 


Additif : 90 minutes après la mise en ligne de cet article, les organisations syndicales ont reçu deux courriers, une réponse à nos lettres ouvertes (la première et la seconde), ainsi qu’un autre qui est censé être le courrier promis le 4 octobre… A ceci près qu’il n’est pas co-signé par l’adjointe chargée des Ressources Humaines… Et donc, nous recevons nos réponses le jour du Conseil Municipal, au bout de deux mois, après que tout ait été joué en Comité Technique sur ce dossier… Sans y retrouver la teneur des échanges ou les promesses qui nous ont été faites.

Pourquoi l’élue RH n’a t’elle pas co-signé ce courrier ?

Est-ce qu’on ne prendrait pas un peu les agents de cette ville pour des andouilles ?


 

PUISQU’IL FAUT PARLER DU RIFSEEP

LETTRE OUVERTE

Objet : RIFSEEP

Monsieur le Maire,

Depuis la rentrée vous nous avez reçus à plusieurs reprises pour évoquer le passage au RIFSEEP (Régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel) .

À nouveau, en préambule, nous tenons à vous réaffirmer que le RIFSEEP est un système dangereux en ce qu’il contrevient profondément à l’esprit même du service public. Les grands principes du statut général de la fonction publique sont « Égalité, Indépendance et Responsabilité ».

La mise en place d’un système de rémunération basé sur l’intéressement et la mise en concurrence des agents entre eux, exercée du haut vers le bas, est alarmante aux yeux de tous les agents publics. Elle remet complètement en cause et la philosophie de nos missions et la structure même de notre vie au travail, d’autant plus lorsque cela est réalisé de manière unilatérale, sans concertation.

Dans notre précédente lettre ouverte, nous vous exposions déjà en détail pour quelles raisons les arguments évoqués pour mettre en place le RIFSEEP dans un délai si court nous paraissaient au mieux spécieux et au pire fallacieux.

Une obligation au 31 décembre 2017 ? Il n’y en a pas. Une injonction de quelque instance qui vous serait supérieure ? Il n’y en a pas non plus, du moins si elle existe vous n’avez jamais voulu la produire en dépit de nos demandes répétées.

Que nous reste-t-il ? La nécessité où vous vous trouvez de rétablir en urgence le régime indemnitaire des agents que vous avez amputé de leurs primes ? C’est vous qui avez causé cette situation et vous produisez contre eux devant le tribunal administratif des mémoires en défense où il apparaît clairement que vous ne souhaitez pas que leur situation soit rétablie.

Il est pratique pour vous, sans doute, de considérer que cette « obligation » dans laquelle vous vous trouveriez « humainement » de passer au RIFSEEP pour régler leurs situations est la seule alternative possible, mais cette hypothèse ne tient pas quand on constate que vos avocats sont vent debout contre les agents qui seraient victimes avec vous de l’illégalité d’une délibération de 2014.

Il y a aussi la question des 200 000 euros que vous voudriez inscrire au budget Ressources Humaines, comme vous l’aviez promis, pour l’année 2017 ; sachant que le réalisé ‘’ressources humaines’’ 2016 laisse apparaître une économie de près de 2 000 000 d’euros au chapitre 012.

Cela signifie en fait que l’année prochaine il y aura 200 000 euros soit un peu plus de 12 € par mois et par agent, mais pour cette année, c’est trop tard, encore une dépense prévue qui ne sera pas exécutée ; et ces 200 000 € viendront s’ajouter aux économies substantielles que vous allez sans doute réaliser sur le dos du personnel en 2017.

Et puis il y a le délicat chapitre de la difficulté à recruter à Villejuif. À ce sujet, qui devons-nous croire ? Ceux qui nous disent que notre régime indemnitaire n’est pas plus mauvais qu’ailleurs ? Ou ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas recruter à Villejuif parce que le régime indemnitaire est trop bas par rapport aux autres communes ? Il nous est difficile de faire un choix parce que ces deux discours émanent en alternance de vous, de certains de vos élus ou de votre direction générale.

Et puis il y a la question la plus épineuse pour nous : pourquoi n’avons-nous pas les pièces que nous vous demandons depuis le début des réunions sur le RIFSEEP ? Pourquoi n’avons-nous pas même, la lettre que vous nous avez-vous même promise lors de notre rencontre de septembre dernier ?

Ainsi, vous nous présentez un RIFSEEP qui va à l’encontre des valeurs de notre statut, pour une augmentation (12 €) qui ne compensera en rien la baisse de notre niveau de vie constante ou le gel du point d’indice, ou la hausse à venir de la CSG, avec des arguments au mieux chancelants, sans produire aucune des pièces que vous vous êtes engagé à nous fournir et en ayant préalablement amputé les primes de nos collègues afin d’avoir une caution pour cette manœuvre.

Nous constatons cependant à défaut de pouvoir être associés à un véritable dialogue social que « l’effort budgétaire » consacré par la municipalité ne représente que 200 000 €, soit à peine la moitié de l’enveloppe budgétaire accordée en 2014 dans le cadre de la dernière revalorisation.

Nous saluons cet effort budgétisé mais pas réalisé en 2017, mais eu égard à la baisse de niveau de vie que subissent les fonctionnaires, particulièrement à Villejuif, nous déplorons qu’il ne soit pas plus important.

Nous avons voté contre le RIFSEEP lors du Comité Technique du 9 novembre. La nouvelle séance du 23 novembre aura d’autant moins d’intérêt que le dossier qui nous est présenté est strictement identique à celui que nous avons déjà étudié.

Cela va à l’encontre du principe du dialogue social : puisque nous avons voté contre la première fois, on nous présente un dossier identique, donc nous voterons contre, mais cela ne changera rien parce que cela n’a pas de sens.

Pourtant la loi prévoit qu’un dossier doive être modifié s’il est refusé une première fois en comité technique. Ce procédé revient à nier le principe même du dialogue social au sein du comité technique.

Il nous est difficile de vous cacher que cette attitude nous paraît un brin méprisante, que ce soit pour les élus qui représentent le personnel et les personnes que vous avez désignées pour vous représenter.

Pourriez-vous vous mettre à la place des élus du personnel et imaginer ce que cela fait de ne pas être entendu quoi que vous disiez, pendant près de 4 ans ?

Alors que les principes mêmes d’une application intelligente du RIFSEEP reposent sur l’information, la mise à plat des systèmes indemnitaires en place, une concertation constante, sincère et constructive entre l’employeur et les représentants du personnel, ce qui de fait demande un certain temps de co-construction.

Ce qui ne devrait poser aucun problème, puisque vous n’avez rien à cacher !

Nous avons fort bien compris que si vous souhaitez passer le RIFSEEP à tout crin – mais certainement pas à tout prix – c’est qu’il y a d’autres « listes » d’agents dont le régime indemnitaires mérite d’être examiné et pourrait poser problème, et que vous cherchez à ramener dans un nouveau système indemnitaire voté par le conseil municipal, des situations irrégulières aujourd’hui.

Nous avons compris aussi que le principe de la mise en concurrence des agents vous est cher et que vous considérez qu’il vous permettra de mieux museler toute velléité de contestation au sein du personnel.

Alors énonçons clairement notre demande. Si vous souhaitez que nous émettions un avis favorable au RIFSEEP ; nous demandons pour la séance du 23 novembre 2017 :

  • La garantie que tous nos collègues amputés de salaire soient rétablis dans leurs droits avec effet rétroactif à la date de l’amputation, avec bien évidement le remboursement des frais de justice engagés, selon un protocole signé entre les parties ;

  • Que nous soient fournies les pièces obligatoires que nous avons déjà demandées à plusieurs reprises ; c’est à dire tous les documents indispensables à la conception même d’un RIFSEEP (liste de tous les agents placés dans un organigramme, tous les régimes indemnitaires attribués à ce jour par agent, les grands principes retenus pour le RIFSEEP en cas d’absence pour maladie, congé maternité…)

  • Que vous renonciez à la mise en place du CIA au moins jusqu’au réexamen du RIFSEEP obligatoire dans quatre ans ;

  • Que vous produisiez un courrier au ministre de la dépense publique lui demandant de renoncer au gel de notre point d’indice ;

  • Que vous vous engagiez à compenser la journée de carence dès le 1er janvier 2018 ; mesure absurde dénoncée par l’INSEE quant à son efficacité ;

  • Que vous vous engagiez à continuer d’augmenter l’IFSE pour les deux années à venir, d’une enveloppe supérieure ou égale à 200 000 euros ;

  • Que vous mettiez en place avant la fin de cette année, l’ensemble des textes relatifs aux carrières parus jusqu’alors et qui entrent dans le cadre des mesures prises sur les PPCR ;

  • Et enfin, votre courrier cosigné avec votre adjointe aux Ressources Humaines, comportant l’engagement de ne pas baisser aucun des régimes indemnitaires adoptés en 2014.

Ne cessant pour autant d’espérer dans le renouveau du dialogue social au sein de notre collectivité, nous vous adressons, Monsieur le Maire, nos  cordiales salutations.

LAPSUS REVELATEUR

Hier, c’était la « désormais traditionnelle » rencontre des agents avec monsieur le maire au Pôle Technique. Au programme, comme c’est la tradition, un petit discours du maire, un petit discours de l’adjointe en charge des Ressources Humaines et un petit discours du nouveau Directeur Général des Services…

Pas de chance, cependant : cette fois-ci, le premier discours s’est ouvert sur un lapsus très révélateur : « Ce qui est important, c’est d’améliorer la relation entre nous et nos… clients ! Heu… Et les citoyens… »

Alors oui, c’est vrai, personne n’est à l’abri d’une erreur. Les langues fourchent. Les mots nous jouent des tours. Les idées, aussi, parfois. Mais le lapsus, en psychanalyse, il pardonne pas : il est censé être la révélation de ce qu’on pense vraiment, une indication de nos convictions ou de nos croyances profondes, un cri de vérité jaillissant du plus profond de notre subconscient…

Et ce lapsus là, en plus, c’est le pêché capital vis à vis du statut du fonctionnaire… Considérer les administrés comme des clients, c’est renoncer à la notion d’égalité face au service public.

Et c’est plutôt inquiétant quand on pense que la suite du discours était elle même très orientée sur le RIFSEEP (un système qui met les fonctionnaires en concurrence et est une profonde remise en cause du statut et de la notion de responsabilité personnelle et collective de l’administration et remet donc en question ce même principe d’égalité), la très mystérieuse notion de Villejuif 2.0 (qui est censée être une nouvelle ère de communication entre les villejuifois et leur mairie, si on a bien compris) et un petit coup de brosse à reluire : « La rentrée ne s’est jamais aussi bien passée ! Les directeurs d’école et l’inspectrice m’ont appelé et ils étaient très contents. » Il pensera heureusement à rajouter « et c’est grâce à vous ! ». Dommage qu’aucune ATSEM, aucun agent d’entretien des écoles et si peu de gardiens ou d’animateurs, et aucun membre du service scolaire, n’aient été là pour l’entendre…

Madame Loudière pour sa part fera plus concret et visiblement plus sincère : 200 000€ pour les agents via la mise en place du RIFSEEP avec l’IFSE (mais pas de CIA avant d’avoir fixé les critères d’évaluation) et un résultat décevant de 30% des agents seulement participant à l’enquête sur les Risques Psycho Sociaux

Dissonance inquiétante, somme toute entre le maire et son adjointe, mais à Villejuif on a vu pire.

Les agents, eux, n’étaient pas venus en masse – et quand les mecs qui poussent le balais choisissent de rester dans la rue plutôt que de venir partager le petit coup à boire, c’est un message…

A moins naturellement qu’ils n’aient préféré rester sur le terrain pour soigner la relation clientèle…

 

RIFSEEP : NE NOUS LAISSONS PAS ABUSER !

Contrairement aux informations véhiculées à dessein par la direction générale  toutes les primes et indemnités que nous percevons sont parfaitement légales et absolument pas abrogées.

Les régimes indemnitaires adoptés par le conseil municipal et le conseil d’administration du CCAS en 2014 sont conformes aux textes.

Le RIFSEEP est un moyen de modifier les régimes indemnitaires actuels lorsque tous les décrets d’application seront parus pour l’ensemble des cadres d’emploi ce qui n’est pas le cas pour le moment. Il n’est pas trop tôt pour y travailler, il est trop tôt pour le mettre en place.

Le principe de libre administration permet à chaque collectivité si elle souhaite ou non de mettre en place un régime indemnitaire (RI), ce qui est le cas à Villejuif depuis de nombreuses années. De fait le RIFSEEP n’est en aucun cas obligatoire.

La seule information véridique est qu’une amélioration des régimes indemnitaires devra dorénavant est élaborée selon les principes édictés par le RIFSEEP, jusqu’à la prochaine modification des textes en la matière.

Nous ne sommes en aucun cas pris par le temps et les collectivités mettent en moyenne une bonne année pour collecter toutes les informations, et construire les outils pour sa mise en œuvre (profils de poste, grilles d’évaluations, etc…)

Cette soudaine volonté « de valorisation des métiers à la reconnaissance des agents », alors que le maire s’y est engagé depuis 2015, n’est que de la poudre aux yeux. Le but inavoué est probablement de régulariser des situations « particulières » qui auraient été générées par de nouvelles embauches (membres de la direction générale, et certains Directeurs) basées sur des régimes indemnitaires qui ne seraient pas conformes à la délibération de février 2014.

À ce propos, le trésorier aurait demandé la régularisation de ces anomalies dans des délais contraints, d’où cet empressement. Nous n’avons pas eu connaissance du (ou des) tableau(x) dressé(s) par le trésorier (ou la DRH) à ce sujet et nous ne connaissons pas les agents concernés par cette demande. Le préfet exigerait du Maire la mise en application du nouveau dispositif de RI, le RIFSEEP, toujours pour des raisons de mise en conformité avec la règlementation. Pourtant le contrôle de l’égalité avait validé la délibération de Février 2014 établissant notre RI actuel. Comment pourrait-il être devenu non conforme aujourd’hui ?

C’est pourquoi nous demandons à être reçu rapidement par le Préfet pour qu’il éclaire la situation et nous confirme ses demandes !

Le Maire prend comme prétexte la situation des 10 agents qui ont subi une ponction, voire une suppression totale de leur régime indemnitaire, et ont des arrêtés d’attribution conformes à la délibération de 2014.

Pour mémoire, un juge a tranché, en aout 2017, la situation d’un de ces agents en demandant le rétablissement de son régime indemnitaire en août dernier, pour les autres… l’avenir nous le dira rapidement.

Le RIFSEEP ne contribue nullement à simplifier ou à rationaliser un système. C’est une possibilité lorsqu’il est bien pensé et réfléchi. Mais à Villejuif, ce sera surtout un moyen d’octroyer au cas par cas un régime indemnitaire spécifique à la « tête du client ».

La carrière dans la Fonction Publique repose sur la progression par les avancements d’échelon, de grades et les promotions. Le régime indemnitaire ne génère qu’à la marge des droits à le retraite (RAFP) et en cas de mutation, on part avec son grade, pas avec son RI.

À ce sujet, il serait salutaire pour chacun d’entre nous que le régime indemnitaire soit au moins égal à 20% de notre traitement indiciaire, afin de nous permettre de cotiser à 100% pour la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique).

Les agents de la catégorie C ne doivent se faire aucune illusion, ils ne recevront que quelques euros, le plus gros sera distribué à d’autres.

Le Maire annonce qu’une enveloppe de 200 000€ serait versée pour compenser l’augmentation de la CSG – soit entre 17 et 100€ par mois de moins sur nos fiches de paie à partir de janvier 2018. Si vous faites le calcul le compte n’y est pas, 200 000€ pour 1300 agents ça donne 12,80€ par mois. Par contre, il refuse de compenser, alors qu’il le peut, la journée de carence qui sera mise en application des janvier 2018.

Le RIFSEEP est aussi un formidable moyen de monter les uns contre les autres. Si l’IFSE peut se définir selon des critères identifiables, le CIA sera plus opaque et les décideurs administratifs trouveront toujours une bonne raison pour prendre la plus grosse part, parce que l’évaluation des agents se fait de haut en bas et pas de bas en haut !

Le Conseil Municipal et le conseil d’administration du CCAS doivent définir en amont les grandes lignes et négocier avec les représentants du personnel : maintien à minima des régimes individuels antérieurs sur la part IFSE, pendant une maladie ordinaire, une maladie de longue durée, un congé maternité… Quels sont leurs avis sur ces questions essentielles ?

Ne nous laissons pas berner : il y a tout le temps pour le RIFSEEP ! D’autant plus que les syndicats demandent la revalorisation des régimes indemnitaires depuis 2015 ! Nous ne sommes plus à un an près ! Et quelles contreparties vont être exigées de notre employeur pour cette injection de fonds supplémentaires qui ne compense ni la hausse de la CSG, ni la perte de niveau de vie engendrée par le gel du point d’indice depuis sept ans ? Un petit indice : les notes sur les congés et les autorisations d’absence ont été retirées de l’intranet

En ce qui nous concerne, nous ne signerons aucun chèque en blanc à l’employeur !

Nous demandons un meilleur traitement, pas l’aumône ni la dégradation de nos conditions de vie et de travail que nous subissons depuis trois ans !

BOURSE DU TRAVAIL : MANIFESTATION LE LUNDI 25 SEPTEMBRE

L’INTERSYNDICALE APPELLE À UN RASSEMBLEMENT DÉPARTEMENTAL SYNDICAL, UNITAIRE ET POPULAIRE LUNDI 25 SEPTEMBRE 2017
De 12h à 14h
Devant la Préfecture de Créteil
Avenue du Général de Gaulle

En présence de Philippe MARTINEZ, secrétaire général de la CGT
et avec le soutien des autres organisations syndicales nationales.


Pour exiger :
• Le maintien de la Bourse du Travail au 16 rue Jean Jaurès ;
• Une rencontre avec le préfet et le maire de Villejuif pour débattre de cette situation et trouver des issues.

Nous vous informons, dès à présent, que nous organiserons, le samedi 30 septembre, une journée « Portes ouvertes » à la Bourse du travail de Villejuif

EXPULSION DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA BOURSE DU TRAVAIL DE VILLEJUIF : N’ACCEPTONS PAS L’IRREPARABLE !

Nouveau rassemblement le 18 septembre !

A l’appel des organisations syndicales départementales Cgt, FO, FSU, Solidaires et UNEF, un  nouveau rassemblement s’est tenu le samedi 9 septembre aux abords de l’Hôtel de Ville pour  contester l’expulsion autoritaire et expéditive des syndicats de leur maison commune située au 16 rue Jean Jaurès. Expulsion, rappelons-le, commanditée en plein été par le téméraire maire de la ville et ordonné, début août, par le tribunal administratif sans laisser la moindre possibilité aux syndicats de se défendre et de faire valoir leurs arguments !

Délibéré d’une grande sévérité et incompréhensible que nous avons qualifié de justice de classe !
Le 1er septembre, face à l’autisme, l’entêtement et l’acharnement antisyndical du maire, c’est une action d’occupation pacifique de l’Hôtel de Ville que nous avons menée dans l’unité avant que le maire nous fasse déloger par les forces de l’ordre.

Samedi 9 septembre, c’est à nouveau les forces de l’ordre qui se sont installées à proximité de notre rassemblement. Décidément quel courage, quel sens du dialogue et des responsabilités imprègnent  le 1er magistrat de la ville dans un conflit de cette nature !

Mais jusqu’où cette politique de la terre brulée ira-t-elle ?!

Jusqu’où ce maire, et ce qui reste de sa majorité, iront-ils dans la calomnie, le mensonge, la  manipulation et la stigmatisation de nos organisations et de nos militants ?!

Ne nous y trompons pas. Cette désinformation et cette attitude n’ont qu’un objectif : faire diversion, créer un climat de tension et de chaos pour mieux faire oublier qu’ils ont décidé, en dehors de leurs promesses électorales, de raser unilatéralement la bourse du travail de Villejuif. C’est-à-dire, un endroit essentiel dans la ville pour informer, conseiller, aider les salariés à connaître et maitriser
leurs droits, à s’entraider et s’organiser pour les défendre.

Nous nous opposons à ce saccage, tout comme nous nous élevons contre la destruction des services publics et l’affaiblissement du tissu associatif de la ville. Pour le maire, l’intérêt général, la solidarité et le progrès social sont « un coût ». Pour les organisations syndicales, cela représente au contraire un avantage et un investissement au service de l’épanouissement de chacun et du vivre ensemble. Parce que notre combat est légitime et que notre cause est juste, parce que le syndicalisme est un droit fondamental qui doit être protégé et non saccagé :

  • Nous revendiquons le maintien de la bourse du travail au 16 rue jean Jaurès ;
  • Exigeons que le maire de Villejuif daigne enfin recevoir les organisations syndicales ;
  • Exigeons du Préfet du Val-de-Marne l’ouverture rapide d’une table ronde de médiation pour la pérennité de la bourse du travail à Villejuif.

Pour donner de la force à ces exigences et stopper l’œuvre de destruction du maire :

PARTICIPEZ NOMBREUX AU RASSEMBLEMENT SYNDICAL UNITAIRE ET POPULAIRE

LUNDI 18 SEPTEMBRE à 18h30

Sur le parvis de l’Hôtel de Ville, Esplanade Pierre-Yves Cosnier