PRÉAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE JUILLET 2019

Monsieur le Maire,

 Vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

En dépit de votre engagement à faire de l’année 2019 « l’année du bien être au travail », vous persistez à ne pas prendre en compte la parole des agents et des représentants du personnel.

Bien qu’ayant reçu le 28 mai dernier les agents du service entretien des écoles vous démontrez dans les paroles, les écrits et les actes que vous ne souhaitez ni écouter ce que les agents vous disent, ni honorer les engagements que vous prenez devant eux.

Vous avez par ailleurs refusé d’entendre les revendications en matière d’embauche, de mise au stage et de remplacement des agents.

Il est inacceptable que vous adoptiez lorsque vous nous recevez une posture d’écoute, voire de compréhension, que vous nous souteniez que vous comprenez les problèmes que nous rencontrons dans les services, et que dans le même temps vous diffusiez par voie de courriers aux parents d’élèves ou dans la tribune du VNV de propos calomnieux qui remettent en cause tant le droit de grève que la probité et l’intégrité des agents de cette ville.

Vous vous êtes engagé lors de la rencontre du 24 mai à ce que les personnels de l’association qui vient en soutien des agents  arrivent plus tôt. C’est le seul engagement qui soit tenu, mais cela ne résout en rien la situation du service. Vous vous étiez également engagé à ce que des embauches soient réalisées pour l’école Simon Veil, il a été annoncé aux agents que ça ne serait pas le cas et qu’il serait fait appel au privé, tant pour le gardiennage que pour l’entretien de cette nouvelle école.

Nous ne pouvons l’accepter. Nous ne pouvons continuer de tolérer ce double langage, et votre refus répété d’infléchir la politique que vous appliquez au personnel de cette ville et qui s’appuie sur trois ressorts :

  • Pratiquer à tout coût, notamment celui de la santé de vos agents, une politique de non remplacement des départs en retraite et de précarisation des personnels ;
  • Soutenir votre Directeur Général dans son entreprise violente et répressive de brimades et de coercition dont les seuls buts sont d’éteindre toute contestation et d’inciter au départ ou au silence les agents qui ont consacré leur carrière à cette collectivité ;
  • Ignorer systématiquement toute expression du syndicat majoritaire au sein de votre personnel au prétexte que celui-ci vous déplaît, et ainsi refuser d’écouter les agents de la ville.

Le service entretien des écoles est loin d’être le seul à être impacté par cette politique. L’obsession de la réorganisation avec des dossiers incomplets au comité technique et sans concertation des équipes génère dans tous les secteurs un mal-être grandissant, qui se traduit par de multiples saisines de nos syndicats et par un nombre accru de demandes de sanctions disciplinaires.

Cette augmentation n’est pas la preuve que le « management » du Directeur Général des Services fonctionne bien : c’est le contraire !

Par une culture de la sanction, de l’opacité des procédures, de l’entre-soi, de l’inégalité de traitement et du double langage, la direction générale place les agents de cette ville en porte-à-faux vis-à-vis des usagers et de leurs missions et engendre un climat de défiance, d’insécurité qui sera néfaste sur le long terme tant pour l’organisation du travail que pour la santé des agents et ultimement pour la continuité du service public !

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • le subventionnement du CASC,
  • une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • la suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

Nous appelons les employés municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 Juillet 2019 inclus.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

20190621 – Préavis de Grève Juillet

Y A EU DES CT !

On ne peut pas dire que l’année se termine comme elle a commencé en ce qui concerne le dialogue social à Villejuif. Autant au début de l’année 2017 il n’y en avait plus du tout parce que la présidence des instances a été réattribuée, autant là, on en est à une séance tous les mois, si c’est pas tous les quinze jours…

Malheureusement, c’est pas la quantité qui fait la qualité. Pas moyen pour les représentants du personnel de proposer des points aux ordres du jour et la méthodologie approuvée par l’unanimité du CT en février 2016 en matière de réorganisation n’est jamais revenue de vacances.

Toujours est il que les ordres du jour étaient les suivants :

Comité Technique du 19 Octobre 2017.

  • Approbation du Compte-rendu du CT du 15 décembre 2016
  • Approbation du compte-rendu du CT du 11 mai 2017
  • Approbation des comptes rendus des CT du 15 juin 2017
  • Approbation du compte-rendu du CT du 29 juin 2017
  • Le RIFSEEP
  • Organisation des services Propreté Urbaine et Jardin en ville
  • Projet de service Jeunesse
  • Projet de service Accueil Central/Loge Mairie
  • Questions diverses

Seulement voilà, le 19 octobre, nous étions en mouvement contre la loi travail. Nous avons demandé à ce que la séance soit reportée mais la présidente du CT nous l’a refusé. Le CT s’est donc tenu, la présidente a constaté un défaut de quorum, et la séance a été convoquée à nouveau, avec le même ordre du jour pour le 9 novembre.

Ca tombait bien ! Le 9 novembre, nous avions déjà un Comité Technique de prévu !

Et entre temps, il y a eu un CHS CT, à l’ordre du jour plutôt… maigre…

ORDRE DU JOUR DE LA SEANCE DU CHS CT DU 6 NOVEMBRE 2017

  • Approbation du compte rendu de la séance du 19 avril 2017
  • Approbation du compte rendu de la séance du 5 mai 2017
  • Approbation du compte rendu de la séance du 15 mai 2017
  • Diagnostic sur les risques Psycho Sociaux

Et là, bilan des opérations : l’enquête lancée fort adroitement (si le but était de ne pas avoir de résultats) entre fin mai et début août par internet n’a pas recueilli même 30% de réponse. Les agents sans poste informatique n’ont pratiquement retourné aucun questionnaire papier. L’étude se poursuit, mais pour nous, c’est un constat d’échec sur lequel nous aurons l’occasion de revenir.

ORDRE DU JOUR DE LA SEANCE DU CT DU 9 NOVEMBRE (au matin) :

  • Approbation du compte rendu de la séance du 19 octobre 2017
  • Regroupement des services Affaires Générales / Etat Civil / Cimetière / Elections
  • Réorganisation du système urbanisme règlementaire
  • Nouveau règlement des Centres Municipaux de Santé

Et là, surprise. D’abord, pas de compte rendu de la séance du 19 Octobre 2017. Alors que bon… Faire le compte rendu d’une réunion de cinq minutes qui s’est contentée de constater que nous n’étions pas là… Où était la difficulté. Premier conflit entre le collège employé et la présidente, d’une humeur massacrante, craignant par dessus tout qu’on arrive pas à boucler la séance dans les temps… Faut dire que de notre côté, ce jour là, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous souvenir que si nous sommes 8 à siéger, élus titulaires ou suppléants, nos collègues sont pour beaucoup chez eux pour causes de maladie liées au « travail » (quand ce n’est pas à une forme ou une autre de harcèlement).

Est-ce parce qu’il y a une nouvelle séance l’après midi que le nouveau règlement des CMS passe à la trappe « sur décision de la Direction Générale » ? En réalité, il semble que la concertation des agents n’ait pas été prouvable sur ce dossier, mais on a l’habitude.

Les deux autres emportent notre approbation.

SEANCE DU 9 NOVEMBRE (après midi).

Sur le même ordre du jour que la séance du 19 octobre.

Constat de certains membres du collège employeur : ils n’avaient pas reçu de convocation pour la séance de la matinée ! Curieux que ça soit tomber sur les membres appartenant à l’opposition, tout de même…

L’étude des comptes rendus s’est bien passée à une exception près : une séance de décembre 2016 (bonjour le dépassement de délai). Nous avons reçu sur table la version du compte rendu absente le matin (comme quoi, ça prenait vraiment pas longtemps à tricoter).

On va pas se le cacher, nous, ce que nous attendions c’était le débat sur le RIFSEEP – au sujet duquel nous avions déjà publié une lettre ouverte à notre employeur. D’autant plus que malgré les réassurances de la Direction Générale pendant le CT, un certain nombre de choses ne sont toujours pas éclaircies : il y aura bien une augmentation du régime indemnitaire lors du passage au RIFSEEP, les amputés de salaires seront rétablis dans leurs droits à son occasion. Okay. Mais en échange d’une augmentation de 12 € par mois, nous ouvrons la porte à la rémunération au mérite (avec une mise en place du CIA prévue dès 2019) dont nous ne savons strictement rien, sans avoir eu accès à un état des lieux des primes, à une information sur la mise en oeuvre (inachevée) du PPCR, et sans que les grilles d’évaluation aient été réétudiées pour garantir des critères équitables, quantifiables et opposables aux agents ? La seule garantie qu’a fini par nous concéder le directeur général des services c’est : nous. « Vous êtes là. Si il y a des injustices à l’avenir, vous saurez les dénoncer. » Nous avons voté contre.

Soulignons tout de même qu’au lieu d’une augmentation promise pour 2017, nous aurons une augmentation seulement en 2018 – pourquoi continuer de la promettre pour 2017, alors ? Soulignons aussi que nous n’avons reçu aucune garantie tangible. Sur les concertations du RIFSEEP, il n’y a pas un seul compte rendu, et nous attendons toujours que le maire écrive sur le sujet. L’expérience nous a pourtant appris que les paroles s’envolent.

Par contre, nous avons voté pour les trois dossiers restants, ayant largement consulté les agents en amont et noté qu’ils étaient sinon favorables du moins pas opposés aux transformations proposées. Malheureusement, nous restons vigilants : des directions qui n’ont pas encore présenté leur réorganisation réorganisent déjà les services, ce qui permet, notamment, de ne pas aborder les problèmes de fond. Le guichet unique, par exemple… Quelle forme prendra t’il à Villejuif ? On aura même pas le droit d’aborder le sujet…

Enfin… on pensait qu’il ne resterait plus qu’une seule séance pour conclure une année 2017 complètement hallucinante en matière de comité technique ou de CHS CT, la séance commune prévue pour le 11 décembre. Et ben non !

Surprise : On nous convoque à nouveau pour parler du RIFSEEP le 23 novembre ! Nous qui pensions que nous avions déjà été assez désagréables comme ça ! Il faut croire que le collège employeur y prend goût, contrairement à ce qu’il semble quand nous sommes en séance…