POUR L’AUGMENTATION DU POINT D’INDICE

Donc pour la maire de Villejuif, potentiellement, c’est grève du 14 au 18 juin 2018, pour les retraites le 14, nos conditions locales – et notamment le stationnement – le 15, et pour le point d’indice le 18.

 

  20180608 – Préavis 15 juin 2018

20180604 – Préavis 14 juin 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le maire de Villejuif a dépêché à 9h ce matin une entreprise de déménagement pour mettre sous cartons les affaires des deux organisations syndicales. Sous prétexte d’économie, celles-ci se sont vues enjoindre de changer de locaux, transférées d’un pavillon de 200m2 occupé depuis plus de 18 ans pour 1 bureau et deux espaces de moins de 10 m2 soit une superficie totale de 36m2. Appuyé par sa police municipale, il a fait constater par huissier l’occupation sans titre des syndicats à partir du 1er juin.

Les secrétaires généraux des deux syndicats, après avoir été convoqués pour visiter les locaux le mercredi 30 mai à 15h, ont informé immédiatement par courrier le maire de l’impossibilité de déménager dans des locaux inadaptés à leur activité syndicale et toujours en cours de travaux pour camoufler l’insalubrité du bâtiment. Un premier courrier dans le même sens avait déjà envoyé, un mois et demi plus tôt.

Les syndicats ne refusent pas de changer de locaux mais souhaitent que cela passe par la concertation et non l’injonction. Ils exigent des locaux décents, permettant une activité syndicale la plus efficace possible. D’autant plus que la loi garantit la pérennité des moyens mis à leur disposition.

Le contexte de terreur et de répression punitive permanent dans lequel évoluent quotidiennement les agents municipaux, avéré par une enquête sur les Risques Psycho Sociaux,  nécessite que les organisations syndicales disposent des moyens à la hauteur.

LA VERITE SUR LE NOUVEAU LOCAL SYNDICAL

Après Plus Belle la Mairie et Game of Villejuif, c’est dans un nouveau genre feuilletonesque que les syndicats CGT de la ville et l’exécutif évoluent depuis plusieurs mois… Le genre immobilier. Pour le titre on hésite entre Moins beaux tes locaux et Le Placard Humide…

Voilà le pitch : les syndicats sont installés bien tranquillement, dans un pavillon qui appartient à l’OPH, depuis vingt ans. Dans un soit-disant souci d’économie, l’exécutif décide de les déloger. Seulement voilà, pour faire encore plus d’économie et aussi parce qu’il est de bon ton de réduire les moyens syndicaux – en tous cas ceux des syndicats qu’on considère comme des opposants – l’exécutif se livre à un petit exercice de mesquinerie et tranche : de 3 bureaux, 2 salles de réunion, un espace d’accueil, une cuisine/local de reprographie avec jardin, stationnement, etc, vous passerez à deux bureaux ! Et ça donnait la première visite des locaux du 3 rue Paul Bert… (Allez voir l’article, vous y trouverez déjà des photos).

On notera au passage que l’économie supposée est de 16 000 € par an (soit 1300 €/mois). Un petit quelque chose nous dit que le chiffre mériterait d’être vérifié dans la mesure où jusqu’ici, le CASC occupant une partie des locaux, pendant des années c’est lui qui a payé le loyer (y compris donc, le loyer des syndicats qui selon la loi devait être à la charge de l’employeur). Il est aussi à mettre en relation avec la location d’un logement de fonction pour 2300€ par mois… Mais passons… Nous ne saurons certainement jamais non plus comment cette mirifique économie de 16 000 € sera répartie pour améliorer le quotidien du personnel. Par contre, étant donné l’emplacement du terrain on peut imaginer les jolis bénéfices espérés de sa vente au promoteurs…

Les semaines, les mois passent… Des velléités de faire déménager les organisations syndicales, il ne semble pas sortir grand chose, si ce n’est un courrier qui nous parvient début mai, des confirmations orales… Mais jamais de date, jamais de précision sur les moyens…

Pensez : on nous annonce depuis le mois de février qu’on déménage à la fin du mois – ou presque – et quand on pose des questions, du type « mais quand est-ce qu’on aura les cartons ? » on a aucune réponse…

Pire, pour ce qui est de la réduction de nos moyens, l’exécutif nous rassure, si on peut appeler ça comme ça : « C’est vrai, ça représente une réduction de vos moyens… Mais c’est pas grave : j’ai le droit… On va faire quand même et vous installer rue Paul Bert… »

Et puis un beau matin, on nous apporte un nombre de carton ridicule. Vous savez, comme quand vous devez aller chercher une armoire chez Ikéa mais que la personne qui vous a promis de vous passer sa voiture arrive avec une mini en s’excusant de ce qu’il y a déjà plus de place dans le coffre parce qu’elle y a rangé un paquet de chips…

30 cartons, pour 20 ans d’archives et de dossiers…

Le tout pour emménager dans 28m²…

Et on nous prévient le 29 mai que les déménageurs passeront faire notre déménagement le 30… Le tout en sachant que c’est à nous de faire des cartons – sans pour autant que soient allégés le calendrier des instances (3 séances souhaitées par l’exécutif en juin), ou la charge ordinaire de notre travail.

Notre demande de visite du CHS CT dans ces nouveaux locaux ? Refusée (pour l’instant). Il paraît que c’est en attendant la fin des travaux. Il faut dire dans le local du 3 rue Paul Bert, les toilettes c’était ça :

De quoi se rassurer sur la bonne volonté de l’éxécutif de maintenir les conditions d’un dialogue sain et constructif – en nous allouant des moyens ridicules, malsains et tombant en ruine…

En conclusion, on dira simplement qu’on peut juger de l’estime d’un employeur pour son personnel à la façon dont il traite les représentants de celui-ci…

 

 

MOUVEMENT D’HUMEUR ? CA DEMENAGE !

Alors voilà…

On vous aurait bien parlé de l’égalité femme-homme, même pas forcément pour dire qu’à la mairie de Villejuif c’est pas gagné… On vous aurait bien parlé de la neige, et du froid, ne serait-ce que pour faire remarquer que c’est pas l’hiver qui a fait augmenter les effectifs de ceux qui sont chargés de déblayer les rues, on vous aurait même parlé, pourquoi pas, du 22 mars et de la nécessaire mobilisation contre les attaques récurrentes contre le service public – tant l’idée même de l’existence d’un statut est ostensiblement gênante pour les néo-libéraux macroniens ni-de-droite-ni-de-gauche…

Seulement on est à Villejuif, et les choses sont ainsi faites qu’à Villejuif, on ne peut parler que d’une seule chose : le maire et ses coups de sang.

Même au coeur des vacances d’hiver, celui-ci ne rechigne pas à traiter les organisations syndicales par dessus la jambe et nous annonce, par un courrier daté du 27/02, mais reçu le 1er Mars à 18h15 :

Ce qui nous laisse même pas quinze jours pour… nous préparer à un déménagement… On ne sait même pas encore vers où…

Alors un nouveau local ? Pourquoi pas ! Mais rien que la méthode peut inquiéter ? Pourquoi cet empressement ? Comme avec la bourse du travail, c’est pendant les vacances que ça se passe, et comme par hasard, l’échéance tombe comme comme un couperet. On va pas en discuter, non, on va nous informer… C’est à l’image du dialogue social, et c’est bien ce qui nous gène le plus… Parce qu’ultimement, est-ce que le but est d’améliorer les choses ? Non. Symboliquement, c’est dégager les organisations syndicales… Parce qu’on dégage ce qui nous gêne…

Et puis tant qu’on parle de l’absence de dialogue social, on évite de parler de l’actuelle crise des avancements de grade et des promos internes dénoncées par certains élus comme le règne des copains coquins, du délit d’entrave que constitue un deuxième refus de CHS CT, de la mise en place plus que discutable du RIFSEEP assorti d’une prime différentielle (qui sert normalement à compenser la différence salaire d’un agent en début de carrière entre son traitement et… le SMIC), de l’organisation sans commission d’ordre du jour du prochain comité technique, ou de la suppression du régime indemnitaire pour les agents en longue maladie, quelle que soit la raison…

On vous tient au courant des suites… Rapidement…