26 JANVIER 2016 : TOUS EN GREVE !

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Depuis le temps qu’on attendait que le point d’indice soit remis en débat, c’est le moment où jamais de donner de la voix et de porter haut nos exigences, pour un service public de qualité, contre les baisses de dotation de l’état et pour une revalorisation du point d’indice qui compensera les 15% de perte de pouvoir d’achat subis depuis 2000…

Les autres territoires s’installent aussi…

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La métropolisation impacte toute la région parisienne ! Soyons nombreux pour manifester notre désapprobation à l’installation des territoires et porter nos revendications pour la défense du service public et du statut des fonctionnaires territoriaux !

Décidément, le calendrier de Janvier 2016 est très, très chargé…

GOODYEAR. Prison ferme contre 8 syndicalistes

goodyear_1Huit salariés de Goodyear, condamnés à  9 mois de prison pour la séquestration, pendant trente heures, de leurs cadres. Les victimes ont retiré leurs plaintes. C’est le procureur de la république qui maintient la pression. 1173 emplois étaient en jeu dans ce conflit social…

C’était facile de rater l’info qui n’a pas fait la une. Pourtant, au même titre que les attentats du 13 novembre, ou ceux d’il y a un an contre Charlie, la décision de justice qui frappe ces huit militants de la CGT est une atteinte contre notre démocratie, contre notre liberté à tous. Elle est d’autant plus grave qu’elle n’émane pas de terroristes, mais d’un état qui veut bâillonner son peuple.

Ce sont les droits des salariés, les droits des travailleurs, qui sont attaqués. Ce qui est condamné, c’est le droit de lever le poing et de dire qu’on ne lâchera rien, de se battre pour son gagne-pain.

Ce n’est pas seulement grave pour nous autres syndicalistes. C’est grave pour tout le monde. C’est un fondement de la démocratie qui s’en va en prison, qui est condamné lui aussi. Parce que la démocratie, c’est le débat, c’est le droit à dire, c’est la possibilité de ne pas se résigner, c’est le devoir d’insurrection quand une situation devient trop injuste.

A Villejuif, nous avons coutume de dire : « On lâche rien ni personne. » Nos pensées vont aux condamnés de Goodyear, et notre colère grandit. Quel est-ce régime dans lequel nous ne nous reconnaissons pas ? Ce régime qui permet qu’on licencie trois mille personne mais ne supporte pas qu’on arrache une liquette ? Ce régime qui permet qu’on délocalise, qu’on dépouille l’économie du pays, mais pas qu’on manifeste ? Qui peut s’y reconnaître ?

On lâche rien. On lâche personne. On ne lâchera pas non plus notre droit à l’ouvrir, à nous défendre. Notre liberté.

La démocratie, c’est quand le peuple est souverain, pas quand il est soumis à la loi du pognon, pas quand il est contraint à une suite de résignations, de renoncements à ses libertés.

La démocratie, on la défend ou on la perd.

Le gouvernement devra rendre compte !

mardi 12 janvier 2016

Communiqué de presse commun CGT, FNIC CGT, UD 80, UL AMIENS Z.I., SYNDICAT CGT Goodyear

Les 7 longues années de lutte des salariés de Goodyear, face à la multinationale, ont été marquées de conflits durs et âpres avec un patronat violent ayant recours à des vigiles, des hommes de main omniprésents dans les ateliers, l’entreprise, pour faire peur, faire taire les salariés et leur faire accepter la fermeture de leur usine.

Toutes les plaintes des militants CGT Goodyear pour que le droit du travail, la santé des salariés soient respectés, ont été déposées au commissariat, transmises au Procureur de la République ; mais mises au panier et classées sans suite.

Après 7 années de combat, un accord est signé entre la direction et la CGT, avec des dimensions sociales et l’abandon de toutes les procédures judiciaires à l’encontre des militants CGT.

Le Procureur de la République, sans doute soutenu par sa hiérarchie, voire le 1er Ministre, décide seul de poursuivre l’action devant les tribunaux contre 8 militants CGT. Il demande au juge de condamner ces 8 militants à 24 mois de prison dont la moitié ferme. Le juge vient de prendre la décision de suivre le pro- cureur en condamnant 8 représentants des salariés de Goodyear à 24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 années de mise à l’épreuve.

Défendre les intérêts des salariés devient ainsi un délit aux yeux de ce pouvoir qui prétend rendre justice dans le pays ! Justice à soi-même, puisqu’il n’y a plus aucune plainte de la société Goodyear, ni de quelconque !

POURQUOI TANT DE HARGNE CONTRE LA CGT ?

C’est la première fois dans l’histoire de la République que, sous un gouvernement dit « de gauche », de telles peines sont infligées à des syndicalistes. Le gouvernement devra rendre des comptes aux salariés, à la population, aux électeurs le moment venu.

Le gouvernement est responsable de la justice de son pays ! Une justice qui place le militant syndical au rang de délinquant est une justice de classe.

Le contexte actuel qu’utilise le gouvernement de « l’état d’urgence » ne justifie pas la mise en cause de l’activité et de l’action syndicales. Cette décision est un choix politique répressif contre les droits et liber- tés des citoyens à se défendre dans leur travail avec les syndicats, ce que dénonce la CGT depuis l’instauration de « l’état d’urgence ».

LA CGT, TOUTE LA CGT, NE LAISSERA PAS EMPRISONNER SES MILITANTS !

Si le gouvernement veut déclarer la guerre au syndicalisme CGT, il devra en assumer les conséquences.

Toute la CGT, tous ses militants avec les salariés et tous ceux, pour qui la justice n’est pas un instrument politicien, sont appelés à organiser la riposte.

L’APPEL CONTRE CETTE DÉCISION EST ENGAGÉ ET DÈS MAINTENANT, PARTOUT, DES COMITÉS DE DÉFENSE POUR LES DROITS ET LIBERTÉS DOIVENT ORGANISER, RASSEMBLER, MOBILISER L’ENSEMBLE DES SALARIÉS, DE LA POPULATION CIVILE POUR LE RESPECT DES DROITS ET LIBERTÉS INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES.

Montreuil, le 12 janvier 2016

Ce que le FN pense vraiment des fonctionnaires…

1430496851Même si la plus récente échéance électorale est passée, il nous semble important de faire cette petite piqûre de rappel. Après tout, c’est l’hiver, et on doit se vacciner contre les maladies récurrentes… Et des élections il y en aura de nouvelles en 2017…

 

Article paru ici.

Agents de la Fonction publique territoriale, voilà ce que le FN pense vraiment de vous

A l’occasion des élections régionales, en tant que première organisation syndicale dans la Fonction publique territoriale, la CGT vous informe sur la réalité des prises de position et pratiques du Front national :

« Je pense qu’il faut limiter la fonction publique territoriale parce qu’il ne
m’apparaît pas qu’elle serve à la population »
(Marine Le Pen, BFM TV – 25 mars 2011).

Il faut absolument réduire massivement la fonction publique territoriale » (interview de M. Le Pen du 30 octobre 2011, Grand jury RTL/LCI/Le Figaro).

Les collectivités territoriales devront maîtriser leurs effectifs et présenter chaque année au préfet de leur département pour les plus importantes d’entre elles (régions, départements, intercommunalités et communes de plus de 10 000 habitants) un plan impératif de réduction ou de stabilisation de leurs effectifs. » (Programme politique du Front National).

Le 21 février 2013, Marine Le Pen a critiqué l’annonce gouvernementale d’abrogation du jour de carence au motif que cette mesure « agrandirait la différence entre le privé et le public » (interview sur France 2).

En région PACA, dans le cadre de la campagne des régionales, Marion Maréchal Le Pen prône le non remplacement de départs en retraite de fonctionnaires territoriaux.

À Hayange, la municipalité frontiste ne remplace pas les départs en retraite.
À Beaucaire, elle remet en cause l’organisation du temps de travail du personnel communal. A Béziers, Fréjus et au Pontet, elle veut réduire les effectifs.

La solution pour obtenir satisfaction sur nos revendications, ça n’est pas l’extrême droite !

Pourquoi nous n’avons pas signé le protocole d’accord ?

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Malgré plusieurs échanges entre les personnels et l’employeur, vous, personnels réunis en assemblée générale le 8 décembre 2015, avez voté contre la signature de ce protocole, et pour cause :

Ce protocole ne permet pas aux agents de s’acquitter de leurs missions de service public dans des conditions satisfaisantes. Pire, il nous semble valider la remise en cause de ce service.

Voici les points majeurs de désaccords, qui permettront à ceux qui n’ont pu être présents lors de cette assemblée générale, d’en comprendre les raisons.

Qui plus est, force est de constater que ce protocole brosse sous le tapis la réalité du conflit, la réalité de la souffrance des agents et la piètre qualité du service qu’ils peuvent rendre dans des conditions de travail sans cesse plus précaires : effectifs réduits à une peau de chagrin, matériel manquant…

Vous trouverez donc des extraits du protocole qui devait être signé, et à la suite, nos explications. Vous détiendrez ainsi les arguments vous permettant d’expliquer à ceux qui s’interrogent, les raisons du maintien du mouvement.


Mais avant d’entamer l’explication de texte, les organisations syndicales tiennent à féliciter chacun d’entre vous de son courage face aux pressions diverses, de sa dignité et soulignent de la richesse des échanges et l’attachement à un service public de qualité à Villejuif. Le mouvement n’est pas fini ! le mouvement continue !!!


EXPLICATION DE TEXTE !

Rappel : Le protocole d’accord a pour but de mettre fin au conflit sur des engagements mutuels. Ainsi l’employeur s’engage sur des éléments négociés, le personnel s’engage lui, à cesser le mouvement social. Les engagements doivent donc être sans ambiguïté.

Nous demandions pour titre : Protocole d’accord de fin de conflit, suite au mouvement social débuté le 8 octobre 2015 

Avec le Rappel du contexte : Les agents sont épuisés, usés par le manque de moyens, dans un contexte sans organisation administrative claire dans lequel il est leur est demandé de fournir la même qualité de service public. La baisse importante des budgets alloués au service amplifie le sentiment de la dégradation des conditions de travail des agents.

Le Préambule de Monsieur le Maire propose :

« Il est convenu qu’il est impératif de repartir sur de nouvelles bases qui fixent de manière factuelle et dans la durée, les conditions d’un dialogue social apaisé qui doit se vivre au quotidien, avec des rencontres, mais aussi et surtout, dans le respect des instances paritaires, garantes d’échanges constructifs et de décisions, pour le moins comprises et pour le mieux partagées. »

Monsieur le Maire insiste sur le dialogue social. Il veut faire croire que ce conflit n’existe qu’entre lui et les organisations syndicales. Rappelons que le dialogue social est inscrit expressément dans le statut de chacune des trois fonctions publiques selon deux modalités : les organismes paritaires comme les commissions administratives paritaires, les Comités techniques paritaires, les Comités d’hygiène et de sécurité, les Conseils supérieurs de chacune des fonctions publiques.

Mais dans le cas d’espèce :

1°/ la question relative au respect des organismes paritaires, donc du dialogue social n’était qu’une des revendications. Il y avait toutes les autres, tout aussi importantes.

2°/ le conflit dépassait bien les organisations syndicales. Ce sont les agents qui ont souhaité se faire entendre, faire entendre leur ras-le-bol. Ce sont les agents qui parlent par la voix des organisations syndicales qu’ils ont élus, et qui leur rendent des comptes. Et donc doivent respecter la volonté des agents sans cesse sollicitée.

 « Ce protocole d’accord vise à clarifier la situation actuelle et à sceller des engagements à venir à travers des axes de travail et la concrétisation d’accords locaux dans le respect des règles nationales ».

Nos revendications étant très claires, le protocole n’a pas pour objet de clarifier la situation mais d’y mettre fin sur la base de négociations.

« Il fixe un échéancier pour chaque dossier afin d’arriver, au cour de la mandature, à démontrer qu’il est possible de réformer intelligemment tout en faisant profiter, au nom de l’intérêt général, d’avancées sociales pour l’ensemble des personnels de la mairie et du CCAS »,

Un échéancier fixe des échéances or nous n’avons que des périodes de début de chantier. Il n’y a pas d’échéances programmées et c’est bien là le risque de ne pas voir d’aboutissement. Par ailleurs, cette phrase nous annonce bien qu’il s’agit d’une réforme que la municipalité souhaite mener avec intelligence, en donnant de soi-disant avancées sociales au personnel, au nom de l’intérêt général !

Voyons ensemble les avancées sociales proposées :

« Le remplacement des agents qui quittent la collectivité (retraite, mutation, etc…) devra être chaque fois examiné en fonction du besoin pour assurer les missions à accomplir, de l’organisation du travail du service, il ne sera donc pas systématique ».

Dans 95 % des cas (sauf CDD qui ait sur une mission spécifique et dans une durée car répondant à un besoin ponctuel), le poste est justifié, le besoin existe sauf à penser que des agents occuperaient des emplois fictifs

Quid des agents manquants actuellement, dont l’absence crée des conditions de travail particulièrement difficiles pour les collègues présents ? Si une réponse est apportée pour les agents d’entretien à partir de 2 absents (cela est totalement acceptable si c’est occasionnel), qu’en est-il pour les autres services ?

« À ce titre, les agents recrutés en contrat à durée déterminée sur des postes vacants, permanents et durables, si leur manière de servir est satisfaisante, en fonction des évaluations, se verront examiner la possibilité d’être mis au stage.

L’employeur nous explique dans ce paragraphe, que si le poste est maintenu car nécessaire dans la durée, qu’il est vacant, que le contractuel donne satisfaction, il se donne la possibilité d’examiner une mise au stage.  Alors que toutes les conditions seraient remplies, il faudrait encore que ce soit juste une possibilité examinée ? Comment ? A la tête du client ?

« La carrière des agents : les avancements d’échelon, de grade, de promotion, se feront au temps minimal pour la majeure partie des cas , puis médian ou maximal en fonction de l’évaluation de l’année écoulée »

Serait-ce une avancée sociale dans l’intérêt général ? Et bien non, toujours pas ! Actuellement, les textes au sein de la mairie de Villejuif impliquent l’avancement à minima, sauf en cas de sanction ou de rapport. Signer ce protocole signifiait donner accord pour que l’avancement et la promotion se fassent dès cette année à la tête du client ! Et en tous cas moins bien que par le passé.

CASC

« Il est rappelé l’engagement qu’il y ait continuité de prestations d’activités sociales et culturelles pour les agents ; ceci sans rupture calendaire. La convention du CASC est prolongée jusqu’au 31 aout 2016, sur la base des négociations ayant eu lieu avec les représentants du CASC et l’adjointe au Maire chargée des ressources Humaines. Cette période permettra d’examiner les différentes offres avec les différents représentants en garantissant le meilleur accompagnement auprès des agents.

Serait-ce une avancée sociale dans l’intérêt général, que Monsieur le Maire nous accorde là, en s’engageant à ce qu’il y ait continuité de prestations d’activités sociales ? Encore raté, c’est la loi !

De quelles différentes offres parlent monsieur le Maire ? Nous ne sommes pas sans savoir que début novembre 2015, à un mois de la fin de l’avenant, le CNAS a surgi comme un diable sortit de sa boîte dans les négociations qui avaient cours avec le conseil d’administration du CASC depuis juin 2015. Nous avions déjà répondu à toutes vos exigences de diminution de la subvention, des heures de délégation et donné accord pour une convention de 2 ans au lieu de 3 ans. Ainsi, non seulement notre employeur veut administrer nos loisirs et culture, mais en plus nous devrions accepter avec le sourire cette prolongation de 8 mois au lieu de deux ans ! Et encore parce qu’ils ne pouvaient faire autrement eu égard aux engagements financiers pour l’année suivante déjà pris par le CASC. Celui-ci aurait pu se prévaloir en cas de non subvention, alors que les négociations duraient depuis 1,5 ans, d’un préjudice financier qu’il aurait pu réclamer devant un tribunal.

Le protocole fixe par ailleurs des groupes de travail, des périodes de début de travail, mais aucune de fin prévisionnelle. En cela rien de factuel dans la durée. Hormis celle de la durée du mandat dans le préambule.

Or, à titre d’exemples, quand il s’agit :

  • De souffrance au travail, les correctifs à apporter sont immédiats, car chaque mois qui passe fait son lot de victimes,
  • De régime indemnitaire : la réflexion doit s’achever au plus tard fin 2016 pour que les dépenses soient budgétisées sur l’année 2017, et que nous en voyons enfin le fruit sur nos salaires. Nous rappelons que la demande de travail de vos représentants syndicaux sur ce point remonte au 7 mai 2014 (1ère rencontre avec MLM). Depuis aucune somme n’a été budgétisée en 2015, et qu’aucune ne l’est pour 2016.
  • Le stationnement qui est une véritable problématique au quotidien pour les agents et qui grève leur budget de 140 € mensuel. Notre demande immédiate et provisoire en attendant de travailler à trouver une solution équitable pour le plus grand nombre, est d’identifier par un macaron ou autre les véhicules personnels des agents territoriaux afin de prévenir la verbalisation de la police municipale. Donc l’échéance du premier trimestre 2016 pour travailler à identifier par l’instance réunissant 12 directeurs, moins de 50 personnes qui seraient autorisées (selon quels critères ?) à se stationner sur le parking paysager, nous paraît être un déni des difficultés rencontrées par les agents.

Ainsi, le personnel a dit NON, le personnel souhaite le maintien de ce qui existe en termes de déroulé de carrière, de remplacement d’agent, de CASC… et ne pas revenir en arrière.

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10 Décembre 2015 : Rassemblement

Le 10 décembre 2015 au soir, les agents de la municipalité étaient devant la médiathèque en compagnie des Villejuifois, des directeurs d’écoles, des enseignants. Nous étions près de deux cent cinquante à avoir fait le déplacement malgré le froid et nous avons entendu les messages de soutien des syndicats d’enseignants, des associations de parents d’élèves, des directeurs d’école, le témoignage d’une agent des crèches qui a résumé les raisons de la colère du personnel : pas moyen de travailler correctement sans les effectifs et les moyens qui vont avec.

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Ci dessous, l’allocution prononcée par Vincent Ginsburger-Vogel (UGICT).

Chers collègues, Amis Villejuifois,

Nous sommes devant la mairie ce soir parce que le mouvement des agents territoriaux de Villejuif continue. Nadia vous a expliqué les raisons de notre colère. Nous n’avons pas obtenu satisfaction. Le protocole d’accord qui nous a été soumis se contente du minimum patronal (et celui du privé en plus).

Notre mécontentement est fondé et légitime. Si nous sommes en mouvement ce soir, ce n’est pas parce que nous sommes manipulés par quelque parti politique que ce soit.Nous avons commencé notre mouvement social le 8 octobre dernier et suspendu le 8 décembre. Et nous sommes furieux du peu d’écoute dont notre employeur, celui qui prétendait lors de sa campagne « Plus rien ne se décidera sans vous » a fait preuve depuis qu’il a été porté à la tête de la municipalité.

Nous déplorons le spectacle que donne sa majorité fragmentée qui fait tourner en girouette les agents. Un jour c’est noir, le lendemain c’est blanc sans compter au passage toutes les couleurs de l’arc en ciel. En poésie, c’est peut-être très joli, mais pour l’administration d’une collectivité, c’est un cauchemar.Nous n’en pouvons plus de la carence de projet global que ce fonctionnement à quatre têtes induit depuis maintenant bientôt deux ans. Nous avons le sentiment que plus rien n’avance, voire que tout recule.

Avons-nous été entendus ? Non.

Quand la seule réponse du maire dans la presse à notre refus de signer le protocole d’accord, c’est de prétendre que nous sommes manipulés par les communistes, nous pouvons désespérer : Il n’a rien compris ! Il n’a pas écouté ! Ce sont les agents qui décident, et ils disent « non », Monsieur le Maire, cela ne se négocie pas à quelque uns sur un bout de table, les agents ont voté, c’est ça la démocratie !

Alors nous allons continuer. Point par point. Nous allons reprendre le dialogue avec des gens qui ne veulent pas nous entendre,qui font semblant de ne pas comprendre. Qui ont décidé une fois pour toute que nous étions les pantins de leurs adversaires politiques. Qui pensent que nous mentons.Qui sont pétris de préjugés sur les fonctionnaires.Qui pensent que nous inventons la souffrance des agents. Oui, nous allons le faire.

Mais en attendant, nous donnerons à voir. Pas à notre employeur, qui nous méprise par principe quoi qu’il en dise. Mais à la population de Villejuif avec qui nous sommes ce soir, et à qui nous devons un service public de qualité. Alors nous suspendons la grève pour ne pas les pénaliser de cette carence de l’exécutif.

C’est pour Villejuif et ses Villejuifois que les politiques d’austérité, les restrictions budgétaires, la baisse des dotations de l’état et l’arrivée de la métropole vont être les plus dures. Elles nient les besoins des habitants de cette ville et leur désir de participer à l’administration de leur quotidien.

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Ensemble, avec les usagers des services, avec les Villejuifois, nous pourrons progresser et à terme, ramener le maire et ses adjoints à des positions plus raisonnables pour notre service public.

Le mouvement n’est pas mort, le mouvement continue. Nous informons les Villejuifois en diffusant des tracts. Nous allons poursuivre les actions et d’ores et déjà nous vous proposons de nous réunir pour manifester notre colère et notre ras-le-bol de ne pas être entendu devant la salle du Conseil Municipal le mercredi 16 décembre à partir de 19h00.

On lâche rien. On lâche personne.

On ne lâche pas le service public !

On ne lâche pas les Villejuifois !

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La presse en a parlé : 94Citoyens

S’il le faut, on le chantera…

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que nous avons eu le sentiment de le pas être entendu lors des divers rassemblements et manifestations que nous avons organisé depuis le 8 octobre 2015. Nous sommes maintenant deux mois plus tard, et malgré une timide tentative de négociation de la part de notre employeur.

Aussi nous espérons que pour le Conseil Municipal, juste avant Noël, les élus seront un peu plus disposés à nous entendre…

Qui sait ? C’est de saison de croire au Père Noël…

LE CHŒUR DES COMPLOTISTES…

ULB-Delwit-coco-affC’est fou ce qu’on peut lire sur les blogs et les réseaux sociaux de la part des intervenants dans le dialogue social de la mairie de Villejuif…

Le dialogue social est censé être un processus entre plusieurs parties, de bonne foi, qui se mettent autour de la table pour faire fonctionner une entreprise ou une collectivité. Sans cette bonne foi, le dialogue social est vain et ne peut se dérouler dans des conditions satisfaisantes pour aucune partie.

Notre problème est précisément là.

Quand le maire ou ses conseillers écrivent que les agents ne sont en mouvement que pour des raisons « politiques » ou « électorales » et refusent la signature du protocole d’accord pour ces mêmes motifs, ce n’est qu’une démonstration de ce que les organisations syndicales dénoncent depuis plus d’un an : le dialogue social à Villejuif, cela ne fonctionne pas. La souffrance réelle des agents, l’employeur ne l’entend pas.

Comment peut-on croire aujourd’hui, qu’un agent de la fonction publique territoriale, qui a perdu près de 15% de pouvoir d’achat depuis dix ans, qui a vu le point d’indice gelé depuis 2010, choisit de risquer son salaire pour le simple plaisir de faire chuter l’électorat du maire aux élections régionales ? C’est juste du délire.

De la théorie du complot.

Le fondement de la théorie du complot, dont les principaux fans sont habituellement les extrémistes de tout poil, quel que soit leur religion ou leur bord politique, c’est qu’elle n’est pas démontable. Parce qu’à partir du moment où il y a un complot, le seul fait qu’on tente de démontrer qu’il n’y a pas de complot prouve qu’il y a un complot… Et si on ne voit pas de complot, c’est sans doute qu’il y en a un mais que ses membres sont si adroits qu’on ne les voit pas. Et bien sûr, les comploteurs nient être des comploteurs, puisqu’ils complotent…

Comme disait Pierre Desproges : « Je sais maman, je suis paranoïaque… Mais c’est pas parce que je suis paranoïaque qu’ils ne sont pas tous après moi ! »

Et à partir du moment où il a été décidé (établi, même selon eux) que la personne qui est en face fait partie d’un complot et n’agit que dans le strict cadre qui lui permettra de réaliser son complot, alors il ne peut plus y avoir de dialogue. Et quand on accuse les agents et les organisations syndicales d’être « à la solde des communistes », c’est de cela qu’il s’agit.

Les agents ne sont pas en mouvement social aujourd’hui pour nuire au maire, ou pour poser la première pierre d’un édifice qui amènera au soulèvement de la population pour l’amener à la dictature du prolétariat… Les organisations syndicales demandaient depuis mai 2014 la constitution de groupes de travail autour de leurs revendications et ne l’ont obtenu que le 17 septembre 2015 à 22 h, veille de la rencontre du maire avec les agents. Aucune de ces revendications n’avait donc avancé entre temps – parmi lesquelles le stationnement. Les agents des écoles, des crèches, de la jeunesse, se plaignent depuis des mois du manque d’effectifs.

Il n’est pas faux de penser que le maire étant en campagne, cette opportunité de faire pression sur un candidat (et pas juste un employeur) a été saisie. Mais ça « c’est le jeu, ma pauvre Lucette ». Comme quand on est candidat, on s’applique à plaire. Pas étonnant dans ce cas là que les gens vous demandent de leur faire plaisir, ou au minimum vous exposent leurs demandes. Si tout s’était déroulé pour le mieux en mairie de Villejuif, comme s’y était engagé la nouvelle municipalité auprès des agents lors de sa campagne, il n’y aurait pas eu de mouvement du personnel… Si un protocole d’accord satisfaisant avait été présenté dès le 9 octobre, il n’y aurait plus de mouvement. Et à ce moment là, personne ne savait (ou presque) que monsieur Le Bohellec serait sur une liste aux régionales…

Les premiers à avoir crié au scandale (et hurlé au complot) quand il s’est présenté ont d’ailleurs été… Ceux là même qui aujourd’hui dénigrent le mouvement des personnels municipaux et font tout pour qu’il perdure, par exemple en venant troubler les négociations sur la convention du CASC, ou qui font la promotion du CNAS sur leur blog, ou qui quittent la séance commune du CT/CHSCT… En refusant de répondre à nos revendications, ils alimentent et la fureur des agents et la grogne contre le maire qui leur profite…

Alors où est la manipulation ? Sont-ce vraiment « les communistes » qui cherchent à manipuler la CGT et à retourner les agents contre leur employeur ? Ou bien certaines composantes de la majorité « Union Citoyenne » ruerait-elle dans les brancards pour mettre le maire en difficulté ? A moins que tout simplement les agents en aient assez d’aller au travail et de ne plus pouvoir s’acquitter correctement de leurs missions, faute de moyens ? Y a t’il un seul complot des communistes ? Ou bien un complot plus insidieux venant du sein même de la majorité municipale ? Pourquoi n’y en aurait-il qu’un seul ?

Le prochain Conseil Municipal devrait nous en apprendre plus… Ou pas…

COMPTE RENDU DE LA SEANCE COMMUNE DU CHSCT ET CT

Une ambiance un peu particulière pour ce CHSCT/CT… Tout d’abord, c’était la première séance du genre puisque ce type de travaux n’existait pas auparavant. Ensuite, le contexte rendait l’exercice assez compliqué… Madame Loudiére, adjointe au maire chargée des ressources humaines, étant absente a été remplacée au pied levé et même si le quorum était atteint, nous n’avons pu que déplorer l’absence d’un grand nombre d’élus siégeant normalement dans ces instances…

La séance commença donc par un comptage un peu laborieux des titulaires et des suppléants présents pour chaque instance (30 minutes), puis une déclaration des représentants du personnel sur le mouvement social et la dégradation des conditions de travail des agents. Et là, à notre grand étonnement, ce fut la direction générale qui répondit. Cherchez l’erreur ! Cela en dit long quand nous avions en face de nous des représentants de l’employeur… Pas un ne chercha à prendre la parole sur le sujet…

BB CGTCe fut une nouvelle fois que la question du fonctionnement des instances plus que des points réellement à l’ordre du jour, que les débats tournèrent. Les représentants du personnel demandent depuis plus de 8 mois maintenant que les informations soient transmises de façon lisible à tous les membres des instances, en respectant une procédure clairement établie, dans le respect des règlements intérieurs. Le ton du dialogue fut vite donné quand l’un des élus du collège employeur choisit de quitter la salle après vingt minutes de séance (c’est le même qui trouve que quand les organisations syndicales appliquent ce genre de méthode, ça fait perdre de l’argent à la collectivité).

Le quorum du collège employeur étant préservé, la séance continua sans lui et les personnes autour de la table purent s’entendre et constater qu’effectivement une carence existait et que c’était bien d’un dialogue employeur/employés qu’il devait s’agir et non pas d’un échange entre des élus (employeurs et employés) et la direction générale des services…

Les points à l’ordre du jour étaient :

1 et 2 / Approbation des comptes rendus du CT du 2 juin 2015 et du 11 septembre 2015 – Ils seront approuvés lors du prochain CTcar ne relèvent pas de l’instance commune CHSCT-CT.

3/ Tableau des effectifs – Ce dossier n’a pu être voté, le dossier était incomplet (entre autres aucune données sur les effectifs du CCAS) et des chiffres donnés d’une page à une autre quin’étaient pas les mêmes. Il a donc été reporté.

4/ Procédure de droit de retrait – Ce dossier se contentait de rappeler la procédure prévue par la loi, il n’a donc pas été voté car on ne vote pas la loi – mais l’idée de diffuser la procédure en cas de droit de retrait est approuvée.

5/ Modification du règlement intérieur – Ce dossier visait à permettre à la Directrice des Ressources Humaines de siéger dans les instances. N’émanant pas de la moitié des membres d’un des deux collèges, comme prévu par le règlement intérieur, cette demande de modification a été rejetée.

6/ Point d’information : Pilotage de la Commission RPS : Nous demandions la mise en place de la commission, nous avons eu la surprise d’apprendre la mise en place d’un groupe de travail. Les élus du personnel ont rappelé que cette commission est une obligation depuis mars 2014 et que l’instance CT/CHSCT aurait dû être le lieu où était étudiée sa mise en place.

7/ Point d’information : Reclassement et Commission de Mobilité. Nous remercions la directrice des ressources humaines pour sa présentation, très lisible. L’exercice n’était pas facile car elle est arrivée depuis 3 mois et n’avait pas connaissance de la procédure des reclassements de 2013/2014.

8/ Point d’information sur la situation dans les services : CMS Rouquès et Service Ludothèque Mobile. Les élus du collège employés CHSCT concluent qu’ils restent vigilants dans le suivi de ces services particulièrement éprouvés.

T12, METROPOLE GRAND PARIS…

20151208 - Grand Paris

Les syndicats CGT des agents territoriaux du T10, T11 et T12 se sont réunis depuis le mois d’octobre pour mettre en place une plateforme revendicative. Celle-ci sera présentée en Assemblée Générale le 16 décembre 2015 à la maison des Syndicats de Créteil.

Là encore, soyons nombreux !

La Métropole c’est une incertitude totale quant au sort du service public et des agents de la fonction publique territoriale, une réforme d’ampleur, passée sans consultation des citoyens ou des personnels, un véritable déni de démocratie imposé par le plus petit nombre au plus grand.

C’est une menace sur l’emploi public, le service public, et un rouage de plus des politiques d’austérité menées par les gouvernements au profit des banques et de la sphère privée ! Qui en pâtira ? Tous ceux qui n’ont pas été consultés !

Quel avenir pour l’île de France ? Quel avenir pour les départements ? Quel avenir pour les communes ?

A Villejuif, c’est justement le 16 décembre que le Conseil Municipal désignera ses représentants au Conseil du Territoire.

Faisons savoir notre inquiétude, exigeons des réponses !

Faisons entendre aux politiques que c’est à force de décider sans leurs électeurs, sans la population, que celle-ci se désintéresse de la chose politique ou choisit des partis démagogues !