ASSEMBLEE GENERALE DES TERRITORIAUX DE LA MAIRIE DE VILLEJUIF

A la soirée des vœux au personnel, Le Maire nous présenté 2019 comme l’année du bien-être au travail. Ce sont de jolis mots, mais ils sonnent faux. Ce n’est pas en nous offrant plus de précarité et de mobilité qu’on nous fera sentir mieux !

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand il permet une réorganisation à marche forcée sans discussion, sans concertation, sans construction collective et sans passage au CT. Les agents se voient dépossédés de leur outil de travail, de leurs missions, jugés par un cadre présent sur le pôle depuis 2 mois comme inefficaces et incompétents.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand des agents sont laissés à l’abandon par la DRH, placés en Maladie Ordinaire d’office alors qu’ils  sont en position statutaire de reclassement et qu’on leur annonce qu’ils ne peuvent pas être sur des postes vacants permanent parce que l’on préfère embaucher à l’extérieur.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand une majorité de CDD d’un an sont reconduit sur des durées plus courtes de 3 à 6 mois plongeant ainsi des agents de grande qualité professionnelle dans la précarité.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand on ne connaît pas les critères d’attribution de l’IFSE (part de notre régime indemnitaire), et ne parle on pas des critères d’attribution du CIA ou des services entiers on reçu comme consigne de donner des avis défavorable à tous les agents. Est-ce pour permettre aux gros salaires de la ville de s’enrichir encore plus ? Est-ce pour les remercier de maltraiter les agents et les cadres de leurs directions ?

 

Venez nombreux construisons ensemble du devenir de nos emplois à la Mairie de Villejuif.

 

Si nous voulons être respectés nous devons l’imposer coûte que coûte.

 

Assemblée Générale du personnel

le jeudi 31 janvier de 10h à 12h ou de 14hà16h

au local syndical rue Sévin.

 

 

Version imprimable : 20190122 – Tract AG de Janvier

 

Nous ne signerons pas de protocole d’accord…

12345413_1537501943238100_7935271504941597277_nDans la nuit, la prolongation de l’avenant à la convention du CASC pour huit mois a été votée.

Hier, nous avons reçu un ultimatum de notre employeur nous enjoignant de signer le protocole d’accord, sinon…

En préambule à cet ultimatum, monsieur le maire nous avait indiqué qu’il se refusait à changer un mot du protocole d’accord.

Le matin même, s’était tenue une réunion sur le service propreté et espaces verts au cours de laquelle sous les yeux même du secrétaire général de l’UGICT, les cadres ont été désavoués, insultés et menacés. Certains agents, eux, se plaignent de ce qu’on leur imposera désormais un travail du dimanche plus fréquent.

Dans ces conditions, comment signer un protocole d’accord qui se veut garant de ce que les personnels seront protégés des « risques psycho-sociaux » et de la continuité de l’action sociale et culturelle vers les agents ? Il indique en préambule qu’il souhaite un dialogue social « apaisé », mais dans les jours qui suivent cette déclaration, il invective les cadres devant leur personnel et les désavoue, tout en imposant des mesures qui vont à l’encontre de ce qu’il a lui-même annoncé.

Nous ne pouvons plus longtemps tolérer ce ton et ces méthodes. Ni les ultimatums, ni les menaces, ni la violence.

De tous les services, de toutes les directions, nous remontent des échos de décisions prises à l’emporte pièce, de concertations menées dans un silence assourdissant. Les agents souffrent des orientations peu claires, des directives contredites, de mesures à la limite de la légalité… Leur professionnalisme est mis en cause, et la valeur de leur expérience n’est pas reconnue.

Dans le même temps, une fois de plus, on nous demande de nous asseoir sur le règlement intérieur des instances et de siéger à un Comité Technique sans qu’ait été convoquée une commission d’ordre du jour. Alors même que le premier engagement que nous avions reçu du maire était que les instances seraient désormais respectées…

Chaque jour, les agents d’entretien des écoles nous signalent que les situations qu’ils connaissaient avant la mise en œuvre – censée tout résoudre – du marché permettant à une association d’insertion d’envoyer du personnel en renfort se reproduisent. La fréquence est sans doute moindre, mais les conditions de travail restent inchangées sur le long terme. Au moins la pénurie des produits a été résorbée…

Et cela vient s’ajouter à toutes les raisons qui faisaient déjà que nous ne pouvions pas signer ce protocole d’accord en l’état.

Au premier janvier 2016, nous entrons dans la métropole. Dans le courant du mois, les négociations entre le gouvernement et les syndicats sur la revalorisation de notre point d’indice commencent.

Décidément, nous ne pouvons pas nous permettre de signer un protocole d’accord qui joue en notre défaveur. Plus que jamais, nous nous devons de respecter les décisions prises collectivement par le personnel. Plus que jamais, nous devons tenir haut notre exigence de fournir au public un service de qualité.

Parce qu’on ne peut pas taper sur les fonctionnaires, sans taper sur le service public. On ne peut pas les réduire eux, sans réduire le service public.

Mettre un terme au conflit, rentrer chez nous avec la satisfaction d’être arrivé à un compromis… Nous aurions bien voulu.

Mais c’est impossible. Parce que même avant qu’il soit signé, ce qu’il annonçait est contredit, et le sera encore demain.

Pourquoi nous n’avons pas signé le protocole d’accord ?

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Malgré plusieurs échanges entre les personnels et l’employeur, vous, personnels réunis en assemblée générale le 8 décembre 2015, avez voté contre la signature de ce protocole, et pour cause :

Ce protocole ne permet pas aux agents de s’acquitter de leurs missions de service public dans des conditions satisfaisantes. Pire, il nous semble valider la remise en cause de ce service.

Voici les points majeurs de désaccords, qui permettront à ceux qui n’ont pu être présents lors de cette assemblée générale, d’en comprendre les raisons.

Qui plus est, force est de constater que ce protocole brosse sous le tapis la réalité du conflit, la réalité de la souffrance des agents et la piètre qualité du service qu’ils peuvent rendre dans des conditions de travail sans cesse plus précaires : effectifs réduits à une peau de chagrin, matériel manquant…

Vous trouverez donc des extraits du protocole qui devait être signé, et à la suite, nos explications. Vous détiendrez ainsi les arguments vous permettant d’expliquer à ceux qui s’interrogent, les raisons du maintien du mouvement.


Mais avant d’entamer l’explication de texte, les organisations syndicales tiennent à féliciter chacun d’entre vous de son courage face aux pressions diverses, de sa dignité et soulignent de la richesse des échanges et l’attachement à un service public de qualité à Villejuif. Le mouvement n’est pas fini ! le mouvement continue !!!


EXPLICATION DE TEXTE !

Rappel : Le protocole d’accord a pour but de mettre fin au conflit sur des engagements mutuels. Ainsi l’employeur s’engage sur des éléments négociés, le personnel s’engage lui, à cesser le mouvement social. Les engagements doivent donc être sans ambiguïté.

Nous demandions pour titre : Protocole d’accord de fin de conflit, suite au mouvement social débuté le 8 octobre 2015 

Avec le Rappel du contexte : Les agents sont épuisés, usés par le manque de moyens, dans un contexte sans organisation administrative claire dans lequel il est leur est demandé de fournir la même qualité de service public. La baisse importante des budgets alloués au service amplifie le sentiment de la dégradation des conditions de travail des agents.

Le Préambule de Monsieur le Maire propose :

« Il est convenu qu’il est impératif de repartir sur de nouvelles bases qui fixent de manière factuelle et dans la durée, les conditions d’un dialogue social apaisé qui doit se vivre au quotidien, avec des rencontres, mais aussi et surtout, dans le respect des instances paritaires, garantes d’échanges constructifs et de décisions, pour le moins comprises et pour le mieux partagées. »

Monsieur le Maire insiste sur le dialogue social. Il veut faire croire que ce conflit n’existe qu’entre lui et les organisations syndicales. Rappelons que le dialogue social est inscrit expressément dans le statut de chacune des trois fonctions publiques selon deux modalités : les organismes paritaires comme les commissions administratives paritaires, les Comités techniques paritaires, les Comités d’hygiène et de sécurité, les Conseils supérieurs de chacune des fonctions publiques.

Mais dans le cas d’espèce :

1°/ la question relative au respect des organismes paritaires, donc du dialogue social n’était qu’une des revendications. Il y avait toutes les autres, tout aussi importantes.

2°/ le conflit dépassait bien les organisations syndicales. Ce sont les agents qui ont souhaité se faire entendre, faire entendre leur ras-le-bol. Ce sont les agents qui parlent par la voix des organisations syndicales qu’ils ont élus, et qui leur rendent des comptes. Et donc doivent respecter la volonté des agents sans cesse sollicitée.

 « Ce protocole d’accord vise à clarifier la situation actuelle et à sceller des engagements à venir à travers des axes de travail et la concrétisation d’accords locaux dans le respect des règles nationales ».

Nos revendications étant très claires, le protocole n’a pas pour objet de clarifier la situation mais d’y mettre fin sur la base de négociations.

« Il fixe un échéancier pour chaque dossier afin d’arriver, au cour de la mandature, à démontrer qu’il est possible de réformer intelligemment tout en faisant profiter, au nom de l’intérêt général, d’avancées sociales pour l’ensemble des personnels de la mairie et du CCAS »,

Un échéancier fixe des échéances or nous n’avons que des périodes de début de chantier. Il n’y a pas d’échéances programmées et c’est bien là le risque de ne pas voir d’aboutissement. Par ailleurs, cette phrase nous annonce bien qu’il s’agit d’une réforme que la municipalité souhaite mener avec intelligence, en donnant de soi-disant avancées sociales au personnel, au nom de l’intérêt général !

Voyons ensemble les avancées sociales proposées :

« Le remplacement des agents qui quittent la collectivité (retraite, mutation, etc…) devra être chaque fois examiné en fonction du besoin pour assurer les missions à accomplir, de l’organisation du travail du service, il ne sera donc pas systématique ».

Dans 95 % des cas (sauf CDD qui ait sur une mission spécifique et dans une durée car répondant à un besoin ponctuel), le poste est justifié, le besoin existe sauf à penser que des agents occuperaient des emplois fictifs

Quid des agents manquants actuellement, dont l’absence crée des conditions de travail particulièrement difficiles pour les collègues présents ? Si une réponse est apportée pour les agents d’entretien à partir de 2 absents (cela est totalement acceptable si c’est occasionnel), qu’en est-il pour les autres services ?

« À ce titre, les agents recrutés en contrat à durée déterminée sur des postes vacants, permanents et durables, si leur manière de servir est satisfaisante, en fonction des évaluations, se verront examiner la possibilité d’être mis au stage.

L’employeur nous explique dans ce paragraphe, que si le poste est maintenu car nécessaire dans la durée, qu’il est vacant, que le contractuel donne satisfaction, il se donne la possibilité d’examiner une mise au stage.  Alors que toutes les conditions seraient remplies, il faudrait encore que ce soit juste une possibilité examinée ? Comment ? A la tête du client ?

« La carrière des agents : les avancements d’échelon, de grade, de promotion, se feront au temps minimal pour la majeure partie des cas , puis médian ou maximal en fonction de l’évaluation de l’année écoulée »

Serait-ce une avancée sociale dans l’intérêt général ? Et bien non, toujours pas ! Actuellement, les textes au sein de la mairie de Villejuif impliquent l’avancement à minima, sauf en cas de sanction ou de rapport. Signer ce protocole signifiait donner accord pour que l’avancement et la promotion se fassent dès cette année à la tête du client ! Et en tous cas moins bien que par le passé.

CASC

« Il est rappelé l’engagement qu’il y ait continuité de prestations d’activités sociales et culturelles pour les agents ; ceci sans rupture calendaire. La convention du CASC est prolongée jusqu’au 31 aout 2016, sur la base des négociations ayant eu lieu avec les représentants du CASC et l’adjointe au Maire chargée des ressources Humaines. Cette période permettra d’examiner les différentes offres avec les différents représentants en garantissant le meilleur accompagnement auprès des agents.

Serait-ce une avancée sociale dans l’intérêt général, que Monsieur le Maire nous accorde là, en s’engageant à ce qu’il y ait continuité de prestations d’activités sociales ? Encore raté, c’est la loi !

De quelles différentes offres parlent monsieur le Maire ? Nous ne sommes pas sans savoir que début novembre 2015, à un mois de la fin de l’avenant, le CNAS a surgi comme un diable sortit de sa boîte dans les négociations qui avaient cours avec le conseil d’administration du CASC depuis juin 2015. Nous avions déjà répondu à toutes vos exigences de diminution de la subvention, des heures de délégation et donné accord pour une convention de 2 ans au lieu de 3 ans. Ainsi, non seulement notre employeur veut administrer nos loisirs et culture, mais en plus nous devrions accepter avec le sourire cette prolongation de 8 mois au lieu de deux ans ! Et encore parce qu’ils ne pouvaient faire autrement eu égard aux engagements financiers pour l’année suivante déjà pris par le CASC. Celui-ci aurait pu se prévaloir en cas de non subvention, alors que les négociations duraient depuis 1,5 ans, d’un préjudice financier qu’il aurait pu réclamer devant un tribunal.

Le protocole fixe par ailleurs des groupes de travail, des périodes de début de travail, mais aucune de fin prévisionnelle. En cela rien de factuel dans la durée. Hormis celle de la durée du mandat dans le préambule.

Or, à titre d’exemples, quand il s’agit :

  • De souffrance au travail, les correctifs à apporter sont immédiats, car chaque mois qui passe fait son lot de victimes,
  • De régime indemnitaire : la réflexion doit s’achever au plus tard fin 2016 pour que les dépenses soient budgétisées sur l’année 2017, et que nous en voyons enfin le fruit sur nos salaires. Nous rappelons que la demande de travail de vos représentants syndicaux sur ce point remonte au 7 mai 2014 (1ère rencontre avec MLM). Depuis aucune somme n’a été budgétisée en 2015, et qu’aucune ne l’est pour 2016.
  • Le stationnement qui est une véritable problématique au quotidien pour les agents et qui grève leur budget de 140 € mensuel. Notre demande immédiate et provisoire en attendant de travailler à trouver une solution équitable pour le plus grand nombre, est d’identifier par un macaron ou autre les véhicules personnels des agents territoriaux afin de prévenir la verbalisation de la police municipale. Donc l’échéance du premier trimestre 2016 pour travailler à identifier par l’instance réunissant 12 directeurs, moins de 50 personnes qui seraient autorisées (selon quels critères ?) à se stationner sur le parking paysager, nous paraît être un déni des difficultés rencontrées par les agents.

Ainsi, le personnel a dit NON, le personnel souhaite le maintien de ce qui existe en termes de déroulé de carrière, de remplacement d’agent, de CASC… et ne pas revenir en arrière.

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COMPTE RENDU DE LA SEANCE COMMUNE DU CHSCT ET CT

Une ambiance un peu particulière pour ce CHSCT/CT… Tout d’abord, c’était la première séance du genre puisque ce type de travaux n’existait pas auparavant. Ensuite, le contexte rendait l’exercice assez compliqué… Madame Loudiére, adjointe au maire chargée des ressources humaines, étant absente a été remplacée au pied levé et même si le quorum était atteint, nous n’avons pu que déplorer l’absence d’un grand nombre d’élus siégeant normalement dans ces instances…

La séance commença donc par un comptage un peu laborieux des titulaires et des suppléants présents pour chaque instance (30 minutes), puis une déclaration des représentants du personnel sur le mouvement social et la dégradation des conditions de travail des agents. Et là, à notre grand étonnement, ce fut la direction générale qui répondit. Cherchez l’erreur ! Cela en dit long quand nous avions en face de nous des représentants de l’employeur… Pas un ne chercha à prendre la parole sur le sujet…

BB CGTCe fut une nouvelle fois que la question du fonctionnement des instances plus que des points réellement à l’ordre du jour, que les débats tournèrent. Les représentants du personnel demandent depuis plus de 8 mois maintenant que les informations soient transmises de façon lisible à tous les membres des instances, en respectant une procédure clairement établie, dans le respect des règlements intérieurs. Le ton du dialogue fut vite donné quand l’un des élus du collège employeur choisit de quitter la salle après vingt minutes de séance (c’est le même qui trouve que quand les organisations syndicales appliquent ce genre de méthode, ça fait perdre de l’argent à la collectivité).

Le quorum du collège employeur étant préservé, la séance continua sans lui et les personnes autour de la table purent s’entendre et constater qu’effectivement une carence existait et que c’était bien d’un dialogue employeur/employés qu’il devait s’agir et non pas d’un échange entre des élus (employeurs et employés) et la direction générale des services…

Les points à l’ordre du jour étaient :

1 et 2 / Approbation des comptes rendus du CT du 2 juin 2015 et du 11 septembre 2015 – Ils seront approuvés lors du prochain CTcar ne relèvent pas de l’instance commune CHSCT-CT.

3/ Tableau des effectifs – Ce dossier n’a pu être voté, le dossier était incomplet (entre autres aucune données sur les effectifs du CCAS) et des chiffres donnés d’une page à une autre quin’étaient pas les mêmes. Il a donc été reporté.

4/ Procédure de droit de retrait – Ce dossier se contentait de rappeler la procédure prévue par la loi, il n’a donc pas été voté car on ne vote pas la loi – mais l’idée de diffuser la procédure en cas de droit de retrait est approuvée.

5/ Modification du règlement intérieur – Ce dossier visait à permettre à la Directrice des Ressources Humaines de siéger dans les instances. N’émanant pas de la moitié des membres d’un des deux collèges, comme prévu par le règlement intérieur, cette demande de modification a été rejetée.

6/ Point d’information : Pilotage de la Commission RPS : Nous demandions la mise en place de la commission, nous avons eu la surprise d’apprendre la mise en place d’un groupe de travail. Les élus du personnel ont rappelé que cette commission est une obligation depuis mars 2014 et que l’instance CT/CHSCT aurait dû être le lieu où était étudiée sa mise en place.

7/ Point d’information : Reclassement et Commission de Mobilité. Nous remercions la directrice des ressources humaines pour sa présentation, très lisible. L’exercice n’était pas facile car elle est arrivée depuis 3 mois et n’avait pas connaissance de la procédure des reclassements de 2013/2014.

8/ Point d’information sur la situation dans les services : CMS Rouquès et Service Ludothèque Mobile. Les élus du collège employés CHSCT concluent qu’ils restent vigilants dans le suivi de ces services particulièrement éprouvés.

C’EST MAINTENANT OU JAMAIS

Ça se confirme : soit ils nous prennent pour des toupies, soit ils ne comprennent rien.

Nous avons reçu ce midi le protocole d’accord proposé par notre employeur. Il n’est en rien conforme à ce que nous attendions au terme de deux mois de mouvement.

Le Protocole d’Accord, c’est un document qui doit répondre à nos demandes, les reprendre et y apporter une réponse.

Non seulement ils ne reprennent pas nos demandes, mais il acte des points qui vont à l’encontre de ce que nous avions discuté avec le maire, madame Loudière, le directeur général des services municipaux…

Mieux, le CASC n’apparaît pas. A aucun endroit. Donc aucune garantie que le CASC sera maintenu… Contrairement à ce sur quoi le maire et madame Loudière s’étaient engagés, ne serait-ce que vendredi dernier…

Ce document n’est donc pas un protocole d’accord.

Vendredi, la mairie sera en grève.

Pour nous, c’est grave, parce que le refus qui nous est fait par notre employeur d’entendre nos difficultés, notre souffrance au travail, va venir impacter le service public. Et cela, nous aurions préféré l’éviter.

Mais nous n’avons plus le choix, parce que nous ne sommes pas entendus.

Le maire ne comprend pas que nous soyons encore en mouvement… Que nous envisagions la grève… Mais quel autre choix nous laisse-t-il ?

Quoi qu’il en soit, cette fois-ci, c’est le moment ou jamais.

 

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20 NOVEMBRE : C’EST PAS ENCORE TOUT A FAIT CA

Logo CGT Territoriaux VillejuifLogo UgictRéunis en assemblée générale ce matin, les salariés de la ville de Villejuif ont entendu le compte rendu de la délégation s’étant rendue à la rencontre du maire. Celle-ci était composée de Nadia Ait-Amer Courgeau (secrétaire générale Ouvriers/Employés), Serge Millot (Secrétaire Général UGICT), Valérie Bourdais, Myriam Krid, Nathalie Boucher et Vincent Ginsburger-Vogel.

Ils ont été reçus par monsieur Le Bohellec, madame Loudière et le directeur général des services municipaux.

Les revendications portaient sur les points suivants :

  • Remplacement des Personnels – C’est en cours mais il convient de rester vigilants !
  • Respect des instances – Nous avons reçu des excuses et des engagements ont été pris !
  • Stationnement des agents – La piste du badge/carte est à l’étude et nous aurons une réponse dans la semaine ! Le chantier sur l’accès à un parking sécurisé commencera dès janvier !
  • Calendriers des groupes de travail sur les dossiers Mutuelle/Prévoyance et Régime Indemnitaire – Nous sommes censés les recevoir dans la semaine.
  • Réorganisation des services municipaux – Nous sommes censés avoir une réunion sur ce sujet dans 15 jours, puis il y aura un passage au CT (censé garantir la consultation des personnels).
  • Maintien du CASC – Il est maintenu mais la négociation de la subvention continue !
  • Mise au stage des CDD – 99% des contrats sont renouvelés à l’identique et le Comité Technique va étudier la possibilité de mettre au stage les agents dont les contrats ont été renouvelés plusieurs fois…

Nous avions déjà obtenu la garantie, en ce qui concerne la promotion et l’avancement de grade 2016, qu’une réunion serait organisée dès février 2016.

A l’heure actuelle, les réponses apportées par notre employeur doivent apparaître dans un protocole d’accord, que nous devons recevoir la semaine prochaine.

Mais les agents assemblés ce matin étaient tous d’avis qu’il valait mieux voir l’écrit que de se satisfaire de promesses ! Nous allons donc attendre de recevoir ce document et de le présenter aux agents avant de décider ou non de la poursuite du mouvement !

Avant de savoir si nous le signons ou non, nous allons donc demander aux agents municipaux ce qu’ils en pensent :

NOUVEAU DÉBRAYAGE

LE VENDREDI 27 NOVEMBRE DE 9 h A 11 h

Bourse du Travail, 16 rue Jean Jaurès

Soyons nombreux !

 

Qui plus est, les employés municipaux de la ville de Villejuif resteront vigilants et mobilisés sur les sujets du point d’indice, de la baisse des dotations de l’état et de la Métropole Grand Paris…

20151116 - Tract Point d'Indice

 

Le débrayage du 16 octobre

rassemblement

Malgré la pluie, malgré le froid, malgré le maintien du service public qui a contraint la majorité de nos collègues à rester à leur poste, malgré le fait qu’il s’agissait d’un débrayage local et pas d’une grève, malgré la semaine écoulée depuis le dernier rassemblement…

Plus de deux cent cinquante agents territoriaux sont passés, parfois à tour de rôle pour que les services restent ouverts, devant la maire ce matin. Beaucoup d’autres nous ont manifesté leur regret de ne pouvoir être à nos côtés pour des raisons de service.

Nous avons rappelé ce que nous avons obtenu de l’entretien avec madame Loudière, adjointe au maire chargée des questions ressources humaines, à savoir :

  • Reconduction de 99% des CDD pour 2016.
  • Déblocage des avancements d’échelon et des promotions internes pour 2015.

Pour ce qui est de la pénurie des moyens humains et matériels, un travail est engagé.

Reste malgré tout la douleur des agents, leur sentiment d’être méprisés et de ne pas être écoutés, l’impossibilité grandissante d’accomplir nos missions. Nous avons attendu que notre employeur ou un de ses représentants vienne nous parler ou nous écouter, en vain.

Aussi, le mouvement continue.

Le personnel de la mairie de Villejuif se réunira en Assemblée Générale, le 5 novembre 2015, à la Bourse du Travail de 9 h à 10h.

Ensemble, nous déciderons des suites à donner en fonction des efforts consentis.

A venir très prochainement : les allocutions prononcées ce matin…

Dédain social…

Logo UgictLogo CGT Territoriaux VillejuifJeudi soir dernier, sur la page Facebook de notre employeur, nous pouvions lire ceci :

 

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Nous nous félicitons absolument de ce que monsieur le maire a fini par entendre les demandes que nous formulons depuis mai 2014 sans la moindre avancée, et dont le seul résultat a effectivement été : un calendrier de travail envoyé par mail la veille de la rencontre avec le personnel (le 30 septembre 2015). Mieux vaut tard que jamais.

Au vu de la façon dont s’est passée la réunion de vendredi 9 octobre nous espérons sincèrement que monsieur Le Bohellec se penchera sur le sens des mots « concertation avec les acteurs concernés » qu’il emploie. Pour l’instant il ne nous semble pas que nous partagions la définition du mot concertation.

En effet,  cette réponse démontre un certain dédain à l’encontre des 300 agents qui se sont rassemblés jeudi 8 octobre devant la mairie pour crier leur ras-le-bol de la dégradation quotidienne de leurs conditions de travail. Les mêmes qui avaient voté le jeudi 1er octobre ce rassemblement… Les gardiens d’école, les agents d’animations enfance et jeunesse, les contractuels qui ne savent pas ce qu’ils deviendront en 2016…  Et que répond notre employeur : « j’ai mis en place des groupes de travail !! » Ceux là ne sont pas concernés par ce calendrier de travail… Mais eux, l’employeur ne leur répond pas.

Dont acte. Néanmoins pour votre information, Monsieur le Maire, un débrayage est censé ouvrir des négociations pour dialoguer avec les organisations syndicales afin d’entendre les revendications du personnel et apporter des réponses. Garantir un minimum en matière de condition de travail du personnel ne semble pas être votre priorité, par contre obtenir la liste des noms de tous les grévistes, c’en est une apparemment… En quoi elle servira un service public de qualité, nous ne le savons pas.

Serait-ce une menace ?

PROCHAIN RASSEMBLEMENT : Débrayage le Vendredi 16 Octobre, de 9 h à 11h devant la mairie.

 

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L’ENTRETIEN PROFESSIONNEL

Logo UgictNous avons tous été informés, d’abord par l’intranet municipal puis par courrier, que la campagne d’entretiens professionnels, mis en place pour remplacer la notation qui avait cours jusqu’ici, commençait. Jusque là, pas de surprise, nous autres cadres avons suivi des formations pour pouvoir mener ces entretiens à bien au cours de l’année 2015. Il s’agit de se mettre en conformité avec la loi, puisque celle-ci nous impose cet entretien d’évaluation depuis 2014.

Sauf qu’encore une fois, ce n’est pas parce que les choses doivent changer qu’elles ne doivent pas changer en suivant certaines formes ou certains circuits. Et pas seulement pour la forme, mais également pour le fond. Car pourquoi le législateur a prévu qu’il y ait des examens de dossiers relatifs aux conditions de travail dans des instances comme le CT (autrefois dénommé CTP) ? Pour permettre aux employeurs intelligents d’en tirer profit. Les organisations syndicales faisant bien leur travail portent la voix des agents et attirent l’attention sur ce qui posera problème, proposent des améliorations, alertent au vu des dangers éventuels, et même peuvent faire des propositions constructives. C’est à ça que ça sert de les consulter…

Nous avons donc rappelé que le CT n’avait pas été consulté comme il aurait dû l’être – ça aussi, c’est prévu dans la loi… Encore une fois, notre secrétaire général s’est trouvé dans la désagréable position d’écrire au Directeur Général des Services Municipaux :

Monsieur le Secrétaire Général des services municipaux,

Depuis plusieurs jours apparait sur le site intra net de la ville « la mise en place de l’entretien professionnel ». Cela nous surprend et nous étonne, surtout après nos demandes répétées et cela depuis plusieurs mois, d’un passage en CT de ce projet, comme prévu d’ailleurs dans le décret.

Je vous rappelle qu’il est passé en CTP la demande d’autorisation de la mise en place d’un projet expérimental donc le bilan devait être présenté avec les préconisations au CT afin de valider la démarche. Tout cela n’a pas été fait.

Auriez-vous l’intention de faire l’entretien professionnel (évaluation des agents) sans l’avis du CT ou laisser croire qu’un avis a été donné ? Aujourd’hui pour la commune, seule la notation est le cadre tant que l’évaluation ne fera pas l’objet d’un passage en CT. Tous ses persiflages ne sont pas de nature à créer un climat de confiance entre nous tous.

Je vous demande par conséquent de bien vouloir faire le nécessaire pour informer que la notation est la règle et que l’évaluation est non obligatoire et donc laissée au choix de l’agent

Espérant vous lire, je vous remercie de votre attention et je vous prie de recevoir, Monsieur le Directeur Général, nos salutations.

Pour les deux organisations syndicales,

Serge MILLOT

Secrétaire General de l’UGICT

A quoi, il nous est répondu que c’est nous qui interprétons mal et que la concertation a bien eu lieu et que donc tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes (cette dernière expression nous rappelant « Candide » est bien sûr de l’auteur) :

Les faits. Rien que les faits.

Est présenté au CTP DU 22 mai 2012 un rapport dont le titre est « Déclinaison des critères devant servir de support à l’entretien professionnel ». Il est indiqué que l’entretien professionnel est à ce stade proposé à titre expérimental par le législateur. 4 critères sont proposés qui « sont ceux fixés par les textes »

1/ L’efficacité dans l’emploi et la réalisation des objectifs

2/ Les compétences professionnelles et techniques

3/ Les qualités relationnelles

4/ La capacité d’encadrement ou, le cas échéant, à exercer des fonctions d’un niveau supérieur

Il est précisé, lors des débats au CTP du 22 mai 2012, par la DGA-RH de l’époque que « Dans un premier temps, un travail « d’expérimentation » de la démarche d’évaluation a été envisagé. Elle précise qu’il n’est pas prévu pour le moment de mettre en place les entretiens dans tous les services ». L’élu en charge du personnel de l’époque indique « Avec l’expérience nous verrons s’il faut le modifier ou non »

Des fiches de poste, travaillées dans un groupe de travail, sont proposées.Des modifications sont suggérées. Le débat se termine par les propos de la DGA-RH d’alors « Dans le cas d’un accord sur ce dossier, en dehors des modifications, un test sera proposé à certains services volontaires, afin d’évaluer les grilles ».

Le rapport conclue que « Dans une premier temps, il est demandé au CTP d’émettre un avis sur la déclinaison des critères, tels que proposés dans les fiches jointes ».

Aucun bilan n’a été présenté au CTP, puis CT depuis lors. Aucune évaluation. Le 2ème temps qui devait permettre d’affiner voir modifier les grilles que tous les cadres ont entre les mains n’a pas eu lieu.

Et cerise sur le gâteau, (c’est toujours meilleur), il n’y a plus 4 critères, mais 5 puisqu’en est rajouté un qui n’avait pas été présenté (qui est lui-même décliné en 5 sous-critères) « La contribution à l’action du service ou de la direction ».

Alors verdict ? C’est nous les organisations syndicales qui ne comprenons rien ! Tout a été bien fait, on vous dit. C’est comme ça, et pas autrement. Point final. Que ceux qui osent porter la contradiction s’évaporent en fumée. Circulez, il n’y a rien à voir.

Et maintenant concrètement, la question du temps. Si on en parlait !

L’évaluation prend plus de temps (1 heure à minima par agents) que la notation. Certains cadres vont donc devoir multiplier par 4 ou 5 le temps qu’ils consacraient à leurs agents. C’est sans doute faisable quand on en a qu’un ou deux, mais quand on est n+1 d’une cinquantaine d’agents comme cela arrive aux cadres intermédiaire du service entretien (pour ne citer qu’eux) comment trouver 50 à 75 heures ?
Il faudra surmonter ces difficultés pour faire bénéficier les agents d’un « moment privilégié dans le management des équipes »… Des moyens supplémentaires ? Pas question. Un allégement d’autres tâches ? Même pas en rêve… Comme le précise la note de la DRH : « Cette démarche nécessite d’y consacrer un certain temps à une période déjà très chargée de l’année. » Et pour les moyens, on nous précise « qu’il n’a pas été possible de traiter le document d’évaluation par informatique » et que toute la procédure se fera sur papier…

Encore un gain de temps…

–  » Pff, ces syndicats , des empêcheurs de tourner en rond,
moi, j’vous l’dit, ma brave dame !

– C’est ben vrai, M’sieur Dugenou, vous l’avez dit, quand on payait pas tous ces feignants, c’tait quand mêm’ aut’ chose !
(dialogue de l’auteur qui pense très sérieusement à une reconversion en scénariste . Le titre du film est déjà tout trouvé : Villejungle en Folie)

Encore une raison de plus pour débrayer Vendredi 16 octobre de  9h à 11h…

De réunions creuses en moments festifs…

Logo CGT Territoriaux VillejuifLogo UgictPour rassurer tout de suite nos lecteurs, à Villejuif, le changement de ton de notre employeur se passe dans la continuité…

Après avoir envoyé un e-mail à l’organisation syndicale hier soir, le premier depuis son investiture,  le premier magistrat s’est contenté d’une brève apparition au début de la réunion sur le Régime Indemnitaire des agents ce matin. Il était ensuite représenté par madame Loudière, chargée des questions de ressources humaines. On pourrait vous dire que nous n’avons pas appris grand chose, on vous dira surtout qu’il n’y avait pas grand chose à apprendre : pas d’enveloppe prévue et un discours assez peu clair où il est question de répartition des primes (prendre à ceux qui toucheraient plus pour donner à ceux qui toucheraient moins ?), pas d’augmentation du budget RH. Donc, pour que tout le monde ait sa prime, il faudra soit licencier sans réembaucher derrière, soit supprimer les primes des uns au profit des autres… Nous nous sommes positionnés : Un système équitable et qui apporte un mieux pour tous les agents. Mais il faut des sous, pour ça. Et sur cette question, encore une fois, nous repartons sur un « il faut que je me retourne vers le maire » que nous finissons par prendre comme un « non ».

BB CGTNous avons également reparlé de la souffrance des agents et de revendications telles que la mutuelle ou les parkings, sans noter de sursaut dans le tracé de l’EEG à ce moment là : aucune réaction… Apparemment, les revendications des agents ne suscitent guère d’intérêt…

Ensuite, nous nous sommes retrouvés à plusieurs pour aller interroger nos collègues du service « Entretien des Espaces Extérieurs » sur leurs conditions de travail lors du barbecue organisé par monsieur le maire à leur endroit. Nous l’ignorions, mais c’était à l’occasion de l’arrivée d’une machine neuve. Toujours est il que tout le monde était là à midi, sauf monsieur le maire, retenu par une inauguration jusqu’à 12 h 45… Nous espérons simplement que les agents n’auront pas eu à reprendre le travail à 13h15 comme à l’accoutumée. L’exactitude est bien la politesse des rois, pas des maires, et le personnel mérite sans doute d’attendre que le patron daigne arriver pour enfin passer à table après une matinée passée à nettoyer les rues…

Donc en l’état actuel des choses nous vous confirmons le débrayage de vendredi 16 octobre, de neuf heure à onze heure devant la mairie, auquel nous inviterons les citoyens à nous rejoindre pour la défense du service public.

Parce que question dialogue social on trouve que ça donnerait plutôt…

Tournesol RI