Femmes, la CGT, vous la voulez comment ?

Lancement d’une grande consultation nationale : « Femmes, la CGT, vous la voulez comment ? »  – du 12 novembre 2018 au 7 janvier 2019

sur www.consultation-femmes-cgt.fr

A l’approche du 52ème Congrès, la CGT lance une vaste consultation inédite auprès de toutes les femmes, syndiquées ou pas, en emploi ou non, pour connaître leurs attentes vis-à-vis de la CGT.

En effet, nous sommes confrontés aujourd’hui à un double enjeu :

–              Un enjeu de syndicalisation : Nous sommes l’organisation syndicale qui compte le moins de femmes syndiquées. Ceci s’explique par nos implantations historiques. Ce chiffre progresse régulièrement, nous sommes maintenant à 38% de femmes syndiquées, et la part des femmes dans les nouvelles adhésions s’élève à 47%. Cependant, le rythme de progression reste trop lent, notamment au vu de la nouvelle obligation de proportionnalité des candidatures aux élections professionnelles. Plus généralement, nous avons un enjeu d’augmentation de notre nombre de syndiqué.e.s et les femmes sont présentes dans les secteurs en expansion, le tertiaire, les PME, les emplois précaires et les ICTAM (avec une féminisation très rapide de l’encadrement) notamment dans lesquels nous sommes moins implantés.

–              Un enjeu de prise de responsabilités dans nos organisations : Nous sommes en moyenne à 30% de femmes dans les instances de direction des UD et FD – ce chiffre étant en progression lente – et la parité à la direction confédérale comme au congrès confédéral est toujours compliquée à atteindre. Enfin, nous savons que de nombreux syndicats seront en grande difficulté pour déposer des listes aux élections professionnelles du fait de l’obligation de représentation proportionnelle des sexes. Nous progressons donc mais nous restons bien loin de notre objectif de « juste représentation du salariat », et le pourcentage de femmes en responsabilité dans la CGT est même en général en-deçà du pourcentage de femmes syndiquées. Sans une progression urgente de toute l’organisation, nous serons en difficulté pour maintenir notre décision de parité au plan confédéral et surtout nous risquons de ne plus pouvoir déposer de listes dans de nombreux lieux de travail.

Concrètement, les syndicats ont besoin d’identifier les freins et leviers à la syndicalisation et à la prise de responsabilité des femmes, de façon à dépasser les débats de posture ou le « y a qu’à faut qu’on ». Les collectifs confédéraux « Femmes mixité » et « syndicalisation » mettent donc en place une consultation des femmes sur cette question.

https://fr.surveymonkey.com/r/consultation-femmes-cgt

 

EGALITE FEMME HOMME, C’EST PAS GAGNE…

Le rapport égalité femmes-hommes a été présenté lors du dernier conseil municipal… On en apprend des choses…

La problématique a été abordée lors de la présentation du Rapport sur l’Etat de la Collectivité, lors d’un précédent Comité Technique et au CHS CT du 12 novembre dernier.

Et c’est pas reluisant : l’écart salarial entre les hommes et les femmes se creuse à la mairie de Villejuif. On a beau nous expliquer que tout est normal, que c’est lié au départ en retraite de femmes cadres, et que donc ça va se corriger tout seul, cette explication est parfaitement incomplète – voire un peu hypocrite.

Les faits sont les suivants : femmes représentent 63,4 % des effectifs, mais surtout 86% des temps partiels et 71% des agents contractuels. Elles sont donc plus fréquemment sur des emplois précaires que leurs collègues masculins. Le personnel féminin constitue la très large majorité des maladies professionnelles (75%), mais continue d’être moins souvent bénéficiaire des promotions internes. Sur 3 directeurs généraux, une seule est une femme. Et sur l’ensemble des directeurs, il ne reste que deux femmes… Le plafond de verre est solidement accroché.

Et de fait, comme les salaires des « nouveaux » cadres est plutôt en augmentation, mais que ce sont majoritairement des hommes, il résulte que les hommes gagnent mieux leur vie en mairie de Villejuif que les femmes…

Et pourtant, dans la fonction publique le statut est garant que ces inégalités ne peuvent pas grandir. Le recours systématique aux contractuels et le RIFSEEP, avec sa part variable et sa prime au mérite, ne feront, à terme qu’empirer la situation. C’est l’une des raisons pour lesquelles la CGT a dénoncé ce nouveau régime indemnitaire et continuera à dénoncer le recours aux contractuels.

Et pendant ce temps là, si on s’en réfère aux statistiques et à la moyenne nationale, c’est comme les femmes travaillent pour rien depuis la mi-novembre, par rapport à leurs collègues hommes… Tout le monde trouve ça anormal, soit disant… Par contre, si les efforts pour atteindre une égalité salariale femmes-hommes continuent à ce rythme, la fracture devrait être réduite aux alentours de 2070…

Seules 15,86% des entreprises ont mis en place, depuis 2016 un plan pour favoriser l’égalité professionnelle. La loi les y oblige pourtant depuis trois ans. A la mairie de Villejuif, on attend toujours, et ce rapport n’a pas été présenté en propre aux instances : ces données étant contenues dans le Rapport sur l’Etat de la Collectivité, l’égalité femmes-hommes n’a pas été débattue comme un point à part entière… Sans doute parce que ce sujet n’est pas une priorité.

8 MARS : JOURNÉE DE LUTTES POUR L’ÉGALITÉ !

Le 8 mars, ce n’est pas la journée de LA femme, ni la Saint Valentin, ni la fête des mères pour offrir des fleurs ou des produits de beauté, c’est la journée internationale de LUTTES pour les droits des femmes. En 2017, la mobilisation est plus que jamais nécessaire face à ceux qui veulent remettre en cause les droits et libertés des femmes en France et cela constitue pour certain-e-s leur programme électoral, comme aux Etats-Unis, en Russie, en Pologne ou encore en Turquie.

 

 

 

LE 8 MARS FAISONS-NOUS ENTENDRE POUR LES DROITS DES FEMMES

Pour gagner une égalité professionnelle réelle dans la Fonction publique :

➜ À qualifications égales, les inégalités salariales persistent entre les métiers à prédominance féminine et masculine. Un écart global de 19,2 % dans la Fonction publique, dont 21,9 % dans le versant hospitalier, 10,3% dans le versant territorial et 14,8% dans le versant État est d’ailleurs constaté par le Premier ministre ;

➜ Les violences sexistes et sexuelles subsistent dans la Fonction publique et doivent être combattues de manière pérenne.

Mobilisons-nous pour un égal accès aux services publics de proximité partout sur le territoire.

La CGT Fonction publique fait des propositions pour que l’égalité entre les femmes et les hommes soit une réalité :

✔ La revalorisation des grilles salariales des métiers à prédominance féminine ;

✔ La mixité des métiers ;

✔ L’augmentation des moyens et des personnels dans toute la Fonction publique ;

✔ Le maintien et la réouverture des maternités et des centres IVG ;

✔ La reconnaissance de la pénibilité des métiers à prédominance féminine et le maintien ou l’octroi de la catégorie active pour ceux reconnus pénibles ;

✔ La non-suppression des congés annuels et des RTT en cas de congés maternité ;

✔ Un grand plan de titularisation et le passage en CDI des agent-e-s et des salarié-es en emplois précaires qui sont en grande majorité des femmes ;

✔ Un plan d’action avec des moyens pour un plan de prévention contre les violences sexistes et sexuelles au travail ;

✔ Une organisation du temps de travail qui permet une meilleure articulation vie privée/vie professionnelle.

C’est contre toute domination, qu’elle soit de classe ou de sexe, que la CGT lutte pour obtrenir une société plus égalitaire !

Le 8 Mars à 15h40 : Toutes et Tous dans l’Action & dans la Grève :

Rendez-vous devant la Mairie pour faire du Bruit

(Casseroles, sifflets, tambourins etc.. seront les bienvenus)

MARS : 15 h 40

Elles étaient plus de 300 000 à manifester en Pologne pour le droit à l’avortement ;
Elles étaient en grève en Islande pour obtenir l’égalité des salaires ;
Elles étaient en grève en Argentine contre les violences ;
Elles se sont mobilisées contre Donald Trump aux États-Unis ;

En France, elles étaient des dizaines de milliers à manifester contre la loi El Khomri, puis dans l’action le 7 novembre dernier …

La journée du 8 mars ne se « fête » pas par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail.

Le 8 mars est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, pour obtenir l’égalité au travail et dans la société.

Notre objectif est donc de mettre le patronat et le gouvernement en face de leurs responsabilités et d’interpeller sur l’égalité professionnelle et les discriminations que subissent toujours les femmes au travail.

Un appel unitaire pour faire du 8 mars une journée d’actions et de grève pour les droits des femmes a été construit avec un temps fort de débrayage à 15h40.

Pourquoi 15h40 ?

15h40 correspond à l’horaire à partir duquel, chaque jour, sur la base d’une journée type (9h/12h30 – 13h30/17h), les femmes arrêtent d’être payées. En effet, elles sont toujours payées en moyenne 26 % de moins que les hommes du fait :

  • du travail à temps partiel (80% des salarié-es à temps partiel sont des femmes) ;

-de l’absence de déroulement de carrière ;

  • de la dévalorisation des métiers dans lesquels les femmes sont concentrées ;

  • de la part variable de la rémunération (primes, heures sup…) ;

  • de la discrimination « pure ».

Cette année, l’objectif est d’organiser un maximum d’actions et d’initiatives sur les lieux de travail pour faire du 8 mars une journée revendicative

Diverses initiatives parisiennes sont proposées ce jour-là :

  • 14h00 : Début de l’occupation de la place de la République
  • 15h40 : Grève / débrayages – moment où les femmes cessent d’être payées: Amenez sifflets, cornes de brumes et casseroles devant la mairie de Villejuif.
  • 17h30 : Manifestation de République à Opéra pour aller vers les salarié-es des grands magasins qui sont majoritairement des femmes touchées par la précarité et le travail du dimanche.

GREVE DES FEMMES A PARTIR DU 7 NOVEMBRE !

salaires_couv-2-1

Mesdames, à partir du 7 novembre prochain à 16h34 (et 7,5 secondes pour être précise), vous travaillerez “bénévolement”.

Les 38,203 jours ouvrés restant sur l’année 2016, représentent la différence de salaire entre les femmes et les hommes. Pour un travail égal, cette différence c’est 15,1% de salaire en moins que les hommes, ce qui correspond à une moyenne de 263 euros de moins  par mois.

Le 10 décembre 1948, les 58 États Membres qui constituaient alors l’assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris. Même si dans son préambule il est précisé que cette déclaration est « l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations », il n’en reste pas moins qu’on en est loin de cet idéal, et que dans certains domaines les volontés de l’atteindre restent à prouver.

Pas que pour les femmes, mais principalement vis-à-vis d’elles, selon vous on en est où avec l’article 23 de la déclaration universelle des droits de l’Homme ?

  1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
  2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
  3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
  4. Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Au-delà des différences de salaire, les inégalités dans le monde du travail sont nombreuses et s’accumulent pour les femmes qui sont aussi beaucoup plus touchées que les hommes par les contrats précaires, les temps partiels non choisis, les horaires morcelés.

Sur la ville, vous rencontrez peut-être ces femmes rémunérées par l’entreprise privée mandatée pour l’entretien d’une grande partie des locaux municipaux. Elles sont vacataires et donc précaires ; elles ne travaillent pas à temps complet et quand la ville change de prestataire leurs horaires et leurs rémunérations changent aussi quand elles ne perdent pas tout simplement leur emploi ; elles travaillent sur plusieurs équipements à raison de quelques heures par-ci par-là réparties sur des plages horaires pouvant s’étendre de 6h à 21h !!!

Même les statuts de la fonction publique ne protègent pas totalement les femmes. Sur la ville, comme ailleurs, ce sont majoritairement les femmes qui prennent des congés parentaux, qui travaillent à 80% pour élever les enfants, qui s’arrêtent quand ces derniers sont malades. Ceci impacte grandement les déroulements de carrière des femmes qui de fait accèdent plus difficilement à des postes à responsabilité, leurs salaires progressent moins vite et par conséquence, leurs retraites sont donc moins élevées.

C’est fortes de ces constats que des femmes initient des mouvements de protestation un peu partout dans le monde, comme le lundi 24 octobre dernier où des milliers d’Islandaises ont quitté leur lieu de travail à 14h38.

En France, le collectif de femmes « Les Glorieuses » appelle les femmes, les hommes, les syndicats et les organisations féministes à rejoindre le mouvement du “7 novembre 16h34” et à multiplier les événements et manifestations pour faire de l’inégalité salariale une problématique politique centrale. En s’emparant collectivement de ce sujet, nous montrerons que l’inégalité des salaires entre les genres n’est pas une “affaire de bonne femme”.

Rejoignez le mouvement

Source : Les Glorieuses

Un préavis de grève a été déposé par l’UGICT-CGT des territoriaux de Villejuif en soutien de ce mouvement

L’égalité femmes-hommes au travail, maintenant !

Le lundi 3 octobre, l’Ugict, la CGT des Ingés, Cadres & Techs lance une campagne nationale sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Nous voulons combattre les injustices subies au quotidien et tout au long d’une carrière, et nous avons de nombreuses revendications en ce sens…

En cliquant ici, participez au lancement de la campagne avec votre compte Facebook ou Twitter !

Chaque soutien est déterminant dans l’impact de la campagne. Créez un compte sur ce site puis choisissez votre réseau, et votre message sera automatiquement diffusé le 3 octobre à partir de 7h sur les réseaux sociaux. Plus il y aura de soutiens, plus la diffusion sera massive.

Nous voulons en effet libérer la parole en incitant les internautes à partager leurs propres exemples de phrases qui font dire #VieDeMère au travail. Et ce n’est que le début de l’histoire…

Le contexte : 

  • La féminisation croissante de l’encadrement est un enjeu stratégique des directions qui développent une approche corporate (réseaux femmes, coaching, etc…) et individuelle, se dédouanant de toute responsabilité…
  • Les inégalités, notamment salariales (part variable de la rémunération, déroulement de carrière, etc…), restent très importantes…
  • L’égalité femmes/hommes figure parmi les première attentes des salarié.e.s, en particulier chez les plus jeunes…

Quelques chiffres :

  • Les hommes cadres perçoivent un salaire moyen supérieur de 21% à celui des femmes cadres ;
  • 60% des entreprises ne respectent pas l’obligation d’être couvertes par un accord égalité ou un plan d’action ;
  • Les femmes réalisent 80% des tâches domestiques ;
  • 9 % des femmes cadres occupent un emploi à temps partiel contre seulement 1 % des hommes ;
  • 25 % des femmes à temps partiel ont une responsabilité hiérarchique contre 38 % des femmes à temps plein ;
  • 28% des agents de direction dans la fonction publique territoriale sont des femmes alors qu’elles représentent 61% des agents de catégorie A ;
  • 95% des allocataires du congé parental sont des femmes ;
  • 4 femmes sur 10 ont constaté dans leur travail que la carrière de collègues femmes a été ralentie ou stoppée parce qu’elles ont des enfants, autant dans le public que dans le privé ;
  • Grossesse, maternité et situation représentent ensemble le 1er motif de saisine du Défenseur des droits pour discrimination dans l’emploi ;