DIFFAMATION ? PAS QUESTION !

Suite à notre dépôt de plainte pour diffamation après avoir constaté la publication du communiqué de presse émanant des 17 élus de l’union citoyenne de la mairie de Villejuif daté du 03 mai 2016, l’audience se tiendra le :
MARDI 25 SEPTEMBRE à 13h30

11e chambre correctionnelle au
TGI de Créteil
rue Pasteur Valléry Radot
Nous avons déposé un préavis de grève pour ce jour-là afin de compter sur votre présence la plus nombreuse possible.
Nous serons soutenus dans cette initiative par des collègues de nombreuses mairies alentours, la fédération des services publics et l’union départementale.

20180920 – Préavis de grève 25 sept

20180918 -TRACT 25 sept 18

 


Non contents d’avoir attaqué la Bourse du Travail et d’avoir tenté d’en expulser les syndicats,
Non contents d’entraver l’action des syndicats des territoriaux dans sa mairie, les élus de la majorité avaient, dès 2016 édité un communiqué de presse diffamant toute notre organisation syndicale et les agents de la Mairie de Villejuif !

L’affaire passe en justice le 25 septembre à 13h, au tribunal de Créteil, 11ème chambre correctionnelle !

Nous vous appelons à y rejoindre les territoriaux de Villejuif et les syndicats CGT afin de manifester notre opposition à la répression syndicale sous toutes ses formes !

A l’heure où le maire de Villejuif interdit à ses agents de participer aux assemblées générales, les menace de sanction, empêche les membres du CHS CT de visiter les services et use de tous les recours à sa disposition pour harceler les représentants du personnel et les agents, (rétrogradation, mises au placard, refus de promotions…) rappelons lui que
Quand on touche à un militant CGT, c’est toute la CGT qui est touchée !

Rendez-vous à 13h00 devant le TGI de Créteil (badges en poches)

SÉANCE COMMUNE DU CT / CHS CT : TOUT VA TRES BIEN MADAME LA MARQUISE…

Encore un ordre du jour chargé pour la séance commune du CT et CHS CT du 11 décembre :

1. Evolution de la Police Municipale : Déploiement de la vidéo protection et aménagement du centre de supervision urbaine. Un dossier dont le titre ne dit pas tout, puisque désormais non seulement on doit faire plus avec autant, mais que les policiers municipaux, eux, seront plus dans autant d’espace, avec aucune des conditions minimum requises en matière d’espace de travail. Des vestiaires insuffisants, pas de douche… En l’absence d’un certain nombre d’éléments, notamment financiers, les représentants du personnel ont refusé de donner un avis sur ce dossier…

2. Le tableau des effectifs. Considérant qu’on ne pouvait pas se prononcer en 2017 sur un tableau non bouclé, et en l’absence du tableau du CCAS (comme en mai dernier pour le tableau 2016) le collège employé a refusé de rendre un avis sur ce dossier.

3. Registre Sécurité et Santé au Travail. Adopté à l’unanimité, mais il faut dire… C’est obligatoire d’en avoir un et on en avait plus…

4. Rapport d’Activité de la Psychologue du Travail. Pas de vote sur ce dossier et nous aurons l’occasion d’y revenir plus en profondeur…

5. Rapport d’activité de l’Assistante Sociale. Pas de vote sur ce dossier et nous aurons l’occasion d’y revenir plus en profondeur…

6. Rapport sur les Accidents de Travail de la Collectivité. Pas de vote sur ce dossier et nous aurons l’occasion d’y revenir plus en profondeur…

7. Information sur l’interdiction de fumer et de vapoter. Comme nous n’avions pas de dossier sur cette question, nous nous attendions à ce que le point soit supprimé, mais il s’agissait juste de nous faire partager un panonceau qui va nous interdire de vapoter dans les bureaux…

Le bilan de cette séance est double : d’abord, les choses ne vont pas mieux, comme le démontrent les rapports de l’assistante sociale du personnel et de la psychologue du travail, mais aussi le nombre en croissance d’accidents du travail… Ensuite, de plus en plus souvent, la séance dérape. On a beau avoir l’habitude à Villejuif, le deuxième pays des bisounours, ça fait drôle de voir la présidente du Comité Technique invectiver une experte… Ou encore d’entendre la présidente du CHS CT reprocher au collège employés de poser trop de questions… Ou de nous interdire de mentionner même le RIFSEEP ! Ou d’assister à de telles engueulades au sein du collège employeurs qu’il faut prendre à témoin le collège employés qui se retrouve, en plein débat sur l’aggravation des risques psychosociaux et de la paupérisation des agents, à devoir assister au même spectacle qu’un prof de sixième chargé d’enseigner une règle de grammaire dans une classe obscure une veille de week-end férié… Nous comprenons bien qu’il y a en ce moment ce qu’il convient de nommer des tensions au sein du Conseil Municipal, mais enfin tout de même…

Nous étions venus dans l’espoir qu’on répondrait à nos questions. Nous avons demandé quelle était la position politique en matière de management (plutôt autoritaire ou participatif), ou encore quels efforts le collège employeur était prêt à réfléchir pour lutter contre le problème des agents sans domicile fixe (il y en a) : au lieu de ça, nous aurons eu droit à des dénégations. Somme toute, plutôt que de chercher à trouver des solutions, le message consiste à nous faire avaler qu’à priori c’est pas leur faute… « Nous avons fait beaucoup ! » déclare une des élues sur la question du logement… C’est à dire ? Intervenir au cas par cas, ce qui n’a pas toujours porté ses fruits… En ce qui nous concerne, ce n’est pas la bonne réponse : il faut une règle qui puisse s’appliquer à tous, un dispositif dont chacun puisse bénéficier…

Les représentants du personnel regrettent qu’encore une fois, le débat en instance soit paralysé par des querelles d’égo : le CT / CHS CT n’est pas là pour savoir si les choses sont bien faites, et encore moins pour distribuer des bons points aux adjoints au maire, mais pour faire un constat et essayer de réfléchir à comment améliorer les choses globalement.

Une prochaine fois, peut-être.

 

LES AGENTS DE LA VILLE APPELLENT AU SECOURS

Depuis trois ans, nous, organisations syndicales CGT, alertons notre administration générale et les élu(e)s municipaux de la souffrance des agents : par manque de moyens humains, par manque de moyens de fonctionnement.

Depuis 3 ans, malgré nos rendez vous avec M. Le Maire et sa direction générale, malgré les séances à rallonge des Comités Techniques (CT) et Comité d’Hygiène, Sécurité et Condition de Travail (CHSCT) nous constatons une désespérance chez nos collègues et une dégradation des services publics, aux causes multiples :

Manque de moyens humains : ADMINISTRATION : 326 postes inscrit au budget en 2014, 313 en 2017 soit déjà 13 postes de moins : seuls 282 postes pourvus soit une économie de 31 postes pour juste 2017 ! TECHNIQUES: 501 postes inscrits en 2017, seulement 478 postes pourvus soit une économie de 23 postes ! ANIMATION : 161 postes inscrit au budget en 2014, 163 inscrit en 2017 soit 2 postes de plus, mais en avril seuls 160 postes sont pourvus soit une économie de 3 postes pour 2017 sachant que 25 animateurs et animatrices sont encore contractuels (15,63%).

Au total en 2017 ce sont 93 postes qui ne sont pas pourvus et qui font cruellement défaut. À Villejuif on privilégie la précarité en multipliant les Contrats à Durée Déterminée au lieu d’emploi public titulaire.

Refus de maintenir le dialogue social. Annulation des réunions de groupes de travail sur le régime indemnitaire, refus de travailler collégialement des questionnaires destinés aux agents sur les problématiques du stationnement, refus de tenir les engagements pris en instances paritaires…

Mépris des agents. La dernière illustration de ce mépris fut l’application parcellaire du plan canicule. En effet, pendant que les agents souffraient des hautes températures dans les bureaux, les écoles, les crèches, dans les centres municipaux de santé, le cabinet du maire se serait fait livrer une climatisation flambant neuve. Par contre, livrer des ventilateurs, des brumisateurs, équiper les agents qui travaillent à l’extérieur de casquettes et de tenues adéquates ce n’est pas une priorité (malgré les engagements pris en CHSCT).

Permettre aux gardiens des écoles de cette ville d’avoir une organisation de temps de travail répondant aux contraintes légales  et des logements dignes de ce nom n’est pas une priorité, alors qu’offrir un logement de fonction aux frais du contribuable villejuifois à l’agent le plus payé de cette ville en est une pour notre exécutif.

Et pour les conditions de travail : le manque de matériel pour remplir nos missions : rationnement du papier, des stylos, des imprimantes, du papier toilettes, non-remplacement des véhicules vieux ou endommagés du service propreté-urbaine… Sans parler des missions de plus en plus difficiles à remplir à cause des manques d’effectifs… Les salariés de Villejuif, déconsidérés, se retrouvent chez le Médecin du Travail et la Psychologue du travail soit 31,70% des personnes réorientées, nous constatons la multiplication d’arrêt maladie pour dépression.

Les fonctionnaires se plaignent du manque de lisibilité des actions publiques, des mensonges, des règles bafouées ou modifiées en cours de route et sans préavis par notre administration générale. Ils en ont assez de devoir faire, ou défaire, selon qu’ils sont pris en otage dans une querelle entre adjoints ou pas… Ils viennent au travail la boule au ventre. Et comme si cela ne suffisait pas, les représentants du personnel sont pris pour cibles : carrières bloquées, mises au placard, amputations de salaires, déni de mobilité… Voire injonction de trouver eux-mêmes leur propre bureau ! Le pire du management du privé appliqué au public, par un exécutif qui refuse de discuter ou de prendre en compte les besoins et l’expérience de ses agents ou de sa population ! Un comble pour ceux dont le slogan était : « À partir de maintenant plus rien ne se décidera sans vous ! »…

Résultat : Un service public en miettes

Constat affligeant pour les villejuifois : ALORS QUE L’IMPÔT A ÉTÉ AUGMENTÉ LE SERVICE PUBLIC NE CESSE DE SE DÉGRADER ! Budgets  des Maisons Pour Tous divisés par 2, fermeture de l’Annexe Pasteur des centres de santé le matin, disparition de la Ludomobile  depuis l’été 2015, deux ans pour remettre la mairie en état après l’incendie, disparition de certaines structures ouvertes pour la jeunesse, fermeture arbitraire pendant une semaine des Accueils de Loisirs pendant une semaine en Août 2016…

Nous alertons sur l’entretien du patrimoine de la ville, sur les éventuelles ventes annoncées pour équilibrer des budgets, mais qui ne se réalisent jamais, sur l’insincérité des budgets qui annoncent systématiquement plus de dépenses sur le budget de fonctionnement qu’il n’en est réalisé : alors même que les villejuifois paient plus, on a économisé sur leur dos près de 7 millions d’euros rien qu’en fonctionnement et en budget du personnel ! Où sont les écoles, les gymnases, les services supplémentaires pour accueillir les quelques soixante-dix mille villejuifois attendus à l’horizon 2025 !

Dans le public, le but n’est pas de dégager une marge, mais d’offrir à tous un service adapté à la composition et à la taille de la collectivité ! En cassant le service public, c’est l’habitabilité future de Villejuif qui est menacée !

Et pendant ce temps-là, le Territoire Grand Orly Seine Bièvre continue de se développer en toute opacité, et absorbera demain des secteurs sans que qui que ce soit ait eu son mot à dire : Urbanisme ? Crèches ? Services chargés de l’emploi ?  Tout cela sera potentiellement transféré au T-GOSB (ex T12) sans que qui que ce soit ait été même consulté ! Avec quelle garantie de continuité du service pour les Villejuifois ? Aucune !

Trop, c’est trop !!!!!

En 2014, il aurait fallu dire : « Avec nous, vous ne déciderez plus de rien ! »

Aussi nous appelons les agents comme les habitants à un

RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE DE PROTESTATION

DEVANT LE CONSEIL MUNICIPAL

Vendredi 30 juin et le Mercredi 5 juillet à 19 h

(Esplanade Pierre Yves Cosnier)

20170623 – tract Au Secours

Foulés au pied, les représentants du personnel…

Logo UgictVous avez suivi comme nous, avec stupéfaction, les agissements de monsieur Valls qui, sous prétexte que sa loi c’est la loi, a fait passer en force son PPCR… Comme nous, cela vous a médusé qu’on puisse ainsi fouler au talon le processus démocratique et les instances représentatives du dialogue social – parce que le dialogue social, ils n’ont que ça à la bouche et que c’est ce qui permet de faire passer toutes les pilules…

Nous, à Villejuif, ne nous doutions pas que la même semaine, nous allions nous aussi être témoins d’une telle éclipse démocratique.

En effet, il y a eu un Comité Technique le 11 septembre, et lors de celui-ci un dossier a été retoqué : la transformation de la DTERU en DDTM (cliquez sur le lien, c’est mystique).

L’astre solaire passant par là, défait ce qu’avaient fait les heures de travail et le vote des syndicats, de l’administration, voire du collège employeur du comité technique.

En effet, Madame Loudière, présidente du Comité Technique, Adjointe au maire chargée des politiques RH (autant dire notre meilleure amie), nous a adressé vendredi – le lendemain de notre assemblée générale – le courrier suivant :

Lettre Loudière 03102015

Ce que nous traduirons sommairement par :

« Chers élus du Comité Technique,

Le 11 septembre dernier, vous avez voté « non ». Nous allons faire comme si vous aviez voté « oui » parce que ça nous arrange mieux et que nous n’avons pour vous qu’un mépris souverain.

Bisous. »

Après le coup du dialogue social « pas si problématique » et les tribulations de cet été c’est fort de café. C’est un peu comme de nous conseiller de manger de la brioche parce que nous manquerions de pain…

Nous ne venons pas de traverser quatre mois de négociations autour du règlement intérieur du Comité Technique, pour tolérer ce genre de choses. Le Comité Technique est une instance capitale du dialogue social, et si vous voulez passer en force, alors vous trouverez à qui parler ! Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour rester patients et constructifs, pour épauler même les services chargés d’élaborer les comités techniques. Mais les attaquer répétées et le mépris affiché par les élus de la majorité municipale

Nous apprenons d’ailleurs que la présidente du Comité Technique se propose de s’épargner de venir à la prochaine commission d’ordre du jour – ce qu’elle a déjà fait lors de la commission d’ordre du jour du CHSCT… Est-ce que ces instances n’ont aucune importance à ces yeux ?*

Qui plus est, nous avons nous aussi nos demandes : nous voulons que soient abordés lors du CT le tableau des effectifs, l’évaluation professionnelle, un état des lieux sur la direction de la jeunesse, un point sur le service formation, un point d’information sur la nouvelle organisation du service environnement et voirie, un point sur les devenir des contractuels, ainsi qu’un point sur les nouvelles embauches de la DTERU et la nouvelle organisation des services impactés par la réforme des rythmes scolaires ! Parce qu’à l’heure actuelle, les conditions de travail des agents sont remises en cause sans que les instances soient même informées !

20151002 Demande OJ CT

Donc, pour cette nouvelle raison :

rendez-vous à 9h jeudi 8 Octobre devant la mairie de Villejuif

Pour le respect des instances du Dialogue Social et des élus du Personnel !

8 octobre action

Tract 8 octobre 2015 Villejuif


* Nous avons appris à 17h30 que finalement, madame Loudière se rendrait disponible pour assister à la commission d’Ordre du Jour d’aujourd’hui. A croire que nous sommes lus.