CHSCT DU 12 NOVEMBRE 2018 : PAS D’ABONNÉ AU NUMÉRO DEMANDÉ

Ci dessous, l’intervention préliminaire prononcée lors de la dernière séance du Comité Hygiène Sécurité Conditions de Travail (CHSCT), le 12 novembre 2018.


Mesdames et messieurs les représentants du collège employeur,

Mesdames et messieurs de l’administration.

Cette séance du CHS CT sera la dernière du mandat, et elle est très emblématique. Deux dossiers qui nous avaient été annoncés à l’ordre du jour son manquants. Une paille, il s’agit du rapport de la médecine du travail et de celui de la psychologue du travail. Il aurait d’ailleurs fallu nous les présenter de préférence lors de la séance commune du CT/CHSCT qui n’aura pour le coup pas lieu sous ce mandat.

Mais peu importe. Depuis quatre ans, malgré nos rappels à l’ordre, nos rappel au règlement intérieur, nos rappels à la loi, nous n’avons pas su obtenir l’écoute, les méthodes ou les résultats que le personnel est en droit d’attendre de notre instance. Mais à l’impossible, nul n’est tenu. C’est l’autorité territoriale qui a une obligation de résultat en matière de sécurité des agents, pas les élus du personnel.

Bilan des opérations :

En ce qui concerne les visites de services, non seulement vous mettez en place une nouvelle procédure, sans recueillir notre avis, qui a pour effet concret de mettre un terme à celles-ci, vous nous envoyez l’administration pour nous empêcher d’entrer dans les écoles et la police municipale pour nous empêcher d’entrer en RH… Ces visites sont statutaires l’autorité territoriale n’a pas le droit de nous interdire l’accès à tout lieu ou travaillent les agents. C’est d’autant plus grave du reste que vous connaissez l’état des agents, des services, des locaux et qu’en vous privant de ces visites auxquelles si peu d’entre vous ont participé au cours du mandat, vous vous privez d’un savoir qui vous serait utile et d’un lien entre les agents et leur employeur qui vous aurait enrichi.

De même prenons un exemple très parlant : les serres municipales ont été fermées et les agents relocalisés au mois de septembre dans des locaux d’une bien meilleure qualité. Quand a eu lieu la visite obligatoire de ces locaux pour avis du CHS CT ? Elle ne l’a pas été. Qui a pris cette décision ? Qui que ce soit, cette personne a privé l’instance d’un rapport positif et l’autorité territoriale des compliments du collège employés. Nous dénoncions l’état des serres dans un rapport de visite qui date de 2015. Encore une fois : aucun dialogue, aucune communication.

En ce qui concerne l’enquête sur les risques psycho sociaux, nous n’avons toujours aucune communication écrite de ses résultats. Autant dire qu’elle n’a pas eu lieu. Et nous dénonçons aujourd’hui le fait que la présidence a laissé l’administration prendre la main sur cette enquête et d’en dévoyer les résultats. En effet, les RPS servent maintenant de prétexte à l’administration pour demander des sanctions contre certains agents en CAP. Belle inversion de la réalité des choses.

Ce qui nous est présenté dans l’un des comptes rendus (en retard) n’est pas suffisant et nous ne sommes ni les uns ni les autres je pense, pas au courant des suites qui seront données à cette présentation. Cela aurait dû être présenté au Comité Technique, au Conseil Municipal, nous ne savons pas quand et nous ne savons pas pourquoi ça n’a pas été fait. Encore une fois, c’est notre instance qui a décidé de cette enquête, ni le Maire, ni la direction des ressources humaines, ni la direction générale des services. C’était donc à notre instance, collégialement d’être à la barre et de prendre les décisions. À aucun moment nous n’avons acté ou nous n’avons donné notre accord pour que cela revienne entièrement à l’administration. Ce fut pourtant le cas.

Nous, représentants du personnel, avons pris notre rôle au sérieux. Nous avons travaillé. Nous avons mené des actions, dont 39 visites de services que nous avons dû organiser nous-mêmes. Nous avons comptabilisé les arrêts de travail et d’ailleurs ceux-ci ne nous sont plus communiqués depuis le mois de Mars dernier. Nous avons transmis à la présidence de l’instance un bilan de nos interventions en septembre dernier. Celui-ci a-t-il été mis à l’ordre du jour ? Non. Quand nous l’avons signalé en écrivant à la présidence, avons-nous eu une réponse ? Non.

Et même par le passé quand nous avons fait des demandes de séances exceptionnelles, obligatoires du moment où la majorité des représentants du personnel les signaient, cela nous a été refusé, en dépit de la loi.

Et ce n’est pas le changement de présidence survenu en 2017 qui y a changé quoi que ce soit.

Pour quelle raison ? Voici comment nous le percevons : vous n’êtes pas ici pour tenir compte de la parole du personnel, et surtout pas de celle de ses représentants. Vous n’êtes ici que dans l’idée d’entretenir au frais du contribuable villejuifois, et largement vu le coût de l’envoi des dossiers en recommandé qui vient encore s’ajouter aux autres frais, une instance de dialogue social fantoche, une chambre d’enregistrement. C’est, pour tous les participants de cette instance, une perte de temps, car cela ne débouche sur aucune amélioration des conditions de travail ou de la sécurité du personnel de cette ville.

Les pratiques managériales mises en place, et qui poussent des agents, des chefs de service, des directeurs, des directeurs généraux adjoints et même l’ancien directeur général des services, vers d’autres collectivités, au placard, à la maladie ou au suicide ne sauraient être remises en cause, nous l’avons fort bien compris. Cela ne nous empêchera pas de les dénoncer, et nous entendons continuer à le faire. Elles sont, à notre avis, la première cause du mal être et de l’inefficacité dans les services. La culture de la violence et du secret sont contre productives, surtout quand elles sont appliquées à un personnel consciencieux, professionnel et engagé pour le service public.

La culture du mépris que vous avez érigée en règle tant au CHS CT qu’au CT ou dans les, le règne de la terreur qui s’est mis en place ces quatre dernières années et avance aujourd’hui au pas cadencé, sont toxiques, néfastes, et sont, je le répète la première cause de tous les dysfonctionnements de cette mairie. ET encore, s’il n’y en a pas d’avantage, c’est bien grâce aux agents et certainement pas grâce à tous ceux qui contribuent à les martyriser.

Alors que dire ?

Nous souhaitons à ceux du prochain mandat de pouvoir travailler dans des meilleures conditions.

Quant à la séance d’aujourd’hui… Ca n’est pas très compliqué :

Elle est illégale parce que, encore une fois, les comptes rendus ne nous ont pas été communiqués dans les temps. Savez-vous qu’il existe désormais une jurisprudence qui frappe de nullité les décisions prises si les comptes rendus sont communiqués hors délais ? De même, le REC aurait dû être présenté avant le 30 juin, devant le CT et non le CHS CT. De préférence en séance commune. Est-ce que cela a été le cas ? Non.

Et encore une fois, nous exigeons d’avoir une communication écrite des documents relatifs à l’enquête RPS auquel notre instance a seule la légitimité à avoir accès.

Nous vous souhaitons néanmoins une bonne fin d’après-midi.


A la suite de cette annonce, la séance a tout de même continué, dans un soucis des représentants du personnel de porter les inquiétudes sur la sécurité des agents. Les débats n’ont pas apporté grand chose, et aucun compte rendu de cette séance n’a été produit…

COMITE TECHNIQUE ET COMITE HYGIENE SECURITE ET CONDITIONS DE TRAVAIL

LETTRE OUVERTE AUX AGENTS DE LA VILLE DE VILLEJUIF

Nous tenons à vous informer des difficultés que rencontrent vos représentants du personnel qui siègent sur les instances Comité Technique (CT) et Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT).

Le 4 décembre 2014 lors des élections professionnelles, vous nous avez fait confiance en nous donnant vos voix pour vous représenter et défendre au mieux vos intérêts et conditions de travail.

Les représentants du personnel ont signé le 2 juin 2015 avec la représentante du maire, Mme Loudière,  le règlement intérieur instaurant les droits et devoirs des deux collèges ; employeurs et employés, pour un bon fonctionnement du comité technique. En effet, les organisations de service et une part importante des conditions de travail passent obligatoirement par cette instance de consultation.

Or force est de constater que l’employeur n’a eu de cesse pendant 4 ans de bafouer les règles et la loi obligeant les représentants du personnel à dépenser de l’énergie sur la forme des dossiers et non sur le fond.

En 4 ans, nous avons eu :

  • Des dossiers incomplets (pas d’organigramme, profils de poste absents ou obsolètes,…) ;
  • Aucune de nos demandes de sujets à inscrire à l’ordre du jour ne sont prises en compte ;
  • Des créations de poste qui ne passent pas pour avis en comité technique ;
  • Une durée exponentielle des comités techniques passant d’une demi-journée à une journée entière et se prolongeant en soirée ;
  • L’absence d’information aux agents des avis donnés par le CT ;
  • L’absence d’information aux agents du changement de leur profil de poste ;
  • L’absence de transmission du nouveau profil de poste à l’agent ;
  • Aucune information, par une communication écrite aux membres du CT des suites données aux propositions et avis de celui-ci dans un délai de deux mois comme le prévoit la loi
  • Des règlements de compte incessants entre élus de la majorité ;
  • La présence imposée de cadres de la haute administration qui n’ont pas à siéger en CT ;
  • Aucun dialogue avec les élus, l’administration répondant systématiquement à leur place ;
  • Les agents mis en cause en permanence, c’est leur faute s’il y a des dysfonctionnements ;
  • Une réorganisation de l’administration incohérente et incomplète ;
  • Refus depuis 3 ans d’avoir un CT spécifique sur les ressources humaines ;
  • La non communication des rapports sur les moyens budgétaires consacrés aux personnels ;
  • Refus de réunir le CHS CT à la seule demande des élus du personnel –voire à la demande de membres de deux collèges – après des alertes pour danger grave et imminent ;
  • Convocation de la commission d’ordre du jour en dehors des heures de travail…

 

Clairement, aujourd’hui, l’employeur n’hésite plus à faire fi de ses obligations légales en matière de dialogue social, à  les contourner ou à les ignorer.

Nos espoirs d’amélioration lors du changement de présidence des instances en mars 2017, ou de l’arrivée d’un nouveau directeur général des services ne se sont pas concrétisés. Au contraire, la situation n’a fait que se dégrader.

Aujourd’hui, nous recevons une convocation pour un comité technique le 2 juillet alors que le règlement intérieur stipule qu’aucun CT ne peut avoir lieu en juillet et août. Nous avons écrit pour dénoncer la non recevabilité de ce CT mais l’employeur s’entête à le maintenir. Nous nous voyons refuser la concertation avec les agents du service entretien dont le dossier passe en CT.

Nous disons STOP ! Nous exigeons qu’une réunion s’organise en urgence avec l’employeur pour régler toutes ces difficultés et permettre au comité de jouer son rôle : rendre des avis sur les questions se rapportant à l’organisation et au fonctionnement des services de façon générale.

Ces transgressions constituent une atteinte aux libertés syndicales, mais également aux droits de tous les agents de la ville.

Tant que nous n’obtiendrons pas de rencontre et l’engagement d’une amélioration concrète nous ne siègerons plus en comité technique.

Nous restons bien entendu à votre écoute à tous ;

 

Les représentants du personnel siégeant au CT et au CHS CT.

 

CHSCT : CA CONTINUE A L’IDENTIQUE, CE QUI NE VEUT PAS DIRE PAREIL

Les séances du CHS CT se suivent et ne se ressemblent pas. C’est ça qu’il y a de bien dans la prévention : on ne s’ennuie jamais.

Nous avions laissé lors de la séance précédente la question du réaménagement de l’accueil de l’hôtel de ville. Après, avoir approuvé le compte rendu de la séance du 22 novembre 2016 – oui, oui, le 15 mai 2017 – nous avons donc examiné les plans et les rapports qui nous étaient proposés.

Ce qu’il faudra qu’on nous explique, c’est comment on peut en arriver là… Bien évidemment, les deux collèges sont d’accord pour que la mairie, ravagée par un incendie en novembre 2015, retrouve sa figure, son accueil, que les agents puissent travailler dans ces locaux dans de bonnes conditions. Après tout, l’accueil de l’Hôtel de ville n’est-il pas le cœur d’une mairie ? Et pourtant, et pourtant…

En l’absence de réponses aux questions que nous nous posons en matière de sécurité des agents installés dans les étages pendant les travaux, il nous est déjà difficile de nous prononcer. Nous n’avons aucun des avis obligatoires joints au dossier (celui de l’ACFI et de la médecine du travail, par exemple). Et quand nous demandons pourquoi l’Etat Civil est désormais dans une configuration d’Open-Space, on nous répond que ça ne change rien aux conditions de travail des agents, qui vont retrouver des bureaux à l’identique. Les plans montrent nettement le contraire… Il faudra donc demander à ce qu’on s’entende y compris sur la définition du mot « identique », qu’on réclame fermement une visite des locaux (obligatoire) préalable à la réouverture. Pas de chance, on apprendra après la séance que toutes les dates (travaux, réouverture, inauguration) sont déjà fixées. Les seuls qui ont été oubliés dans l’histoire, c’est le CHS CT. C’est vrai que la prévention, c’est pas très important…

Quitte à ce qu’on ne tienne pas compte de son avis, le collège employé vote contre à l’unanimité (5 voix). Une abstention et trois votes pour au sein du collège employeur…

Le point suivant était un bilan des opérations de déménagement, et bien sûr on nous dit que tout va bien. Grande absente des débats, la Police Municipale, puisqu’elle n’a pas reçu la visite de la Conseillère en Prévention ou de l’ACFI.

Ensuite, nous évoquons brièvement la Crèche des Guipons, sur laquelle nous nous entendons pour rester vigilant sur la santé des agents et la cohésion de l’équipe. De l’expertise extérieure que nous avons demandé en Juillet 2015, pas de nouvelles…

Et enfin nous évoquons le calendrier des visites obligatoires du CHS CT, proposé par le collège employé. Elles sont obligatoires, et nous n’en avions pas fait depuis la visite de l’Epi d’Or et du Cimetière. Le 3 mai, nous avons commencé avec la visite des Serres Municipales, et la visite du poste de Police Municipale était prévue pour le 16 Mai.

Bien sûr, sur ces dossiers, nous n’avions aucun écrit. On nous dira en séance « comme c’est vous qui avez demandé à ce que ce soit à l’ordre du jour, qu’est ce que vous voulez savoir ? »

C’est vrai, les séances du CHS CT ne sont plus pareilles que sous l’ancienne présidence. Par contre, le résultat est quasiment identique…

CHSCT : LE RETOUR ?

C’était pratiquement émouvant comme un baptême pour les nouveaux élus du collège employeur du CHS CT ce 19 avril dernier, et avec un ordre du jour plutôt lourd, sinon copieux… Deux points seulement à l’ordre du jour : la prévention du suicide suite au décès de Thierry Holveck et le syndrome du bâtiment malsain. Pour mémoire, plus de trente dossiers sont en souffrance.

Alors… Pour le premier dossier, disons simplement que la future enquête sur les risques psycho sociaux porte en elle de gros espoirs, puisqu’elle sera la seule mesure opposée à l’épidémie que tout le monde redoute. En l’attendant, le collège employé a formulé plusieurs propositions à l’exécutif pour apaiser la situation – si c’est encore possible. Elles ont été reçues avec un intérêt mitigé puisqu’il était demandé notamment des sollicitations directes et contradictoires des agents par certains élus. Les organisations syndicales avaient déjà alerté par une lettre ouverte sur la place et le rôle de chacun il y a plusieurs mois. Malheureusement rien n’y fait : il existe une défiance de l’exécutif face à l’administration et les agents sont considérés soit comme des pions, soit comme de potentiels saboteurs – comme l’affirmait d’ailleurs certains élus dans le communiqué de presse publié par dix-sept conseillers municipaux diffusé en mai 2016 – et pour lequel d’ailleurs nous attendons toujours des excuses. Ce ne fut pas à cette séance qu’elles vinrent… Toujours est-il que lorsque les agents avaient demandé la protection fonctionnelle qu’ils étaient en droit d’attendre de leur employeur, le maire avait refusé.

Les divisions au sein de l’exécutif furent évoquées aussi. Notamment, les prises de bec via les réseaux sociaux. La remise en cause systématique de la majorité municipale dont d’anciens membres demandent explicitement la démission du maire au prétexte qu’il est minoritaire sur la ville est du plus mauvais effet sur les agents. Heureusement on nous a annoncé que tout était réglé après le Conseil Municipal du 31 mars dernier. On espère que les nouveaux élus du collège employeur ne se sont pas laissés emporter par l’optimisme engendré par une récente prise de fonctions…

Puis vint le syndrome du bâtiment malsain. Alors là, on avoue  : on est encore moins convaincu par l’hypothèse selon laquelle la présence d’un espace fumeur l’extérieur du bâtiment serait responsable, même partiellement des symptômes qui tourmentent un grand nombre d’agents depuis maintenant treize ans. Et à la demande d’une vaste étude épidémiologique pour savoir, avec le recul, dans quel état de santé sont tous les agents qui ont eu à travailler dans ce bâtiment – dont nous soupçonnons qu’il cause des troubles durables – il sera répondu : « C’est trop compliqué ». Pourtant, la médecine du travail devrait avoir tous les dossiers des agents en question en main, non ? Le problème c’est qu’on a plus de médecin du travail (pour l’instant). Un peu de patience ? Les agents ont l’habitude…

En tous cas, on est loin d’en avoir fini avec cette problématique… Tant que l’exécutif se contentera de sous entendre qu’il s’agit avant tout de causes psychologiques, on ne saura jamais ce qui se passe. Et le meilleur moyen de ne pas se rendre compte qu’il se passe quelque chose, c’est surtout de regarder ailleurs…

Allez… C’était un coup d’essai et au moins la mécanique est relancée. Les élus du personnel avaient demandé le 8 et le 11 février la tenue d’une séance exceptionnelle et le maire avait refusé. Ca faisait donc plus de trois mois qu’on attendait cette séance. Pour notre peine, on reviendra constater que l’enquête sur les risques psycho sociaux (demandée par nos soins dès le début 2016, et votée en CHS CT le 15 mars 2016) va peut-être enfin commencer, annoncée pour la séance exceptionnelle du 5 mai. Même si les représentants du personnel, en dépit de l’obligation d’associer le CHS CT à toutes les étapes de la démarche, ont été arbitrairement écartés du choix du prestataire. On parlera le même jour de la remise en état du hall de la mairie ! Espérons que nous aurons l’expertise sur l’habitabilité du bâtiment pendant les travaux demandée il y a déjà longtemps. Réaliser des travaux lourds et générateurs de poussières potentiellement toxiques dans un site occupé, ça ne se prévoit pas à la légère, du moins l’espère-t-on.

Et puis on aura une séance régulière (par opposition à exceptionnelle) le lundi 15 mai et là on fera carrément un point sur les déménagements des services, la crèche des Guipons, le calendrier des visites obligatoires qui n’ont plus lieu depuis plus d’un an, et on aura enfin le compte rendu de la séance du 22 novembre…

A ce rythme là, on va même finir par rattraper l’Arlésienne…

 

26 JANVIER 2016 : TOUS EN GREVE !

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Depuis le temps qu’on attendait que le point d’indice soit remis en débat, c’est le moment où jamais de donner de la voix et de porter haut nos exigences, pour un service public de qualité, contre les baisses de dotation de l’état et pour une revalorisation du point d’indice qui compensera les 15% de perte de pouvoir d’achat subis depuis 2000…

Calendrier des Comités Techniques et du CHSCT à la mairie de Villejuif…

Nous nous étions engagé sur ces colonnes  à vous donner régulièrement des nouvelles des Comités Techniques et du CHSCT.

Nous avons reçu récemment le calendrier de ces instances pour l’année 2016.

Inutile de préciser qu’il a fallu batailler un peu pour l’obtenir.

Séances du Comité Technique :

  • 25 janvier 2016.
  • 16 février
  • 5 avril
  • 10 mai
  • 11 octobre
  • 13 décembre

Séances du Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail :

  • 15 mars
  • 15 novembre

Séance Commune CT / CHSCT

  • 21 juin

Nous connaissons d’ores et déjà l’ordre du jour des deux premières séances :

Le 25 Janvier :

  1. Validation du Compte Rendu du 2/06/15
  2. Validation du Compte Rendu du 11/09/15
  3. Validation du Compte Rendu du 08/12/15
  4. Réorganisation de l’Administration – présentation du nouvel organigramme des services municipaux.
  5. Revalorisation du Régime Indemnitaire de la Police Municipale.
  6. Réorganisation de la Direction du Développement Territorial et Métropolitain.
  7. Tableau des Effectifs
  8. Questions diverses.

Le 16 février, les points retenus en commission d’ordre du jour (mais à confirmer selon l’avancement des dossiers) sont pêle-mêle et dans le désordre : approbation du CR du 8 décembre, Rapport sur la Création des Services Propreté, Nature en ville et création d’un poste Agenda 21, Rapport sur la création de la mission Taxe Locale Publicité Extérieure (TLPE), Rapport sur le Centre Social Eugène Candon et la Maison des Parents (fusion des deux services), Rapport sur le livret d’accueil et règlement du portage des repas, Etat des lieux pour les secteurs Jeunesse et ludomobile, Etat des lieux sur le nombre de CDD, Etat des lieux pour le Service Formation.

 

Elus CT

Pendant ce temps là, le CHSCT continue de travailler. Vous pouvez le saisir à tout moment (par mail en cliquant sur ce lien) comme ne se sont pas privés de le faire les agents concernés par l’incendie de la mairie. Un travail est aussi mené en ce moment conjointement avec l’administration sur les procédures en cas d’agression, le droit de retrait, et sur la création d’une commission des risques psycho sociaux.

Capture

Les autres territoires s’installent aussi…

20160112 - Tract 15 janvier

La métropolisation impacte toute la région parisienne ! Soyons nombreux pour manifester notre désapprobation à l’installation des territoires et porter nos revendications pour la défense du service public et du statut des fonctionnaires territoriaux !

Décidément, le calendrier de Janvier 2016 est très, très chargé…

ASSEMBLEE GENERALE DE RENTREE !

20151216 - Tract Rassemblement v3

 

Un premier rendez-vous qui laisse augurer du mouvement de grève du 26 ! Soyons nombreux, car les sujets à aborder le sont également !

Nous ne signerons pas de protocole d’accord…

12345413_1537501943238100_7935271504941597277_nDans la nuit, la prolongation de l’avenant à la convention du CASC pour huit mois a été votée.

Hier, nous avons reçu un ultimatum de notre employeur nous enjoignant de signer le protocole d’accord, sinon…

En préambule à cet ultimatum, monsieur le maire nous avait indiqué qu’il se refusait à changer un mot du protocole d’accord.

Le matin même, s’était tenue une réunion sur le service propreté et espaces verts au cours de laquelle sous les yeux même du secrétaire général de l’UGICT, les cadres ont été désavoués, insultés et menacés. Certains agents, eux, se plaignent de ce qu’on leur imposera désormais un travail du dimanche plus fréquent.

Dans ces conditions, comment signer un protocole d’accord qui se veut garant de ce que les personnels seront protégés des « risques psycho-sociaux » et de la continuité de l’action sociale et culturelle vers les agents ? Il indique en préambule qu’il souhaite un dialogue social « apaisé », mais dans les jours qui suivent cette déclaration, il invective les cadres devant leur personnel et les désavoue, tout en imposant des mesures qui vont à l’encontre de ce qu’il a lui-même annoncé.

Nous ne pouvons plus longtemps tolérer ce ton et ces méthodes. Ni les ultimatums, ni les menaces, ni la violence.

De tous les services, de toutes les directions, nous remontent des échos de décisions prises à l’emporte pièce, de concertations menées dans un silence assourdissant. Les agents souffrent des orientations peu claires, des directives contredites, de mesures à la limite de la légalité… Leur professionnalisme est mis en cause, et la valeur de leur expérience n’est pas reconnue.

Dans le même temps, une fois de plus, on nous demande de nous asseoir sur le règlement intérieur des instances et de siéger à un Comité Technique sans qu’ait été convoquée une commission d’ordre du jour. Alors même que le premier engagement que nous avions reçu du maire était que les instances seraient désormais respectées…

Chaque jour, les agents d’entretien des écoles nous signalent que les situations qu’ils connaissaient avant la mise en œuvre – censée tout résoudre – du marché permettant à une association d’insertion d’envoyer du personnel en renfort se reproduisent. La fréquence est sans doute moindre, mais les conditions de travail restent inchangées sur le long terme. Au moins la pénurie des produits a été résorbée…

Et cela vient s’ajouter à toutes les raisons qui faisaient déjà que nous ne pouvions pas signer ce protocole d’accord en l’état.

Au premier janvier 2016, nous entrons dans la métropole. Dans le courant du mois, les négociations entre le gouvernement et les syndicats sur la revalorisation de notre point d’indice commencent.

Décidément, nous ne pouvons pas nous permettre de signer un protocole d’accord qui joue en notre défaveur. Plus que jamais, nous nous devons de respecter les décisions prises collectivement par le personnel. Plus que jamais, nous devons tenir haut notre exigence de fournir au public un service de qualité.

Parce qu’on ne peut pas taper sur les fonctionnaires, sans taper sur le service public. On ne peut pas les réduire eux, sans réduire le service public.

Mettre un terme au conflit, rentrer chez nous avec la satisfaction d’être arrivé à un compromis… Nous aurions bien voulu.

Mais c’est impossible. Parce que même avant qu’il soit signé, ce qu’il annonçait est contredit, et le sera encore demain.

Rassemblement

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Pas ridicules les agents de Villejuif, à la veille des congés de fin d’année et devant deux cars de policiers un peu surpris d’avoir été déplacés pour ça…

Encore une fois nous avons cherché à faire entendre nos revendications et nous avons alerté sur les négociations à venir de la valeur du point d’indice et l’arrivée de la métropole…

On passe de bonnes fêtes et on s »en reparle…