Femmes, la CGT, vous la voulez comment ?

Lancement d’une grande consultation nationale : « Femmes, la CGT, vous la voulez comment ? »  – du 12 novembre 2018 au 7 janvier 2019

sur www.consultation-femmes-cgt.fr

A l’approche du 52ème Congrès, la CGT lance une vaste consultation inédite auprès de toutes les femmes, syndiquées ou pas, en emploi ou non, pour connaître leurs attentes vis-à-vis de la CGT.

En effet, nous sommes confrontés aujourd’hui à un double enjeu :

–              Un enjeu de syndicalisation : Nous sommes l’organisation syndicale qui compte le moins de femmes syndiquées. Ceci s’explique par nos implantations historiques. Ce chiffre progresse régulièrement, nous sommes maintenant à 38% de femmes syndiquées, et la part des femmes dans les nouvelles adhésions s’élève à 47%. Cependant, le rythme de progression reste trop lent, notamment au vu de la nouvelle obligation de proportionnalité des candidatures aux élections professionnelles. Plus généralement, nous avons un enjeu d’augmentation de notre nombre de syndiqué.e.s et les femmes sont présentes dans les secteurs en expansion, le tertiaire, les PME, les emplois précaires et les ICTAM (avec une féminisation très rapide de l’encadrement) notamment dans lesquels nous sommes moins implantés.

–              Un enjeu de prise de responsabilités dans nos organisations : Nous sommes en moyenne à 30% de femmes dans les instances de direction des UD et FD – ce chiffre étant en progression lente – et la parité à la direction confédérale comme au congrès confédéral est toujours compliquée à atteindre. Enfin, nous savons que de nombreux syndicats seront en grande difficulté pour déposer des listes aux élections professionnelles du fait de l’obligation de représentation proportionnelle des sexes. Nous progressons donc mais nous restons bien loin de notre objectif de « juste représentation du salariat », et le pourcentage de femmes en responsabilité dans la CGT est même en général en-deçà du pourcentage de femmes syndiquées. Sans une progression urgente de toute l’organisation, nous serons en difficulté pour maintenir notre décision de parité au plan confédéral et surtout nous risquons de ne plus pouvoir déposer de listes dans de nombreux lieux de travail.

Concrètement, les syndicats ont besoin d’identifier les freins et leviers à la syndicalisation et à la prise de responsabilité des femmes, de façon à dépasser les débats de posture ou le « y a qu’à faut qu’on ». Les collectifs confédéraux « Femmes mixité » et « syndicalisation » mettent donc en place une consultation des femmes sur cette question.

https://fr.surveymonkey.com/r/consultation-femmes-cgt

 

EGALITE FEMME HOMME, C’EST PAS GAGNE…

Le rapport égalité femmes-hommes a été présenté lors du dernier conseil municipal… On en apprend des choses…

La problématique a été abordée lors de la présentation du Rapport sur l’Etat de la Collectivité, lors d’un précédent Comité Technique et au CHS CT du 12 novembre dernier.

Et c’est pas reluisant : l’écart salarial entre les hommes et les femmes se creuse à la mairie de Villejuif. On a beau nous expliquer que tout est normal, que c’est lié au départ en retraite de femmes cadres, et que donc ça va se corriger tout seul, cette explication est parfaitement incomplète – voire un peu hypocrite.

Les faits sont les suivants : femmes représentent 63,4 % des effectifs, mais surtout 86% des temps partiels et 71% des agents contractuels. Elles sont donc plus fréquemment sur des emplois précaires que leurs collègues masculins. Le personnel féminin constitue la très large majorité des maladies professionnelles (75%), mais continue d’être moins souvent bénéficiaire des promotions internes. Sur 3 directeurs généraux, une seule est une femme. Et sur l’ensemble des directeurs, il ne reste que deux femmes… Le plafond de verre est solidement accroché.

Et de fait, comme les salaires des « nouveaux » cadres est plutôt en augmentation, mais que ce sont majoritairement des hommes, il résulte que les hommes gagnent mieux leur vie en mairie de Villejuif que les femmes…

Et pourtant, dans la fonction publique le statut est garant que ces inégalités ne peuvent pas grandir. Le recours systématique aux contractuels et le RIFSEEP, avec sa part variable et sa prime au mérite, ne feront, à terme qu’empirer la situation. C’est l’une des raisons pour lesquelles la CGT a dénoncé ce nouveau régime indemnitaire et continuera à dénoncer le recours aux contractuels.

Et pendant ce temps là, si on s’en réfère aux statistiques et à la moyenne nationale, c’est comme les femmes travaillent pour rien depuis la mi-novembre, par rapport à leurs collègues hommes… Tout le monde trouve ça anormal, soit disant… Par contre, si les efforts pour atteindre une égalité salariale femmes-hommes continuent à ce rythme, la fracture devrait être réduite aux alentours de 2070…

Seules 15,86% des entreprises ont mis en place, depuis 2016 un plan pour favoriser l’égalité professionnelle. La loi les y oblige pourtant depuis trois ans. A la mairie de Villejuif, on attend toujours, et ce rapport n’a pas été présenté en propre aux instances : ces données étant contenues dans le Rapport sur l’Etat de la Collectivité, l’égalité femmes-hommes n’a pas été débattue comme un point à part entière… Sans doute parce que ce sujet n’est pas une priorité.

EGALITE ? PAS AVEC LE RIFSEEP !

À Villejuif, avec le nouveau régime indemnitaire, l’égalité n’est pas gagnée :

Pas d’égalité salariale, un système de primes copain-copain,

Pas d’égalité face au déroulement de carrière,

De plus en plus de contractuels,

De moins en moins d’agents…

 Un service public qui diminue, or le service public c’est ce qui est censé garantir l’égalité des citoyens !

TOUS ENSEMBLE LE 8 MARS

 AG de 14 h à 15 h 30 au local syndical

Rassemblement devant la maire à 15 h 40

Parce que pour les femmes en France, avec un salaire inférieur de 20% à celui des hommes, c’est comme si elles arrêtaient d’être payées tous les jours à 15 h 40.

Pour :

  • La compensation par la mairie de la journée de carence ;
  • L’intégration de toutes les anciennes primes dans l’IFSE et la suppression de la prime différentielle ; L’abandon de la part variable (CIA) du RIFSEEP pour 2019;
  • La titularisation des contractuel.le.s sur la mairie de Villejuif ;
  • L’augmentation du Point d’Indice pour les fonctionnaires des deux sexes.

 

REFUSONS L’INJUSTICE ! MOBILISONS NOUS !

20180222 – Tratc 8 Mars 2018

L’ÉGALITÉ EST UN DROIT CONSTITUTIONNEL

L’Egalité… Vous savez, ce mot qui est inscrit au fronton des mairies… Et dont, par le déploiement de services publics, elles sont chargées par l’État d’être les garantes… Ce grand principe, qui est la pierre angulaire du statut des fonctionnaires…

Ce truc que les lois travail, les adversaires du statut, les privatiseurs, veulent supprimer, donc…

L’égalité, quoi…

Le pendant à la liberté et à la fraternité…

Ben c’est ça qu’on veut.

ÉGALITÉ FEMME HOMME : C’EST PAS LE RIFSEEP QUI VA AMÉLIORER LES CHOSES…

Gros sujet, l’égalité femme-homme, ces derniers temps… C’est pas tellement que l’affaire Weinstein a enflammé les imaginations à cause de l’odeur rance de glamour hollywoodien perverti dans un cocktail de sexe d’argent et de pouvoir qu’elle dégage. On est pas des midinet.te.s. C’est que comme la majorité des affaires de harcèlement sexuel, elle s’est produite sur le lieu de travail. Si la souffrance des victimes des « porcs » que nous sommes censés balancer nous parle, c’est parce que, que nous le voulions ou non, que nous ayons été témoins directs ou non, nous savons qu’elle existe vraiment. Et que pour une très grande majorité d’entre nous, on en a marre…

L’égalité femme-homme, c’est quelque chose qui par excellence n’est pas difficile à atteindre – en théorie – et qui pourtant, telle l’arlésienne, s’échappe toujours…

Ce ne sont pas les effets d’annonce du gouvernement Macron qui vont suffire à lutter contre, du reste, comme le rappelle un excellent communiqué de la CGT. En ce moment il est question des violences sexistes et sexuelles, et elles sont directement liées à la question de l’égalité des droits, de l’égalité salariale, de l’égalité face à l’emploi… Est-ce pertinent ? On a pu entendre les journalistes poser la question…

Ce qui ne serait pas pertinent en tous cas, ce serait de continuer à entretenir la chape de plomb qui étouffe la question. De perpétuer les « allez les filles, on va en réunion, sortez le ouin-ouin ». De laisser affichées les pin-ups sur les murs des ateliers. De laisser faire le collègue qui a choisi pour hobby de serrer la secrétaire dans la salle de photocopie pour lui demander, l’air de rien, si elle est disponible pour prendre un verre ce soir – tout en lui coupant toute voie de sortie…

Ce qui n’est pas pertinent non plus c’est de fragiliser le peu d’égalité femme-homme là où elle existe, par exemple dans les statuts de la fonction publique. Et le RIFSEEP fait partie des dispositifs qui battent en brèche cette égalité : en ouvrant une part variable, au mérite, dans la rémunération des fonctionnaires, il ouvre la voie à une nouvelle inégalité salariale, dirigée encore une fois contre les femmes et contre les mères.

On pourra dire que c’est une exagération, que les hommes aussi peuvent s’absenter pour s’occuper de leur enfant malade – et à ce titre perdre du CIA pour manque d’assiduité, par exemple. Mais comme on ne vit pas encore dans le monde idéal ou l’égalité est atteinte, c’est un point de vue extrêmement naïf, qui tire légèrement vers la mauvaise foi… Les femmes restent les premières victimes de violence liées au sexisme, sur le lieu de travail comme au domicile. Leurs salaires sont en moyenne inférieurs de 23% à celui des hommes à qualification et emploi comparables. Et même si en mairie de Villejuif, les derniers chiffres sont plutôt satisfaisants, il existe toujours une inégalité, notamment en matière d’accidents de travail (ce sont majoritairement des femmes qui en souffrent) et de répartition (une proportion plus importante de femmes en catégorie C, qu’en catégorie B ou A). Les femmes passent aussi moins de concours et ont moins facilement accès à la promotion interne… Et puis à Villejuif, on ne fait pas exception : quand une famille se sépare, les enfants restent à la charge de la femme plus de 70% du temps. L’égalité est tout sauf atteinte, et la double-peine de la femme qui embauche dans son boulot de ménagère quand elle quitte son emploi reste un cas courant…

Par dessus cela, on met en place le CIA, et l’IFSE soumis à l’évaluation, qui vont demain venir récompenser ceux qui n’ont que le boulot dans leur vie, ne sont jamais absents, ne sont jamais malades, et soumet potentiellement l’évalué à la domination hiérarchique de l’évaluateur… On en reparle quand sonnera l’heure du bilan, mais à  priori, si ça permet de lutter contre un « absentéisme » supposé, ça ne fera que creuser les inégalités femmes-hommes, notamment sur le plan salarial.

Alors à tous ceux qui trouvent que c’est très bien d’introduire une part variable dans la rémunération, pour pouvoir « sanctionner » ceux qui « ne bossent pas assez« , je leur souhaite sincèrement d’avoir à vivre l’angoisse du parent qui doit s’absenter parce que son enfant est à l’hôpital pour une maladie chronique et à qui son supérieur hiérarchique vient expliquer qu’il n’est pas assez impliqué dans son travail. Et pendant qu’il y est, qu’il fasse aussi l’expérience des douleurs liées à l’endométriose, pendant une réunion de la DRH sur la lutte contre l’absentéisme. Ou qu’il voie sa promotion à l’ancienneté lui passer sous le nez parce que cette année, il a dû travailler à temps partiel pour s’occuper de sa famille…

En attendant, le RIFSEEP on ne parle le premier décembre !

STOP AUX VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES

 

Malgré des avancées sur les droits des femmes, on observe des inégalités persistantes entre les femmes et les hommes au travail comme dans la vie. Les violences contre les  femmes sont au cœur de ces inégalités et des processus de domination. Elles prennent de multiples formes : psychologiques, verbales, économiques, physiques ou sexuelles.  Les violences sont sous-évaluées car celles-ci sont sous-déclarées. Peu de femmes en effet portent plainte. C’est pourtant une réalité massive : une femme sur 10 en est victime chaque année, une sur 3 au cours de sa vie.

Au travail, dans les transports ou à la CGT, les femmes ont toutes des anecdotes personnelles sur le sexisme. Entre propos graveleux, attouchements dans les transports publics et meurtre, les degrés de gravité sont divers mais tous ces actes relèvent du même système de domination, d’emprise, de violence, et le passage d’un niveau à l’autre peut se faire graduellement, dans ce que l’on nomme un « continuum ».

C’est un phénomène social grave qui reste tabou et autour duquel il y a un enjeu sociétal.

Construire une société égalitaire suppose d’agir aussi bien contre les inégalités au travail que pour faire cesser les violences. Comme c’est indiqué dans ses statuts, la CGT lutte contre tout système de domination et contre toutes les discriminations.

Téléchargez en cliquant ici le guide contre les violences sexistes et sexuelles.

COMPORTEMENT DEFINITION
Exprimer poliment dans un contexte adapté son envie de connaître une personne ou de la revoir, et respecter son éventuel refus. SEDUCTION
Faire des blagues sur les blondes SEXISME
Faire un commentaire sur le physique ou la tenue d’une personne qui n’a rien demandé ou qu’on ne connaît pas. SEXISME
Tenir des propos salaces HARCELEMENT SEXUEL
Faire un commentaire sur les fesses ou les seins d’une personne qui n’a rien demandé. HARCELEMENT SEXUEL
Insister après un refus ou une absence de réponse. HARCELEMENT SEXUEL
Afficher des images à caractère pornographique sur son lieu de travail. HARCELEMENT SEXUEL
Envoyer des SMS ou mails sexuels à une personne qui n’a pas consenti à ce « jeu». HARCELEMENT SEXUEL
User de sa position pour obtenir un acte de nature sexuelle. HARCELEMENT SEXUEL
Menacer une personne pour qu’elle accepte des avances. HARCELEMENT SEXUEL
Toucher/pincer les fesses/les seins en dehors d’un rapport mutuellement consenti. AGRESSION SEXUELLE
Embrasser une personne par surprise ou contre son gré AGRESSION SEXUELLE
Plaquer une femme contre un mur en dehors de tout rapport consenti et mutuel. AGRESSION SEXUELLE
Forcer une personne à effectuer une fellation. VIOL
Introduire un objet dans l’anus ou le vagin d’une personne de force. VIOL

 

 

 

L’égalité entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique : assez de paroles, passons aux actes

Le 1er juillet 2016, le 1er Ministre a missionné la députée Mme Descamps-Crosnier sur l’inégalité de rémunération entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique.

 La CGT Fonction publique ne cesse de dénoncer ces inégalités, de porter des revendications pour atteindre l’égalité notamment salariale entre les femmes et les hommes. Les employeurs publics doivent être exemplaires en la matière.

 La CGT Fonction publique a rencontré Mme Descamps-Crosnier en septembre afin de lui apporter ses propositions et ses analyses sur le sujet. La CGT a porté de nombreuses revendications notamment concernant la mise en œuvre du protocole d’accord de 2013 relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique, signé par toutes les organisations syndicales représentatives et par les employeurs publics.

 Nous avons rappelé l’importance de mettre en place des mesures pour faire appliquer la loi «  à travail de valeur égal, salaire égal ». Il s’agit de supprimer les écarts salariaux entre les filières à prédominance féminine et masculine. En effet, les emplois à prédominance féminine sont sous valorisés y compris à qualifications et diplômes égaux.

 Ce gouvernement a, depuis 2013, la possibilité d’appliquer et de décliner des mesures qui font consensus, il ne l’a pas fait !

Durant ces quatre années, les bilans annuels dans la Fonction publique attestent de la persistance des inégalités, et pourtant aucun plan d’action réel et concret n’a été mis en place.

 Aujourd’hui, le rapport de la députée Mme Descamps-Crosnier confirme bien les graves inégalités qui persistent dans la Fonction publique. Une cinquantaine de recommandations seraient préconisées.

 Nous doutons fort qu’en fin de mandat, ces recommandations soient suivies de faits, d’autant que ce rapport est prêt depuis fin décembre et n’est rendu public qu’aujourd’hui.

Lors de la Journée Internationale pour la Lutte des Droits des femmes, nous aurions préféré avoir des annonces fortes et concrètes pour enrayer ces inégalités.

Nous n’acceptons plus les effets d’annonces et d’affichages.

Quels que soit les résultats des élections politiques, la CGT Fonction publique, en recherchant l’unité syndicale, continuera de porter haut et fort ses légitimes exigences que ce soit en matière salariale, de retraite, de promotion, d’accès aux emplois supérieurs …

8 MARS : JOURNÉE DE LUTTES POUR L’ÉGALITÉ !

Le 8 mars, ce n’est pas la journée de LA femme, ni la Saint Valentin, ni la fête des mères pour offrir des fleurs ou des produits de beauté, c’est la journée internationale de LUTTES pour les droits des femmes. En 2017, la mobilisation est plus que jamais nécessaire face à ceux qui veulent remettre en cause les droits et libertés des femmes en France et cela constitue pour certain-e-s leur programme électoral, comme aux Etats-Unis, en Russie, en Pologne ou encore en Turquie.

 

 

 

LE 8 MARS FAISONS-NOUS ENTENDRE POUR LES DROITS DES FEMMES

Pour gagner une égalité professionnelle réelle dans la Fonction publique :

➜ À qualifications égales, les inégalités salariales persistent entre les métiers à prédominance féminine et masculine. Un écart global de 19,2 % dans la Fonction publique, dont 21,9 % dans le versant hospitalier, 10,3% dans le versant territorial et 14,8% dans le versant État est d’ailleurs constaté par le Premier ministre ;

➜ Les violences sexistes et sexuelles subsistent dans la Fonction publique et doivent être combattues de manière pérenne.

Mobilisons-nous pour un égal accès aux services publics de proximité partout sur le territoire.

La CGT Fonction publique fait des propositions pour que l’égalité entre les femmes et les hommes soit une réalité :

✔ La revalorisation des grilles salariales des métiers à prédominance féminine ;

✔ La mixité des métiers ;

✔ L’augmentation des moyens et des personnels dans toute la Fonction publique ;

✔ Le maintien et la réouverture des maternités et des centres IVG ;

✔ La reconnaissance de la pénibilité des métiers à prédominance féminine et le maintien ou l’octroi de la catégorie active pour ceux reconnus pénibles ;

✔ La non-suppression des congés annuels et des RTT en cas de congés maternité ;

✔ Un grand plan de titularisation et le passage en CDI des agent-e-s et des salarié-es en emplois précaires qui sont en grande majorité des femmes ;

✔ Un plan d’action avec des moyens pour un plan de prévention contre les violences sexistes et sexuelles au travail ;

✔ Une organisation du temps de travail qui permet une meilleure articulation vie privée/vie professionnelle.

C’est contre toute domination, qu’elle soit de classe ou de sexe, que la CGT lutte pour obtrenir une société plus égalitaire !

Le 8 Mars à 15h40 : Toutes et Tous dans l’Action & dans la Grève :

Rendez-vous devant la Mairie pour faire du Bruit

(Casseroles, sifflets, tambourins etc.. seront les bienvenus)

LE 8 MARS POUR LES DROITS DES FEMMES A 15 H 40

Loi : Tout agent a le droit de se déclarer gréviste le jour même. Le retrait sur salaire est proportionnel au travail non fait                                                                 

Les femmes sont toujours payées en moyenne un quart de moins que les hommes. Ceci signifie donc que chaque jour, elles travaillent gratuitement à partir de 15h40.

Aussi, nous appelons à faire du 8 mars 2017 une journée d’actions et de grèves pour les droits des femmes.

En 2017, nous voulons que cessent enfin les inégalités au travail, en termes de salaires, d’accès à l’emploi, de carrière, de temps de travail. Nous voulons l’égalité salariale et la revalorisation des salaires dans les métiers à prédominance féminine.

En 2017, nous voulons des politiques volontaristes contre les stéréotypes de genre : à l’école, dans les médias, dans la vie publique et privée.

En 2017, nous voulons le partage des tâches domestiques et des services publics de prise en charge de la petite enfance et des personnes âgées dépendantes.

En 2017, nous voulons que cessent les violences sexuelles et sexistes à l’encontre des femmes : au travail, dans l’espace public comme à la maison.

Pour refuser le travail gratuit et exiger l’égalité professionnelle, nous appelons à des arrêts de travail à 15h40 dans toute la France et sur tous les lieux de travail.

Montrons que nos luttes sont des conditions nécessaires et indispensables pour l’émancipation des femmes et des peuples. Et montrons que nous devons toutes et tous rester solidaires, vigilantes et combatives pour renforcer nos acquis et obtenir de nouveaux droits.

 

Le 8 Mars à 15h40 : Toutes et Tous dans l’Action & dans la Grève :

Rendez-vous devant la Mairie pour faire du Bruit

(Casseroles, sifflets, tambourins etc.. seront les bienvenus)

VIE DE MERE : TOUS AU FRONT !

Un des problèmes dans l’égalité homme/femme c’est que bien souvent, c’est sur les femmes que repose l’éducation des enfants. C’est pas un jugement, c’est une statistique.

Du coup, dans une carrière, ça fait des trous. Et au final, ça impacte la retraite des femmes. Sans parler du frein que ça met à leur progression de carrière. Ca impacte aussi la santé de celles qui se retrouvent à faire des fausses couches sur leur lieu de travail.

Mais du coup aussi, est-ce que ça n’affecte pas du tout ces messieurs ? Est-ce qu’ils ne souhaitent pas eux aussi s’investir dans leur vie familiale ? Est-ce qu’au minimum ils ne devraient pas en avoir la possibilité ? Est-ce qu’ils peuvent en avoir la possibilité tant qu’existe cet état d’inégalité entre « le parent impliqué dans sa vie de famille » et « le parent qui sacrifie sa vie de famille à sa carrière » (pour faire un immense raccourci) ?

Alors qu’est-ce qu’on peut faire ?

Mieux indemniser le congé parental

Aujourd’hui, sa rémunération est faible : son montant forfaitaire de base est de 390€. Cela incite d’autant moins les pères à prendre un congé parental qu’ils gagnent en général plus que la mère, de sorte qu’une prise du congé par cette dernière représente un manque à gagner moins important pour le ménage que si c’est le père qui cesse ou réduit son activité. Un autre type de calcul de la prestation, au bénéfice des pères comme des mères, pourrait être imaginé avec une allocation forfaitaire de base à laquelle s’ajouterait un montant variable proportionnel au salaire antérieur à la cessation de l’activité.

Obtenir la validation gratuite des périodes de congé parental pour tous les droits à retraite et non plus seulement du régime de base des salariés comme aujourd’hui mais également pour le régime complémentaire (Agirc-Arrco).

 

Allonger la durée du congé de paternité

 Allonger la durée du congé de paternité et d’accueil de l’enfant à 1 mois avec maintien intégral du salaire.

30% des pères ne prennent pas leur congé de paternité. Dans un contexte où il y a encore trop souvent des discours culpabilisateurs pour les pères qui le prennent, les accords d’entreprise et de branche doivent se donner comme objectif d’arriver à 100% de pères faisant valoir ce droit avec des mesures les incitant à le prendre. Le rallonger et mieux le rémunérer peut permettre un meilleur partage des tâches parentales et domestiques.

Aujourd’hui, le congé de paternité est d’une durée maximale de 11 jours consécutifs (samedi, dimanche et jour férié compris). L’indemnité journalière versée pendant ce congé est égale au gain journalier de base (salaire moins un taux forfaitaire de 21%) calculé sur les salaires des 3 mois précédant le congé, pris en compte dans la limite du plafond mensuel de la sécurité sociale (3 218,00 euros au 1er janvier 2016).

Aujourd’hui, le montant maximum au 1er janvier 2016 de l’indemnité journalière versée pendant le congé de paternité et d’accueil de l’enfant est de 83,58 euros par jour.

C’est le même mode de calcul que pour les femmes en congé de maternité.

Au niveau de la branche et de l’entreprise, de meilleures conditions d’indemnisation peuvent être négociées jusqu’au maintien intégral du salaire. Au niveau légal, une meilleure indemnisation de ces congés pourrait consister en la prise en compte du gain journalier de base au-delà de la limite du plafond de la sécurité sociale.

Instaurer des autorisations d’absence de l’entreprise

Instaurer des autorisations d’absence de l’entreprise pour motif familial avec maintien intégral du salaire. Il peut s’agir par exemple de congés de présence parentale, de jours enfants-malade, de temps pour accompagner sa conjointe enceinte à tous les examens médicaux obligatoires, pour l’acclimatation à la crèche, pour la rentrée des classes ou bien encore pour les rencontres parents-professeurs.
POUR OBTENIR DE NOUVEAUX DROITS :
TOUS EN GREVE LE 8 MARS 2017 !