ON SE DONNE RENDEZ-VOUS LE 31 ?

L’annonce de l’augmentation du point d’indice – mais sans qu’on nous dise ni quand, ni combien – par Amélie de Montchalin la semaine dernière sentait fort la promesse de campagne. Vous savez ? Celles qui n’engagent que ceux qui y croient…

Par contre, l’augmentation du temps de travail induite par la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019, est déjà bien avancée, puisque les collectivités qui refusaient de l’appliquer sont passées en jugement le 24 février et ont simplement obtenu un délai de 4 mois pour l’appliquer.

Les négociations avec l’employeur pour les mettre en place ont commencé la semaine dernière, et se poursuivent sur tout le mois d’avril. Nous en tiendrons informés les agents de la ville, qui seront consultés sur la question.

Mais on est tous d’accord : -20% de pouvoir d’achat pour nous, un dégel qui ne sera jamais à la hauteur, une augmentation du temps de travail, la remise en cause du statut, notre mise en concurrence avec des contractuels, la possibilité accrue de transférer nos missions au privé…

Le 31, on y va tous, non ?

RENDEZ VOUS A 13 H 
Pour un départ commun,
au 21 Rue Sévin !

 

AUGMENTATION GENERALE

Mesdames les Ministres,

Le 27 janvier 2022, la Confédération Générale du Travail a décidé d’appeler l’ensemble des salariés du privé et du public à faire grève que pour leurs revendications salariales soient entendues et mises en œuvre par votre gouvernement. Dans tous les secteurs, l’austérité salariale est de plus en plus insupportable. Il en va de même pour les fonctionnaires territoriaux dont les rémunérations sont bloquées depuis douze ans à cause du gel du point d’indice, que vous avez décidé de maintenir.

Dans le même temps, les mesures de la loi dite de transformation de la fonction publique s’appliquent : vol des congés (passage aux 1607 heures), lignes directrices de gestion de l’austérité, codification de notre statut et liquidation de la fonction publique de carrière, remise en cause de nos instances paritaires… La loi dite de transformation de la Fonction publique entend bien changer la nature de la Fonction publique territoriale, et le gouvernement utilise des moyens de grande ampleur afin d’atteindre ce but. Nombreux sont celles et ceux qui considèrent que ce n’est pas au virus que leprésident Macron a déclaré la guerre, mais aux services publics territoriaux et aux agents chargés de les mettre en œuvre ! Cela d’autant plus que les personnels ont toujours répondu présent, avec sérieux, professionnalisme, abnégation dans le cadre de la lutte contre les conséquences de la pandémie de COVID-19.

Les raisons de la colère ont atteint leur pleine maturité ! Vous le savez, les mobilisations ont été massives dans les filières du médico-social le 7 décembre et le 11 janvier, dans la filière de l’animation les 14 et 15 décembre avec une participation significative des ATSEM, ou encore contre le passage aux 1607 heures, la remise en cause du droit de grève, et l’ensemble des dispositions de la loi de transformation de la fonction publique.

Dans ce contexte, la fédération CGT des Services publics a décidé de relayer dans son champ de syndicalisation l’appel à la grève de notre confédération pour la journée du 27 janvier. Nous envisageons cet appel à la grève comme la continuité des récentes mobilisations et comme une étape dans le processus de mobilisation des territoriaux.

Nous appelons les fonctionnaires territoriaux, agents publics, contractuels, du champ territorial, salariés des offices de l’habitat, des entreprises de l’eau, de la thanatologie à faire grève le 27 janvier :

  • Pour le dégel du point d’indice et son augmentation immédiate de 10% ;
  • Pour le rattrapage de toutes les pertes accumulées depuis 12 ans ;
  • Pour la réaffirmation de la valeur du point comme élément essentiel du traitement et du calcul de la retraite ;
  • Pour des NAO dans les offices de l’habitat et les entreprises de l’eau avec revalorisation du minimum salarial à 2000 euros et augmentation générale de l’ensemble des rémunérations.

    Ainsi que :
  • Pour l’abrogation de la loi de transformation de la Fonction publique dans sa totalité et dans toutes ses déterminations, ce qui passe par l’annulation des ordonnances qui en sont issues ;

  • Pour le retrait du projet de loi 3 DS, dont la « différenciation » des droits est l’objectif principal ;

  • Pour 10% de temps de travail en moins, ce qui passe par le rétablissement de tous les accords sur le temps de travail passés avant 2001 ;

  • Pour une augmentation de 10% des effectifs de la Fonction publique ;

  • Pour une stricte égalité des salaires entre les femmes et les hommes ;

  • Pour en finir avec l’état d’urgence dit sanitaire et ses mesures liberticides et coercitives ;

  • Pour la défense et le renforcement des Services publics locaux et l’arrêt de tous les processus de privatisation ;

  • Pour l’abrogation du jour de carence.

Afin de permettre à l’ensemble des agents de notre champ syndical d’exprimer leurs revendications et de se mobiliser par la grève et les manifestations, la fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 à 24 heures pour la journée du jeudi 27 janvier 2022.

 

fdsp_cgt_preavis_de_greve__27_01_2022

PRÉAVIS DE GREVE POUR LES MOIS DE NOVEMBRE ET DECEMBRE

La situation des agents de la ville continuant de se dégrader malgré nos alertes répétées, nos organisations appellent une nouvelle fois à la grève.

Pas une semaine sans que nous n’apprenions une mise au placard, l’agression d’un agent, une sanction imméritée… La politique de répression qui fait de la sanction disciplinaire un « levier de management » et qui piétine le droit des agents se renforce et s’amplifie. Et c’est sans parler des injonctions contradictoires, des réorganisations non concertées et non validées pas le comité technique… L’effet sur un corps déjà meurtri par les Risques Psycho-Sociaux, fragilisé, est catastrophique.

Les alertes des représentants du personnel au CHS CT sur ces thématiques sont systématiquement ignorées.

Aussi, vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • Le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • Le subventionnement du CASC,
  • Une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • La suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • Une négociation sur la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents, celle-ci n’ayant jamais eu lieu avant le passage en comité technique,
  • Une meilleure participation à la restauration des agents,
  • Et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale, et le respect de la procédure disciplinaire.

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique, de la Réforme des Retraites et de la Réforme de l’Assurance Chômage.

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.
  • Le passage à un système de retraite par points.
  • La suppression de l’observatoire de la pauvreté.
  • Le nouveau système de prise en charge de l’assurance chômage.

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées du 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30 Novembre et 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 décembre 2019 inclus..

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

 

20191023 – preavis de greve 5 dec 19 au 5 janv 20

20191104 – Préavis Novembre Décembre

 

Le dégel du point d’indice a été obtenu par la mobilisation.

ACapture l’occasion du rendez-vous salarial ce jeudi 17 mars, la ministre de la Fonction publique vient d’annoncer le dégel de la valeur du point d’indice.

Cette annonce importante marque la fin d’une période inédite de près de 6 ans de gel de la valeur du point. Cette rupture est à mettre au crédit de la mobilisation des agents de la Fonction publique et de leurs organisations syndicales. Avec les personnels, la CGT s’en félicite.

Cela étant dit, si on la rapporte aux pertes accumulées ces dernières années (6 % depuis 2010), l’augmentation annoncée – 0,6 % en juillet 2016 et 0,6 % en février 2017– est d’un niveau notoirement insuffisant au regard de la situation salariale des agents et des besoins de l’économie en termes de relance par la consommation. Les agents de la Fonction publique ne peuvent rester la variable d’ajustements budgétaires des injustes politiques d’austérité. Un service public efficace, au service d’une population en augmentation constante, implique aussi une reconnaissance par la rémunération de ses agents. Les déroulements de carrières des agents de la Fonction publique ayant connu un net ralentissement, il est infondé et malhonnête d’affirmer qu’ils ont bénéficié d’augmentations significatives du pouvoir d’achat pendant la période du gel du point d’indice. Pour la CGT, une augmentation significative du point d’indice, cumulée à un rattrapage des pertes accumulées, restent les revendications fondamentales après ces presque 6 années blanches. La ministre doit donc revoir sa copie et revenir avec des propositions réellement ambitieuses.
Dans ces conditions, la CGT appelle les agents de la Fonction publique à poursuivre la mobilisation.
A cet effet, elle a déposé un préavis de grève du 17 au 31 mars, permettant aux agents de participer aux actions organisées durant cette période

La CGT appelle à une semaine d’initiatives revendicatives sur les salaires du 21 au 25 mars.
Elle appelle à une journée de grève massive le 31 mars dans le cadre de la bataille pour un renforcement des droits des salariés et donc pour le retrait du projet de loi El Khomri et d’ici là à amplifier la mobilisation notamment le 24 mars.

Enfin elle se prononce pour une journée de grève et de manifestations dans la Fonction publique durant le mois d’avril, journée qu’elle souhaite construire dans l’unité la plus large.

Montreuil, le 17 mars 2016