ASSEMBLEE GENERALE DU PERSONNEL : FAUDRAIT FAIRE COMME SI TOUT ALLAIT BIEN !

Rien ne va plus. C’est le triste constat que nous sommes contrains de faire après trois ans de règne de l’actuel exécutif. Cette fois ci, nous ne voyons pas comment réparer la confiance qui doit exister entre les agents et leur employeur. Entre silence et mensonge, non seulement aucune avancée n’a pu avoir lieu dans le dialogue social, mais maintenant, nous en sommes aux viles attaques et aux crises d’autoritarisme.

Les dernières réunions des instances, conseil municipal compris, révèlent que nous sommes entrés dans une nouvelle phase : avant on n’écoutait pas, maintenant on ne laisse plus parler ! Et ceux qui parlent, les représentants du personnel, ont été gravement attaqués déjà : mises au placard, refus de promotion interne, amputations de salaires, disparition même de l’organigramme de la ville ! On nous attaque pour mieux vous atteindre ensuite !

Un exemple : l’exécutif exige des gardiens d’effectuer 400 heures annuelles gratuitement pour justifier leur logement. Selon la directrice des ressources humaines, c’est le seul moyen de justifier une nécessité absolue de service. À côté de ça 2800 € de loyer sont pris en charge par la ville pour le logement du directeur général des services. 7 millions d’euros d’économie sur le budget de fonctionnement en 2016. Une centaine de poste a disparu. 93 postes sont restés inoccupés en 2016. Et c’est aux présents de compenser. Le personnel trinque, se précarise (20% de contractuels) et rien n’avance. Certains collègues voient leurs salaires amputés. Des primes disparaissent. Les processus d’avancement de grade et de promotion interne se réalisent dans l’opacité la plus totale. Les avis des instances ne sont suivis d’aucun effet. Les négociations avec les organisations syndicales n’ont rien donné depuis novembre 2015…

Les amputations de salaires dont nous avons tous été prévenus par mail le 22 mai ont touché une dizaine de collègues. Mais ça n’en restera pas là. Si pour l’instant, au prétexte fallacieux que le trésorier payeur aurait relevé une non-conformité dans une délibération de 2014, des collègues ont touché fin-mai un salaire diminué d’une partie, voire de la totalité de leur régime indemnitaire. Pourquoi ? La délibération ne prévoit pas l’existence sur la ville de Chargés de Mission et ceux-ci ont été ramenés par défaut sur un NR3. Du coup, certains perdent une partie de leur RI. D’autres en perdent la totalité, soit plus du tiers de leur salaire. Le tout sans le moindre écrit, sans arrêté… Le maire annonce qu’il s’agit d’une décision du Comptable Public. Mais c’est impossible. La libre administration des collectivités territoriales lui garantit de pouvoir anticiper et résoudre ce genre de problème sans difficulté majeure. Il y a eu deux séances du Conseil Municipal depuis le 22 mai. Il aurait suffi de compléter, avec l’accord du Comité Technique, la délibération défectueuse. Ça n’a pas été fait. Et pour ce qui est de contacter les organisations syndicales pour trouver une solution… Ni mail, ni courrier, ni coup de fil… Encore une fois : un effet d’annonce suivi de rien du tout.

Et nos collègues, qui continuent d’effectuer leur travail, avec un salaire diminué, sans perspective de solution, qui voient leur ancienneté, leur qualité, leur carrière remise en cause non seulement arbitrairement mais illégalement, de s’entendre dire : « Le comptable public a commencé par les catégories A de la filière administrative. Il regarde maintenant les autres filières, mais aussi les catégories B et C+ ».  La menace est émise : À Villejuif, on peut travailler pendant vingt, trente ans, et du jour au lendemain voir son salaire baissé sans que l’administration en fournisse le moindre justificatif ! Demain quoi ? Nos jours de congés ? Nos primes annuelles ?

Déjà les fonctionnaires ont été la bête à abattre de la période électorale. C’était au candidat qui en supprimerait le plus ! Aujourd’hui il n’y a plus de ministère de la fonction publique, ce qui augure d’une grave menace sur notre statut. Villejuif est précurseure : de nouveaux élus qui n’ont pas la notion de ce qu’ils ont besoin de bras pour réaliser leurs programmes sont aux manettes !

Comme par hasard, la moitié des agents concernés par cette première vague sont nos représentants ! Ce sont ceux qui disent le malaise de la collectivité au quotidien, qui sont en première ligne. En se cachant derrière le Comptable Public, l’exécutif espère pouvoir nous abattre en mode sniper les uns après les autres ! D’abord les A, puis tous les autres !

 

NOUS SOMMES TOUS CONCERNES !

Aussi nous appelons à une

ASSEMBLEE GENERALE DU PERSONNEL

Le Jeudi 22 juin 2017 de 13 h 30 à 15 h 30

Rassemblement à la Bourse du Travail

20170612 – tract AG Juin 2017

20170619 – tract AG Juin 2017 salaires amputés

GARDIENS D’ECOLE : Logés à la mauvaise enseigne

Et puis ce fut le tour des gardiens d’école. Leur problème à eux, c’est qu’une nouvelle législation exige qu’on leur fasse désormais payer les fluides de leurs logements. Jusqu’ici, pas de problème. Sauf que pour pouvoir payer, il faut qu’un compteur soit installé et il ne l’a toujours pas été depuis cinq ans. Et aussi qu’à l’occasion de ce changement, un examen de leur situation a permis de déterminer non seulement que la plupart de leurs logements devraient être rénovés, mais surtout que les règles en matière de temps de travail n’étaient pas respectées. Ils dépassaient très largement leur nombre d’heures, sollicités en permanence… De l’accueil téléphonique à l’accueil physique, il leur était demandé d’être présents (et un peu corvéables à merci) tout le temps que dure une journée d’école, de l’ouverture de l’accueil de loisirs à la fermeture – et certains week-ends. Soixante heures par semaines… Le tout, sans temps de pause sur laquelle ils pourraient quitter l’école, ou juste se détendre, et sans possibilité de planifier. Difficile même de poser des congés…

Force est de reconnaître que cette fois-ci, la solution avancée par les élus et la RH est plutôt viable : une nouvelle organisation du temps de travail, des limites enfin posées, une réfection des logements, pas de facturation sans compteur séparé et un chantier à venir pour la formation et les possibilités d’évolution de carrière de ces personnels. Naturellement, on nous soumet deux scénarios, mais le deuxième est tellement catastrophique que même ceux qui nous le présentent n’y croient pas un seul instant.

Par contre, c’est pas encore demain que les gardiens des écoles seront au 35h, puisque ce qui leur est proposé est une annualisation du temps de travail avec des semaines de 42h en moyenne sans RTT supplémentaires par rapport au reste du personne (qui fait 36h avec RTT).

Et même si le ton reste cordial, le maire fait tout de même savoir que c’est une offre qui se fera en un seul lot : c’est tout ça, ou c’est rien du tout… Et il faut répondre rapidement ! Un ultimatum, quoi. Outre le fait que cette réunion a eu lieu à la demande des gardiens d’école, qu’ils la demandaient depuis près de six mois et que le problème existe depuis 2012, ce n’est pas exactement le genre de sortie qui encourage les agents à croire dans le dialogue social…

Ben que ce soit ça ou rien, les gardiens d’école ont tout de même décidé qu’il valait mieux en discuter tous ensemble avant de répondre…