CLICHES INTERDITS : BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN ?

Il y a quelques jours, les véhicules de la Police Municipale ont été incendiés. Dans la foulée de cet acte criminel, d’une gravité indiscutable, la direction générale des services a lancé une enquête administrative pour déterminer quel agent serait à l’origine d’un cliché pris depuis une fenêtre de la mairie, représentant les véhicules en question.

Dans ce cadre – ou plutôt en dehors de tout cadre – certains agents ont été interrogés, intimidés, menacés, rappelés à leur devoir de réserve, à leur devoir d’obéissance… Le tout sous le coup d’un ultimatum : « Si vous ne dîtes pas qui a pris cette photo, vous serez puni.e.s. »

Ce weekend, pirouette, cacahuète, avec toute l’agilité dont il a sur faire preuve jusqu’ici et un goût certain pour la dramaturgie, un ancien élu chargé des finances avoue :

La CGT des Territoriaux de Villejuif exige que des excuses soient faites aux agents qui ont été interrogés et inquiétés, voire menacés de sanctions dans le cadre de cette affaire… lamentable !

 

MENACES DE PUNITION COLLECTIVE POUR REFUS DE DÉLATION…

Scandale en mairie de Villejuif…

Non seulement les voitures de la police municipale ont été incendiées, mais en plus une photo des malheureuses calcinées a été prise ! Fort heureusement, la HAUTE Administration – qui n’avait sans doute rien d’autre à faire – a immédiatement lancé une enquête pour… découvrir d’où avait été  prise ladite photo et trouver son auteur…

Et comme un excès d’autoritarisme n’arrive jamais seul, il y a désormais menace de sanction de l’audacieux photographe voire de punition collective pour qui ne le dénoncerait pas !

Punition collective… Pour refus de délation… Le  ridicule ne tue pas !

Les agents de Villejuif ont pourtant eu dès 2015 l’exemple de certains élus qui avaient pris pour habitude de prendre les grévistes en photo depuis le troisième étage de la mairie pendant le mouvement dit de « la pénurie de papier toilette »… Cela ne posait aucun problème de prendre une photo depuis une fenêtre de la mairie si c’était de l’étage de la direction générale… Bon en même temps c’était pour intimider ceux qui voulaient manifester…

Manifester son mécontentement devant la maltraitance et la désorganisation  des services, mais quelle horreur : « N’est-ce pas interdit, très cher ? Mais quels sont ces gueux ? Non mais, franchement, on leur tend la main à baiser comme l’impose l’étiquette et ils vous arracheraient le bras ! »

Revenons au jour d’aujourd’hui…

Sanction… Pardon : Sanction collective pour une photo – que n’importe qui aurait pu prendre ce matin là et pas seulement les pauvres agents du ou des bureaux d’où aurait été  commis le délit de photographie. Non mais allo quoi !

Abasourdie par ce déchaînement inqualifiable, la CGT des territoriaux de Villejuif propose à tous les agents de la ville en possession d’un téléphone portable, de se dénoncer comme l’auteur de la photo afin de partager, avec  leurs collègues du service qui ont vue sur la cour où se trouvaient les voitures incendiées, la « sanction collective » si jamais il y en a une.

En même temps, il est fort douteux qu’une commission disciplinaire puisse qualifier le fait d’avoir pris une photo d’un véhicule calciné, fut-ce depuis la fenêtre d’un bureau, de faute. Nous sommes en effet au XXIème siècle, et chacun se déplace désormais avec les moyens de prendre une photo et de la diffuser sur les réseaux sociaux. Le fait de dénoncer la violence et la destruction de l’outil de travail dont ont été victimes nos collègues de la police municipale en publiant cette photo ou en la diffusant à ses proches n’est en rien une entorse au statut ou à l’obligation de réserve – qui concerne avant tout nos missions propres.

Et personne n’a reçu d’instruction lui interdisant de prendre des photos. Il n’y a rien qui l’interdit.

Nous sommes solidaires de nos collègues policiers municipaux. Nous sommes solidaires les uns des autres ! C’est tous les agents de la ville qui ont été victimes de cet incendie volontaire ! Et si quelqu’un a transmis cette photo, c’est certainement qu’il était choqué de voir l’outil de travail de ses collègues réduit en cendres… Mérite t’il une punition ? Doit-il être pointé du doigt ?

Nous sommes solidaires des services ou des collègues sur lesquels s’abattrait la foudre pour une photographie envoyée à son réseau !

Nous invitons chacun à dire « Si Sanction collective il y a, je veux en être, car j’aurais pu prendre la photo » en signant le courrier ci-dessous :

Je mérite moi aussi une punition collective.doc

Merci de le retourner au syndicat – soit par e-mail – soit en l’imprimant et en le déposant au 21 rue Sévin, ou en le faisant passer à un syndiqué… Quand nous en aurons suffisamment nous ferons un envoi groupé à la direction générale des services.

 

 

 

INCENDIE CRIMINEL A LA MAIRIE DE VILLEJUIF

La nuit passée, selon le Parisien, un ou plusieurs individus sont entrés dans l’enceinte de la mairie de Villejuif et ont mis le feu à un véhicule de la police municipale. L’incendie s’est rapidement propagé à trois autres véhicules, stationnés à proximité du premier.

La CGT des Territoriaux de Villejuif dénonce avec fermeté cet acte inacceptable, qui constitue avant tout une atteinte à l’outil de travail des agents territoriaux au service de la population.

L’incendie aurait tout aussi bien pu s’étendre aux bâtiments voisins, dont le poste de police et l’imprimerie, mitoyens d’habitations, ou à l’extension mairie.

De tels actes sont inexcusables, et nuisent autant à l’image de notre ville qu’au moral des personnels qui rendent chaque jour le service public.

Nous émettons le souhait que ces agissements cessent et assurons de notre solidarité les collègues impactés par ceux-ci.

CHSCT : CA CONTINUE A L’IDENTIQUE, CE QUI NE VEUT PAS DIRE PAREIL

Les séances du CHS CT se suivent et ne se ressemblent pas. C’est ça qu’il y a de bien dans la prévention : on ne s’ennuie jamais.

Nous avions laissé lors de la séance précédente la question du réaménagement de l’accueil de l’hôtel de ville. Après, avoir approuvé le compte rendu de la séance du 22 novembre 2016 – oui, oui, le 15 mai 2017 – nous avons donc examiné les plans et les rapports qui nous étaient proposés.

Ce qu’il faudra qu’on nous explique, c’est comment on peut en arriver là… Bien évidemment, les deux collèges sont d’accord pour que la mairie, ravagée par un incendie en novembre 2015, retrouve sa figure, son accueil, que les agents puissent travailler dans ces locaux dans de bonnes conditions. Après tout, l’accueil de l’Hôtel de ville n’est-il pas le cœur d’une mairie ? Et pourtant, et pourtant…

En l’absence de réponses aux questions que nous nous posons en matière de sécurité des agents installés dans les étages pendant les travaux, il nous est déjà difficile de nous prononcer. Nous n’avons aucun des avis obligatoires joints au dossier (celui de l’ACFI et de la médecine du travail, par exemple). Et quand nous demandons pourquoi l’Etat Civil est désormais dans une configuration d’Open-Space, on nous répond que ça ne change rien aux conditions de travail des agents, qui vont retrouver des bureaux à l’identique. Les plans montrent nettement le contraire… Il faudra donc demander à ce qu’on s’entende y compris sur la définition du mot « identique », qu’on réclame fermement une visite des locaux (obligatoire) préalable à la réouverture. Pas de chance, on apprendra après la séance que toutes les dates (travaux, réouverture, inauguration) sont déjà fixées. Les seuls qui ont été oubliés dans l’histoire, c’est le CHS CT. C’est vrai que la prévention, c’est pas très important…

Quitte à ce qu’on ne tienne pas compte de son avis, le collège employé vote contre à l’unanimité (5 voix). Une abstention et trois votes pour au sein du collège employeur…

Le point suivant était un bilan des opérations de déménagement, et bien sûr on nous dit que tout va bien. Grande absente des débats, la Police Municipale, puisqu’elle n’a pas reçu la visite de la Conseillère en Prévention ou de l’ACFI.

Ensuite, nous évoquons brièvement la Crèche des Guipons, sur laquelle nous nous entendons pour rester vigilant sur la santé des agents et la cohésion de l’équipe. De l’expertise extérieure que nous avons demandé en Juillet 2015, pas de nouvelles…

Et enfin nous évoquons le calendrier des visites obligatoires du CHS CT, proposé par le collège employé. Elles sont obligatoires, et nous n’en avions pas fait depuis la visite de l’Epi d’Or et du Cimetière. Le 3 mai, nous avons commencé avec la visite des Serres Municipales, et la visite du poste de Police Municipale était prévue pour le 16 Mai.

Bien sûr, sur ces dossiers, nous n’avions aucun écrit. On nous dira en séance « comme c’est vous qui avez demandé à ce que ce soit à l’ordre du jour, qu’est ce que vous voulez savoir ? »

C’est vrai, les séances du CHS CT ne sont plus pareilles que sous l’ancienne présidence. Par contre, le résultat est quasiment identique…

CHSCT : ANNE MA SOEUR ANNE, NE VOIS TU RIEN VENIR ?

Qu’est ce qui s’est passé Vendredi dernier ? Il s’est passé qu’il y avait CHS CT pour la deuxième fois en trois semaines à la mairie de Villejuif ! L’évènement à lui seul vaut la peine d’être salué.

Avant de commencer, il y a eu une petite frayeur sur le quorum du collège employeur… Quatre représentants seulement. Une cinquième nous rejoindra au bout de deux heures et demis de séance… Ouf, on a pu commencer presque à l’heure (détail qui a son importance). En tous cas, il faudra s’assurer que les nouveaux représentants de l’employeur sont tous prévenus qu’ils sont membres de cette instance, parce que pour l’instant on a surtout retrouvé des visages qu’on connaissait déjà. Quand on pense que la raison invoquée pour ne pas avoir eu d’instances pendant quatre mois c’était qu’il fallait remanier le collège employeur… Bon ça c’est fait. Il y a plus qu’à les convaincre de venir…

D’autant plus que cette fois ci, l’ordre du jour portait sur la présentation de la méthode de l’enquête sur les risques psycho-sociaux, et la remise en état du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville.

Si le collège employés déplore de ne pas avoir été associé au choix de l’entreprise qui réalisera cette enquête, nous sommes très impatients de voir celle-ci commencer enfin, alors que la problématique des RPS est sur le tapis depuis pratiquement trois ans, et que la nécessité de réaliser cette enquête a été entérinée par un vote de notre instance le 15 mars 2016. Nous avons été impressionnés par la présentation et par l’étendue du champ de cette enquête. Une présentation de qualité, un programme ambitieux, une enquête censée commencer dès la fin du mois de Mai, pour qu’une politique de lutte contre les risques psycho-sociaux soit dessinée pour la fin de l’année 2017 et qu’on puisse commencer à appliquer un programme de lutte contre ces risques dès 2018 !

Il est donc particulièrement important que tous les agents de la ville dès qu’ils recevront le questionnaire individuel s’implique dans cette démarche et remplisse ce questionnaire, mais nous aurons l’occasion d’y revenir.

Le hic – car il y en a toujours un – c’est que pour l’instant, ce questionnaire est la seule inconnue de l’équation et que nous ne comprenons pas pourquoi… Mais c’est sans doute (encore) un oubli temporaire et passager…

Puis vint le moment de parler de l’hôtel de ville… Pas le même topo. Pour rappel, on attend des nouvelles de la remise en état du rez-de-chaussée depuis le mois de novembre 2015, et l’objectif est que le lieu rouvre pour septembre 2017. Il aura quand même fallu le temps (même si c’est moins que pour la ludomobile qui n’a toujours pas de nouveaux locaux depuis l’autre incendie, celui de juin 2015). Malheureusement, là dessus, il nous manque des éléments :

 

  • Le premier est la garantie qu’on peut remettre le rez-de-chaussée en état pendant que les étages sont occupés – un élément qui a été demandé depuis belle lurette, et qui manque au dossier.
  • Le deuxième est de comprendre pourquoi on nous présente une nouvelle configuration des locaux en nous assurant que ça ne change en rien les conditions de travail des agents. Ce n’est pas du tout l’opinion des agents concernés.

Pourtant, le débat tourne court : après les Comités Techniques fleuves de l’année dernière, nous posons la limite à 17 h. Un avis sera donc rendu, mais lundi 15 mai, seulement. Dix huit mois… Quand on pense que quand l’accueil de la piscine a brûlé en août 2015, celle-ci a rouvert au mois d’octobre de la même année, on est bien dubitatifs quant à la volonté de faire en sorte que les agents retrouvent de bonnes conditions de travail.

Mais tabler sur la lassitude des agents et leur désir de retrouver des conditions de travail acceptables certes, mais inférieures à celles auxquelles ils pourraient prétendre, n’est pas un si mauvais pari pour l’exécutif, apparemment. Restera à nous démontrer les avantages de l’open-space, qui, s’il confère une dignité toute corporate au service public, ne nous paraît guère approprié quand il s’agit de dispenser des pièces d’identité ou accueillir des familles qui viennent de subir un décès…

Si ça passe, c’est le public qui jugera…

BILAN DE L’ANNEE 2016 : C’EST PAS CA LE DIALOGUE

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En cette période de fêtes, l’heure est aux bilans. Comment s’est passé l’année 2016 pour ce qui est du dialogue social en mairie de Villejuif ? Pour mémoire, rappelons que nous commencions l’année sous des auspices assez peu prometteurs : la mairie avait tout juste été ravagée par un incendie, un mouvement social s’était terminé sur un échec et un refus de signer ou d’amender le protocole d’accord réclamé par les organisations syndicales, et déjà il avait été question de passer du CASC au CNAS…

Est-ce que les choses sont allées en s’améliorant ? Malheureusement non…

Un exécutif turbulent : « Je t’aime moi non plus ! »

De l’affaire de la Halle des Sports à la révocation du Directeur Général des Services en parlant par le torchon diffamatoire signé de dix-sept conseillers municipaux, nous – agents de la ville comme Villejuifois – avons pu assister pratiquement en direct par voie de presse et de Facebook au déchirement entre les membres de l’Union Citoyenne. Répercussions directes pour tout le personnel de la mairie : opacité des chaînes de décision, désaveu de la Direction Générale, illisibilité du projet politique… Et maintenant, il faut qu’on travaille tous sur le budget…

Réorganisation des Services : Désorganisation des processus…

Alors qu’une méthode de travail a été arrêtée pour la réorganisation des services, celle-ci n’avance pas. Le comité de suivi mis en place au début de l’année ne débouche sur rien, les dossiers n’arrivent pas jusqu’au Comité Technique… Pourquoi ? Parce que personne ne sait qui veut faire quoi. De janvier à septembre, les priorités ont changé. Résultat immédiat sur le personnel : déménagement d’un service qui revient dans ses murs trois mois plus tard, inefficacité de la gestion des crises (comme pour les services impactés par l’incendie), des agents en perte du sens de leur travail… Alors qu’elle était souhaitée par le plus grand nombre, la réorganisation est devenu un processus effrayant parce qu’opaque et assorti de baisses de budget et d’effectifs…

Rencontres avec l’employeur : On s’est déjà parlé de ça ?

Cette année, nous avons rencontré le Maire (deux fois), l’Adjointe en charge des Ressources Humaines (presque une fois tous les deux mois) et le Directeur Général des Services Municipaux (presque tous les mois)… A quoi ça sert ? C’est tout le problème, puisque les groupes de travail promis – y compris ceux proposés par l’employeur – ne se sont jamais tenus (à l’exception de celui sur le stationnement qui n’a abouti sur rien et de celui sur le régime indemnitaire qui n’a pas abouti sur grand chose). Par contre, la restauration des agents, les transferts de compétence et de personnels au T12, il n’en aura pas été question…

Comité Technique : Des séances longues comme un jour sans pain !

Plus ça va, plus elles sont longues. Le fond des dossiers est abordé après la forme et souvent la forme ne va pas… C’est parce que la réorganisation des services qui est souhaitée par l’exécutif et dans une très large mesure par le personnel ne se fait pas dans la concertation. Tous les échelons de l’administration se retrouvent donc en échec face à un processus où le sens politique n’est jamais clairement défini et où le moindre engagement budgétaire fait pousser des hauts cris à l’adjoint au finance. En CT on discute sur la taille des bouts de chandelles… Par contre, les documents qu’il est obligatoire de présenter au CT (comme le rapport sur l’égalité Homme / Femme) on ne les a pas…

CHS CT : Permanence des Risques Psycho Sociaux…

Constat de fin d’année : les problèmes qui existaient fin 2015 existent toujours fin 2016… Absence de document unique, pas de conseiller en prévention, pas d’assistants de prévention… Des constatations du médecin préventeur, de la psychologue du travail et de l’assistante sociale, qui sont sensiblement à l’identique en plus inquiétant encore d’une année sur l’autre… Pire ! Les décisions prises en CHS CT comme la mise en route urgente d’une enquête sur les Risques Psycho-Sociaux sont au point mort… Ça ressemble de plus en plus à ce qu’on appelle de l’entrave…

Les Services Impactés par l’Incendie : Une réintégration pour Septembre 2017 ?

Depuis plus d’un an, nos collègues de la Loge, de l’Accueil, de l’Etat Civil, des Affaires Générales sont dans des conditions de travail particulièrement difficiles, qui ont généré des agressions et des arrêts maladie. Le relogement dont ils ont bénéficié est une mesure temporaire, mais un temporaire qui s’inscrit dans la durée… Avec un calendrier particulièrement chargé pour les Affaires Générales en 2017 (année d’élections), la situation pourrait se compliquer encore… On espère que la mairie sera un jour remise en état. La question reste : « Quand ? » Parce que même si on nous a annoncé une date, on demande à le voir pour le croire…

Le cas ATSEM : C’est toujours pas complètement réglé…

Le cas des ATSEM a fait beaucoup de bruit en 2016, il en fera sans doute en 2017 puisque celles ci n’ont toujours pas de responsable et se retrouvent donc de plus en plus en autarcie dans les écoles… A qui faire remonter leurs difficultés ou leurs besoins ? Pour des agents à qui on voulait imposer une mobilité sur le long terme et dont on reconnaît la valeur, on s’occupe assez peu d’améliorer leurs conditions de travail dans l’immédiat…

Les déménagements : Pourquoi ?

Depuis plusieurs mois, il est question de déménagements prévus pour dans quinze jours et qui n’ont rien à voir avec les services impactés par l’incendie. En CHS CT il a été question de mobilité des services…  Et le CHS CT a refusé (4 voix contre dans le collège employés, 1 voix contre et 3 abstentions dans le collège employeur) pour une simple et bonne raison : c’est sur le long terme qu’on réfléchit ces questions, en prenant en compte les missions des services, et pas pour réaliser une petite opération immobilière qui consiste à se débarrasser de certains bâtiments pour en louer d’autres dans l’espoir hypothétique qu’on construira quelque chose un jour… En bref, si on déménage, ce sera dans du solide…

CASC ou CNAS : Le summum de l’hypocrisie…

Ça y est, la ville de Villejuif est adhérente du CNAS. Est-ce que c’est un mieux pour les agents ? L’exécutif se rengorge du nombre d’adhérents. Sauf que les agents ont été obligés d’adhérer pour bénéficier de prestations telles que les primes de rentrée ou les bons d’achat de Noël alors que personne n’adhérait au CASC pour cela par le passé… Un premier bilan complètement faussé – mais très à l’image de la mauvaise foi qui caractérise l’exécutif quand il s’agit de ce dossier. En tout état de cause, le CASC continue d’exister

Mouvement Social : 49-3 pots cassés !

Les territoriaux de Villejuif ont été présents sur tous les cortèges de mobilisation contre la Loi Travail de mars à juillet 2016, généralement en force ! Malheureusement, ça n’a pas suffi à arrêter la machine à broyer du gouvernement, qui n’a pas hésité à recourir à toutes les violences pour tenter de museler le mouvement social… Les Goodyear, ceux d’Air France en sont les figures emblématiques. Et chez nous, bien sûr, le sort de notre camarade Laurent de la Commission Accueil et Sécurité, arrêté pour avoir fait ce que le préfecture lui demandait alors qu’il quittait paisiblement la manifestation… Pour ça, tout le monde sait déjà qu’on a rendez-vous le 6 janvier (pour Laurent) et le 11 janvier (pour l’abrogation de la Loi Travail). Chapeau en tous cas aux Daltons de la Loi Travail (Hollande, Valls, Macron, El Khomri) pour avoir une fois de plus donné au peuple français une grande leçon de démocratie et témoigné de leur capacité à écouter ce que leur disent les français… La dictature c’est « ferme ta gueule », la démocratie c’est « cause toujours », disait Coluche…

Accompagnement Syndical : La sanction comme mode de management et la précarité comme perspective

Conséquence logique de ces constats désespérants : les organisations syndicales ont été saisies à maintes reprises pour assister des agents de plus en plus souvent soumis à des sanctions de plus en plus lourdes… On nous l’a annoncé : « La sanction fait partie des outils du management ». Nous ne sommes pas d’accord et nous sommes intervenus, souvent de façon très efficace. Parallèlement, nous avons constaté de nombreuses attaques contre nos collègues en CDD, ceux-ci ayant été de moins en moins souvent « renouvelés » ou titularisés (alors que c’était budgétairement possible, accepté par les élus et légalement faisable, voire obligatoire). Mais non, dans cette nouvelle perspective, les agents kleenex, on les prend, on les jette (après s’être mouché dedans et les avoir un peu déchirés au passage)…

Et vous ? vous travaillez ici ?

A côté de ça, le Noël du Personnel a été supprimé, il n’y aura pas de soirée des voeux non plus… Alors même que la tendance dans les entreprises c’est d’investir dans le bien être du personnel (le soit disant happy management), ici on fait le contraire… Et bien sûr, à cela viennent s’ajouter tous les problèmes qui n’ont jamais été résolus : diminution des effectifs entraînant une surcharge de travail, réduction des budgets entraînant une inadéquation de l’outil de travail par rapport aux missions confiées…

Alors non, à Villejuif on est pas les plus mal lottis. Et tout le monde en est bien conscient. Mais cela ne signifie pas que les agents territoriaux ou les Villejuifois peuvent se satisfaire de cet état de fait. C’est le monde du travail qui est mal en point, pas les travailleurs qui sont malheureux… Et pour les agents de cette ville, c’est de plus en plus flagrant : les agents connaissent leur boulot, ils font tourner la « boutique » !

Même quand on a l’impression d’être à la dérive sur un navire sans voile à la coque percée… On rame, on écope et on avance ! Et on peut en être fiers ! Par contre, il est hors de question de dire que nous en sommes bien content !

Alors pour 2017, on fait tous un vœu ?

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Dernières informations

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Toujours en ce qui concerne l’incendie à la mairie de Villejuif, les organisations syndicales tiennent à souligner qu’elles resteront vigilantes en ce qui concerne les conditions de travail des agents municipaux.

Nous remercions notre employeur, monsieur Le Bohellec, d’avoir œuvré rapidement pour que soient mises en places des solutions pour leur permettre de reprendre le travail et une cellule de soutien psychologique pour ceux qui ont vu leur outil de travail partir en fumée.

Pour autant, nous ne saurons accepter que certains soient remis au travail dans des conditions d’inconfort, d’autant plus que la réhabilitation des locaux endommagés semble devoir prendre plusieurs mois.

Bien sûr, il y a l’urgence – et c’est d’assurer le service public, coûte que coûte. Mais pas dans n’importe quelles conditions sur le long terme.

Nous nous félicitons de ce que le Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail a été associé à la cellule de crise. Cela dénote un souci du personnel qui jusqu’ici n’avait pas toujours été palpable dans nos relations avec l’employeur. Nous invitons tous les agents à saisir les élus du CHSCT pour signaler d’éventuelles difficultés, et à profiter des mesures mises en place si le besoin s’en fait sentir.

La maison du peuple a subi un terrible dommage. Faisons en sorte que le service public n’en pâtisse pas.

En tout état de cause, cependant, notre débrayage de vendredi est maintenu, comme notre rendez-vous avec le maire. Nous vous tiendrons informé du lieu et de la forme de notre action.