8 AVRIL – JOURNEE INTERNATIONALE DE LUTTE POUR LES DROITS DES FEMMES…

Sur leur site, le groupe Villejuif Notre Ville a fait l’annonce qu’un des objectifs du mandat municipal était de lutter contre les égalités hommes-femmes.

Une lettre a été envoyée en ce sens par madame Loudière, à tous les agents de la ville…

Nous leur avons répondu :

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COMPTE RENDU DE LA SEANCE COMMUNE DU CHSCT ET CT

Une ambiance un peu particulière pour ce CHSCT/CT… Tout d’abord, c’était la première séance du genre puisque ce type de travaux n’existait pas auparavant. Ensuite, le contexte rendait l’exercice assez compliqué… Madame Loudiére, adjointe au maire chargée des ressources humaines, étant absente a été remplacée au pied levé et même si le quorum était atteint, nous n’avons pu que déplorer l’absence d’un grand nombre d’élus siégeant normalement dans ces instances…

La séance commença donc par un comptage un peu laborieux des titulaires et des suppléants présents pour chaque instance (30 minutes), puis une déclaration des représentants du personnel sur le mouvement social et la dégradation des conditions de travail des agents. Et là, à notre grand étonnement, ce fut la direction générale qui répondit. Cherchez l’erreur ! Cela en dit long quand nous avions en face de nous des représentants de l’employeur… Pas un ne chercha à prendre la parole sur le sujet…

BB CGTCe fut une nouvelle fois que la question du fonctionnement des instances plus que des points réellement à l’ordre du jour, que les débats tournèrent. Les représentants du personnel demandent depuis plus de 8 mois maintenant que les informations soient transmises de façon lisible à tous les membres des instances, en respectant une procédure clairement établie, dans le respect des règlements intérieurs. Le ton du dialogue fut vite donné quand l’un des élus du collège employeur choisit de quitter la salle après vingt minutes de séance (c’est le même qui trouve que quand les organisations syndicales appliquent ce genre de méthode, ça fait perdre de l’argent à la collectivité).

Le quorum du collège employeur étant préservé, la séance continua sans lui et les personnes autour de la table purent s’entendre et constater qu’effectivement une carence existait et que c’était bien d’un dialogue employeur/employés qu’il devait s’agir et non pas d’un échange entre des élus (employeurs et employés) et la direction générale des services…

Les points à l’ordre du jour étaient :

1 et 2 / Approbation des comptes rendus du CT du 2 juin 2015 et du 11 septembre 2015 – Ils seront approuvés lors du prochain CTcar ne relèvent pas de l’instance commune CHSCT-CT.

3/ Tableau des effectifs – Ce dossier n’a pu être voté, le dossier était incomplet (entre autres aucune données sur les effectifs du CCAS) et des chiffres donnés d’une page à une autre quin’étaient pas les mêmes. Il a donc été reporté.

4/ Procédure de droit de retrait – Ce dossier se contentait de rappeler la procédure prévue par la loi, il n’a donc pas été voté car on ne vote pas la loi – mais l’idée de diffuser la procédure en cas de droit de retrait est approuvée.

5/ Modification du règlement intérieur – Ce dossier visait à permettre à la Directrice des Ressources Humaines de siéger dans les instances. N’émanant pas de la moitié des membres d’un des deux collèges, comme prévu par le règlement intérieur, cette demande de modification a été rejetée.

6/ Point d’information : Pilotage de la Commission RPS : Nous demandions la mise en place de la commission, nous avons eu la surprise d’apprendre la mise en place d’un groupe de travail. Les élus du personnel ont rappelé que cette commission est une obligation depuis mars 2014 et que l’instance CT/CHSCT aurait dû être le lieu où était étudiée sa mise en place.

7/ Point d’information : Reclassement et Commission de Mobilité. Nous remercions la directrice des ressources humaines pour sa présentation, très lisible. L’exercice n’était pas facile car elle est arrivée depuis 3 mois et n’avait pas connaissance de la procédure des reclassements de 2013/2014.

8/ Point d’information sur la situation dans les services : CMS Rouquès et Service Ludothèque Mobile. Les élus du collège employés CHSCT concluent qu’ils restent vigilants dans le suivi de ces services particulièrement éprouvés.

CASC : ÉTAT DE PROVOCATION

BB CGTUnLogo CGT Territoriaux Villejuif certain élu, qui s’invite à la table des négociations de la subvention du CASC, ferait bien de se remettre en question et d’être un peu plus à l’écoute de son maire…

En effet, lors de nos rencontres, celui-ci s’est dit attaché à la solution de proximité que représente le CASC et ne pas vouloir du CNAS.

Un protocole d’accord dans ce sens devrait très prochainement être signé.

Nous, pour notre part, nous n’avons rien contre le CNAS tant qu’il vient en plus du CASC, comme c’est le cas pour les agents territoriaux de la Communauté d’Agglomération du Val de Bièvre, par exemple. Ils ont les deux.

Comme quoi c’est possible.

Mais le second adjoint, chargé des finances, souhaite pour sa part abandonner le CASC. Il le dit clairement : Il préfère le CNAS.

Pourquoi alors, le maire nous dit-il le contraire ? Et pourquoi nous dit-il que ce n’est pas son second adjoint, mais l’élue chargée du personnel, madame Loudière, qui mène les négociations ?

L’élu en question a déclaré aux agents médusés : « Le maire peut dire ce qu’il veut, ce n’est pas à lui de décider… C’est le bureau politique qui décide à la majorité de 3 sur 4″.

Logo UgictEncore une fois, nous nous trouvons en butte aux divisions de l’Union Citoyenne. Ça n’est pas quelque chose dont nous aimons parler, mais c’est une réalité quotidienne pour nous autres, agents territoriaux de Villejuif, depuis l’arrivée de cette nouvelle « équipe ».

Mesdames, messieurs, est-ce que vous pourriez vous mettre d’accord et cesser de jouer de l’individualisme, de l’égo et du velléitaire quand vous discutez des décisions qui affectent les salariés ou la collectivité ?

Merci d’avance.

 

20 NOVEMBRE : C’EST PAS ENCORE TOUT A FAIT CA

Logo CGT Territoriaux VillejuifLogo UgictRéunis en assemblée générale ce matin, les salariés de la ville de Villejuif ont entendu le compte rendu de la délégation s’étant rendue à la rencontre du maire. Celle-ci était composée de Nadia Ait-Amer Courgeau (secrétaire générale Ouvriers/Employés), Serge Millot (Secrétaire Général UGICT), Valérie Bourdais, Myriam Krid, Nathalie Boucher et Vincent Ginsburger-Vogel.

Ils ont été reçus par monsieur Le Bohellec, madame Loudière et le directeur général des services municipaux.

Les revendications portaient sur les points suivants :

  • Remplacement des Personnels – C’est en cours mais il convient de rester vigilants !
  • Respect des instances – Nous avons reçu des excuses et des engagements ont été pris !
  • Stationnement des agents – La piste du badge/carte est à l’étude et nous aurons une réponse dans la semaine ! Le chantier sur l’accès à un parking sécurisé commencera dès janvier !
  • Calendriers des groupes de travail sur les dossiers Mutuelle/Prévoyance et Régime Indemnitaire – Nous sommes censés les recevoir dans la semaine.
  • Réorganisation des services municipaux – Nous sommes censés avoir une réunion sur ce sujet dans 15 jours, puis il y aura un passage au CT (censé garantir la consultation des personnels).
  • Maintien du CASC – Il est maintenu mais la négociation de la subvention continue !
  • Mise au stage des CDD – 99% des contrats sont renouvelés à l’identique et le Comité Technique va étudier la possibilité de mettre au stage les agents dont les contrats ont été renouvelés plusieurs fois…

Nous avions déjà obtenu la garantie, en ce qui concerne la promotion et l’avancement de grade 2016, qu’une réunion serait organisée dès février 2016.

A l’heure actuelle, les réponses apportées par notre employeur doivent apparaître dans un protocole d’accord, que nous devons recevoir la semaine prochaine.

Mais les agents assemblés ce matin étaient tous d’avis qu’il valait mieux voir l’écrit que de se satisfaire de promesses ! Nous allons donc attendre de recevoir ce document et de le présenter aux agents avant de décider ou non de la poursuite du mouvement !

Avant de savoir si nous le signons ou non, nous allons donc demander aux agents municipaux ce qu’ils en pensent :

NOUVEAU DÉBRAYAGE

LE VENDREDI 27 NOVEMBRE DE 9 h A 11 h

Bourse du Travail, 16 rue Jean Jaurès

Soyons nombreux !

 

Qui plus est, les employés municipaux de la ville de Villejuif resteront vigilants et mobilisés sur les sujets du point d’indice, de la baisse des dotations de l’état et de la Métropole Grand Paris…

20151116 - Tract Point d'Indice

 

… Et ce n’est pas suffisant !

cropped-cropped-cgt_icone512.pngCe matin, à nouveau, les agents municipaux étaient rassemblés devant la mairie, dès 8h30. Nous étions une centaine pour prendre connaissance des nouveaux engagements de notre employeur.

Dans un premier temps, le secrétaire général de l’Ugict, Serge Millot, a rendu compte de la rencontre d’une délégation avec monsieur Le Bohellec :

Chers camarades,

C’est la quatrième fois que nous nous retrouvons devant la mairie.

Le maire nous avait proposé une rencontre avec les secrétaires généraux vendredi dernier. Nous avions décidé, ensemble, lors du débrayage du 5 novembre que ce n’était pas au Maire de choisir les personnes représentant les personnels. Nous lui avons donc écrit pour lui proposer de recevoir une délégation le 10 novembre suivant.

Vendredi, notre employeur m’a appelé car il souhaitait rencontrer les secrétaires généraux et faire le point sur nos revendications « qu’il ne comprenait pas ». Nous avons obtenu qu’il reçoive une délégation. Le rendez-vous fut fixé au lundi 9 novembre 15h30. La rencontre a duré 3 heures au cours de laquelle nous avons fait remonter toutes les doléances qui ont été exprimées au cours de nos AG, débrayages et autres.

Notre délégation était composée de 4 représentants des Ouvriers/Employés et 4 représentants de l’UGICT : Anne Avidi Mvelle, Sonia Saidani, Myriam Krid, Nathalie Boucher, Valérie Bourdais, Nathalie Buisson, Vincent Ginsburger-Vogel et moi-même, Serge Millot.

Si nous sortons de cette rencontre avec un sentiment mitigé, nous pouvons dire que nous avons porté toutes vos revendications et doléances. Et que le Maire les a écoutées.

Et, il s’est engagé sur un certain nombre de choses. Est-ce suffisant ? C’est vous qui en déciderez. Mais AVANT , nous allons essayer de vous faire partager cet échange et ce que nous en avons retenu.

En premier lieu, le maire s’est excusé pour la façon dont les instances paritaires étaient traitées jusqu’ici et nous a affirmé que la procédure de constitution des dossiers et les délais seraient désormais conformes au règlement intérieur.

Le premier sujet abordé a été celui du service entretien des écoles. La représentante du personnel des écoles, Nathalie Boucher a expliqué très clairement tout ce à quoi les agents étaient confrontés, leur usure, leur épuisement, voire leur désespoir.

La maire s’est engagé :

  • à ce que soit respectée l’ancienne règle en matière de remplacement des agents,
  • à ce que le nouvelle société, Janus, qui doit justement permettre aux agents d’être remplacés en cas de nécessité, commence à travailler très rapidement,
  • à mettre en place une commission de veille composée en partie d’agents d’entretien, d’ATSEM, de gardien. Il reste le problème grave du délai de remplacement de 24 heures qui doit être vérifié auquel il doit être remédié.
  • En ce qui concerne les promotions internes et les avancements de grades il nous est indiqué que seuls deux dossiers sont encore à travailler pour 2015 et qu’en 2016, une première réunion de travail aura lieu avec les organisations syndicales dès le mois de février.
  • La question de la qualité des fournitures (papier toilette, sacs poubelles, lavettes …) devrait également être réglée.
  • Le maire nous a affirmé que l’enfance, la petite enfance et les centres municipaux de santé fonctionneraient à budget égal en 2016.
  • En ce qui concerne la question du stationnement, elle est englobée dans la mise en place de groupes de travail, aux côtés du régime indemnitaire et de la mutuelle qui doivent se mettre en place au plus tôt (nous avons demandé dès mardi 10 novembre par mail à Mme Loudière d’avoir des dates rapides pour ces 3 groupes).
  • Sur le sujet du CASC, je laisserai parler la présidente Anne, mais ce que dit le maire aujourd’hui c’est qu’il veut une solution de proximité – donc pas du CNAS – et maintenir le CASC.

Il subsiste la question du respect des agents, de la perte de repères, de sens, dont nous avons longuement débattu.

Là, nous avons des divergences d’analyse.

  • Pour le Maire, il y aurait boycott de la part de certains.
  • Pour nous, il y a aucun boycott mais clairement confusion la plus totale due à une absence d’Organisation.

Cela fait 18 mois que nous attendons une organisation. À ce jour, après 12 versions – sans qu’aucune n’ait été partagée avec la majorité des agents – , il n’y en a toujours pas. Ce qui a des conséquences. Ce que nous avons martelé.

Monsieur Le Bohellec nous a répété à quel point il était attaché au service public, et à sa qualité, et à quel point c’est sur nous qu’il s’appuyait pour que celui-ci soit mis en œuvre. Il nous a assuré de son respect aux agents, et nous avons rappelé que les agents incluaient les cadres qui ne savent plus où donner de la tête au vu des demandes pléthoriques et souvent divergentes qui leur sont faites par les élus de son exécutif. Tout cela avec un budget contraint !

Il nous a demandé de l’aider à préserver les agents dans un contexte budgétaire difficile.

Nous avons aussi échangé avec lui au sujet des baisses de dotation de l’état et de la métropole. Il reste beaucoup à revendiquer dans ce domaine, et beaucoup à obtenir.

Est-ce que ce qu’il nous a dit suffit ? Depuis un an et demi, nous en avons entendu, des promesses.

Non, cela ne nous suffit pas.

Pas tant que l’incertitude demeure pour entre autres la jeunesse, les sports, la ludomobile, l’entretien des petits services, le remplacement des départs. Tant que les cadres sont en souffrance et que les agents sont en déroute et vice-versa.

Pas tant que nous subirons les politiques d’austérité et la métropolisation.

Mais NOUS PENSONS QUE ce que nous pouvons obtenir du maire dans l’immédiat, nous l’avons obtenu : des engagements d’amélioration et l’assurance d’un dialogue social rétabli avec des règles respectées.

Nous ne sommes pas idiots.

Le compte n’y est pas.

Encore une fois, ce qu’on nous demande c’est de la confiance, alors que nous demandons des choses concrètes.

Aussi nous vous proposons de laisser le temps aux paroles de donner du concret, tout en sachant que nous serons vigilants sur ce concret, que comme à notre habitude, avec votre appui, votre soutien, nous ne lâcherons rien ni personne.

Nous vous proposons de suspendre nos débrayages et nous donner rendez-vous le 3 décembre à 9 heures pour une nouvelle assemblée générale. Soit les paroles auront laissé la place aux actes, soit ce n’aura pas été le cas, et nous pourrons alors réagir avec toute la fureur qui convient.

Par ailleurs, nous vous proposons de continuer à nous mobiliser sur la question des Baisses de Dotation de l’Etat et la Métropolisation, d’accompagner les mouvements départementaux et nationaux dans ce sens.

Et en attendant, nous vous demandons de nous faire remonter, par tous les moyens possibles, toutes les difficultés auxquelles vous êtes confrontés afin que nous puissions les intégrer dans la mesure du possible à notre champ revendicatif.

Ce sont nos propositions : place au débat pour nous dire ce que vous en pensez.

Et le débat a été clair et la démocratie s’est exprimée : en ce qui concerne les agents, en ce qui nous concerne, ça ne suffit pas. L’assemblée générale a donc voté à l’unanimité la continuation du mouvement et un nouveau rassemblement à 9 h, le vendredi 20 novembre. 

Il est également prévu, si nous n’obtenons pas des engagements fermes, notamment en matière de stationnement et du remplacement des agents, si nous ne voyons pas les effets de ces engagements tout de suite, de nous trouver en masse au Conseil Municipal du 20 novembre à partir de 19 h 30 !

Nous sommes donc remontés dans le bureau du maire, cette fois-ci avec une délégation syndicale composée de Serge Millot, Sarah Cantal-Dupart, Myriam Krid,Nathalie Boucher et Vincent Ginsburger-Vogel.
Nous avons obtenu de nouveaux engagements, mais par dessus tout celui de nous apporter des réponses concrètes et des écrits sur quatre points d’ici le prochain mouvement :

1/ Présentation au personnel communal du projet d’organigramme

2/ État des lieux par secteur des postes non-remplacés et perspectives des remplacements

3/ Calendrier fixé des 3 réunions sur stationnement, régime indemnitaire et promotion/avancement

4/ Annulation de la date du comité technique du 24 novembre (report du 10 novembre) car toujours pas dans le respect des délais de convocation et du règlement intérieur

5/ Mise au stage des agents contractuels

6/ Remplacement des cadres

Nous avons donc rendez-vous le :

Vendredi 20 novembre à 9 h 15

pour un nouveau débrayage !

Une nouvelle délégation sera reçue par le maire ce jour là à 8h.

Si ses réponses ne nous conviennent pas, l’assemblée en tirera toutes les conséquences !

Alors soyons toujours plus nombreux pour manifester notre attachement au service public et à nos conditions de travail !

LE MOUVEMENT NE MEURT PAS !

LE MOUVEMENT N’EST PAS TERMINE !

ON LACHE RIEN NI PERSONNE !

La Vérité sur la CASC

Logo CGT Territoriaux VillejuifSur son blog, l’élu même qui a fait capoter les négociations se fait fort de révéler la vérité sur le CASC : il n’est pas fermé, il est ouvert (Le CASC pas l’élu).

Nous posons donc la question : « Oui monsieur Vidal, mais selon vous pour combien de temps ? »

Car le deuxième adjoint au maire, en charge des finances, le même qui s’annonce intraitable sur la question de la vente des locaux occupés par la Bourse du Travail, le même dont un colisitier entretient d’assez bon rapports avec le seul Conseiller Municipal du Front National pour accepter son pouvoir quand il part en vacances, annonce qu’il ne veut plus d’un CASC, mais d’un CNAS. Soit disant dans un soucis d’équité pour tous les agents ?

Nous avons comparé les prestations du CASC et celles du CNAS. Ce n’est pas que le CNAS soit rien du tout, c’est simplement qu’on ne peut pas comparer la confiture de fraise faite maison et la gelée de groseille industrielle.

A la CGT, on s’occupe du carreau cassé au projet de société. Le CNAS, ça ne nous convient pas parce que ce n’est pas une solution adaptée pour l’accès aux loisirs et à la culture des agents. Prenons l’exemple des activités sportives : il faudra aller dans des clubs privés partenaires du CNAS, mais plus dans la piscine de Villejuif pour faire de l’aquagym. Quant aux séjours vacances, ils ne permettront pas aux agents de bénéficier d’un tarif pour leurs enfants comme c’est le cas avec le CASC… Et il y a la question des retraités : notre CASC permet aux retraités d’adhérer. Avec le CNAS se sera fini. Et le projet de société de la CGT implique non seulement que les agents et les retraités aient tous accès à des activités de loisirs et des activités culturelles, avec leurs familles, mais que cela permette d’animer le tissu associatif de la ville, et non les intérêts privés. Ce que nous promouvons, c’est un tissu social, pas des partenaires commerciaux…

Parce que les intérêts privés ont besoin d’une police, municipale par exemple, pour être défendus, alors que l’intérêt général, convenant au plus grand nombre, génère ses propres défenseurs… Mais c’est un débat plus large…

Oui le CASC a rouvert, alors même qu’il n’aurait pas dû. Parce que la convention ou son avenant auraient dû être passés devant le Conseil Municipal. Même la lettre de madame Loudière n’y change rien. Au mieux, en cas d’accident, d’incendie, allez savoir… Au mieux, donc, le juge pourra déterminer que les agents du CASC étaient de bonne foi en se trouvant sur leur lieu de travail.  Ils ont tort de s’y trouver, mais ont pensé d’abord aux collègues qui venaient s’inscrire aux séjours, commander les cadeaux pour Noël… Comme ils le font depuis trente ans et parce que le catalogue, était sorti. Personne n’avait prévu que le CASC serait remis en question, ni en 2015, ni en 2016, avant l’éclat de l’élu qui quitte la table des négociations. N’ayant pu anticiper cette fermeture, les agents se mettent en tort dans l’intérêt du service – une longue tradition du service public Villejuifois où l’intérêt qui prime n’est jamais le nôtre.

Mais qu’est-ce que cela dit du sérieux de l’employeur ? Lui risque une lourde condamnation.

Cette responsabilité là, c’est celui qui a quitté la table des négociations, celui qui ne cesse de jouer les agents provocateurs, qui la porte. Du moment où les négociations se sont ouvertes, au moment où il a annoncé par l’intermédiaire de sa page Facebook et de son blog, qu’il « préférerait » un CNAS, celui-là n’a jamais oeuvré que dans un seul but – du moins est-ce le seul que nous pouvons discerner : Marquer son territoire.

Bloquer les négociations, bloquer les bons de commande, faire de l’obstruction systématique… C’est tout ce qu’il a trouvé pour qu’on parle de lui.

La « vérité » sur le CASC, c’est que monsieur Vidal fait un aussi piètre lanceur d’alertes, qu’il fait un piètre politicien… Et que si un intérêt l’anime, ce n’est pas celui des agents du service public, et donc, à notre sens pas celui des Villejuifois.

LES JEUDIS DE LA COLERE : LA MOBILISATION CONTINUE

Encore une fois, nous étions près de 200 agents à manifester notre colère jeudi devant la mairie, après une assemblée générale ayant rassemblé 120 agents à la Bourse du Travail.

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Malheureusement, le maire de Villejuif n’a pas répondu à nos revendications. Nous lui avions demandé de nous rencontrer, mais ni lui, ni un de ses adjoints ne s’est manifesté. Les seuls qui ont mis le nez dehors, ont été celui qui est passé en rentrant la tête dans le col de sa veste, et celui qui prenait des photos au troisième étage.

Ils préparent la chasse aux sorcières du prochain Halloween…

200 agents, sur 1200 c’est peu, diront ceux qui ne savent pas, mais c’est oublier que le débrayage oblige le personnel à un service minimum – contrairement à la grève, qui sera notre prochain mode d’action si le débrayage ne s’avère pas suffisant.

Donc, aux deux cents agents qui étaient sur le parvis de la mairie hier matin, il convient d’ajouter tous ceux qui étaient restés dans les servies, qui balayaient les rues, qui assuraient la semence des plates-bandes, qui s’occupaient de rafraichir ou d’élaguer les arbres de la ville, qui encadraient les enfants aux côtés des instituteurs ou les emmenaient en autocar, tous ceux qui continuaient d’accueillir le public pour enregistrer ses demandes de papiers, de logement… Les inscriptions sur les listes électorales… En mairie, dans les annexes, à la médiathèque, dans les gymnase ou la maison des associations…

Et pourtant il y en aura pour dire que le service public ne sert à rien, que notre mouvement n’a pas de légitimité, que nous devrions nous contenter d’exécuter sans nous soucier de notre avenir.

« J’aimerais qu’on se concentre sur le travail qu’il y a à faire maintenant plutôt que d’avoir peur de l’avenir » lira t’on sur le prochain compte rendu du CHSCT dans la bouche de la présidente – alors même que le CHSCT est là pour prévenir tous les accidents du travail possible. On ne doit pas craindre l’avenir, vraiment ?

Oui, l’assemblée Générale du Personnel d’hier a été très claire. Les agents ont fait remonter leurs difficultés, leur souffrance, leur ras-le-bol…

Et nous n’étions pas les seuls car nous avons été rejoints par des agents d’Ivy, Vitry, Choisy, Champigny et Fontenay venus nous soutenir, et manifester avec nous dans le cadre des jeudis de la colère.

#lesjeudisdelacolere

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