GREVE DES AGENTS : NOUVELLE LETTRE AUX PARENTS

Chers Parents et citoyens de Villejuif,

Chers enseignants,

Et chers directeurs d’école

 

Depuis maintenant 9 jours les agents d’entretien et de restauration des écoles sont entrés en lutte.

Après avoir débrayé de 12h30 à 14h00 les lundis et mardis de la semaine dernière. Depuis lundi, ils ont souhaité renouveler leur action de 10h30 à 13h30.

Le maire ignore et méprise toujours le mouvement social initié par les agents et ne propose aucune rencontre afin d’ouvrir des négociations. Alors que son obligation serait d’engager le dialogue et de recevoir les personnels en grève pour mettre un terme à cette situation, il préfère se cacher derrière des enfants de trois ans. S’il peut faire la cantine quand les personnels sont en grève, pourquoi ne va-t-il la faire tous les jours ? C’est tous les jours qu’il manque du personnel pour encadrer la restauration scolaire et que les agents alertent ! Son travail de maire ne serait-il pas plutôt de s’assurer que les agents qui servent à la cantine ont de bonnes conditions de travail ?

Au lieu de ça, la politique managériale instaurée par le maire est basée sur la répression. Les agents sont menacés soit de sanction soit pour ceux étant sous CDD de se voir privés d’emploi ! Encore plus de précarité !

Toujours plus de mépris !

Mais plutôt que de continuer à servir dans des conditions indignes de vos enfants, les agents, épuisés, humiliés, harcelés, ont le courage de se mettre en grève, tellement le service qu’ils rendent est mis en danger.

 Aux effectifs déjà insuffisants, se rajoutent actuellement: 

  • Une organisation inadaptée avec le non remplacement systématique des départs à la retraite, des congés et des absences pour raison de santé.
  • Des demandes de remplacement au pied levé des collègues gardiens et responsables de restauration. Cette demande de polyvalence de trois métiers est inacceptable !
  • L’épuisement du personnel qui engendre du stress, des accidents et des maladies professionnels.
  • L’aide humaine ponctuelle délivrée par l’association AEF94 n’est plus disponible dans certaines écoles sans explication de la municipalité.
  • L’obligation d’utiliser des produits d’entretien ménager de très mauvaise qualité.

Les conséquences directes pour vos enfants sont :

  • Un environnement indigne car les agents ne peuvent plus fournir un travail de qualité !
  • Un entretien et une hygiène des locaux défaillants.
  • Des échanges et un relationnel quasi inexistants avec les adultes qui les entourent au quotidien !
  • Une augmentation significative des délais d’attente avant d’être servis à table, ce qui entrave totalement le moment convivial et serein que doit être un repas.

La CGT revendique un service public de qualité avec :

  • Un plan de titularisation de tous les agents sous CDD sur des postes « vacants ».
  • Le recrutement de contractuels pour remplacer tout fonctionnaire en congés (maladie, maternité, …)
  • l’augmentation des effectifs à la hauteur des besoins des usagers et afin de prévenir les risques de maladies professionnelles liées à une surcharge de travail ou de cadences insoutenables.
  • L’arrêt de l’intervention d’entreprises privées au sein des écoles.
  • La mise en place d’un RIFSEEP basé sur des critères objectifs mettant fin à l’opacité d’attribution des primes.
  • Une réorganisation du service avec l’implication des personnels et des élus  représentants du personnel.

Ces revendications concernent également tous les autres services de la mairie de Villejuif : Les services d’entretien des écoles et la restauration scolaire ne sont que la partie visible de l’iceberg.

Les personnels territoriaux ont à cœur leur devoir de servir la population villejuifoise mais pas au détriment de leur santé physique et mentale, ni de celle des enfants de cette ville, de vos enfants, de vos élèves !  Et tous les jours, en ignorant les alertes de son personnel, c’est vous que le maire maltraite en premier lieu !

Nous appelons les Parents, les enseignants, les directeurs d’établissement et l’ensemble de la population à soutenir ce mouvement en signant cette pétition

et en rejoignant le

lundi 27 mai à 18h00 devant la mairie

une manifestation est organisée par un collectif de défense des services publics (les syndicats CGT des territoriaux de Villejuif, les unions locales CGT et CNT, les gilets jaunes, les parents d’élèves FCPE).

AGENTS DES ECOLES EN GREVE : LE MOUVEMENT CONTINUE !

Le mouvement continue pour les agents des écoles. Après avoir fait le siège de l’école Henri Wallon dans l’espoir de rencontrer le maire, elles ont obtenu ce midi la promesse d’une « audience » avant la fin de semaine.

Si le mouvement dure, ce n’est pas que les agents ne sont pas conscients de leurs missions, ou de la gêne que cela induit pour le public. Mais comment y mettre fin quand le chef de cabinet du maire prétend « ne pas avoir eu les courriers » et « ne pas être au courant des revendications » ?

Le maire a déjà dérogé à ses obligations, car le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont donc 5 jours au minimum pour tenter de trouver une solution et éviter la grève. En l’occurrence, le maire avait tout loisir pour trouver une solution depuis le mois de janvier puisque notre premier préavis a été envoyé le 5 janvier…

Encore une fois, c’est la voie du mépris des agents et de leurs représentants qui a été empruntée, au détriment des Villejuifois.

De même… Par mail, le maire appelle d’autres salariés à venir travailler en lieu et place des agents en grève. Il s’agit là d’une tentative de casser la grève ! Plutôt que de négocier avec son personnel, le maire préfère demander du bénévolat à d’autres agents pour qu’ils suppléent aux grévistes !

Ce qu’il devrait faire, c’est, toutes affaires cessantes, recevoir les personnels et leurs représentants et accéder à leurs revendications, et la situation reviendrait à la normale !

Nous sommes donc dans l’attente d’une proposition d’audience et espérons ardemment pouvoir bientôt annoncer la fin de ce mouvement.

20190515 – Lettre ouverte

GREVE DES AGENTS : LETTRE OUVERTE AUX PARENTS

Chers Parents de Villejuif,

Chers enseignants, chers directeurs d’école

 

Les agents d’entretien et de la restauration des écoles n’ont plus d’autre choix que de rentrer en lutte.

Par lettre ouverte du 18 avril 2019 accompagné du tract aux parents le Maire a été informé que les personnels des écoles n’avaient plus les moyens d’exercer leurs missions dans des conditions dignes. Le maire a préféré le passer sous silence comme tous les préavis de grève que la CGT a envoyé depuis janvier 2019.

En l’absence d’écoute de l’employeur et d’ouverture de dialogue, les agents ont décidé de se mettre en grève lors de la pause méridienne.

Le maire se contente de demander aux  personnels de la ville non formé de remplacer les gréviste prenant le risque de transgresser des règles d’hygiène, et mettant potentiellement en danger la santé des enfants de la ville.

Ils dénoncent des conditions de travail de plus en plus difficiles, ils sont mis sous pression par leur hiérarchie exigeant d’eux qu’ils remplissent des taches de 2 voire 3 agents.

Ils sont épuisés, cassés stigmatisés, brimés et pour certains humiliés.

Après 2 jours de mouvement, le Maire refuse de recevoir son personnel en souffrance et affiche un total mépris, tant pour les agents que pour les conditions dans lesquelles vos enfants sont reçus quotidiennement à la cantine. Les quotas d’agents d’entretien par école ont été revus à la baisse, ce qui dégrade considérablement les conditions de vie de vos enfants.

La politique managériale instaurée par le maire est basée sur la répression. Les agents sont menacés soit de sanction soit pour ceux étant sous CDD de se voir privés d’emploi.

Malgré cela, les agents ont le courage de se mettre en grève, tellement le service qu’ils rendent est mis en danger.

Aux effectifs déjà insuffisants dans toutes les écoles, se rajoutent actuellement:

  • Une organisation inadaptée avec le non remplacement systématique des départs à la retraite, des congés et des absences pour raison de santé.
  • Des demandes de remplacement au pied levé des collègues gardiens et responsables de restauration. Cette demande de polyvalence de trois métiers est inacceptable !
  • L’épuisement du personnel qui engendre du stress, des accidents et des maladies professionnels.
  • L’aide humaine ponctuelle délivrée par l’association AEF94 n’est plus disponible dans certaines écoles sans explication de la municipalité.
  • L’obligation d’utiliser des produits d’entretien ménager de très mauvaise qualité.

Les conséquences directes pour vos enfants sont :

  • Un environnement indigne car les agents ne peuvent plus fournir un travail de qualité !
  • Un entretien et une hygiène des locaux défaillants.
  • Des échanges et un relationnel quasi inexistants avec les adultes qui les entourent au
  • quotidien !
  • Une augmentation significative des délais d’attente avant d’être servis à table, ce qui entrave totalement le moment convivial et serein que doit être un repas.

La CGT revendique

  • Un plan de titularisation de tous les agents sous CDD sur des postes « vacants ».
  • Le recrutement de contractuels pour remplacer tout fonctionnaire en congés (maladie, maternité, …)
  • l’augmentation des effectifs à la hauteur des besoins des usagers et afin de prévenir les risques de maladies professionnelles liées à une surcharge de travail ou de cadences insoutenables.
  • L’arrêt de l’intervention d’entreprises privées au sein des écoles.
  • La mise en place d’un RIFSEEP basé sur des critères objectifs mettant fin à l’opacité d’attribution des primes.
  • Une réorganisation du service avec l’implication des personnels et des élus  représentants du personnel.

 Ces revendications valent également pour tous les autres services en souffrance à la mairie de Villejuif : les services d’entretien des écoles et la restauration scolaire ne sont que la partie visible de l’iceberg.

Les agents des écoles luttent pour la préservation  du service public, pour l’amélioration de ce service avec les moyens nécessaire pour le rendre.

Les personnels territoriaux ont à cœur leur devoir de servir la population villejuifoise mais pas au détriment de leur santé physique et mentale et de celle des enfants de cette ville.

 

Nous appelons Parents, enseignants, directeurs d’établissement

à venir soutenir ce mouvement en participant

au rassemblement devant la mairie de 12h30 à 14h00,

soit en envoyant un courrier de soutien aux agents (adressé au maire de Villejuif.)

GREVE DES AGENTS : LETTRE OUVERTE AU MAIRE

Monsieur le maire,

 

Comme nous vous l’avons plusieurs fois exprimé, notamment dans notre dernière lettre ouverte, nous devons, vous et nous, entretenir un dialogue social à la hauteur des besoins des agents de la ville, qui permette la mise en œuvre d’un service public répondant toujours mieux aux villejuifois.

Par le mépris que vous n’avez cessé de manifester pour nos organisations syndicales CGT, pour les représentants du personnel CGT, et pour l’ensemble des agents de la ville, vous ne participez en rien à l’amélioration de l’ambiance au sein de notre collectivité. En dépit de nos alertes, au mépris des règles qui encadrent le dialogue social, et en faisant systématiquement le contraire de ce que vous annoncez en la matière. Vous avez contribué à geler toute possibilité de dialogue, et donc d’évolution positive pour les agents de cette ville.

Plus particulièrement depuis qu’a commencé le 13 mai un mouvement de grève qui frappe les écoles, votre administration multiplie menaces et contre-vérités : « Vous serez en faute professionnelle si vous vous mettez en grève » ; « ce préavis ne concerne que les agents d’entretien » ; voire « il n’y a pas eu de préavis légal pour ce mouvement », etc… Que vous le disiez, ou le fassiez dire, aux agents, c’est une chose. Que vous prétendiez communiquer sur ces termes auprès des directions d’écoles ou des parents d’élèves, c’est un autre cadre.

Depuis le mois de janvier, nous vous avons envoyé :

  • Un préavis pour le mois de janvier.
  • Une lettre ouverte le 22 janvier mentionnant les complexités du dialogue sociale et des réorganisations sauvages et de ce qu’elles engendrent pour le personnel.
  • Un préavis pour le mois de février.
  • Un préavis pour le mois de mars.
  • Un courrier en recommandé, le 1er avril, intitulé dénonciation du management par la menace, la discrimination, l’humiliation et la violence.
  • Un préavis courant du 1er avril au 17 mai.
  • Deux tracts relatifs à de graves disfonctionnements dans les écoles, diffusés à partir du 18 avril (un pour la population, un pour les agents).
  • Une lettre ouverte le 18 avril intitulée Mouvement social des agents de la mairie et du CCAS de Villejuif.
  • Un tract relatif à l’assemblée générale du 6 mai, concernant les agents d’entretien des écoles.
  • Un préavis pour la période du 18 au 31 mai.
  • Un tract envoyé le 6 mai, annonçant le mouvement des agents d’entretien.

Le tract du 18 avril à la population indiquait : « Nous souhaitons vous informer dès à présent que nous demandons à notre employeur, le maire de cette ville, de nous donner tous les moyens nous permettant de servir le public de façon irréprochable. Sans réponse et engagement de sa part, un mouvement social sera initié après les vacances de printemps. »

Les agents, soucieux de laisser aux parents un délai pour s’organiser, et de vous laisser toute latitude de nous proposer un rendez-vous, n’ont débuté leur mouvement que le 13 mai. Cela vous laissait aussi tout le temps d’organiser le service public et d’informer les usagers.

Il est insupportable pour nous de savoir que vous prétendez « ne pas avoir été informé » de la possibilité de ce mouvement de grève. Pas une seule fois vous n’avez daigné répondre à ces envois, alors que la loi vous y oblige, au moins pour les préavis de grève.

Nous sommes toujours en attente de votre réponse et à votre disposition pour vous rencontrer, vous exposer précisément les revendications des agents et négocier afin d’éviter que plus de services se mettent en grève.

Mais il vous semble préférable, plutôt que de faire en sorte que les agents reviennent au travail par le dialogue, d’aller effectuer vous-même leurs missions. Qu’à cela ne tienne. Au moins cela vous aura permis de constater la dureté du travail de la restauration scolaire…

Nous vous réaffirmons notre volonté de dialoguer, de négocier, et de trouver des solutions concertées qui permettront à la fois une amélioration des conditions de travail et d’existence, non seulement des agents d’entretien et des agents des cantines dans les écoles, mais de tous les agents de la ville, et permettront que soit rendu le service dû au public dans des conditions optimum pour la satisfaction de tous.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le maire, l’assurance de notre considération.

 

20190515 – Lettre ouverte

DROIT DE GREVE

 

Ci dessous, un document utile vous permettant de savoir si et comment vous pouvez faire grève :

note droit de greve

Rappelons tout de même que :

  •  le droit de grève est un droit fondamental
  • Dans les communes de plus de 10000 habitants, le droit de grève est soumis à un dépôt de préavis.
  • Que pendant le préavis, les parties sont tenues de négocier – en tous cas c’est ce que dit la loi…
  • Rien ne peut obliger un agent à se déclarer gréviste par avance.
  • Un employeur ne peut réclamer un encadrement du droit de grève pour défaut d’information aux usagers…
  • Il n’existe pas de possibilité de réquisition du personnel par les collectivités territoriales… Seul le préfet peut…
  • Dans la fonction publique territoriale, la retenue de rémunération pour absence de services est proportionnelle au temps de l’absence.

 

Préavis de grève

Les trois précédents dépôts de préavis par nos syndicats n’ont ouvert aucune négociation, ni suscité la moindre réaction de la part de notre employeur.

Faciliter la vie quotidienne de vos agents ? Leur permettre d’exercer leurs missions dans un climat serein ? Il semble que cela soit à des lieues de ses préoccupations.

Après avoir supprimé le parking paysager pour les agents de la mairie centrale, et celui du Pôle Habitat et Cadre de vie (tous deux remplacés par des parcs de stationnement plus petits auxquels tout le monde n’a pas accès) ; avoir initié une série de réorganisations dans lesquelles certains sont rétrogradés, démis de leurs anciennes fonctions ;  avoir mis en place un CIA opaque et inégalitaire en totale opposition avec le principe d’égalité de traitement entre tous, l’exécutif s’adonne au dialogue social de sourd en nommant cette même administration au comité technique.

En séance, désormais, les représentants du personnel sont menacés et invectivés.

Les agents de cette ville ne sont pas dupes.

Parce que tandis qu’il s’égare dans une posture politique qui n’honore en rien sa fonction, les réalités demeurent : le point d’indice reste gelé, le coût de la vie ne cesse d’augmenter, se loger est de plus en plus difficile pour les fonctionnaires comme pour le reste de la population et c’est bien aussi aux élus locaux de permettre que leur personnel, qui bien souvent sont aussi leurs administrés, puissent avoir accès à des solutions leur permettant de vivre.

Bien évidemment, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel :

  • le subventionnement du CASC,
  • une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • le non-recours au CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle tant que notre système d’assurance maladie est mis à mal,
  • la prise en charge partielle d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

À l’appel de notre confédération, de la fédération des services publics, de l’Union Départementale et de l’Union Syndicale des Retraités, nous appelons les employés municipaux à des journée de mobilisation et de grève les 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 avril, 1er mai, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17 Mai 2019 inclus..

 

POURQUOI VENIR DEMAIN ?

Nous avons fait une appel pour une grève de 24h, reconductible, et nous invitons chacun à y participer. Le samedi c’est bien d’occuper la rue, mais l’argent est dans les très grande entreprises. Les inégalités naissent dans les entreprises, et c’est là qu’il faut agir.

Pour répondre à l’urgence sociale, la CGT appelle à la grève le 5 février

Depuis de nombreuses années, les politiques menées au service du capital par les gouvernements successifs génèrent de fortes injustices sociales, territoriales et fiscales. La CGT n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics, de mobiliser dans les entreprises et les services contre des reformes régressives et pour une autre répartition des richesses produites dans le pays…

Depuis de nombreuses années, les politiques menées au service du capital par les gouvernements successifs génèrent de fortes injustices sociales, territoriales et fiscales. La CGT n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics, de mobiliser dans les entreprises et les services contre des reformes régressives et pour une autre répartition des richesses produites dans le pays.

Gouvernement et patronat sont restés sourds et sont responsables de la crise actuelle.

Ce ne sont pas les mesurettes récentes annoncées par le gouvernement en réponse au mouvement des gilets jaunes qui répondent aux urgences sociales.

Les 57 milliards d’euros versés aux actionnaires des grandes entreprises démontrent l’ampleur des richesses créées par les travailleurs.

Au-delà des mobilisations des citoyen-ne-s depuis de nombreuses semaines, il est indispensable de construire un rapport de force, notamment par la grève, pour imposer au patronat la redistribution des richesses.

La CGT appelle les salarié-e-s, les agent-e-s, les jeunes comme les retraité-e-s, les privé-e-s d’emploi à se mobiliser ensemble par la grève et les manifestations pour obtenir :

•    une augmentation du Smic, du point d’indice, de tous les salaires et  pensions  ainsi que des minimas sociaux ;
•    une réforme de la fiscalité : une refonte de l’impôt sur le revenu lui conférant une plus grande progressivité afin d’assurer une plus grande redistribution des richesses et d’alléger le poids de l’impôt indirect (TVA, TICPE) pénalisant les salariés et les ménages, le paiement des impôts en France de grandes sociétés (ex. : GAFA), une imposition plus forte des plus hauts revenus et de la détention de capital ;
•    la suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, et exonérations diverses, etc.) qui ne servent ni l’emploi, ni la revalorisation des salaires, ni l’investissement de l’appareil productif et mettent à mal notre protection sociale ;
•    le développement des services publics, partout sur le territoire, en réponse aux besoins de la population, avec des moyens suffisants en personnels pour un bon exercice de leurs missions ;
•    le respect des libertés publiques tel que le droit de manifester remis en cause par le gouvernement.

La CGT appelle à tenir des assemblées générales, sur tous les lieux de travail et dans tous les secteurs professionnels, pour réussir la grève et les manifestations le mardi 5 février 2019 et débattre des suites à construire dans la durée.

Montreuil, le 17 janvier 2019