POUR LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX DU 21 SEPTEMBRE 2019 (COMMUNIQUÉ COMMUN CGT ET MOUVEMENT DE LA PAIX)

La CGT et le Mouvement de la paix s’inscrivent dans la réussite des différentes et multiples initiatives organisées partout en France à l’occasion de la Journée internationale de la Paix, le 21 septembre 2019.

Cette année, l’ONU a placé cette journée sous la double thématique « action climatique, action pour la paix ».

Pour nous, la justice sociale, les enjeux de démocratie dans tous les secteurs de la vie sociale et professionnelle, les enjeux climatiques, environnementaux et de biodiversité sont constitutifs de la construction de la paix.

À l’heure où sur la planète de nombreux conflits armés sévissent, où des politiques détruisent l’environnement, où le libéralisme économique fait fi des enjeux climatiques et de biodiversité, la CGT et le Mouvement de la Paix réaffirment à l’occasion de la journée du 21 septembre que des alternatives pour la paix et le climat doivent se construire.

Notre action commune porte aussi l’exigence du respect des droits humains et des conventions internationales du travail édictées par l’OIT. La justice sociale est, elle aussi, un facteur de paix. En France, cela appelle à la préservation d’acquis comme la sécurité sociale et le droit à vivre dignement de son travail ou de sa retraite, au respect du droit de grève et de manifestation.

Nous réaffirmons l’urgence du désarmement nucléaire, l’arrêt de la prolifération des armes. Cela libèrerait des ressources financières gigantesques et aussi des ressources intellectuelles et scientifiques considérables dont a tant  besoin l’Humanité pour faire face aux enjeux de notre temps.

La CGT et le Mouvement de la Paix s’inscrivent dans la volonté réaffirmée par les 150 organisations du collectif  National des marches pour la paix d’organiser des initiatives publiques dont les marches pour la Paix dans le plus grand nombre possible de communes en France et de faire converger les actions autour du slogan : « Agissons ensemble pour la paix, le climat, la justice sociale, les droits humains et le désarmement nucléaire ».

Montreuil, le 17 septembre 2019

MACRON AGGRAVE LES ATTAQUES CONTRE NOS SALAIRES, NOS RETRAITES, NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

LE 10 OCTOBRE 2017 IL Y A URGENCE

 

Pendant la campagne présidentielle, Macron l’annonçait, tous les salariés, publics, privés, retraités verraient leur pouvoir d’achat augmenter. Force est de constater que, pour les fonctionnaires, encore une fois, le compte n’y est pas, bien au contraire !

Jamais aucune profession n’avait été autant méprisée par trois présidents successifs qui ont gelé durablement la valeur du point d’indice (élément central de la rémunération des agents de la Fonction publique) et ainsi organisé la baisse du pouvoir d’achat des agents publics et assimilés.

Alors que Macron prévoit de s’attaquer aux régimes particuliers de retraite, la CGT alerte sur les conséquences du blocage des salaires qui impacte le montant des pensions entrainant une mise en péril de la CNRACL (Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales).

 

1 – GEL DU POINT D’INDICE

Depuis 2000, les très faibles augmentations de la valeur du point d’indice, puis son gel sur les 7 dernières années, ont provoqué une chute du pouvoir d’achat des fonctionnaires de 14 % (et ce malgré une aumône de 0,6 % en juillet 2016 puis en février 2017 après une mobilisation importante des agents de la Fonction publique).

Cela représente :

➜Pour un agent de catégorie C percevant 1200 €/mois : 168 € de perte mensuelle ;

➜Pour un agent de catégorie B percevant 1500 €/mois : 210 € de perte mensuelle ;

➜Pour un agent de catégorie A percevant 2000 €/mois : 280 € de perte mensuelle.

Pour le reste de l’année 2017 et pour 2018 le gouvernement annonce sa volonté de geler encore la valeur du point d’indice.

La CGT revendique un dégel du point d’indice avec mesures de rattrapages des pertes depuis 2000.

 

2 – POINT D’INDICE DIFFÉRENCIÉ

Macron prétend vouloir augmenter la valeur du point d’indice pour certains fonctionnaires et pas pour d’autres, notamment les fonctionnaires territoriaux. La réalité, c’est qu’avec cette déconnection des territoriaux du Statut général des fonctionnaires, Macron permettrait ainsi aux collectivités de fixer « arbitrairement » les rémunérations des agents et de mettre en place des « statuts locaux », tout cela ouvrant la porte au salaire à la « gueule du client » et à une vague de privatisations.

Dans sa continuité des attaques contre l’héritage de 1945, Macron le privatiseur veut tordre le cou au Statut général des fonctionnaires, seul garant aujourd’hui de l’existence d’un service public égalitaire sur tout le territoire auprès de tous les usagers.

La CGT revendique un statut unifié des fonctionnaires — notamment en renforçant le titre 1 avec le maintien d’une grille indiciaire nationale pour toute la Fonction publique — étendant à tous les agents les meilleurs garanties et droits afin de mettre fin aux disparités entre les 3 versants.

 

3 – Augmentation de la CSG de 1,7 point

Le gouvernement Macron-Philippe a annoncé, parallèlement aux ordonnances contre le Code du travail, le remplacement de la cotisation salariale d’assurance maladie (0,75 % pour

les salariés du privé) et d’assurance chômage (2,4 %) par une augmentation de 1,7 point du taux de la CSG pour tous ceux qui en sont redevables.

Dès le 1er janvier 2018, avec ce nouveau prélèvement sur nos salaires, la réduction de notre traitement indiciaire va se situer entre 17 et 100 € par mois. Seule cette partie salariale compte pour le calcul de nos retraites et cette ponction va impacter le montant déjà faible des pensions.

La compensation prévue par le gouvernement est tout simplement injuste : il prévoit de remplacer cette perte par une prime, versée aux seuls fonctionnaires en poste au 31 décembre 2017 — tant pis pour les nouveaux —, prime qui, bien entendu, ne rentrera pas dans le calcul des retraites. En plus, ce dispositif serait dégressif au fur et à mesure de l’avancée dans la carrière… Bref, encore une perte sèche pour les fonctionnaires qui sont déjà largement impactés dans leur niveau de vie.

La CGT a toujours rejeté l’étatisation des recettes de santé au détriment du salaire différé et refuse donc non seulement l’impôt CSG, mais encore plus son augmentation. À présent,

Macron entend augmenter la CSG pour l’affecter aux collectivités afin de compenser la suppression de la taxe d’habitation !

 

4 – Jour de carence

Cette lubie inventée par Sarkozy et reprise par Macron est un non-sens. Le traitement (salaire) d’un fonctionnaire est lié à son grade et n’est aucunement lié aux aléas de sa production. Cette notion n’a aucun sens dans la convention qui fonde le Statut du fonctionnaire depuis 1946. Concernant un salarié du privé, c’est différent puisque le système de rémunération est fondé sur sa production de richesses et quand il est absent il est censé ne pas produire.

Donc, à poste non pourvu, salaire non versé. Mais, dans plus de 80 % des cas, ce sont les employeurs qui prennent en charge ces 3 jours de carence, car c’est prévu dans la convention collective.

Donc, si véritablement le gouvernement souhaitait l’équité, il supprimerait tout simplement ce jour de carence pour tous.

C’est d’ailleurs ce que la CGT revendique.

 

5 – PPCR et RIFSEEP

Une des 10 raisons pour lesquelles la CGT a refusé de signer l’accord PPCR est que la refonte des grilles, faussement présentée comme favorable, avait une mise en place trop étalée dans le temps (allongement des carrières) : elle risquait donc d’être remise en cause, voire être ajournée par le gouvernement suivant… et, là encore, la CGT avait raison puisque le gouvernement prévoit de retarder l’évolution des grilles et donc de retarder l’augmentation des rémunérations des fonctionnaires liées à ces grilles.

Le RIFSEEP pour sa part induit une mise en concurrence des fonctionnaires et va à l’encontre des valeurs du service public en tentant d’induire une notion de rentabilité là où ce qui primait était la responsabilité individuelle et collective, ainsi que l’intérêt général !

La CGT revendique :

➜De véritables améliorations de carrières pour tous, à l’opposé des mesures du protocole PPCR imposé par le gouvernement ;

➜La mise en place de grilles indiciaires qui permettent une évolution de carrière sur au moins deux grades ;

➜Une évolution de rémunération de 1 à 2 sur un même grade avec un salaire minimum à 1 800 € en début de carrière pour la catégorie C.

 

 

6 – FORMATION PROFESSIONNELLE

Le gouvernement Hollande a baissé la cotisation du CNFPT qui est l’établissement national dédié à la formation professionnelle pour tous les agents territoriaux. Cette cotisation, calculée sur la masse salariale, est une partie de notre salaire. En baissant cette cotisation, la faisant passer de 1 % à 0,9 %, le gouvernement vole les agents territoriaux sur leur droit à la formation professionnelle.

La CGT revendique

➜Immédiatement le rétablissement de la cotisation à 1 % ;

➜Dans un second temps son accroissement à 3 % afin que tous les agents de la FPT puissent bénéficier d’une offre de formation de qualité tout au long de leur vie professionnelle ;

➜Le maintien des formations en présentiel et non devant un ordinateur. D’ÊTRE

 

MACRON VEUT LIVRER LES AGENTS ET LES SERVICES PUBLICS À LA CONCURRENCE ET DÉMANTELER NOS GARANTIES COLLECTIVES, COMME IL L’A FAIT DANS LE PRIVÉ AVEC LES ORDONNANCES CONTRE LE CODE DU TRAVAIL !

 

C’est pourquoi, à la suite des 12 et 21 septembre, les fonctionnaires et salariés du secteur public (établissements publics, Offices de l’habitat, services de l’eau…) sont appelés à faire grève et à manifester le 10 octobre 2017.

Rendez-vous à 12 h au local syndical (21 rue Sévin) pour déjeuner et échanger ensemble (amenez vos sandwiches), puis partir ensemble pour un départ vers la manifestation à 13h.

Manifestation à 14h, au départ de Bastille, direction Nation.

8 MARS : JOURNÉE DE LUTTES POUR L’ÉGALITÉ !

Le 8 mars, ce n’est pas la journée de LA femme, ni la Saint Valentin, ni la fête des mères pour offrir des fleurs ou des produits de beauté, c’est la journée internationale de LUTTES pour les droits des femmes. En 2017, la mobilisation est plus que jamais nécessaire face à ceux qui veulent remettre en cause les droits et libertés des femmes en France et cela constitue pour certain-e-s leur programme électoral, comme aux Etats-Unis, en Russie, en Pologne ou encore en Turquie.

 

 

 

LE 8 MARS FAISONS-NOUS ENTENDRE POUR LES DROITS DES FEMMES

Pour gagner une égalité professionnelle réelle dans la Fonction publique :

➜ À qualifications égales, les inégalités salariales persistent entre les métiers à prédominance féminine et masculine. Un écart global de 19,2 % dans la Fonction publique, dont 21,9 % dans le versant hospitalier, 10,3% dans le versant territorial et 14,8% dans le versant État est d’ailleurs constaté par le Premier ministre ;

➜ Les violences sexistes et sexuelles subsistent dans la Fonction publique et doivent être combattues de manière pérenne.

Mobilisons-nous pour un égal accès aux services publics de proximité partout sur le territoire.

La CGT Fonction publique fait des propositions pour que l’égalité entre les femmes et les hommes soit une réalité :

✔ La revalorisation des grilles salariales des métiers à prédominance féminine ;

✔ La mixité des métiers ;

✔ L’augmentation des moyens et des personnels dans toute la Fonction publique ;

✔ Le maintien et la réouverture des maternités et des centres IVG ;

✔ La reconnaissance de la pénibilité des métiers à prédominance féminine et le maintien ou l’octroi de la catégorie active pour ceux reconnus pénibles ;

✔ La non-suppression des congés annuels et des RTT en cas de congés maternité ;

✔ Un grand plan de titularisation et le passage en CDI des agent-e-s et des salarié-es en emplois précaires qui sont en grande majorité des femmes ;

✔ Un plan d’action avec des moyens pour un plan de prévention contre les violences sexistes et sexuelles au travail ;

✔ Une organisation du temps de travail qui permet une meilleure articulation vie privée/vie professionnelle.

C’est contre toute domination, qu’elle soit de classe ou de sexe, que la CGT lutte pour obtrenir une société plus égalitaire !

Le 8 Mars à 15h40 : Toutes et Tous dans l’Action & dans la Grève :

Rendez-vous devant la Mairie pour faire du Bruit

(Casseroles, sifflets, tambourins etc.. seront les bienvenus)

MARS : 15 h 40

Elles étaient plus de 300 000 à manifester en Pologne pour le droit à l’avortement ;
Elles étaient en grève en Islande pour obtenir l’égalité des salaires ;
Elles étaient en grève en Argentine contre les violences ;
Elles se sont mobilisées contre Donald Trump aux États-Unis ;

En France, elles étaient des dizaines de milliers à manifester contre la loi El Khomri, puis dans l’action le 7 novembre dernier …

La journée du 8 mars ne se « fête » pas par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail.

Le 8 mars est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, pour obtenir l’égalité au travail et dans la société.

Notre objectif est donc de mettre le patronat et le gouvernement en face de leurs responsabilités et d’interpeller sur l’égalité professionnelle et les discriminations que subissent toujours les femmes au travail.

Un appel unitaire pour faire du 8 mars une journée d’actions et de grève pour les droits des femmes a été construit avec un temps fort de débrayage à 15h40.

Pourquoi 15h40 ?

15h40 correspond à l’horaire à partir duquel, chaque jour, sur la base d’une journée type (9h/12h30 – 13h30/17h), les femmes arrêtent d’être payées. En effet, elles sont toujours payées en moyenne 26 % de moins que les hommes du fait :

  • du travail à temps partiel (80% des salarié-es à temps partiel sont des femmes) ;

-de l’absence de déroulement de carrière ;

  • de la dévalorisation des métiers dans lesquels les femmes sont concentrées ;

  • de la part variable de la rémunération (primes, heures sup…) ;

  • de la discrimination « pure ».

Cette année, l’objectif est d’organiser un maximum d’actions et d’initiatives sur les lieux de travail pour faire du 8 mars une journée revendicative

Diverses initiatives parisiennes sont proposées ce jour-là :

  • 14h00 : Début de l’occupation de la place de la République
  • 15h40 : Grève / débrayages – moment où les femmes cessent d’être payées: Amenez sifflets, cornes de brumes et casseroles devant la mairie de Villejuif.
  • 17h30 : Manifestation de République à Opéra pour aller vers les salarié-es des grands magasins qui sont majoritairement des femmes touchées par la précarité et le travail du dimanche.

8 MARS : UNE JOURNEE RESOLUMENT REVENDICATIVE

#8mars15h40
Cette journée du 8 mars 2017 n’est pas tout à fait ordinaire, même si hélas les 26 % d’écart de salaire entre les femmes et les hommes semblent immuables.

LIRE LA SUITE

 

Comment être dans l’action 8 mars et le faire savoir ?