VICTOIRE POUR LAURENT !

Une belle victoire pour notre camarade Lolo Pepe : Le verdict du procès est tombé ! Ce n est pas une relaxe puisqu’ il y a un rappel à la loi mais sans peine de prison même avec sursis et sans amende. Rien d’inscrit au casier judiciaire. Les charges de « Violence en bande organisée » ont été requalifiées en « port d’arme illégal ». Étant donné les réquisitions et le ton initial de la procureure c est incontestablement une victoire syndicale complète que nous avons obtenu par la mobilisation.

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TOUS AVEC LAURENT

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Lors des manifestations contre la Loi Travail du printemps dernier, l’Etat a démontré qu’il était prêt à tout pour museler le mouvement social. Toute sa violence s’est exprimée à la fois dans le déni de démocratie qui l’a poussé à faire adopter au 49-3 un texte dont la jeunesse comme le mouvement social ne voulaient pas mais aussi dans l’exercice d’une violence policière rappelant les pratiques répugnantes du début du XXème siècle et des débuts du Syndicalisme. Cette répression s’est manifestée aussi dans la criminalisation de l’action syndicale avec notamment deux affaires largement médiatisées : Goodyear et Air France.

Mais ces deux exemples ne sont pas les seuls.

Dans notre propre syndicat, nous avons l’exemple d’un camarade arrêté alors qu’il participait à la commission Accueil et Solidarité, le service d’ordre, de la manifestation du 5 juillet. Alors même qu’il contribuait à la sécurité du cortège il a été arrêté en fin de manifestation pour « violences en bande organisée », et placé en garde à vue, comme un vulgaire criminel.

Quand on s’en prend à l’un d’entre nous, on s’en prend à toute la CGT et quand on s’en prend à un cégétiste Villejuifois qui contribue, conformément à la volonté des préfectures, à la sécurité de notre cortège, notre réponse doit être massive et implacable ! Ce n’est pas de cette justice là que nous voulons ! La criminalisation de l’action syndicale doit cesser !

RELAXE POUR LAURENT !

Tous devant le Palais de Justice à  Paris le 6 janvier 2016 à 9 h.

Départ collectif depuis la Bourse du Travail à 8 h.

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LIBERTES SYNDICALES…

GoodyeaLa CGT donnait rendez-vous aujourd’hui à Amiens comme dans plus de 40 villes dans toute la France, aux salariés et aux citoyens qui refusent la criminalisation de l’action syndicale.

Aujourd’hui comparaissaient en appel au tribunal 8 salariés dont 5 militants CGT de Goodyear ; 10000 manifestants ont accompagné les camarades jusqu’au palais de justice et leur ont apporté leur entière et franche solidarité.

Une journée confédérale d’action rythmée par un meeting permanent sur Amiens, alimenté de prises de paroles de plusieurs responsables syndicaux comme Philippe Martinez, mais aussi du monde du spectacle, du secteur associatif et des personnalités politiques. Tous sont venus soutenir les Goodyear mais aussi défendre les libertés syndicales et demander un autre traitement de l’action collective dans ce pays.

Un grand moment de débats, d’expressions et de fraternité pour dire non à l’arbitraire patronal et gouvernemental, car pour la CGT comme pour beaucoup d’autres mobilisés ce 19 octobre, il ne s’agit là que d’une décision éminemment politique visant à poursuivre la criminalisation de l’action syndicale et une attaque grave contre les libertés d’expressions, contre ceux qui contestent les contours d’une société imposés par les libéraux ou pseudo libéraux de tous bords.

Trop régulièrement, les militants syndicaux sont discriminés, intimidés, mis à pied, bloqués dans leur carrière, licenciés, quand ils ne sont pas traînés devant les tribunaux. La liberté syndicale est un droit humain universellement reconnu, parce que, sans elle, «  il n’y a pas de conquêtes sociales  », il s’agissait aujourd’hui de lancer sur tout le territoire et particulièrement d’Amiens un signe fort de mécontentement, de colère au gouvernement, au patronat, et à certaines formations politiques.

La CGT sera toujours aux côtés de ceux qui luttent pour un avenir meilleur. Parce que les salariés qui ont décidé de ne plus rester seul face à leur direction et de se rassembler avec d’autres collègues dans un syndicat et de porter leurs aspirations, leurs revendications, ne sont ni des criminels, ni des délinquants mais aspirent tout simplement à mieux vivre dans et hors du travail.

Parce que le mouvement syndical permet de gagner des avancées sociales et de défendre le salarié dans l’entreprise et qu’il ouvre par son renforcement de véritables perspectives d’émancipation, le droit syndical doit être renforcé et non pas stigmatisé ou criminalisé. Dans ce sens, la CGT demande la relaxe des huit de Goodyear, l’arrêt de toutes les entraves à l’action syndicale et une loi d’amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés ou traduits devant la justice.

Montreuil, le 19 octobre 2016

TOUS A AMIENS

Le 19 octobre est prévu un grand rassemblement à Amiens afin de lutter contre toutes les discriminations syndicales ainsi que pour soutenir nos 8 camarades de GOODYEAR qui risquent 9 mois de prison ferme pour avoir essayé de sauver leurs emplois !
L’UD CGT 94 affrète 3 cars dont 1 au départ de l’UL de Villejuif le 19/10 à 7h00 pour un retour dans la soirée.

VOUS POUVEZ VOUS Y INSCRIRE

JUSQU’AU 12 OCTOBRE.
Soyons nombreux à défendre nos droits lors de cette initiative très importante !
Plus que jamais nous avons besoin de toutes et tous pour réussir ce rapport de force et ainsi venir en aide aux camarades victimes de ces discriminations.
ON LÂCHE RIEN NI PERSONNE !

SYNDICALISTES, PAS VOYOUS : Solidarité avec notre camarade d’Hénin Beaumont

Afficher l'image d'origineC’est avec beaucoup d’émotion que les syndicats CGT ouvrier/employé et UGICT de la mairie de Villejuif, ont appris la mise en garde à vue de notre camarade René Gobert, secrétaire général du syndicat CGT des territoriaux de Hénin-Beaumont, par le communiqué suivant de l’Union Départementale du Pas-de-Calais :

Communiqué de l’Union Départementale CGT du Pas-de-Calais, de la Coordination Syndicale Départementale CGT des Services Publics du Pas-de-Calais et de la Fédération CGT des Services Publics | Hénin-Beaumont : non à la criminalisation du mouvement social !

Nous avons appris ce matin la mise en garde à vue de notre camarade René Gobert, secrétaire général du syndicat CGT des Territoriaux d’Hénin-Beaumont.

Selon nos informations, cette garde à vue est consécutive à une plainte déposée par le maire FN d’Hénin-Beaumont relativement à des contenus mis en ligne sur Facebook par notre camarade.

Depuis plusieurs mois, notre camarade est victime de pressions, mutation arbitraire, sanction disciplinaire. Cette situation a retenu toute notre attention et nous a conduits à engager différentes démarches de soutien à René et à son syndicat.

Ce matin, une rencontre était prévue avec le maire qui devait recevoir une délégation composée des secrétaires généraux de l’UD, de la fédération et des principaux responsables de la CSD. Compte tenu de la mise en garde à vue de notre camarade, la délégation CGT a décidé d’annuler sa participation au rendez-vous.

Nous affirmons notre soutien à René Gobert et notre refus de la criminalisation du mouvement social. Nous appelons nos militants à la vigilance et les informerons rapidement de l’évolution de la situation.

Lens, le 30 septembre 2016

A leur tour, les organisations syndicales des agents territoriaux de la ville de Villejuif souhaitent manifester leur soutien et leur solidarité avec René Gobert. Les pratiques décrites dans ce communiqué sont inacceptables.

A l’heure où le gouvernement met en place la « loi travail » supposée permettre un renouvellement du dialogue social, la criminalisation de l’action syndicale va à bride abattue, avec les Goodyear, avec les seize d’Air France, avec tous les camarades arrêtés ou blessés lors des manifestations contre la loi travail, et avec tous ceux qui voient leur emploi, leur vie quotidienne, mis en danger par la justice pour les punir de leur engagement syndical. 

Que dire d’une société où on voudrait faire croire à l’opinion publique qu’il est plus tolérable de supprimer des milliers d’emplois que d’arracher une chemise ? D’une société où un employeur peut impunément bafouer les lois en mettant en place des mesures non discutées dans les cadre du fameux dialogue social, et de l’autre compter sur l’appui de la justice quand il s’agit de réprimer ceux qui cherchent juste à faire valoir leurs droits ?

Être syndicaliste, c’est chercher à faire valoir le droit. Une société qui met en prison ceux qui réclament la justice, fut-elle sociale, mérite-t-elle le titre de démocratie ?

C’est malheureusement la question que doivent nous amener à nous poser les traitements réservés aux camarades arrêtés, inculpés, et demain peut-être, incarcérés.

Syndicalistes, pas voyous, nous sommes là pour nous assurer que chacun peut gagner sa vie dans des conditions de travail décentes et dans le respect de sa condition de salarié (ou de fonctionnaire).

Si cela est criminel, alors il faudra débaptiser les rues aux noms de tous ceux qui, à un moment ou un autre de l’histoire de France, ont dit « non » et se sont élevés contre un régime injuste : ils font pour tous ceux qui pourraient vouloir contester, un très mauvais exemple, un très dangereux précédent. 

Espérons que l’histoire donnera raison à ceux qui, pour protester contre la disparition de 15 000 emplois, ont osé quelque jour arracher une chemise.

Espérons que la justice donnera raison au secrétaire général des Territoriaux de Hénin-Beaumont, en première ligne de l’iniquité de son employeur.

 

ET LA DÉMOCRATIE ?

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Comme nous avons pu le constater au cours des derniers mois, nous ne vivons plus tout à fait dans un état de droit.

Un état de droit, c’est un état où tous les citoyens sont traités à la même enseigne. En France, cela se traduisait par de nombreuses dispositions de l’état, auxquelles le gouvernement actuel, et dans une très large mesure également ceux qui lui ont précédé, renoncent les unes après les autres.

Il y a l’égalité de service, qui impliquait un équilibre entre centralisation et décentralisation du pouvoir auquel le désengagement de l’état et, pire encore, la loi NOTRe, est en train de mettre un terme.

Il y a l’égalité des chances, à laquelle l’état, par son désengagement dans les territoires, par sa politique stérile en matière d’éducation, est en train de tirer un trait.

Il y avait la hiérarchie des normes, qui faisait qu’une loi ne pouvait être contredite par une norme inférieure, et à laquelle le gouvernement veut renoncer en créant, avec la loi El Khomri, un précédent dans l’abandon de cette hiérarchie, pourtant garante d’une application équivalente de la loi pour tous – une des bases fondamentales de notre droit.

Et puis il y a les mesures d’exception, l’état d’urgence, et le recours systématique à la violence par les forces de l’ordre lors des manifestations – 12 manifestations depuis le mois de Mars.

On nous parlera des casseurs, mais nous savons bien que casseurs ou pas, c’est tous les manifestants aujourd’hui qui peuvent être arrêtés arbitrairement, placés en garde à vue et proposés au passage en comparution immédiate… Le droit de manifester est donc sévèrement remis en cause.

Et enfin il y a la violence constitutionnelle, celle là même qui pousse les ministres à user du 49-3 pour faire passer un texte dont ils savent qu’il ne passera pas la barrière des députés… C’est bien qu’ils pensent, du reste, que ce texte est indéfendable, puisqu’ils n’essaient même pas de le faire comprendre mais qu’ils l’imposent…

Déjà, dans notre pays, nous nous demandions où était passée la fraternité, nous trouvions qu’il fallait continuer d’y travailler.

Aujourd’hui, le gouvernement – qui applique les feuilles de routes de Bruxelles et de la Banque Centrale Européenne – est en train de renoncer à l’égalité.

Et pour ça, il n’hésite pas à rogner sur nos libertés.

Je vous invite donc à un été de luttes, et à une rentrée que nous espérons très très musclée en matière de lutte sociale. Cette fois ci, il ne faut pas que nous nous battions pour garder nos acquis : on est partis pour en conquérir d’autres. Parce que ça ne peut pas continuer comme ça…