EGALITE FEMME HOMME, C’EST PAS GAGNE…

Le rapport égalité femmes-hommes a été présenté lors du dernier conseil municipal… On en apprend des choses…

La problématique a été abordée lors de la présentation du Rapport sur l’Etat de la Collectivité, lors d’un précédent Comité Technique et au CHS CT du 12 novembre dernier.

Et c’est pas reluisant : l’écart salarial entre les hommes et les femmes se creuse à la mairie de Villejuif. On a beau nous expliquer que tout est normal, que c’est lié au départ en retraite de femmes cadres, et que donc ça va se corriger tout seul, cette explication est parfaitement incomplète – voire un peu hypocrite.

Les faits sont les suivants : femmes représentent 63,4 % des effectifs, mais surtout 86% des temps partiels et 71% des agents contractuels. Elles sont donc plus fréquemment sur des emplois précaires que leurs collègues masculins. Le personnel féminin constitue la très large majorité des maladies professionnelles (75%), mais continue d’être moins souvent bénéficiaire des promotions internes. Sur 3 directeurs généraux, une seule est une femme. Et sur l’ensemble des directeurs, il ne reste que deux femmes… Le plafond de verre est solidement accroché.

Et de fait, comme les salaires des « nouveaux » cadres est plutôt en augmentation, mais que ce sont majoritairement des hommes, il résulte que les hommes gagnent mieux leur vie en mairie de Villejuif que les femmes…

Et pourtant, dans la fonction publique le statut est garant que ces inégalités ne peuvent pas grandir. Le recours systématique aux contractuels et le RIFSEEP, avec sa part variable et sa prime au mérite, ne feront, à terme qu’empirer la situation. C’est l’une des raisons pour lesquelles la CGT a dénoncé ce nouveau régime indemnitaire et continuera à dénoncer le recours aux contractuels.

Et pendant ce temps là, si on s’en réfère aux statistiques et à la moyenne nationale, c’est comme les femmes travaillent pour rien depuis la mi-novembre, par rapport à leurs collègues hommes… Tout le monde trouve ça anormal, soit disant… Par contre, si les efforts pour atteindre une égalité salariale femmes-hommes continuent à ce rythme, la fracture devrait être réduite aux alentours de 2070…

Seules 15,86% des entreprises ont mis en place, depuis 2016 un plan pour favoriser l’égalité professionnelle. La loi les y oblige pourtant depuis trois ans. A la mairie de Villejuif, on attend toujours, et ce rapport n’a pas été présenté en propre aux instances : ces données étant contenues dans le Rapport sur l’Etat de la Collectivité, l’égalité femmes-hommes n’a pas été débattue comme un point à part entière… Sans doute parce que ce sujet n’est pas une priorité.

C’EST QUOI TOUS CES COMITES TECHNIQUES ?

Ce qui est rassurant, c’est qu’à la séance de ce matin, nous étions plusieurs – y compris du collège employeur – à nous poser la question. Dans un premier temps, il y a eu la séance du 7 septembre, et puis il y a eu une séance le 25 septembre où étaient proposés les mêmes dossiers. Et comme les représentants du personnel ont voté contre la plupart des dossiers en question… Une troisième convocation, qui aurait aussi bien pu ne pas exister…

Ci-dessous, en intégralité, nos interventions sur les différents dossiers, ainsi que notre intervention préalable à la séance de ce matin…

Note à l’attention des agents de la ville : Nous en sommes conscients : l’accumulation de ces déclarations est longue, et aride. Mais comme c’est le seul moyen de nous assurer que vous aurez accès aux comptes rendus des séances et de savoir ce que nous avons voté, les comptes rendus n’étant pas mis à la disposition de tous les agents comme le prévoit le règlement intérieur, nous vous invitons à jouer du curseur pour retrouver l’intervention qui concerne votre service, ou vos collègues. Et bien entendu, les représentants du personnel sont à votre disposition pour répondre à toutes vos questions…

 

 

 

 


DECLARATION CT POINT N° 1 (Séance du 25/09/2018) : Approbation du compte-rendu du Comité Technique du 28 juin 2018

Mesdames et messieurs les représentants de l’employeur,

Nous refusons de prendre part au vote sur ce point dans la mesure où le Comité Technique du 28 juin a été, comme cela est avéré par nos courriels, organisé en dépit du règlement intérieur. Encore une fois, la commission d’ordre du jour a été convoquée en dehors des heures de travail.

Pour mémoire, nous avons demandé par courrier à madame la présidente, le juin dernier, la tenue d’une réunion afin de remettre du sens et de l’ordre dans le fonctionnement des instances. Cette demande, plusieurs fois réitérée, n’a suscité aucune réponse.

Nous ne pouvons que le déplorer, puisque nous constatons, depuis le début de notre mandat que les comptes rendus des séances de notre instance sont très souvent présentés avec des mois de retard et que les corrections que nous apportons à ces comptes rendus en séance ne sont, à notre connaissance, jamais retranscrites. Par ailleurs, contrairement à ce qu’impose le règlement intérieur, les comptes rendus ne sont pas mis en ligne sur l’intranet pour être consultables par les agents.

Il semble par ailleurs que les anciens comptes rendus des instances aient également disparu de la plate-forme où ils étaient stockés jusque-là et consultables par les membres de notre instance…

Nous ne rendons donc aucun avis pour information insincère et non-respect du règlement intérieur.


 Rapport N°2 (CT du 25/09/2018) : Évolution de l’organisation de la Direction jeunesse et sport : création d’un poste d’adjoint à la Direction

Mesdames et messieurs,

Au nom des 2 organisations syndicales (UGICT et O/E), je vous propose la déclaration suivante, pour expliquer clairement notre position de vote concernant ce rapport traitant de l’organisation de la Direction Jeunesse et Sports.

Nous voici réunis presque un an, après avoir encouragé (comme l’indique ce rapport), par un vote positif, le processus d’élaboration qui conduisait à l’identification d’une cellule administrative repositionné comme un service transversal au service de la Direction Jeunesse et sport et la redéfinition du projet de fonctionnement du service jeunesse, pour valider ce qui semble être désormais un « réajustement » à l’organisation de cette Direction, somme toute assez récente quant à sa création (fusion Jeunesse et Sports).

Afin d’apporté un avis éclairé sur ce sujet et toujours dans l’unique objectif de préserver des conditions de travail respectueuses sinon sereines pour nos collègues animateurs, administratifs,  éducateurs et gestionnaires d’installations sportives nous faisons les remarques suivantes :

En moins de 12 mois cette Direction a été marquée par une succession de départs en cascades qui plus est encore plus notable au sein du secteur jeunesse (encore en construction : postes à pourvoir) : Animateur permanent, Chargé de projet mission de développement de la citoyenneté, Coordinatrice du secteur 18/25 ans, jusqu’au … Directeur nouvellement remplacé cet été. En précisant qu’il s’agit de départs volontaires, pour éviter toutes ambiguïtés, nous constatons néanmoins une situation qui ne permet plus à la RH de remplacer simultanément des postes avant d’avoir même achevé le recrutement des effectifs prévus. Ce constat nous amène a nuancé l’argumentation d’un rapport qui souligne … « Malgré des premiers bilans positifs » … en convenant qu’un tel turn-over sur autant de fonctions ne pouvait être révélateur  d’une mise en place convenable du nouveau projet d’action en Direction, de la jeunesse pour le moins. Même à croire dans une série de coïncidences fâcheuses, sans s’essayer à des justifications qui pourrait transformer ou mal interpréter notre propos, nous pouvons convenir ensemble que  d’être à ce point démunis d’une partie de l’équipe ayant élaboré ce projet lors de sa mise en place engendre 2 problématiques : un frein dans la mise en  œuvre d’un service public (toujours menacé) qui nous préoccupe, comme des conditions de travail des agents encore en exercice dans ce secteur professionnel qui au minima doivent souffrir de frustration quant au sens de leur mission.

Si nous éviterons toutes conclusions hâtives concernant cette « instabilité » des effectifs du secteur jeunesse, nous nous permettons quand même une remarque à destination notamment des politiques RH, responsable une nouvelle fois, à nos yeux  d’un dysfonctionnement grave, relatif au repositionnement (Déclassement ?!?!) d’un agent sur ses missions initiales après plus de six mois d’exercice sur une fonction d’encadrement à la cellule administrative de la Direction, du fait de nouveau vacante. Ce type de procédé, déjà constaté dans d’autres services, reste d’autant plus destructeur et humiliant pour l’agent que la  justification apportée reste plus que limite … Nous exprimons encore notre désarroi pour alerter sur des procédures qui restent nuisibles aux agents victimes de dégradations involontaires de leurs poste comme aux collègues de leur propre services.

Concernant la création du poste d’adjoint au Directeur Jeunesse et Sports, si nous nous réjouissons qu’un collègue cadre de secteur puisse enfin bénéficier  d’une affectation après avoir candidaté sur des postes de cette Direction, sans succès ( mais surtout sans explication de refus, laissant ces postes encore non pourvu) nous restons dubitatif sur le fond comme sur la forme de ce recrutement : il semble que l’on créer un poste pour une personne, peut-être davantage pour s’adapter à un contexte délicat que pour son utilité. Dès lors que penser d’une création de poste, pourtant un processus que nous encourageons d’habitude, qui s’entoure d’autant d’ambigüités et d’opacités : Directeur Adjoint (avec fonction hiérarchique inhérentes) ou Adjoint au Directeur (rattachement direct, mais sans liens hiérarchique vis-à-vis de l’équipe) auquel cas un nouveau chargé de mission bis (avec cependant un contrat moins précaire) et sur quel régime indemnitaire ?

En conclusion et pour toute les raisons évoqués ci- dessus, notre vote unanime concernant ce rapport sera l’abstention, pour éviter de retarder l’affectation d’un agent, et (en même temps, formule jupitérienne),  souligner nos inquiétudes quant aux conditions d’exercice des agents de ce service comme de cette Direction.


DECLARATION CT DU 25 SEPTEMBRE 2018

Rapport N°4 : Évolution de l’organisation du Pôle Territoire et Cadre de Vie

L’actuel pôle Territoire et cadre de vie est un regroupement des anciens pôles développement urbain et techniques. Ce regroupement ainsi que d’autres, avait alors fait passer le nombre de postes de DGA de 6 à 4 dans un premier temps, pour finalement se réduire à 3 à ce jour. Et encore, 3 DGA c’est le chiffre officiel, dans les faits depuis pas mal de temps seuls 2 DGA sont présents à leurs postes.

Lors des discussions en cette même instance, sur les effets de la réorganisation administrative, nous vous avions demandé s’il y avait eu des projections qui permettraient de mesurer l’impact de ces regroupements en termes d’efficacité et de qualité pour le service public. Vous nous aviez assurés que cette réorganisation serait plus opérationnelle que la précédente car la strate hiérarchique des directeurs serait renforcée, confortée dans ses responsabilités.

Mais à ce moment-là peut-être que vous n’aviez pas pu mesurer de façon très précise les effets du mode de management actuel, tant il était inédit au sein de la collectivité. En effet, les projections n’avaient pu être faites qu’à partir de ce qui était alors identifié, notamment au travers de l’audit organisationnel que vous aviez fait réaliser dès 2014. Nous nous permettons de vous en rappeler succinctement ce qui était alors apparu comme des forces sur lesquelles vous étiez invités à vous appuyer : un bon niveau de professionnalisation de l’encadrement intermédiaire, un réel attachement à la Ville et une forme d’engagement de la majorité des agents.

Mais ça c’était avant que soient instaurées les actuelles pratiques managériales qui consistent en : établir un climat de peur, en multipliant les menaces, les sanctions ; ne porter que mépris aux agents ; attenter de façon répétée à la dignité humaine et professionnelle des  personnels.

Du coup les cadres au bon niveau de professionnalisation sont partis et continuent de partir vers d’autres collectivités. L’ensemble des agents, cadres y compris, s’ils sont encore là ce n’est plus par attachement à la ville, mais parce qu’ils n’ont pas la possibilité de partir pour diverses raisons : âges, contexte national, etc. Ils ne sont plus attachés à la ville, ils y restent scotchés par la peur.

Alors oui, vos choix managériaux ont des effets. Plus précisément dans ce pôle « Territoire et cadre de vie », un directeur est absent depuis 1 an ; le nombre de cadres intermédiaires qui ont pris leurs jambes à leur cou ou qui sont sur le départ dépasse très largement les moyennes régionales ou nationales ; les tensions au sein des équipes sont extrêmes ; des « essais » ou « tests » en matière d’organisation du travail sont réalisés en catimini en dehors de toutes les règles statutaires ; les agents découvrent qu’une entreprise privée est en charge d’une partie de leur travail lorsqu’ils croisent des camions véolia en activité dans la rue. En effet, contrairement à la règlementation en la matière, rien sur ce sujet n’ayant été soumis à l’avis du CT ni du CM, bien évidemment les agents n’avaient pas pu être prévenus en amont.

Du coup, nous comprenons bien qu’il faille revoir la copie du projet initial de réorganisation, pour créer de nouveau postes d’encadrement afin de pallier aux absences, aux départs, aux difficultés de recrutement, et puis peut-être pour accompagner vers la privatisation d’une grande partie de ces services.  Mais sur ce dernier point pouvons compter sur votre sincérité à nous renseigner en toute transparence, ou devons-nous nous contenter de ce qui est observable sur les voies publiques municipales ?

Dans l’absolu, nous ne sommes pas contre des créations de poste, sauf quand c’est pour cacher des diminutions de la masse salariale, des réductions des services publics. Est-ce le cas pour cette création d’un poste d’adjoint à l’adjoint au DGS ? Nous ne pouvons pas le savoir car les organigrammes joints sont incomplets.

Avez-vous mesuré les impacts de l’ajout d’une strate hiérarchique nouvelle entre les directeurs et le DGA en termes d’efficacité, de réactivité, de temporalité des actions municipales, de qualité de l’encadrement et des services publics ?

Nous ne voterons pas sur ce dossier incomplet, insincère, en dehors du règlement de ce CT.


DECLARATION CT DU 25/09/2018 POINT N° 5 : Intervention des représentants du personnel sur le rapport « Refonte de la DRH »

La DRH affirme dans ce rapport être  garante de la réglementation. La première réglementation de la fonction publique territoriale est le statut de la fonction publique territoriale. Or dans cette collectivité, le statut de la fonction publique n’est que rarement respecté, considéré comme insupportable à l’autorité territoriale car l’empêchant de faire ce qu’il veut !  En outre, il est ignoré par la direction des ressources humaines. Alors le garantir !

Nous noterons que le diagnostic de l’organisation a été  fait par la seule direction, sans aucune concertation avec les agents. Les agents, pour la plupart consultés par les organisations syndicales, malgré la mauvaise volonté manifeste de leur direction qui souhaitait à tout prix l’empêcher, sont quasi unanimes : leur direction ne sait pas ce qu’ils font. Ce diagnostic n’est donc qu’un ramassis de préjugés non confrontés à la réalité, puisque les agents n’ont été qu’informés et non consultés. Pour en être certains, il suffit de se référer aux comptes-rendus annexés. Petite précision, lorsqu’il est indiqué que les responsables que l’on veut d’ailleurs rétrograder en responsables adjoints reconnaitraient une « certaine cohérence au projet », c’est faux.

Côté diagnostic, attardons-nous sur certains des reproches fait par la direction à ses agents :

  • Une parcellisation des services et des missions et un manque de transversalité qui complexifie la gestion des dossiers
  • Une fonction RH qui remplit insuffisamment son rôle de conseil aux directions et services
  • Une RH qui ne fait pas de bilan social, pour défaut de compétence

Les agents, eux, reprochent à leur direction, de ne pas du tout travailler avec ses agents, de tout vouloir couvrir, sans bien évidemment pouvoir le faire, de ne rien partager, de ne pas savoir faire marcher la nécessaire transversalité entre les services. D’ailleurs, il n’y a pas de réunions entre services organisées par elle qui permettraient de mettre en place la transversalité nécessaire. Sans compter que la direction fait travailler les agents sans leur fournir les nécessaires informations pour pouvoir travailler correctement en intelligence. Toute information est morcelée par la direction elle-même jusqu’à être incompréhensible pour les  agents qui doivent travailler à l’aveugle. La seule transversalité qui existe est celle des agents qui essaient pour pouvoir travailler de recoller les morceaux pour comprendre et mettre en œuvre un service au moins valable auprès des autres directions.

De qui se moque-t-on  avec ce reproche de parcellisation faite à l’actuelle organisation ? Comme c’est le fait de la direction elle-même, pourquoi donc cela serait-il modifié dans le futur ? L’organisation en râteau est critiquée, mais la proposition reste une organisation en râteau avec juste des dents plus grandes ! Chaque organisation a ses avantages et ses inconvénients. Mais dans le cas d’espèce, le changement d’organisation a une autre intention qu’améliorer l’organisation.

Ce changement va être opéré juste parce qu’il n’est pas fait confiance aux actuels agents ! Et cela sans aucun justificatif. Parce qu’ils étaient là avant la nouvelle municipalité qui n’a toujours pas compris ce qu’était qu’être fonctionnaire et qui confond politique et activités du fonctionnaire. Donc la seule idée ici, c’est de rétrograder les responsables des services en place pour mettre à leur place d’autres personnes qui seront nommées par l’actuelle municipalité et dont on pense qu’elles seront serviles, dociles et surtout mettront tout en œuvre pour faire partir les agents présents !

Le reproche fait aux services RH  de ne « même » pas faire de bilan de compétence est encore une preuve d’ignorance de la direction RH. Faut-il vraiment rappeler qu’un bilan de compétences doit obligatoirement être réalisé par un organisme agrée, un tiers et non en aucune façon en interne. D’autant que le bilan de compétence écrit ne peut être transmis qu’au bénéficiaire du bilan de compétence, la règle de confidentialité étant la règle absolue.

Tous les autres reproches sont du même tonneau.

Quant à l’hypocrisie de ce rapport, il faut avoir le cœur bien accroché pour le lire et éviter de vomir. La direction invoque des missions « axées sur l’humain » et rappelle que « la DRH est  garante … de l’équité générale ». Quel sens donné à ces mots quand on sait comment le personnel est traité ! Toute la pratique de la direction RH est un modèle du mépris, d’inégalité de traitement et des humiliations que doivent supporter jour après jour les agents de cette collectivité. Elle rend les agents malades, quand elle ne les pousse pas au suicide.

Comme nous le rappelions dans une précédente déclaration, les agents sont des « humains ». Il serait urgent que l’autorité territoriale et ses « bras armés » s’en souviennent.

Malheureusement pour l’équipe municipale de la majorité, seule compte la réduction de la masse salariale. La preuve en est; on veut passer d’une direction « gestionnaire du personnel » à une direction des ressources humaines plus efficiente ! Tout est dit. Rappelons donc la définition de efficiente : qui aboutit à un bon résultat avec le minimum de dépenses.

Et pour cela tous les moyens sont bons. Peu importe les drames humains engendrés, l’épuisement de ceux qui restent, peu importe qu’aucune règle de droit ne soit respectée. L’objectif ? Réduire, dompter, asservir cette encombrante masse salariale.

Les agents, à qui on dénie toute compétence, tout professionnalisme – surtout que ce n’est  pas ce qu’on leur demande – doivent n’être que des exécutants qui acceptent tout sans broncher. Ils n’ont aucun droit excepté celui d’exécuter sans comprendre des ordres  absurdes même illégaux. Et celui de se taire. À Villejuif, on veut faire du management tyrannique, par la peur, la sanction et l’exclusion. Non seulement c’est totalement inefficace, mais cela met en danger la collectivité et ses usagers.

Ce rapport est un modèle du genre  et en est la démonstration. Sous prétexte de modernisation, la volonté manifestée est de débarrasser l’autorité territoriale actuelle des agents présents avant 2014. Pourtant on ne peut que les féliciter, eux, de leur professionnalisme, car ils réussissent tant bien que mal, à pouvoir faire correctement leur travail malgré toutes les difficultés mises sur leur chemin. La maison tourne, on ne sait encore par quel miracle, d’autant qu’il manque un certain nombre d’agents non remplacés.

 Sur les profils de poste, une interrogation à partir de celui de responsable adjoint carrière, on note, concernant les CAP, un certain nombre de taches indiquées relèvent en fait du CIG et plus spécialement du secrétariat des CAP (assurer le secrétariat, dresser les CR des séances et encore pire, les listes d’aptitude,…). La municipalité aurait-elle décidé de n’être plus affiliée au CIG afin de pouvoir faire sa tambouille malodorante sans aucun contrôle et nommer qui elle veut quand elle veut, et ne pas nommer tous ceux qu’elle n’aime pas,  sans aucun contrôle et respect du statut de la fonction publique ?

Enfin sur les  profils, on peut lire  « horaires réguliers avec possibilité d’amplitude en fonction des obligations du service » et « disponibilité vis-à-vis du ou des cadres auprès desquels il travaille ». Qu’est-ce que cela signifie ? Si il n’y a plus personne à la RH, car il manque de personnel, les agents restants seront-ils corvéables à merci, pour pallier à l’incurie de leur direction qui n’aura rien su anticiper ?

Cette nouvelle réorganisation a un objectif clair : faire disparaitre un certain nombres d’agents sans se soucier de l’importance de l’E-FFI-CA-CI-TE de cette direction. Notons qu’il est prévu que des services soient fondus en un seul avec polyvalence réclamée ; ils devront en plus de toutes leurs tâches, outre toutes les difficultés qu’ils doivent surmonter (non transversalité, non transmission des informations, parapheurs qui ne redescendent pas, orientations non données …) se former les uns les autres. Or, ils sont déjà en sous-effectif. La formation demande du temps. Cela n’est nullement pris en compte. Rappelons qu’une RH est l’épine dorsale d’une collectivité. Si elle ne parvient plus à fonctionner, plus rien ne fonctionne.

Pour toutes ces raisons, les organisations syndicales votent contre.


DECLARATION CT POINT N° 6 (CT du 25/09/18): Tableau des effectifs de la ville et du CCAS

Mesdames et messieurs les représentants de l’employeur,

Quelle expérience que de lire un tableau des effectifs ou  un REC. C’est aussi aride qu’un bilan comptable, et aussi sincère qu’une promesse électorale. L’exercice pour les représentants que nous sommes a une difficulté équivalente à celle de suivre la petite balle lors d’une séance de bonneteau. Et hop et hop, où sont les agents ? Sous ce gobelet ci ? Sous ce gobelet là ? Il  n’y a plus d’agents…

On y apprend donc rien, parce que tout est présenté pour qu’on y apprenne rien. Qui va sur quel poste ? Y a-t-il des postes qui sont gelés ? Combien d’agents sont partis, combien d’agents sont venus ? On ne le saura toujours pas cette fois-ci…

Difficile d’imaginer que ce soit un accident.

Parce qu’en attendant, nous avons, nous aussi organisation syndicales des moyens comptables, qui nous permettent de dresser notre propre état de la collectivité et de ses effectifs. Et ce que nous constatons c’est :

  • Une hausse du taux de contractuels bien plus importante que celle annoncée dans ces dossiers, puisque nous serions aux alentours de 23 %, ce qui est bien supérieur à la moyenne nationale.
  • Un recours de plus en plus fréquent à des prestataires extérieurs pour exécuter des missions de service public sans que cela ait été préalablement débattu dans nos instances, en sachant que c’est le gel de certains postes qui empêche les services de s’acquitter de leurs missions.
  • Une hausse de 40% des accidents de travail, et une multiplication par trois des arrêts maladie de longue durée – notamment celles liées aux accidents de service.

Encore une fois, l’aridité des chiffres sert donc à masquer l’horrible réalité, la maltraitance à laquelle sont soumis les agents de cette ville, diffamés dans un communiqué de presse dont beaucoup d’entre vous furent signataires, accusés de tous les maux et de toutes les insuffisances organisées par l’exécutif. Vous voulez abattre ce chien, vous dîtes qu’il a la rage, et les larmes de crocodiles ne changeront rien à la cruauté des actes : agents insultés, déplacés, déclassés, placardisés, rabaissés… Directeurs, chefs de services, cadres intermédiaires, simple agents d’exécution… Quand on sait qu’aujourd’hui saluer les représentants du personnel peut vous valoir un blâme on ne s’étonne plus de rien.

Encore une fois, nous vous rappelons que la gouvernance y compris celle du personnel, est un choix politique et que c’est à vous, représentants de l’employeur, qu’il incombe de mettre le hola en cas de maltraitance, ou au contraire de cautionner et de subir les éventuelles conséquences.

Nous refusons donc de rendre un avis sur ce document, pour information insincère et non respect du règlement intérieur.


DECLARATION CT POINT N° 7  (Séance du 25/09/2018) : Mise en place du vote électronique aux élections professionnelles

Mesdames, Messieurs les représentants de l’employeur,

Le 6 décembre 2018, plus de 5 millions de fonctionnaires et agents publics seront appelés à voter lors des élections professionnelles dans la Fonction publique. Le taux de participation sera déterminant pour que soit pleinement portée la voix de celles et ceux qui font vivre le service public au quotidien. C’est une part de la vitalité démocratique de nos institutions qui sera appréciée. Le rapport qui nous est présenté nous informe du choix de l’autorité territoriale de retenir le vote électronique par internet comme mode unique de scrutin. Nous voulons vous alerter sur les conséquences d’une décision de suppression du vote à l’urne. Nous pensons que la démocratie ne vit pleinement que par sa dimension collective, son organisation dans la proximité. Une journée de scrutin est un moment particulier, empreinte de solennité, marqué par les gestes de la citoyenneté. Renoncer au cadre collectif du vote concourt à la désaffection démocratique.

Le lien entre abandon du vote à l’urne et baisse de la participation est évident. Le mode de scrutin ne relève pas d’un choix technique : c’est une question démocratique et donc politique.

En optant pour ce mode de scrutin vous montrez le peu d’importance que vous portez à l’opinion exprimée par les agents de cette ville. Nous déplorons également le refus qui nous a été signifié par courrier de notre employeur de ne pas établir un protocole pré-électoral preuve de la volonté de tout faire pour mettre en difficulté nos organisations syndicales à faire face à cette échéance, et du manque considération pour le dialogue social.

Ce choix de modalité de vote montre clairement l’obstination de l’autorité territoriale à faire tomber les représentants du personnel qu’elle n’a pas choisi, les empêchant de cette manière à s’ériger contre les maltraitances faites aux agents.

Ce rapport est vide de toutes informations sur la mise en œuvre de ce mode de vote et sur l’organisation des élections professionnelles.

Vous nous informez que la seule modalité de vote retenue par l’autorité territoriale est le vote électronique alors que les OS reçues par l’élu au personnel, disparue depuis, accompagnée de la chargé aux relations au travail ont exprimé clairement leur opposition pour ce mode de scrutin.

Pourrions-nous connaitre la raison de ce choix ? Grace à une analyse obligatoire de chaque mode de scrutin nous présentant les avantages et les inconvénients ainsi que  leurs coûts offrant aux membres de cette instance des éléments objectifs pour donner un avis éclairé.

Vous nous indiquez faire appel à un prestataire extérieur, quel est le cahier des charges sur lequel les entreprises vont devoir s’appuyer pour vous proposer le cout de leur prestation ?

Le système de vote électronique doit faire l’objet d’une expertise indépendante destinée à vérifier le respect des garanties prévue par le décret n° 2014-793 du 9 juillet 2014 art 6.

Qu’en est-il de la déclaration préalable auprès de la CNIL commission nationale de l’information et des libertés?

La collectivité doit mettre en place une cellule d’assistance technique chargée au bon fonctionnement et à la surveillance de vote auquel les OS sont membres de droit, le rapport n’en fait pas mention.

Quelle sera la durée du vote, qui peut s’étendre de 24h à 8 jours.

Qu’en est-il des postes informatiques dédiés dans un local spécifique accessible durant les heures de service ?

Autant de questions qui restent sans réponses à la lecture de ce rapport qui sans dit en passant n’en est pas un mais un simple résumé du décret.

Pour toutes ces raisons, nous voterons contre ce rapport qui nous le répétons n’est qu’en fait une simple note d’information.

[NdlR : Le vote électronique ayant fait l’objet de nombreux débats, notamment lors de la reconvocation, nous aurons l’occasion d’y revenir.]


Présentation du Rapport sur l’Etat de la Collectivité (Séance du 25/09/2018) : L’intervention concernant ce rapport n’a pu être lue, dans la mesure où, alors que nous étions censés débattre du REC, ce qui nous a été présenté était en fait… le Bilan Social… qui, lui ne nous a jamais été envoyé…

 


DECLARATION PREALABLE – COMITE TECHNIQUE – 4 OCTOBRE 2018

Mesdames, messieurs,

Que faisons-nous là ?

Qu’est-ce que c’est que ce Comité Technique ?

Lors de la précédente séance, madame la présidente nous a indiqué que le Comité Technique du 25 septembre dernier était une reconvocation suite au CT qui s’est tenu le 7 septembre et au cours duquel nous sommes partis après avoir lu nos déclarations.

Si le 25 septembre c’était une reconvocation, alors on ne devrait pas nous re-reconvoquer suite à nos votes « contre » ou à nos refus de nous prononcer pour information insincère…

Nous apprécions autant que n’importe qui de passer du temps en votre compagnie, mais puisque les dossiers qui nous seront présentés ce matin ne feront l’objet, nous le craignons, d’aucune correction qui nous permettrait de changer nos votes, nous nous devons de poser la question : que faisons-nous là ?

Pour exemple, nous aurions aimé avoir la forme écrite du Bilan Social qui nous a été présenté sur table le 25, ou le rapport sur le vote électronique que nous vous avons précisé n’avoir pas reçu. Quitte à nous faire tous déplacer jusqu’à la poste en nous faisant parvenir  les invitations à cette séance inutile à grand frais de recommandé, cet envoi aurait pu servir à cela. Mais non. Comme d’habitude, on en aura pas plus.

S’agit-il d’une piètre tentative de respecter la lettre de la loi sur le dialogue social, à défaut de son esprit ? Ce n’est pas en multipliant les rencontres, les réunions, en donnant toutes les apparences de l’ouverture d’esprit et de la volonté d’améliorer le sort du personnel que vous convaincrez les agents…

Maintenant, en ce qui nous concerne, je peux vous répondre : nous avons été convoqués, nous sommes venus.

À vous de nous surprendre en inaugurant une nouvelle ère dans le dialogue social villejuifois et en acceptant que ce soient les représentants de l’employeur, et non l’administration, qui animent les débats par leur participation, en tenant compte de nos remarques et en acceptant enfin que cette instance doit servir à ce que vous entendiez la parole des agents, et pas juste à vous permettre de dire que vous avez fait ce qu’il y avait à faire, tout en continuant à ne nous donner que le strict minimum d’informations.

Surprenez nous.

 


CT DU 4/10/2018 : INTERVENTION sur le rapport « vote électronique pour élections professionnelles »

  1. AUCUNE CONCERTATION

Le 26 mars 2018, une rencontre a lieu entre les organisations syndicales, la représentante du personnel et un expert ici présent, Madame Bachelet. Tout le monde est d’accord : pas de vote électronique.

L’autorité territoriale sollicitée par les organisations salariales refuse par courrier d’établir un protocole pré-électoral. Et annonce dans le même temps qu’elle envisage la possibilité du vote électronique.

Les demandes de rencontres des organisations syndicales restent sans réponse.

En août 2018, les représentants du personnel reçoivent convocation et rapports pour un CT fixé au 7 septembre, puis reconvoqué pour le 25 septembre. Parmi ces rapports, nous avons la surprise d’apprendre par un rapport d’une page que notre employeur a décidé totalement unilatéralement d’imposer le vote électronique, unique mode de vote, pour les élections professionnelles, sans aucune discussion préalable sur le sujet et sans aucune précision quant aux modalités du vote !

Un rapport complémentaire dont nous n’aurons connaissance que par la convocation pour le CT du 4 octobre qui fait suite et qui nous renvoie à la plate-forme électronique. Enfin nous pouvons prendre connaissance de ce document.

Nous ne pouvons que déplorer que ce rapport n’ait pas été complété par l’explication de ce choix suite à nos interrogations lors du CT du 25 septembre. Aucune analyse n’a été communiquée à cette instance pour présenter les avantages et inconvénients des différents modes de scrutin ainsi que leur coût respectif. Comment en ce cas émettre un avis éclairé ?

  1. NOTRE AVIS SUR LE PRINCIPE DU VOTE ELECTRONIQUE

Il n’est pas inutile de se pencher sur ce que font les pays voisins qui avaient commencé avant la France à introduire le vote électronique ; nombre d’entre eux, la plupart en fait, sauf la Suisse, sont en passe d’abandonner cette technologie considérée comme « opaque et invérifiable » par les informaticiens eux-mêmes. L’Irlande par exemple a abandonné le vote électronique devant les risques de contournement pour modifier le décompte des votes.

En France, le Conseil constitutionnel avait déjà reconnu en juin 2007 que « l’intrusion des machines à voter (…)rend opaque ce qui était visible ». Un rapport sénatorial de 2014 confirme dans ses analyses l’incapacité à concilier parfaitement la technique du vote électronique avec les principes fondamentaux de notre démocratie. 

Nous vous livrons un extrait du rapport du Sénat sur le sujet  : « S’agissant de la sincérité du scrutin, aucune garantie n’existe que la personne qui a voté depuis l’ordinateur est le bon électeur. Les éléments d’authentification (identifiant et mot de passe) peuvent avoir été mal dirigés, détournés ou monnayés.

En outre, lorsque l’électeur émet son vote, il n’a aucune certitude que le sens de son vote est celui finalement enregistré : il doit faire confiance au système électronique sans moyen concret de contrôle.

Les membres du bureau de vote électronique et les délégués des candidats n’ont pas de moyens supplémentaires pour vérifier la fiabilité du système sans intermédiation technique. De même, aucun recomptage manuel n’est possible en cas de doute sur la fiabilité des résultats obtenus. S’agissant du secret du vote, contrairement à l’isoloir du bureau de vote, l’électeur peut voter depuis son ordinateur sous le regard d’un proche ou sous la menace. Enfin, cet exercice solitaire du devoir électoral rompt avec la solennité du vote, découlant du rituel républicain qui a cours dans un bureau de vote ».

Bref, déni de démocratie en ne permettant pas la transparence du vote, sa sécurité, son accessibilité et son contrôle. Déni de nos principes républicains.

Sans compter le coût qui est loin d’être négligeable puisqu’il est supérieur au coût du vote papier.

Voilà pourquoi les représentants du personnel que nous sommes pouvons expliquer aux représentants des habitants de cette ville qu’ils sont contre le principe du vote électronique.

  1. AVIS SUR LES MODALITES D’ORGANISATION DU VOTE

Doivent être données au CT les modalités d’organisation du vote électronique.

Alors là, nous restons clairement dans la nébuleuse.

1/ Les modalités de fonctionnement du système de vote électronique ? Ce sera un prestataire qui s’en chargera. Rien sur le mode de choix du prestataire, sur l’éventuel cahier des charges qui lui est passé, sur le nom du prestataire sans doute déjà choisi, vu le peu de temps qu’il nous reste avant les élections.

Nous demandons que nous soient communiqués le cahier des charges et le nom du prestataire désigné.

Les professions de foi seront mises à la disposition des agents par le biais de la plate-forme. Mais pour ceux nombreux qui ne peuvent y avoir accès et pour lesquels l’autorité territoriale prévoie d’ailleurs des conditions particulières pour pouvoir voter, qu’est-ce qui est prévu pour leur permettre de prendre connaissance des professions de foi ? Quelles seront les garanties  qu’elles sont bien parvenues à tous?

2/ Les jours et heures d’ouverture et de clôture du scrutin 

Pas d’observation particulière, si ce n’est qu’il y aura lieu de le travailler avec les services concernés, et informer l’ensemble des services d’autoriser les agents qui n’ont pas d’accès à un ordinateur de travail de pouvoir s’absenter pour le vote.

3/ L’organisation des services chargés d’assurer conception

Bon là, visiblement simple renvoi au prestataire. Mais le prestataire ne va-t-il pas travailler ne serait-ce qu’un peu avec la DSIO ? A-t-on pris cela en compte dans leur charge de travail ? D’autant que cela va être à marche forcée vu les délais.

Est rappelé le garde-fou imposé par le législateur : un expert indépendant avant la mise en place. Pourrions-nous en savoir un peu plus sur cet expert indépendant ? Comment savons-nous qu’il est indépendant ? Quelle garantie qu’il le soit ? Qui paie ? Comment est-il choisi ou désigné ?

Il y aura un test. Très bien mais quelle solution alternative s’il y a défaillance du système ? Quel est le plan B ?

4/ La composition de la cellule d’assistance technique

Vous nous indiquez les membres de la collectivité qui y seront présents. Nous avouons ne pas très bien comprendre quel sera l’apport à l’assistance technique de la directrice des ressources humaines ou celui de la responsable des relations au travail, mais dont acte.

En revanche, nous voyons qu’un délégué de liste pour chaque liste y est prévu. Ce n’est pas ce que prévoie le décret. L’article 8 décret dispose que cette cellule comprend « des représentants des organisations syndicales ayant déposé une candidature … ». Merci de bien vouloir rectifier ce point pour être conforme à la demande du législateur.

5/ La liste des bureaux de vote et leur composition

La directrice des ressources humaines va être mise à rude épreuve puisqu’elle fait non seulement partie de la cellule d’assistance technique mais également du bureau en tant que secrétaire suppléante. Rappelons que la secrétaire suppléante n’est pas prévue par les textes. Mais c’est une bonne chose que de le prévoir.

Pour les délégués de liste, nous sommes bien d’accord qu’il y aura un délégué de liste et un suppléant pour chaque bureau ou cellule d’assistance ?

Il est nécessaire de prévoir un suppléant pour chaque délégué de liste. Vous conviendrez qu’il ne serait pas juste que seul le président ou sa secrétaire puisse s’absenter. Il est important aussi qu’il y ait un délégué de liste par jour car que c’est sur plusieurs jours que se déroule le vote. Tout ceci doit être pris en compte pour la formation. Tous ceux qui seront délégués de liste et suppléants devront bénéficier de la formation et non pas une seule personne comme cela semble être prévu.

6/ La répartition des clés de chiffrement

Nous n’avons pas eu le temps matériel de nous renseigner sur cette question et nous ne pouvons donc formuler aucune observation.

7/ Modalités de fonctionnement du centre d’appel

Le centre d’appel est le prestataire. Quel est le contrôle du prestataire prévu ? Peut-on être certain que nous aurons les informations sur les dificultés que peuvent rencontrer les agents à voter ? Alors que c’est lui qui aura été le technicien de la conception et de la mise en œuvre du vote électronique ?

8/ Les listes électorales

C’est la bâtiment de la DRH qui est choisi pour être le lieu de consultation des listes électorales. La date : aujourd’hui ! Il était temps que cela passe en CT ! Mais sous quelle modalités les agents pourront aller consulter ces listes puisqu’il est formellement interdit d’aller à la DRH sans rendez-vous et sanctions aux agents d’accueil si jamais ils ont laissé passer quelqu’un sans l’avoir préalablement « filtré » pour reprendre l’expression de la DRH.

Comment les agents vont-ils être informés de l’affichage ? Et quand ?

Et pour ceux qui n’ont pas accès à intranet si le moyen de diffusion de l’information est celui-ci ?

Par ailleurs n’est pas indiqué que les listes électorales devront être adressées aux organisations syndicales qui participent au scrutin. Pourquoi ? En tout cas, sachez que les organisations syndicales que nous sommes et qui faisons déclaration commune vous demande officiellement la communication de ces listes.

Nous supposons que vous avez dû avoir les éléments d’information du CIG. Il aurait été intéressant que vous l’indiquiez dans ce rapport.

9/ Modalités d’accès au vote pour électeurs sans poste informatique

Il est indiqué que les électeurs peuvent se faire assister par un électeur de leur choix pour venir voter en RH ou selon votre dires lors de ce CT, infirmant ce qui est écrit, ou aux services techniques où il y aura un poste. Il est bien effectivement qu’il y ait au moins un poste aux services techniques.

Les bureaux prévus feront figure d’isoloirs ? Ce qui signifie que deux personnes ne pourront y entrer en même temps ? A-t-il été prévu que des agents de la RH ou services techniques soient mobilisés pour faire en sorte que la confidentialité des votes soit respectée ? Il est rappelé que le vote à l’abri des regards extérieurs est une obligation posée par le code électoral.

Même question que précédemment ? Le lieu RH est-il le bon lieu puisqu’il n’est plus accessible librement aux agents ?

Enfin, nous demandons que les professions de foi ne soient pas fournies aux agents uniquement par voie électronique, mais sous forme papier, envoyées à tous les agents de la ville avec la feuille de paie, comme c’était le cas précédemment. C’est le seul moyen de garantir que chacun en aura connaissance.


Le dernier dossier traité le 4 octobre était la réorganisation de la direction RH, mais puisque ce dossier n’avait pas du tout été modifié entre les deux séances du comité technique nous nous sommes contentés de lire une nouvelle fois la déclaration du 25 septembre en la matière…

 

COMITE TECHNIQUE ET COMITE HYGIENE SECURITE ET CONDITIONS DE TRAVAIL

LETTRE OUVERTE AUX AGENTS DE LA VILLE DE VILLEJUIF

Nous tenons à vous informer des difficultés que rencontrent vos représentants du personnel qui siègent sur les instances Comité Technique (CT) et Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT).

Le 4 décembre 2014 lors des élections professionnelles, vous nous avez fait confiance en nous donnant vos voix pour vous représenter et défendre au mieux vos intérêts et conditions de travail.

Les représentants du personnel ont signé le 2 juin 2015 avec la représentante du maire, Mme Loudière,  le règlement intérieur instaurant les droits et devoirs des deux collèges ; employeurs et employés, pour un bon fonctionnement du comité technique. En effet, les organisations de service et une part importante des conditions de travail passent obligatoirement par cette instance de consultation.

Or force est de constater que l’employeur n’a eu de cesse pendant 4 ans de bafouer les règles et la loi obligeant les représentants du personnel à dépenser de l’énergie sur la forme des dossiers et non sur le fond.

En 4 ans, nous avons eu :

  • Des dossiers incomplets (pas d’organigramme, profils de poste absents ou obsolètes,…) ;
  • Aucune de nos demandes de sujets à inscrire à l’ordre du jour ne sont prises en compte ;
  • Des créations de poste qui ne passent pas pour avis en comité technique ;
  • Une durée exponentielle des comités techniques passant d’une demi-journée à une journée entière et se prolongeant en soirée ;
  • L’absence d’information aux agents des avis donnés par le CT ;
  • L’absence d’information aux agents du changement de leur profil de poste ;
  • L’absence de transmission du nouveau profil de poste à l’agent ;
  • Aucune information, par une communication écrite aux membres du CT des suites données aux propositions et avis de celui-ci dans un délai de deux mois comme le prévoit la loi
  • Des règlements de compte incessants entre élus de la majorité ;
  • La présence imposée de cadres de la haute administration qui n’ont pas à siéger en CT ;
  • Aucun dialogue avec les élus, l’administration répondant systématiquement à leur place ;
  • Les agents mis en cause en permanence, c’est leur faute s’il y a des dysfonctionnements ;
  • Une réorganisation de l’administration incohérente et incomplète ;
  • Refus depuis 3 ans d’avoir un CT spécifique sur les ressources humaines ;
  • La non communication des rapports sur les moyens budgétaires consacrés aux personnels ;
  • Refus de réunir le CHS CT à la seule demande des élus du personnel –voire à la demande de membres de deux collèges – après des alertes pour danger grave et imminent ;
  • Convocation de la commission d’ordre du jour en dehors des heures de travail…

 

Clairement, aujourd’hui, l’employeur n’hésite plus à faire fi de ses obligations légales en matière de dialogue social, à  les contourner ou à les ignorer.

Nos espoirs d’amélioration lors du changement de présidence des instances en mars 2017, ou de l’arrivée d’un nouveau directeur général des services ne se sont pas concrétisés. Au contraire, la situation n’a fait que se dégrader.

Aujourd’hui, nous recevons une convocation pour un comité technique le 2 juillet alors que le règlement intérieur stipule qu’aucun CT ne peut avoir lieu en juillet et août. Nous avons écrit pour dénoncer la non recevabilité de ce CT mais l’employeur s’entête à le maintenir. Nous nous voyons refuser la concertation avec les agents du service entretien dont le dossier passe en CT.

Nous disons STOP ! Nous exigeons qu’une réunion s’organise en urgence avec l’employeur pour régler toutes ces difficultés et permettre au comité de jouer son rôle : rendre des avis sur les questions se rapportant à l’organisation et au fonctionnement des services de façon générale.

Ces transgressions constituent une atteinte aux libertés syndicales, mais également aux droits de tous les agents de la ville.

Tant que nous n’obtiendrons pas de rencontre et l’engagement d’une amélioration concrète nous ne siègerons plus en comité technique.

Nous restons bien entendu à votre écoute à tous ;

 

Les représentants du personnel siégeant au CT et au CHS CT.

 

POURQUOI N’Y A T’IL PAS EU DE COMITE TECHNIQUE A LA MAIRIE DE VILLEJUIF HIER ?

Dans le règlement intérieur du Comité Technique, il est précisé qu’une commission d’ordre du jour doit se tenir pour fixer l’ordre du jour du comité technique. A dessein, la présidente a programmé cette commission d’ordre du jour un mercredi soir à 17h15, c’est à dire en dehors des heures de travail…

Les représentants du personnel ont informé de cet état de fait. Ils ont demandé à ce que la réunion soit repoussée, ou avancée. Pas moyen : « la présidente du Comité Technique a des obligations professionnelles » a-t-on objecté…

Bilan : pas de commission d’ordre du jour, pas de CT ! Sauf qu’il s’en tenait un, sans représentant du personnel, le 15 mars à 9h – d’ailleurs, il a été envahi par les agents qui venaient parler du problème du stationnement

Les organisations syndicales ne peuvent que déplorer cette obstination, et dénoncer ces agissements cavaliers, d’une violence morale rare.

A l’heure où les fonctionnaires sont pris pour cible – tout de même 120 000 suppressions de postes dans la ligne de mire du gouvernement Macron – notre employeur et ses adjoints indiquent clairement de quel côté ils se situeront quand viendra la purge. Pas de celui des employés.

 

 

CT / CHSCT DU 11 DECEMBRE : LE RAPPORT SUR LES ACCIDENTS DE TRAVAIL 2017

 

Note sur les statistiques sur les accidents de travail-service

(période du 1er janvier au 2 novembre 2017)

 

Nous avons reçu le 17 novembre dernier un joli dossier avec plein de couleurs, mais imprimé en trop petit caractère, ce qui ne facilite pas sa lecture.

Pour autant, nous notons que la ‘’machine’’ est réparée et qu’il est de nouveau possible, après 4 années, de ‘’sortir’’ des statistiques. (En ce qui

Toutefois, si l’on prend le premier nombre total de déclarations d’ATS, il s’avère que ce chiffre de 66 ne correspond pas au nombre de déclarations qui ont été transmises au CHS CT, avec une dernière déclaration qui date du 13 novembre 2017.

 

Année 2017

Mois Accident de Service Maladie imputable au service Total
Janvier 9 0 9
Février 8 1 9
Mars 5 1 6
Avril 8 0 8
Mai 8 2 10
Juin 13 0 13
Juillet 8 1 9
Août 5 0 5
Septembre 8 0 8
Octobre 10 0 10
Novembre 6 (1 au 02/11) 6
Décembre
Totaux 88 (83) 5 93 (88)

 

Si l’on s’arrête à la date du 2 novembre 2017, nous constatons un écart significatif de 22 déclarations après 10 mois de fonctionnement (du 01/01 au 02/11). Et de 27 déclarations d’écart au 13 novembre 2017. Cet écart nous a été expliqué en séance comme étant le résultat d’une sélection de la direction des Ressources Humaines entre les accidents « avérés » et ceux simplement « déclarés »… D’accord, mais le décret impose de nous transmettre aussi cet élément, et sur ce chapitre il y aurait plein de choses à dire… Parce que comme nous n’avons plus de médecine du travail depuis pratiquement un an, on peut légitimement se demander qui décide de ce qui est un accident de service ou une maladie professionnelle et de ce qui ne l’est pas ?

Par ailleurs, il semblerait que plusieurs accidents de service n’ont pas été traités pour des raisons que nous ignorons et pour le moins au moins un n’a pas été transmis au CHS CT : il s’agit de l’odieuse agression subie par notre collègue du service de la police municipale en juin dernier que nous avons apprise par voie de presse. Si cette personne s’est faite agresser pendant le trajet de retour à son domicile, il s’agit bien d’un accident de service… Pour l’instant, personne ne répond à nos questions sur le sujet, pas même en séance.

Pour rappel, depuis ce tragique évènement, l’ensemble du personnel a été sanctionné par la suppression de la revue de presse quotidienne décidée par le nouveau directeur général des services – selon, sans doute, la bonne vieille tradition des empereurs de Chine qui avaient pour coutume de dézinguer tout porteur d’une mauvaise nouvelle…

Que peut on retenir de ces donnée, cumulées avec celles de 2014 à 2016 ?

En tout premier lieu que le nombre des accidents est en augmentation, ce qui n’est pas bon signe. On note par ailleurs qu’avec des effectifs en diminution, le nombre d’accident est en augmentation. Peut-on y trouver une relation de cause à effet ?

Ces chiffres ne sont pas une surprise au regard de ce que nous connaissons du quotidien des agents de la ville. Pour autant, on ne peut que le déplorer : on aurait préféré être surpris dans le bon sens et découvrir que s’il n’y avait plus de rapport depuis 2014, c’était parce qu’il n’y avait plus d’accidents. On peut rêver, tout de même ?

Les organisations syndicales sont alarmées par le déni d’un certain nombre d’accidents – ceux qui n’apparaissent pas dans le rapport au CT/CHSCT du 11 décembre, et se pencheront très sérieusement sur la question à  l’avenir.

Enfin, nous déplorons le délai entre la décision du CHSCT de procéder à un diagnostic sur les risques psycho sociaux, et la mise en œuvre dans la précipitation d’une enquête pas forcément adaptée à une collectivité de service public, sans concertation avec les représentants du personnel quand à la méthodologie déployée par le cabinet d’experts (ce qui nous amène à un constat d’échec quant à la participation des agents à cette enquête).

CT/CHS CT DU 11 DECEMBRE : CE QU’IL AURAIT FALLU NOUS DIRE SUR LES ACCIDENTS DE TRAVAIL

LES ACCIDENTS DE TRAVAIL EN MAIRIE DE VILLEJUIF DE 2014 à 2016

Le collège élu des représentants des employés au CHS CT a pris l’initiative d’analyser, en fonction des éléments qui lui ont été communiqués par les services des ressources humaines, les accidents de service et dans une moindre mesure les maladies professionnelles pour les années 2014, 2015 et 2016.

On notera au passage que ces déclarations sont la seule source d’information que nous avons eue à notre disposition pendant ces trois années, aucun rapport sur le sujet n’ayant été porté à notre connaissance depuis 2013. En revanche, à notre demande, un rapport sur le sujet a été présenté au CHSCT / CT du 11 décembre 2017.

Compte tenu de l’approximation de certaines déclarations, nous avons cherché à faire au mieux en nous référant aux documents fournis et en essayant de décrypter les informations au plus juste, de manière manuelle, faute d’éléments factuels, complets et paramétrés.

Les chiffres du nombre d’agents qui servent de base aux calculs sont ceux qui figurent dans les rapports sur l’état des deux collectivités (mairie et CCAS) au 31 décembre 2013 pour l’année 2014 et au 31 décembre 2015 pour les années 2015 et 2016.

Sur le nombre d’agents concernés par une déclaration d’accident de service ou de maladie professionnelle, par rapport à l’effectif connu de l’année de survenance des accidents de service, nous pouvons dégager les éléments suivants :

Une baisse significative du nombre d’agents à la mairie et au CCAS entre 2013 (1251 agents) et 2015 (1168 agents), soit une baisse de 83 agents (-7%) et une augmentation du nombre de déclarations d’accidents de service, de 87 en 2014 à 95 en 2016, soit un accroissement de plus de 9% en 2 ans.

Il conviendra de vérifier si ces tendances perdurent en 2017, avec ou sans création de service.

Éléments 2014 2015* Différence 2016 Différence
Accidents de service 87 88 +1 95 +7
Maladies professionnelles 6 6 0 3 -3
Total 93 94 +1 98 +4
Accidents de service

par rapport au total du personnel

6,95%

(1251 agents)

7,53%

(1168 agents)

/ 8,13%

(1168 agents)

/
Hommes (% du personnel) 29% (36,85)

-8%

35% (35,70)

0

/ 44% (35,70)

+8%

/
Femmes (% du personnel) 71% (63,15)

+8%

65% (64,30)

0

/ 56% (64,30)

-8%

/

*Il est à noter que pour l’année 2015, les chiffres sur les AT et les MP qui apparaissent sur les rapports de l’état des collectivités sont différents du nombre de déclarations que nous avons reçues.

L’âge moyen des agents accidentés ne varie pas d’une année sur l’autre, il est de 44 ans.

Les filières : Proportionnellement aux masses des agents en activité selon leurs filières, il s’avère que les filières médico-techniques et médico-sociales sont un peu plus impactées que les autres par des accidents déclarés : 19% des déclarations pour 14% du total des agents.

La filière technique représente un total important d’accidents, mais qui correspond à la masse d’agents de la filière : 43% des déclarations pour 42% des emplois.

Les déclarations d’accident de service de la filière animation correspondent au pourcentage d’agents, la filière administrative est un peu en deçà (22% pour 26% des emplois), tout comme les filières culturelle, sportive et police.

Les catégories : Les agents de catégories A représentaient 11% de l’effectif global en 2013 et 10% depuis 2015, dans le même temps les déclarations sont passées de 1,50% du total de l’effectif des A en 2014, à 2,50% en 2015 et à 5% en 2016.

Les agents de catégorie B représentaient 12% de l’effectif global en 2013 et 13% depuis 2015, les déclarations étaient de 7,40% du total de l’effectif des B en 2014, de 6,70% en 2015 et de 2% en 2016 et donc une baisse importante.

Les agents de catégorie C ont un pourcentage du total de l’effectif constant, 77% depuis 2013. En revanche, les déclarations par rapport au total de l’effectif des C n’ont fait que croître : 7,70% en 2014, 8,30% en 2015 et 9,60% en 2016.

Sur 3 exercices, le nombre des déclarations d’accidents de service a augmenté pour les catégories A et C, a augmenté en 2015 pour la catégorie B et a fléchi sensiblement pour cette même catégorie en 2016.

Circonstances, incidences et témoignages :  Sur 3 exercices, le nombre moyen des déclarations des accidents de service est de 90.

Les accidents de service ont eu lieu dans 78% des cas durant le temps de travail et 22% durant le temps de trajet (chutes, glissades, accidents de la circulation…), 17% ont été causés par un tiers (ce qui a dû faire l’objet d’une déclaration à notre assureur) et 9% ont générés un transport à l’hôpital, voire une hospitalisation.

33% des déclarations d’accident de service mentionnent la présence de un ou plusieurs témoins.

Lieux de la survenance des accidents : Entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2016, 96% des accidents déclarés ont eu lieu sur le territoire villejuifois, dont 1/3 à l’extérieur d’un bâtiment.

Les jours de la semaine : Considérant que la majorité des agents travaille du lundi au vendredi, voire au samedi, les accidents surviennent le plus souvent en ordre décroissant le mercredi (25%), le vendredi (23%), le lundi (17%), le mardi (16%), le jeudi (15%) et à la marge les samedi et dimanche.

56% des accidents se sont produits le matin.

Les sièges des lésions : Les sièges des liaisons se situent majoritairement sur le haut du corps, puis sur les membres inférieurs et au tronc.

Les mains et les poignets sont souvent concernés, le dos (la colonne vertébrale, le cou ou plus simplement le dos), les genoux, les chevilles, puis différentes parties du corps sur un seul accident, viennent ensuite la tête (avec plusieurs déclarations relatives au stress, à des chocs psychologiques) et les pieds.

Les circonstances : Les chutes de toutes natures sont très largement évoquées (dans les escaliers, sur la voirie…), la manutention d’objets plus ou moins lourds (faux mouvement, matériel de transport défectueux…), les chocs (coin de table, à la tête…), les accidents de la circulation (en tant que piéton, qu’automobiliste, que cycliste, en deux-roues motorisé…), les glissades (sol mouillé, sur des feuilles…), des coupures (morceau de verre, couteau…), des agressions (accueil, sur la voirie, entre collègues…).

Pour ce qui concerne les maladies professionnelles, nous ne disposons pas d’éléments probants qui nous permettent d’en comprendre les causes.

Nous savons simplement que les agents touchés sont tous de catégorie C, que généralement ils travaillent ou ont travaillé dans un secteur d’entretien ménager ou autre et que les maladies déclarées sont axées sur des douleurs musculaires, des tendinites, des lombalgies, des TMS….

Sauf exception les agents sont en moyenne âgés de plus de 50 ans.

Il aurait été salutaire de pouvoir disposer des chiffres des arrêts maladies, des longues maladies, des longues durées…, du turn-over dans les services, du nombre de visites chez le médecin de prévention à l’initiative des agents ; sachant que tous ces éléments de base sont obligatoires avant la mise en œuvre d’une étude sur les Risques Psycho-Sociaux.

Dans le cas présent, faute de ces éléments, une étude sérieuse sur les Risques Psycho-Sociaux sera très difficile à réaliser parce qu’elle ne reposerait sur aucun élément factuel et aucun fondement vérifiable.

SÉANCE COMMUNE DU CT / CHS CT : TOUT VA TRES BIEN MADAME LA MARQUISE…

Encore un ordre du jour chargé pour la séance commune du CT et CHS CT du 11 décembre :

1. Evolution de la Police Municipale : Déploiement de la vidéo protection et aménagement du centre de supervision urbaine. Un dossier dont le titre ne dit pas tout, puisque désormais non seulement on doit faire plus avec autant, mais que les policiers municipaux, eux, seront plus dans autant d’espace, avec aucune des conditions minimum requises en matière d’espace de travail. Des vestiaires insuffisants, pas de douche… En l’absence d’un certain nombre d’éléments, notamment financiers, les représentants du personnel ont refusé de donner un avis sur ce dossier…

2. Le tableau des effectifs. Considérant qu’on ne pouvait pas se prononcer en 2017 sur un tableau non bouclé, et en l’absence du tableau du CCAS (comme en mai dernier pour le tableau 2016) le collège employé a refusé de rendre un avis sur ce dossier.

3. Registre Sécurité et Santé au Travail. Adopté à l’unanimité, mais il faut dire… C’est obligatoire d’en avoir un et on en avait plus…

4. Rapport d’Activité de la Psychologue du Travail. Pas de vote sur ce dossier et nous aurons l’occasion d’y revenir plus en profondeur…

5. Rapport d’activité de l’Assistante Sociale. Pas de vote sur ce dossier et nous aurons l’occasion d’y revenir plus en profondeur…

6. Rapport sur les Accidents de Travail de la Collectivité. Pas de vote sur ce dossier et nous aurons l’occasion d’y revenir plus en profondeur…

7. Information sur l’interdiction de fumer et de vapoter. Comme nous n’avions pas de dossier sur cette question, nous nous attendions à ce que le point soit supprimé, mais il s’agissait juste de nous faire partager un panonceau qui va nous interdire de vapoter dans les bureaux…

Le bilan de cette séance est double : d’abord, les choses ne vont pas mieux, comme le démontrent les rapports de l’assistante sociale du personnel et de la psychologue du travail, mais aussi le nombre en croissance d’accidents du travail… Ensuite, de plus en plus souvent, la séance dérape. On a beau avoir l’habitude à Villejuif, le deuxième pays des bisounours, ça fait drôle de voir la présidente du Comité Technique invectiver une experte… Ou encore d’entendre la présidente du CHS CT reprocher au collège employés de poser trop de questions… Ou de nous interdire de mentionner même le RIFSEEP ! Ou d’assister à de telles engueulades au sein du collège employeurs qu’il faut prendre à témoin le collège employés qui se retrouve, en plein débat sur l’aggravation des risques psychosociaux et de la paupérisation des agents, à devoir assister au même spectacle qu’un prof de sixième chargé d’enseigner une règle de grammaire dans une classe obscure une veille de week-end férié… Nous comprenons bien qu’il y a en ce moment ce qu’il convient de nommer des tensions au sein du Conseil Municipal, mais enfin tout de même…

Nous étions venus dans l’espoir qu’on répondrait à nos questions. Nous avons demandé quelle était la position politique en matière de management (plutôt autoritaire ou participatif), ou encore quels efforts le collège employeur était prêt à réfléchir pour lutter contre le problème des agents sans domicile fixe (il y en a) : au lieu de ça, nous aurons eu droit à des dénégations. Somme toute, plutôt que de chercher à trouver des solutions, le message consiste à nous faire avaler qu’à priori c’est pas leur faute… « Nous avons fait beaucoup ! » déclare une des élues sur la question du logement… C’est à dire ? Intervenir au cas par cas, ce qui n’a pas toujours porté ses fruits… En ce qui nous concerne, ce n’est pas la bonne réponse : il faut une règle qui puisse s’appliquer à tous, un dispositif dont chacun puisse bénéficier…

Les représentants du personnel regrettent qu’encore une fois, le débat en instance soit paralysé par des querelles d’égo : le CT / CHS CT n’est pas là pour savoir si les choses sont bien faites, et encore moins pour distribuer des bons points aux adjoints au maire, mais pour faire un constat et essayer de réfléchir à comment améliorer les choses globalement.

Une prochaine fois, peut-être.

 

CT ECLAIR !

A l’issue d’une improbable – parce que non statutaire – « re-convocation » de la séance du 9 novembre, nous avons étudié un document en tout point semblable à celui de la dernière fois, avec une administration qui nous scande que de toute façon c’est la loi et y a pas le choix, et des élus du collège employeur qui nous expliquent carrément qu’il ne peut y avoir de dialogue social qu’avec des gens qui acceptent de discuter – ce qui est tout de même un comble !

Ce que nous pensons du RIFSEEP, nous l’avons écrit ouvertement, au maire et à tout le monde ici, ici et ici.

Nous savons que le RIFSEEP doit s’appliquer à toutes les collectivités (à terme) et qu’il permettra de régler la question des collègues amputés de salaires. Nous savons aussi que les agents du T12 ont obtenu que leur régime indemnitaire augmente grâce au RIFSEEP, sans mise en place du CIA (la fameuse partie au mérite). Nous savons aussi que ce n’est pas l’augmentation de 12€ que le maire nous promet qui va compenser la mise en place de la journée de carence, le gel du point d’indice ou l’augmentation de la CSG.

Ça na pas changé. D’ailleurs nous avons voté contre, ce qui fait que le dossier a été rejeté. Il y a eu aussi 2 voix contre (sur 8) au sein du collège employeur.

Ça, c’était la première phase…

La deuxième phase, c’est aux agents de la construire et c’est à cet effet que nous tiendrons non pas une mais deux assemblées générales :

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU PERSONNEL
VENDREDI 1er DÉCEMBRE

de 9h à 11 h et de 14h à 16h
à la BOURSE DU TRAVAIL
16, rue JEAN JAURÈS

 

 

Y A EU DES CT !

On ne peut pas dire que l’année se termine comme elle a commencé en ce qui concerne le dialogue social à Villejuif. Autant au début de l’année 2017 il n’y en avait plus du tout parce que la présidence des instances a été réattribuée, autant là, on en est à une séance tous les mois, si c’est pas tous les quinze jours…

Malheureusement, c’est pas la quantité qui fait la qualité. Pas moyen pour les représentants du personnel de proposer des points aux ordres du jour et la méthodologie approuvée par l’unanimité du CT en février 2016 en matière de réorganisation n’est jamais revenue de vacances.

Toujours est il que les ordres du jour étaient les suivants :

Comité Technique du 19 Octobre 2017.

  • Approbation du Compte-rendu du CT du 15 décembre 2016
  • Approbation du compte-rendu du CT du 11 mai 2017
  • Approbation des comptes rendus des CT du 15 juin 2017
  • Approbation du compte-rendu du CT du 29 juin 2017
  • Le RIFSEEP
  • Organisation des services Propreté Urbaine et Jardin en ville
  • Projet de service Jeunesse
  • Projet de service Accueil Central/Loge Mairie
  • Questions diverses

Seulement voilà, le 19 octobre, nous étions en mouvement contre la loi travail. Nous avons demandé à ce que la séance soit reportée mais la présidente du CT nous l’a refusé. Le CT s’est donc tenu, la présidente a constaté un défaut de quorum, et la séance a été convoquée à nouveau, avec le même ordre du jour pour le 9 novembre.

Ca tombait bien ! Le 9 novembre, nous avions déjà un Comité Technique de prévu !

Et entre temps, il y a eu un CHS CT, à l’ordre du jour plutôt… maigre…

ORDRE DU JOUR DE LA SEANCE DU CHS CT DU 6 NOVEMBRE 2017

  • Approbation du compte rendu de la séance du 19 avril 2017
  • Approbation du compte rendu de la séance du 5 mai 2017
  • Approbation du compte rendu de la séance du 15 mai 2017
  • Diagnostic sur les risques Psycho Sociaux

Et là, bilan des opérations : l’enquête lancée fort adroitement (si le but était de ne pas avoir de résultats) entre fin mai et début août par internet n’a pas recueilli même 30% de réponse. Les agents sans poste informatique n’ont pratiquement retourné aucun questionnaire papier. L’étude se poursuit, mais pour nous, c’est un constat d’échec sur lequel nous aurons l’occasion de revenir.

ORDRE DU JOUR DE LA SEANCE DU CT DU 9 NOVEMBRE (au matin) :

  • Approbation du compte rendu de la séance du 19 octobre 2017
  • Regroupement des services Affaires Générales / Etat Civil / Cimetière / Elections
  • Réorganisation du système urbanisme règlementaire
  • Nouveau règlement des Centres Municipaux de Santé

Et là, surprise. D’abord, pas de compte rendu de la séance du 19 Octobre 2017. Alors que bon… Faire le compte rendu d’une réunion de cinq minutes qui s’est contentée de constater que nous n’étions pas là… Où était la difficulté. Premier conflit entre le collège employé et la présidente, d’une humeur massacrante, craignant par dessus tout qu’on arrive pas à boucler la séance dans les temps… Faut dire que de notre côté, ce jour là, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous souvenir que si nous sommes 8 à siéger, élus titulaires ou suppléants, nos collègues sont pour beaucoup chez eux pour causes de maladie liées au « travail » (quand ce n’est pas à une forme ou une autre de harcèlement).

Est-ce parce qu’il y a une nouvelle séance l’après midi que le nouveau règlement des CMS passe à la trappe « sur décision de la Direction Générale » ? En réalité, il semble que la concertation des agents n’ait pas été prouvable sur ce dossier, mais on a l’habitude.

Les deux autres emportent notre approbation.

SEANCE DU 9 NOVEMBRE (après midi).

Sur le même ordre du jour que la séance du 19 octobre.

Constat de certains membres du collège employeur : ils n’avaient pas reçu de convocation pour la séance de la matinée ! Curieux que ça soit tomber sur les membres appartenant à l’opposition, tout de même…

L’étude des comptes rendus s’est bien passée à une exception près : une séance de décembre 2016 (bonjour le dépassement de délai). Nous avons reçu sur table la version du compte rendu absente le matin (comme quoi, ça prenait vraiment pas longtemps à tricoter).

On va pas se le cacher, nous, ce que nous attendions c’était le débat sur le RIFSEEP – au sujet duquel nous avions déjà publié une lettre ouverte à notre employeur. D’autant plus que malgré les réassurances de la Direction Générale pendant le CT, un certain nombre de choses ne sont toujours pas éclaircies : il y aura bien une augmentation du régime indemnitaire lors du passage au RIFSEEP, les amputés de salaires seront rétablis dans leurs droits à son occasion. Okay. Mais en échange d’une augmentation de 12 € par mois, nous ouvrons la porte à la rémunération au mérite (avec une mise en place du CIA prévue dès 2019) dont nous ne savons strictement rien, sans avoir eu accès à un état des lieux des primes, à une information sur la mise en oeuvre (inachevée) du PPCR, et sans que les grilles d’évaluation aient été réétudiées pour garantir des critères équitables, quantifiables et opposables aux agents ? La seule garantie qu’a fini par nous concéder le directeur général des services c’est : nous. « Vous êtes là. Si il y a des injustices à l’avenir, vous saurez les dénoncer. » Nous avons voté contre.

Soulignons tout de même qu’au lieu d’une augmentation promise pour 2017, nous aurons une augmentation seulement en 2018 – pourquoi continuer de la promettre pour 2017, alors ? Soulignons aussi que nous n’avons reçu aucune garantie tangible. Sur les concertations du RIFSEEP, il n’y a pas un seul compte rendu, et nous attendons toujours que le maire écrive sur le sujet. L’expérience nous a pourtant appris que les paroles s’envolent.

Par contre, nous avons voté pour les trois dossiers restants, ayant largement consulté les agents en amont et noté qu’ils étaient sinon favorables du moins pas opposés aux transformations proposées. Malheureusement, nous restons vigilants : des directions qui n’ont pas encore présenté leur réorganisation réorganisent déjà les services, ce qui permet, notamment, de ne pas aborder les problèmes de fond. Le guichet unique, par exemple… Quelle forme prendra t’il à Villejuif ? On aura même pas le droit d’aborder le sujet…

Enfin… on pensait qu’il ne resterait plus qu’une seule séance pour conclure une année 2017 complètement hallucinante en matière de comité technique ou de CHS CT, la séance commune prévue pour le 11 décembre. Et ben non !

Surprise : On nous convoque à nouveau pour parler du RIFSEEP le 23 novembre ! Nous qui pensions que nous avions déjà été assez désagréables comme ça ! Il faut croire que le collège employeur y prend goût, contrairement à ce qu’il semble quand nous sommes en séance…

LES AGENTS DE LA VILLE APPELLENT AU SECOURS

Depuis trois ans, nous, organisations syndicales CGT, alertons notre administration générale et les élu(e)s municipaux de la souffrance des agents : par manque de moyens humains, par manque de moyens de fonctionnement.

Depuis 3 ans, malgré nos rendez vous avec M. Le Maire et sa direction générale, malgré les séances à rallonge des Comités Techniques (CT) et Comité d’Hygiène, Sécurité et Condition de Travail (CHSCT) nous constatons une désespérance chez nos collègues et une dégradation des services publics, aux causes multiples :

Manque de moyens humains : ADMINISTRATION : 326 postes inscrit au budget en 2014, 313 en 2017 soit déjà 13 postes de moins : seuls 282 postes pourvus soit une économie de 31 postes pour juste 2017 ! TECHNIQUES: 501 postes inscrits en 2017, seulement 478 postes pourvus soit une économie de 23 postes ! ANIMATION : 161 postes inscrit au budget en 2014, 163 inscrit en 2017 soit 2 postes de plus, mais en avril seuls 160 postes sont pourvus soit une économie de 3 postes pour 2017 sachant que 25 animateurs et animatrices sont encore contractuels (15,63%).

Au total en 2017 ce sont 93 postes qui ne sont pas pourvus et qui font cruellement défaut. À Villejuif on privilégie la précarité en multipliant les Contrats à Durée Déterminée au lieu d’emploi public titulaire.

Refus de maintenir le dialogue social. Annulation des réunions de groupes de travail sur le régime indemnitaire, refus de travailler collégialement des questionnaires destinés aux agents sur les problématiques du stationnement, refus de tenir les engagements pris en instances paritaires…

Mépris des agents. La dernière illustration de ce mépris fut l’application parcellaire du plan canicule. En effet, pendant que les agents souffraient des hautes températures dans les bureaux, les écoles, les crèches, dans les centres municipaux de santé, le cabinet du maire se serait fait livrer une climatisation flambant neuve. Par contre, livrer des ventilateurs, des brumisateurs, équiper les agents qui travaillent à l’extérieur de casquettes et de tenues adéquates ce n’est pas une priorité (malgré les engagements pris en CHSCT).

Permettre aux gardiens des écoles de cette ville d’avoir une organisation de temps de travail répondant aux contraintes légales  et des logements dignes de ce nom n’est pas une priorité, alors qu’offrir un logement de fonction aux frais du contribuable villejuifois à l’agent le plus payé de cette ville en est une pour notre exécutif.

Et pour les conditions de travail : le manque de matériel pour remplir nos missions : rationnement du papier, des stylos, des imprimantes, du papier toilettes, non-remplacement des véhicules vieux ou endommagés du service propreté-urbaine… Sans parler des missions de plus en plus difficiles à remplir à cause des manques d’effectifs… Les salariés de Villejuif, déconsidérés, se retrouvent chez le Médecin du Travail et la Psychologue du travail soit 31,70% des personnes réorientées, nous constatons la multiplication d’arrêt maladie pour dépression.

Les fonctionnaires se plaignent du manque de lisibilité des actions publiques, des mensonges, des règles bafouées ou modifiées en cours de route et sans préavis par notre administration générale. Ils en ont assez de devoir faire, ou défaire, selon qu’ils sont pris en otage dans une querelle entre adjoints ou pas… Ils viennent au travail la boule au ventre. Et comme si cela ne suffisait pas, les représentants du personnel sont pris pour cibles : carrières bloquées, mises au placard, amputations de salaires, déni de mobilité… Voire injonction de trouver eux-mêmes leur propre bureau ! Le pire du management du privé appliqué au public, par un exécutif qui refuse de discuter ou de prendre en compte les besoins et l’expérience de ses agents ou de sa population ! Un comble pour ceux dont le slogan était : « À partir de maintenant plus rien ne se décidera sans vous ! »…

Résultat : Un service public en miettes

Constat affligeant pour les villejuifois : ALORS QUE L’IMPÔT A ÉTÉ AUGMENTÉ LE SERVICE PUBLIC NE CESSE DE SE DÉGRADER ! Budgets  des Maisons Pour Tous divisés par 2, fermeture de l’Annexe Pasteur des centres de santé le matin, disparition de la Ludomobile  depuis l’été 2015, deux ans pour remettre la mairie en état après l’incendie, disparition de certaines structures ouvertes pour la jeunesse, fermeture arbitraire pendant une semaine des Accueils de Loisirs pendant une semaine en Août 2016…

Nous alertons sur l’entretien du patrimoine de la ville, sur les éventuelles ventes annoncées pour équilibrer des budgets, mais qui ne se réalisent jamais, sur l’insincérité des budgets qui annoncent systématiquement plus de dépenses sur le budget de fonctionnement qu’il n’en est réalisé : alors même que les villejuifois paient plus, on a économisé sur leur dos près de 7 millions d’euros rien qu’en fonctionnement et en budget du personnel ! Où sont les écoles, les gymnases, les services supplémentaires pour accueillir les quelques soixante-dix mille villejuifois attendus à l’horizon 2025 !

Dans le public, le but n’est pas de dégager une marge, mais d’offrir à tous un service adapté à la composition et à la taille de la collectivité ! En cassant le service public, c’est l’habitabilité future de Villejuif qui est menacée !

Et pendant ce temps-là, le Territoire Grand Orly Seine Bièvre continue de se développer en toute opacité, et absorbera demain des secteurs sans que qui que ce soit ait eu son mot à dire : Urbanisme ? Crèches ? Services chargés de l’emploi ?  Tout cela sera potentiellement transféré au T-GOSB (ex T12) sans que qui que ce soit ait été même consulté ! Avec quelle garantie de continuité du service pour les Villejuifois ? Aucune !

Trop, c’est trop !!!!!

En 2014, il aurait fallu dire : « Avec nous, vous ne déciderez plus de rien ! »

Aussi nous appelons les agents comme les habitants à un

RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE DE PROTESTATION

DEVANT LE CONSEIL MUNICIPAL

Vendredi 30 juin et le Mercredi 5 juillet à 19 h

(Esplanade Pierre Yves Cosnier)

20170623 – tract Au Secours