PRÉAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE JUILLET 2019

Monsieur le Maire,

 Vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

En dépit de votre engagement à faire de l’année 2019 « l’année du bien être au travail », vous persistez à ne pas prendre en compte la parole des agents et des représentants du personnel.

Bien qu’ayant reçu le 28 mai dernier les agents du service entretien des écoles vous démontrez dans les paroles, les écrits et les actes que vous ne souhaitez ni écouter ce que les agents vous disent, ni honorer les engagements que vous prenez devant eux.

Vous avez par ailleurs refusé d’entendre les revendications en matière d’embauche, de mise au stage et de remplacement des agents.

Il est inacceptable que vous adoptiez lorsque vous nous recevez une posture d’écoute, voire de compréhension, que vous nous souteniez que vous comprenez les problèmes que nous rencontrons dans les services, et que dans le même temps vous diffusiez par voie de courriers aux parents d’élèves ou dans la tribune du VNV de propos calomnieux qui remettent en cause tant le droit de grève que la probité et l’intégrité des agents de cette ville.

Vous vous êtes engagé lors de la rencontre du 24 mai à ce que les personnels de l’association qui vient en soutien des agents  arrivent plus tôt. C’est le seul engagement qui soit tenu, mais cela ne résout en rien la situation du service. Vous vous étiez également engagé à ce que des embauches soient réalisées pour l’école Simon Veil, il a été annoncé aux agents que ça ne serait pas le cas et qu’il serait fait appel au privé, tant pour le gardiennage que pour l’entretien de cette nouvelle école.

Nous ne pouvons l’accepter. Nous ne pouvons continuer de tolérer ce double langage, et votre refus répété d’infléchir la politique que vous appliquez au personnel de cette ville et qui s’appuie sur trois ressorts :

  • Pratiquer à tout coût, notamment celui de la santé de vos agents, une politique de non remplacement des départs en retraite et de précarisation des personnels ;
  • Soutenir votre Directeur Général dans son entreprise violente et répressive de brimades et de coercition dont les seuls buts sont d’éteindre toute contestation et d’inciter au départ ou au silence les agents qui ont consacré leur carrière à cette collectivité ;
  • Ignorer systématiquement toute expression du syndicat majoritaire au sein de votre personnel au prétexte que celui-ci vous déplaît, et ainsi refuser d’écouter les agents de la ville.

Le service entretien des écoles est loin d’être le seul à être impacté par cette politique. L’obsession de la réorganisation avec des dossiers incomplets au comité technique et sans concertation des équipes génère dans tous les secteurs un mal-être grandissant, qui se traduit par de multiples saisines de nos syndicats et par un nombre accru de demandes de sanctions disciplinaires.

Cette augmentation n’est pas la preuve que le « management » du Directeur Général des Services fonctionne bien : c’est le contraire !

Par une culture de la sanction, de l’opacité des procédures, de l’entre-soi, de l’inégalité de traitement et du double langage, la direction générale place les agents de cette ville en porte-à-faux vis-à-vis des usagers et de leurs missions et engendre un climat de défiance, d’insécurité qui sera néfaste sur le long terme tant pour l’organisation du travail que pour la santé des agents et ultimement pour la continuité du service public !

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • le subventionnement du CASC,
  • une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • la suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

Nous appelons les employés municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 Juillet 2019 inclus.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

20190621 – Préavis de Grève Juillet

GREVE DES CANTINES : LE MOT DE LA FAIM

Plus encore que par la concertation avec les agents d’entretien des écoles, le maire et sa direction générale ont répondu par une tribune politique dans le Villejuif Notre Ville aux agents des cantines. Et donc, ça se confirme : ceux qui pensaient qu’on était dans l’incompréhension avaient tort, c’est bien du mépris.

En étalant sur une demi page contre-vérités et sentences tendancieuses, l’employeur montre une nouvelle fois qu’il est incapable de recevoir la parole des agents. Dont acte.

Nous pourrions répondre point par point. Nous pourrions objecter que ça n’était pas « quelques dizaines d’agents », mais la quasi totalité des agents en charge des cantines. Nous pourrions redire que si les agents se sont mis en grève, c’est dans l’intérêt des enfants. Mais justement, tout cela nous l’avons déjà dit.

Alors à quoi bon ?

Le discours « officiel » de tribune ne trompe personne.

Les secrétaires généraux des syndicats et les agents qui étaient à la concertation avec le maire savent très bien ce qu’ils ont entendu et qui est en complet décalage avec le contenu de cette tribune infâme. Ils ont entendu un Directeur Général des Services et un Maire qui vantent le professionnalisme de leur interlocuteur, qui se disent conscients des écueils (au point qu’ils ont justement recruté de nouveaux cadres pour y remédier), qui sont prêts à prendre la souffrance physique des agents en compte, qui demandent plus de retours du terrain pour mieux répondre à ces difficultés…

Alors quel est le vrai visage de l’employeur ? Est-ce celui du bon papa qui nous offre des chocolats pour le Printemps ou celui du tribun calculateur qui jette ses agents à la vindicte populaire en dénonçant le fait qu’ils s’en sont « pris » à des enfants ?

Qui s’en est pris à des enfants ? Ceux qui laissent la situation pourrir dans les écoles ? Ou ceux qui dénoncent ce pourrissement et renoncent à une partie de leur salaire pour tenter de convaincre leur employeur de changer les choses ?

Nul ne détient la vérité, sans doute. Et la CGT n’entrera pas sur un terrain politique où, depuis le début du mandat, le maire veut l’amener. Ce confusionnisme est navrant. Nous devrions être dans le dialogue social et pas dans l’invective.

A chacun de décider, donc, quel est le vrai visage de qui.

 

 

 

GREVE DES AGENTS DES ECOLES : LA RÉALITÉ EN FACE…

On a tenté de la jouer cool dans notre compte rendu de la rencontre des agents avec le maire.

Mais bon, des fois c’est dur…

Et ce qui a été particulièrement dur le vendredi 24 mai, quand nous avons été reçus par le maire et son DGS, c’est d’entendre une critique de tout ce qui se faisait avant (« cette ville a 20 ans de retard« ), de ceux qui travaillaient là avant (« on ne va pas faire le procès des absents, mais au moins avec nos nouveaux cadres tout va aller vite mieux…« ), et des partenaires avec lesquels les agents travaillent au quotidien (« les directeurs d’école sont de mauvaise foi« , « je connais des Atsem qui sont plus compétentes que certains instits« )…  Le DGS nous vante son opiniâtreté et sa grande tolérance pour tous les corps de métier : « J’ai fait l’armée, moi, ça ne me gêne pas de nettoyer la merde » (et c’est pour cela que ça ne le gêne pas d’aller faire des cantines le midi). Sans parler des chiffre qui nous ont été donnés sur « l’absentéisme » des fonctionnaires titulaires, opposé à celui des agents en CDD, qui étaient complètement faux.

Mais la réalité de la condition des agents, elle, est niée : il ne s’agit pas d’un problème organisationnel ou hiérarchique. Pas uniquement, au moins. Les agents sont en souffrance, comme ils l’expliquaient eux mêmes, et sont au bout du rouleau !

Par ailleurs, toutes les problématiques du type réorganisation sans concertation, non-prise en compte de la parole des agents, violence managériale, sont purement et simplement niées. Selon le directeur général des services, ça n’existe pas. Ou alors c’est normal. A minima, lui ça ne le choque pas. 

Par contre, il demande de la patience aux agents, même en souffrance : « On est pas dans un album d’Astérix. Je n’ai pas un gland magique. » 

En résumé, des agents sont venus simplement, avec des problèmes concrets, des question organisationnelles simples et se sont plaints d’un quotidien de plus en plus insupportable. Leur parole a été niée, pas juste remise en cause. La réalité est venue voir le maire en face, et il n’a pas été capable de la voir.

Les agents qui nous accompagnaient, eux, se sont pris une autre réalité en pleine face, derrière le déni, derrières les faux fuyants et les prétextes : ce que c’est que le mépris de classe…

D’ailleurs, c’est encore plus frappant quand on sait que les agents qui ont « suppléé » à l’absence des agents grévistes (certains diront « à ceux qui ont accepté d’aller casser la grève de leurs collègues ») ont été invités à un petit pot de remerciement au champagne, le mercredi 29 mai à 17h. Pas d’argent au quotidien pour embaucher assez de monde, mais suffisamment pour champagniser les chouchous, quand même…

En conséquence, le préavis de grève n’est pas levé, et il est fort possible que les grèves dans les cantines ce ne soit pas terminé : les agents ne demandent ni un Rambo, ni un gland magique, ni même du champagne. Juste de quoi travailler décemment pour que les enfants Villejuifois puissent fréquenter des écoles propres tous les jours de l’année.

 

AGENTS DES ECOLES EN GREVE : LE MOUVEMENT CONTINUE !

Le mouvement continue pour les agents des écoles. Après avoir fait le siège de l’école Henri Wallon dans l’espoir de rencontrer le maire, elles ont obtenu ce midi la promesse d’une « audience » avant la fin de semaine.

Si le mouvement dure, ce n’est pas que les agents ne sont pas conscients de leurs missions, ou de la gêne que cela induit pour le public. Mais comment y mettre fin quand le chef de cabinet du maire prétend « ne pas avoir eu les courriers » et « ne pas être au courant des revendications » ?

Le maire a déjà dérogé à ses obligations, car le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont donc 5 jours au minimum pour tenter de trouver une solution et éviter la grève. En l’occurrence, le maire avait tout loisir pour trouver une solution depuis le mois de janvier puisque notre premier préavis a été envoyé le 5 janvier…

Encore une fois, c’est la voie du mépris des agents et de leurs représentants qui a été empruntée, au détriment des Villejuifois.

De même… Par mail, le maire appelle d’autres salariés à venir travailler en lieu et place des agents en grève. Il s’agit là d’une tentative de casser la grève ! Plutôt que de négocier avec son personnel, le maire préfère demander du bénévolat à d’autres agents pour qu’ils suppléent aux grévistes !

Ce qu’il devrait faire, c’est, toutes affaires cessantes, recevoir les personnels et leurs représentants et accéder à leurs revendications, et la situation reviendrait à la normale !

Nous sommes donc dans l’attente d’une proposition d’audience et espérons ardemment pouvoir bientôt annoncer la fin de ce mouvement.

20190515 – Lettre ouverte

ASSEMBLEE GENERALE DES TERRITORIAUX DE LA MAIRIE DE VILLEJUIF

A la soirée des vœux au personnel, Le Maire nous présenté 2019 comme l’année du bien-être au travail. Ce sont de jolis mots, mais ils sonnent faux. Ce n’est pas en nous offrant plus de précarité et de mobilité qu’on nous fera sentir mieux !

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand il permet une réorganisation à marche forcée sans discussion, sans concertation, sans construction collective et sans passage au CT. Les agents se voient dépossédés de leur outil de travail, de leurs missions, jugés par un cadre présent sur le pôle depuis 2 mois comme inefficaces et incompétents.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand des agents sont laissés à l’abandon par la DRH, placés en Maladie Ordinaire d’office alors qu’ils  sont en position statutaire de reclassement et qu’on leur annonce qu’ils ne peuvent pas être sur des postes vacants permanent parce que l’on préfère embaucher à l’extérieur.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand une majorité de CDD d’un an sont reconduit sur des durées plus courtes de 3 à 6 mois plongeant ainsi des agents de grande qualité professionnelle dans la précarité.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand on ne connaît pas les critères d’attribution de l’IFSE (part de notre régime indemnitaire), et ne parle on pas des critères d’attribution du CIA ou des services entiers on reçu comme consigne de donner des avis défavorable à tous les agents. Est-ce pour permettre aux gros salaires de la ville de s’enrichir encore plus ? Est-ce pour les remercier de maltraiter les agents et les cadres de leurs directions ?

 

Venez nombreux construisons ensemble du devenir de nos emplois à la Mairie de Villejuif.

 

Si nous voulons être respectés nous devons l’imposer coûte que coûte.

 

Assemblée Générale du personnel

le jeudi 31 janvier de 10h à 12h ou de 14hà16h

au local syndical rue Sévin.

 

 

Version imprimable : 20190122 – Tract AG de Janvier

 

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE DE VILLEJUIF

Monsieur le maire,

 

L’année 2019 est l’année du renouveau des instances de représentation du personnel. Après des élections professionnelles dont la CGT sort première organisation syndicale avec 76,6% des suffrages exprimés, nous avons pour ces 4 ans la lourde tâche de vous faire entendre les intérêts des agents de la collectivité.

Pour ce faire, nous devons, vous et nous, entretenir un dialogue social à la hauteur des besoins des agents de la ville et qui permette la mise en œuvre d’un service public répondant toujours mieux aux villejuifois.

Ce dialogue social ne peut exister si vous n’accordez pas les moyens aux représentants élus que nous sommes de rencontrer les agents qui œuvrent au quotidien pour le service public, de travailler avec notre administration les dossiers qui passent en Comité technique et si vous ne répondez jamais à nos sollicitations. Le projet de règlement intérieur que vous nous avez remis ne permettra pas d’atteindre cet objectif. Il trahit une volonté manifeste de museler la parole des agents. Vous ne pouvez tenir à l’écart les agents de cette ville alors que vous affirmez à ces mêmes agents que vous souhaitez une gestion du personnel bienveillante ou que 2019 sera l’année du bien-être au travail.

Où est la bienveillance quand sont mises en place des réorganisations de service sans concertation, mettant les agents aux pieds du mur ? Où est le bien-être au travail quand l’avenir est incertain, et que le sentiment d’injustice et d’aléatoire va croissant ?

Ces changements, si nécessaires soient-ils, sont annoncés comme des impératifs ne répondant à aucune nécessité de transparence ni de concertation, dans le mépris des procédures légales imposées par notre statut.

Nous sommes profondément attachés à la démocratie qui doit s’exercer au sein de notre collectivité, comme partout dans la société française. Associer à part égale chaque agent dans l’expression et l’analyse des évolutions des missions de nos services en vue d’offrir à la population un service public de qualité dans le respect des conditions de travail de chacun : tel doit être votre choix en matière de gestion du personnel. D’autant plus si vous souhaitez que chacun se sente bien dans son travail. Être acteur de l’organisation de son propre travail, est un facteur non négligeable des enjeux que vous avez annoncé vouloir atteindre lors de vos vœux aux personnels.

Jusqu’à présent les agents de cette ville, et nous-même élus du personnel sommes le plus fréquemment exclus de toutes les réflexions de réorganisation des services de la collectivité. Vous avez supprimé toute forme de consultation et/ou d’implication ce qui annihile toute réflexion collective.

Seul un petit groupe de personnes que vous avez choisi réfléchit et impose son analyse sans se soucier de la viabilité de son projet. Cette oligarchie que vous avez installée au mépris du plus grand nombre œuvre à son gré, comme si nous, les agents, qui sommes l’ossature de ce service public, n’étions pas capables d’apporter notre savoir-faire, notre expérience, notre réflexion. Cette forme de gestion, qu’on pourrait apparenter à une forme de totalitarisme, ne génère pas un ressenti de bienveillance et ne produit aucun bien-être.

Dans de nombreux secteurs de la collectivité, les agents viennent nous trouver pour s’en plaindre. C’est ce qui nous a poussés, entre autres facteurs, à émettre un préavis de grève pour le mois de Janvier. Encore une fois, en aucun cas nous ne sommes sollicités par des agents disant s’opposer à une réorganisation. Ils souhaitent simplement que leur parole, leur expérience, leurs savoirs faire et leur bon sens de gens de terrain soient pris en compte afin de pouvoir s’acquitter aux mieux du service au Villejuifois, et de permettre à votre politique d’être la plus efficace possible.

Monsieur le Maire, nous émettons le vœu pour cette nouvelle année que vous respectiez les agents de cette ville en prenant le temps de les écouter, de les impliquer, de les concerter et qu’ensemble nous puissions offrir un service public répondant aux besoins de nos concitoyens.

Nous prenons, pour notre part, la résolution d’être acteurs de tout changement qui améliorera le quotidien des agents et leur permettra de ressentir un bien-être au travail.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le maire, l’assurance de notre considération.

 

LE RECOURS AU VOTE ELECTRONIQUE

A la fin de cet été, les organisations syndicales CGT du personnel de la mairie de Villejuif, ont eu la stupéfaction de découvrir que le Maire avait décidé de recourir au vote électronique comme unique moyen de vote pour les élections professionnelles du 6 décembre 2018.

A notre grand regret et malgré nos nombreuses demandes, une seule réunion de préparation à ces élections s’était tenue le 26 mars 2018 à laquelle participait Mme Loudière, Adjointe au maire aux ressources Humaines,  et l’administration. Le sujet avait été abordé bien entendu mais très vite balayé car trop onéreux et le calendrier ne s’y prêtait pas.

Nous ne pouvions que nous en satisfaire car la CGT est bien entendu opposée au vote électronique depuis des années. Cette position est renforcée par le rapport du Conseil constitutionnel de juin 2007 qui reconnait que « l’intrusion des machines à voter (…) rend opaque ce qui était visible » et le rapport sénatorial de 2014 qui confirme dans ses analyses l’incapacité à concilier parfaitement la technique du vote électronique avec les principes fondamentaux de notre démocratie.

La municipalité a présenté le rapport sur le vote électronique au comité technique du 7 septembre dont le quorum était atteint pour tenir régulièrement la séance. Elle, seule, a décidé d’interrompre la séance et de convoquer à nouveau l’instance au 25 septembre, séance à laquelle nous avons pris connaissance d’un rapport complémentaire que l’administration avait omis de communiquer aux représentants du personnel. Ces derniers, ont répété leur position contre le vote électronique, déjà énoncée à la séance du 7 septembre. La municipalité a alors décidé de reconvoquer une troisième fois l’instance le 4 octobre. Nous n’en avons pas été surpris car nous avions vécu la même chose sur le changement du régime indemnitaire en novembre 2017. Nous savons pertinemment que lorsque la municipalité n’est pas à l’aise avec un rapport qu’elle présente, elle multiplie les erreurs juridiques. Nous ne pouvons que constater le gaspillage des deniers publics à financer toutes ces réunions. Il était inutile pour la municipalité de convoquer trois fois l’instance, la loi le précise pourtant que deux fois sont suffisantes pour récolter les avis de ses membres.

La CGT est un caillou dans la chaussure du maire. Elle l’empêche au quotidien de mener sa politique d’acharnement sur les employés de la mairie, il n’a de cesse depuis son arrivée en 2014 de vouloir se débarrasser du plus grand nombre d’employés présents avant 2014, sous n’importe quel prétexte. Les représentants du personnel, depuis 2015 dénoncent les méthodes de la municipalité qui visent à maltraiter le personnel, les menaçant, les intimidant, les mettant au placard, les rétrogradant, les humiliant, en mettant fin à leur contrat de travail à un mois de leur date sans aucun motif…

La CGT qui a fait plus de 70 % de participation aux dernières élections professionnelles de 2014, est un ennemi à abattre pour le maire de Villejuif. Car elle accompagne les agents, les soutient, les défend et surtout affiche les droits des agents. Ce qui est insupportable pour le maire qui ne souhaite qu’anéantir toute opposition, toute forme de débat contradictoire, de démocratie, de libre arbitre…

Après avoir menacé les agents de sanctions disciplinaires si ils se rendaient aux réunions syndicales, aujourd’hui le maire accentue sa campagne de dénigrement des syndicats CGT de la ville, il mise sur le recours au vote électronique. A quelle fin peut-on s’interroger alors que cela coûtera plus cher ? Ce que nous savons c’est qu’à ce jour, nous n’avons pas connaissance du choix du prestataire, de son nom et sa qualité, aucun retour de l’expertise pourtant obligatoire à mettre en oeuvre avant la mise en place du vote électronique ou encore de la formation de ces membres. Par contre le maire a refusé de signer un protocole pré-électoral définissant les moyens mis à disposition au personnel et à la CGT pour la campagne électorale. Nous savons que les professions de foi ne seront pas diffusées par courrier à chaque agent comme habituellement et que près de la moitié des agents n’ont pas d’ordinateur professionnel, et que ceux qui seront mis à disposition, seront placés à la Direction des ressources humaines !

Dans une ville où dire bonjour à son représentant du personnel est passible de sanction, aller voter pour l’organisation syndicale CGT sans aucune garantie de confidentialité, ne nous laisse pas augurer d’une forte mobilisation du personnel. Aujourd’hui « garder son emploi »est plus qu’une priorité et à Villejuif, et pour cela, il faut être prêt à mettre de côté sa liberté d’opinion et de pensée, ses droits de citoyen, pendant les heures de travail…

DIFFAMATION ? PAS QUESTION !

Suite à notre dépôt de plainte pour diffamation après avoir constaté la publication du communiqué de presse émanant des 17 élus de l’union citoyenne de la mairie de Villejuif daté du 03 mai 2016, l’audience se tiendra le :
MARDI 25 SEPTEMBRE à 13h30

11e chambre correctionnelle au
TGI de Créteil
rue Pasteur Valléry Radot
Nous avons déposé un préavis de grève pour ce jour-là afin de compter sur votre présence la plus nombreuse possible.
Nous serons soutenus dans cette initiative par des collègues de nombreuses mairies alentours, la fédération des services publics et l’union départementale.

20180920 – Préavis de grève 25 sept

20180918 -TRACT 25 sept 18

 


Non contents d’avoir attaqué la Bourse du Travail et d’avoir tenté d’en expulser les syndicats,
Non contents d’entraver l’action des syndicats des territoriaux dans sa mairie, les élus de la majorité avaient, dès 2016 édité un communiqué de presse diffamant toute notre organisation syndicale et les agents de la Mairie de Villejuif !

L’affaire passe en justice le 25 septembre à 13h, au tribunal de Créteil, 11ème chambre correctionnelle !

Nous vous appelons à y rejoindre les territoriaux de Villejuif et les syndicats CGT afin de manifester notre opposition à la répression syndicale sous toutes ses formes !

A l’heure où le maire de Villejuif interdit à ses agents de participer aux assemblées générales, les menace de sanction, empêche les membres du CHS CT de visiter les services et use de tous les recours à sa disposition pour harceler les représentants du personnel et les agents, (rétrogradation, mises au placard, refus de promotions…) rappelons lui que
Quand on touche à un militant CGT, c’est toute la CGT qui est touchée !

Rendez-vous à 13h00 devant le TGI de Créteil (badges en poches)

MOUVEMENT D’HUMEUR ? CA DEMENAGE !

Alors voilà…

On vous aurait bien parlé de l’égalité femme-homme, même pas forcément pour dire qu’à la mairie de Villejuif c’est pas gagné… On vous aurait bien parlé de la neige, et du froid, ne serait-ce que pour faire remarquer que c’est pas l’hiver qui a fait augmenter les effectifs de ceux qui sont chargés de déblayer les rues, on vous aurait même parlé, pourquoi pas, du 22 mars et de la nécessaire mobilisation contre les attaques récurrentes contre le service public – tant l’idée même de l’existence d’un statut est ostensiblement gênante pour les néo-libéraux macroniens ni-de-droite-ni-de-gauche…

Seulement on est à Villejuif, et les choses sont ainsi faites qu’à Villejuif, on ne peut parler que d’une seule chose : le maire et ses coups de sang.

Même au coeur des vacances d’hiver, celui-ci ne rechigne pas à traiter les organisations syndicales par dessus la jambe et nous annonce, par un courrier daté du 27/02, mais reçu le 1er Mars à 18h15 :

Ce qui nous laisse même pas quinze jours pour… nous préparer à un déménagement… On ne sait même pas encore vers où…

Alors un nouveau local ? Pourquoi pas ! Mais rien que la méthode peut inquiéter ? Pourquoi cet empressement ? Comme avec la bourse du travail, c’est pendant les vacances que ça se passe, et comme par hasard, l’échéance tombe comme comme un couperet. On va pas en discuter, non, on va nous informer… C’est à l’image du dialogue social, et c’est bien ce qui nous gène le plus… Parce qu’ultimement, est-ce que le but est d’améliorer les choses ? Non. Symboliquement, c’est dégager les organisations syndicales… Parce qu’on dégage ce qui nous gêne…

Et puis tant qu’on parle de l’absence de dialogue social, on évite de parler de l’actuelle crise des avancements de grade et des promos internes dénoncées par certains élus comme le règne des copains coquins, du délit d’entrave que constitue un deuxième refus de CHS CT, de la mise en place plus que discutable du RIFSEEP assorti d’une prime différentielle (qui sert normalement à compenser la différence salaire d’un agent en début de carrière entre son traitement et… le SMIC), de l’organisation sans commission d’ordre du jour du prochain comité technique, ou de la suppression du régime indemnitaire pour les agents en longue maladie, quelle que soit la raison…

On vous tient au courant des suites… Rapidement…