AU CONSEIL MUNICIPAL CE SOIR…

Ah flûte ! Le Conseil Municipal, c’était le 29 mai !

Qu’en retenons nous ? Baisse de subventions aux associations, diminution du nombre de panneaux d’affichage sur le territoire de la commune et vente à bas prix d’un terrain pour la construction d’une école privée…

En trois décisions, c’est l’essence même du régime qui prend tout son sens : réduction des moyens alloués à la fameuse société civile, à tout ce par où pourrait se cristalliser une opposition, limitation de la liberté d’expression et fuite de capitaux publics (laïcs) au profit d’une école confessionnelle.

Pourquoi c’est grave : parce que c’est clairement à la diversité culturelle que s’attaque l’exécutif. Alors même que le service public est supposé garantir cette diversité et un accès égal aux droits.

Et financer indirectement une école privée, n’est-ce pas renoncer à des moyens pour financer l’école publique ? Ou tout simplement pour financer le service public toujours plus contraint par la baisse des dotations de l’état ?

Le tout dans une ambiance toujours aussi délétère…

Il serait temps de renouveler le genre…

LE RIFSEEP AU CONSEIL MUNICIPAL

Etrange, ce conseil municipal…

Du moment où madame Ouchard annonce qu’elle a le pouvoir de monsieur Gaborit, mais qu’elle l’aurait refusé si il avait encore été affilié au Front National au refus de monsieur le maire de remettre le point voté en l’absence des conseillers municipaux d’opposition la semaine dernière, c’était déjà difficile à comprendre.

Quand le débat arrive au RIFSEEP, monsieur le maire commente la présentation du dossier et déclare que les représentants du personnel n’ont fait que suivre, « de leur propre aveu », les consignes de leur centrale. Apparemment, il n’a pas pris connaissance de nos lettres ouvertes… Il annonce une augmentation de la prime des catégories B et C de 194 euros par ans (soit 16 euros par mois), et laisse planer la menace ; « Si nous ne votons pas le RIFSEEP ce soir, il n’est pas garanti que les agents recevront leurs primes l’année prochaine. »

Tout est dit…

L’Adjointe chargée des ressources humaine s’excuse : ce n’est pas elle qui présente ce dossier parce qu’elle n’a retrouvé à l’intérieur aucun des engagements qui ont été pris devant les agents. Elle aurait préféré le présenter, pouvoir le défendre… Mais ce n’est pas le cas.

Monsieur Obadia se veut rassurant : comme ce n’est pas du maire, mais de l’évaluation par le supérieur hiérarchique que dépendra l’attribution du CIA, ça ne pourra pas être un outil de discrimination. On apprécie l’aveu sous entendu dans cette réassurance.

L’opposition dénonce le subterfuge de dialogue social, rappelle qu’au Territoire Grand Orly Seine Bièvre les élus de Villejuif ont voté contre la mise en place du RIFSEEP alors que la CGT s’est abstenue en Comité Technique (et donc n’a pas voté contre comme à Villejuif)… Elle ironise sur le côté « aie confiance, crois en moi » – un conseiller pousse la chansonnette – des promesses faites aux agents. Elle rappelle qu’aucune des pièces obligatoires pour les négociations n’ont été fournies aux syndicats. Elle dénonce la hausse de la CSG, et le rétablissement du jour de carence. Elle souligne qu’une augmentation de 16 euros par mois ne compensera ni le gel du point d’indice, ni ces ponctions sur les salaires des fonctionnaires. Elle suggère que c’est pour régulariser certaines situations dont personne ne veut parler qu’il est, en réalité, urgent de passer au RIFSEEP. Elle remarque que, contrairement à ce qu’indique le maire, il n’est obligatoire d’être passé au RIFSEEP qu’au 31 décembre 2019 (et pas au premier janvier 2018). Elle dénonce la vacuité du dossier : la délibération reprend la loi, rien que la loi, ne donne pas d’éléments de budget… Nous apprenons qu’en conseil d’administration du CCAS il a été dit que nous n’étions « pas des représentants du personnel, mais des syndicats (?!) » Elle dénonce le chantage sur la prime des agents à partir de janvier…

Avant de passer au vote, monsieur le Maire reprend la parole et s’engage solennellement. « Je peux vous l’écrire, dès demain matin ! » précise t’il : la mise en place du RIFSEEP ne fera pas baisser le salaire des agents. Il déplore le gel du point d’indice qui est la véritable cause des bas salaires de la fonction publique. Il s’engage à une seconde augmentation en 2018, dont bénéficieront les catégories A (sans préciser si c’est « aussi » ou « seulement »). Il confirme que le CIA ne sera pas mis en place avant le premier janvier 2019, et qu’il n’y aura pas de « CIA négatif » comme « des rumeurs le prétendent » (et c’est vrai que le CIA est un complément : ce que nous contestons c’est que tout le monde ne le touchera pas !) Il s’engage aussi à ce que les amputés de salaire soient rétablis dans leur ancienne rémunération.

En clair, il accepte que soit écrit au compte rendu tout ce que nous voulions qu’il nous mette par écrit comme il s’y était engagé lors de notre rencontre avec lui le 4 octobre… Tout ça pour ça ! Au moins, cette fois ci, c’est écrit !

23 voix pour, 21 voix contre et 1 abstention.

Le RIFSEEP est adopté.

AU CONSEIL MUNICIPAL CE SOIR : TROIS P’TITS TOURS ET PUIS S’EN VONT !

Ce soir, c’était le pompon ! Une représentation à la fois surréaliste et existentialiste, une métaphore de l’incapacité des hommes à communiquer entre eux, de l’impossibilité pour la démocratie d’exister en dehors des lois… Du fond et de la forme ! Du son et des lumières ! Un show total !

Dès même l’abord de la salle du Conseil Municipal, les figurants en uniforme accueillent les spectateurs. A 19h15, toutes les grilles de la mairie sont fermées. On aperçoit par les fenêtres les conseillers municipaux de la majorité qui viennent des coulisses et se dirigent furtivement, privilégiés, vers la salle. Les conseillers d’opposition, eux, attendent dans le froid que la maréchausée municipale daigne leur ouvrir les grilles.

A 19h30, précises, ça commence. Et dans la minute qui suit ça se gâte : les places des conseillers ont été modifiées sans leur avis, et quelqu’un a commis des impairs dans le plan de table. Le conseil enchaîne sur les comptes rendus et les questions diverses. Déjà ça rue dans les brancards. Certaines modifications n’ont pas été prises en compte, certaines interventions sont incomplètes, mais surtout on demande à Monsieur le Maire de justifier de l’absence aux comptes rendus d’un élément obligatoire : qui a voté quoi ? Et avec le vote électronique, personne ne comprend pourquoi puisque c’est justement l’objet : faciliter les votes et la retranscription de ceux-ci au comptes-rendus. Raté. Bon…

Vient ensuite le rapport sur le développement durable. Personne ne fait remarquer en séance que c’est le seul dossier présenté en couleur et sur du papier glacé (connaissant madame Casel on s’attendait plutôt à du papier recyclé ronéotypé) et à plusieurs voix ! Se succèdent madame Casel, monsieur Ducellier, madame Yapo, monsieur Carvalho, monsieur Bougnegta… Et tout est joli, tout est beau à Villejuif où l’environnement, le social et l’économique cheminent main dans la main vers des horizons radieux et se déclinent dans tous les services, dans tous les secteurs…

Oui mais un rapport sur le développement durable devrait plutôt proposer un bilan et des perspectives. Et même très joli, le document ne remporte pas tous les suffrages. Monsieur Harel va jusqu’à dénoncer un effet « marketing », sans contenu ! Les élus de l’ancienne majorité soulignent que la plupart des actions évoquées dans le rapport étaient déjà engagées en 2014, et ne sont donc pas le résultat du travail de l’équipe actuelle ! Le groupe EELV, mené par monsieur Lipietz et madame Gandais, s’insurge de la disparition du « Plan Vélo ». Monsieur Vidal exhibe alors la page 19 du dit document, celle dont le sommaire promet qu’elle traite des Risques Psycho Sociaux… Elle est blanche… Et tout ça est d’autant plus drolatique (si l’on sait prendre beaucoup de recul) que le vrai bilan, ce sont les conseillers d’opposition qui le font, rappelant les actions précises menées cette année par les services, les efforts en interne, le « zéro phyto » dont ils demandent un bilan, l’impact positif du travail des ateliers sur le bilan carbone de la ville… Le développement durable, il est partout, mais pas dans le rapport…

Heureusement, Monsieur le Maire reprend les rênes du débat : « Vous pouvez nous dire que vous n’êtes pas d’accord avec nous. Ca n’est pas pour ça que nous devons répondre à vos questions ! » Curieusement, à ce moment là certains conseillers municipaux se sont tournés ver les représentants syndicaux avec un air de franche commisération.

Pas de vote sur ce dossier, mais un « dont acte », qui permet au législateur de s’assurer que le débat a bien eu lieu…

Dossier suivant, le Rapport d’Orientation Budgétaire (ou ROB, à ne pas confondre avec le verbe anglais, to rob, qui signifie dérober – rien à voir !). Là encore, c’est un dossier bénin : il s’agit comme pour le précédent d’avérer auprès du législateur qu’un débat a eu lieu sur la question. Sauf que, cette fois-ci, il y aura un vote… (Musique inquiétante : Tin Tin TIN !!!)

Et là c’est l’explosion. Monsieur le Maire, visiblement content, présente une série de diapos qui ne… correspondent pas au rapport envoyé aux conseillers municipaux. Sa prestation, vaillamment menée d’un bout à l’autre sous les huées et les indignations de l’opposition, le pousse à nous dévoiler… Le rapport égalité femme-homme de la collectivité ! Celui-là même qui n’a jamais été présenté au Comité Technique et au Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail ! Celui dont on nous disait qu’il… n’existait pas ! Les diapos, des tableaux et des graphiques, se succèdent trop vite pour que quiconque puisse en tirer quoi que ce soit. « Ce soir, c’est vraiment le soir où vous nous dîtes que vous nous prenez pour des cons ! » « Savez vous que les Villejuifois vous surnomment Le Bo Kim Jong Illec ? » L’un après l’autre, les groupes de l’opposition déclarent qu’ils ne pourront, en conscience, voter pour avérer que le débat a eu lieu. « Un enfant de cinq ans pourrait se rendre compte que votre présentation et le document que nous avons étudié n’ont rien à voir ! »

Et donc vote : 22 voix pour, 22 voix contre, une abstention.

L’opposition, excédée, quitte la salle. Plus de quorum. Fin du conseil.

La majorité, excédée par ce mauvais résultat, décline à toute vitesse le point suivant. Sans présentation, monsieur le maire fait voter la délégation des parcmètres et de la verbalisation à une société privée, sans présentation et sans quorum. 22 voix pour. « Vous étiez là quand j’ai ouvert le point ! » lance t’il à un élu qui s’insurge. « Il y avait encore le quorum ! »

Certaines mauvaises langues prétendent qu’à ce moment là, on l’aurait entendu ajouter : « Nananère ! »

Il restait une bonne vingtaine de points à aborder, dont celui du passage au RIFSEEP…

Le conseil sera reconvoqué dans les cinq jours.

Ca promet !

PLUS BELLE LA MAIRIE : LA REVANCHE

Avertissement : Cet article ne prétend pas restituer la réalité de la vie politique Villejuifoise, ou alors de façon tout à fait fortuite et accidentelle.

La nouvelle saison de « Plus Belle la Mairie » attaque vraiment très très fort… Depuis le début de l’année, les épisodes s’enchaînent avec un suspense qui monte de plus en plus fort, de plus en plus vite…

Au début de cette nouvelle saison, c’est à peine si on sait qui est encore conseiller municipal, adjoint, maire, et qui ne l’est plus. L’été a été calme, au moins en apparence. Et pourtant, tout le monde est très tendu. Qui est dans l’opposition ou pas ? On ne sait plus.

On sait juste que les vilains vilains syndicats ont attrapé Alain et l’ont jeté par la fenêtre de la mairie et qu’il est tombé sur le parvis au milieu des vilains vilains syndicalistes qui étaient resté dehors et lui ont fait du bouche à bouche pour le ranimer. En tous cas, c’est presque ce que Franck a écrit sur son Pweeter ! Parce que les vilains vilains syndicalistes qui coûtent beaucoup d’argent à la ville comme il l’a dit Franck dans un courrier qui a coûté beaucoup d’argent à la ville veulent pas sortir de la bourse du travail alors que le juge a dit que Franck il pouvait leur dire de le faire quand il le lui a demandé à un moment où ils étaient partis en vacances du mois d’Août pour pas qu’ils puissent se défendre ! Quelle ruse !

En plus, Franck il dit partout qu’ils ont cassé plein de bras aux agents et qu’ils ont tout cassé la mairie, les vilains vilains syndicalistes ! Et du coup, plus personne à Villejuif comprend pourquoi la mairie est pas cassée et que tout le monde a des bras… Des fois, quand c’est passionnant c’est difficile à suivre…

Et puis Laurence, qui est chargée du personnel, elle est fumasse parce qu’elle a dû s’imposer dans les négociations salariales dont elle avait été exclue. Du coup, elle s’impose, et elle dit des trucs qui plaisent bien aux vilains vilains syndicats et aux agents, mais pas forcément à Franck. Pourtant, Franck a besoin qu’on fasse passer le nouveau régime indemnitaire des agents très très vite, mais il veut pas dire pourquoi. Les agents amputés de salaire c’était pourtant une bonne excuse, mais comme le tribunal a dit qu’ils étaient amputés illégitimement, c’est plus compliqué. Parce que maintenant dans cette saison il y a plein de nouveaux personnages : le préfet, le juge, le gendarme, Gnafron, Voldemort…

Alors vite vite, on promet des sous aux agents, et on leur dit dans plein de réunions qu’ils ont jamais aussi bien travaillé qu’en ce moment y a pas longtemps, alors que y a longtemps ils travaillaient déjà très bien, mais moins très bien que maintenant. Enfin bref, on veut leur donner des sous, mais chut, il faut pas dire pourquoi c’est faire…

Après il y a du sentiment parce que Michel a décidé de quitter Franck parce que  Franck ne le respectait pas assez. Du coup il y a encore eu un article dans le Parisien où Michel il disait du mal de Franck. Et voila t’il pas que dans le Parisien, Philippe, qu’on avait fait sortir par la porte, essaie de revenir par la fenêtre en voulant faire voter le retrait des délégations du maire par les autres conseillers municipaux !!! Et là, le suspense est terrible terrible !

D’autant plus que le grand chef du cabinet s’en va ! Ça laisse Franck drôlement tout seul ! On sait pas pourquoi, mais on sait qu’il s’en va. Mais qu’est ce que ça veut dire ? Est-ce que c’est parce qu’il en a marre d’en avoir assez, ou parce que les adjoints et les directeurs généraux des services sont pas assez gentils avec lui ?

Aussi, il y a des gens qui font des tags sur la mairie où ils font rien qu’à se moquer en faisant des fautes d’orthographe toutes rouges ! Pile la couleur que Franck il peut pas sentir – même pas en peinture aérosol, donc !

Comme on dit quand c’est palpitant : « Han là là ! Mais qu’est-ce qui va t’il donc se passer ? »

En tous cas, plus de suspense, avec de plus en plus de personnages, et de plus en plus de rebondissements… Et pourtant y en a qui voudraient que ce soit déjà la fin de la série !

Sont gonflés !

PLUS BELLE LA MAIRIE : TROIS ANS DEJA

Trois ans ! Ça compte ! Avec le dernier VNV, les Villejuifois ont reçu un livret détaillant le bilan de mi-mandat de l’Union Citoyenne… Pourtant, on peut pas dire qu’il y ait de quoi pavoiser, parce que du point de vue des agents, le bilan de mi-mandat c’est la réduction des effectifs par le non remplacement, la dégradation des conditions de travail par la restriction budgétaire, la non-remise ne état de la mairie depuis un an et demi après l’incendie, la disparition de la ludomobile, une restructuration de l’administration qui n’arrive jamais, un dialogue social complètement bouché avec zéro progrès sur le stationnement ou le régime indemnitaire, et l’étalage des rapports conflictuels des adjoints au maire jusque sur internet (parce que dans les couloirs de la mairie, déja)…

Alors ? Dans notre soap Villejuifois préféré, où en sont les principaux protagonistes ?

Philippe est déçu. Maintenant, il est seul. Il avait pourtant tout orchestré, bien pensé à tout. Tout. Et le voici sans rien. Franck lui a retiré ses délégations en plein conseil. Il a de moins en moins d’amis Facebook, depuis. Mais peu lui importe… Il existait avant d’être au Conseil, il existera après. Et il faudra bien qu’il s’y fasse, le premier magistrat ! D’un pas rageur, il quitte son bureau pour se mettre en marche vers le local de campagne pour les élections législatives. La meilleure vengeance est un coup qu’on met dans les urnes…

Pour Franck, depuis le 31 mars, quelque chose ne va pas. Il a les chevilles un peu douloureuses. Comment diantre va t’il faire cohabiter Édouard et Jean François qui ne peuvent plus se sentir depuis la semaine qui a suivi les élections municipales. Pour l’instant, ils se regardent en chien de faïence. Heureusement, la Police Municipale va ouvrir ses portes dans un vrai commissariat. Un doute étreint l’édile ! Le commissariat est il assez grand ? Est-il assez… beau ? C’est tout ce qui compte : ce qui restera, c’est ça, la police municipale… Mais à qui va t’il confier cette délégation s’il redistribue les rôles de ses adjoints ? Est-ce que le petit jeune du Front National serait à la hauteur ? Déjà, Jean François en adjoint chargé du personnel, c’est osé… Mais bon… Tout passe tant qu’il sait continuer à les diviser !

Jean François, lui, se demande pourquoi il a fait ça ? Pourquoi il est retourné dans cette galère ? Alors même qu’on l’a déjà tant trahi… Assis dans la pénombre de son bureau d’adjoint pour l’instant sans délégations, il souffre, une main soutenant son front soucieux. Une délégation, est-ce que cela valait de mettre son mouchoir par dessus le fait d’avoir été évincé de la majorité avant même le premier conseil municipal de la mandature ? La vengeance est un plat qui se mange froid. Il ne commettra plus les mêmes erreurs… Et le personnel, il en fait son affaire : depuis le temps qu’il attendait d’être aux affaires, il a hâte de s’y mettre. Il se regarde dans la glace, et quelque chose en lui le fait détourner les yeux…

Laurence, elle, quitte la mairie le cœur léger. Elle a fait ce qu’elle a pu, mais ils étaient tous cinglés, misogynes et totalitaires. Du premier au dernier. Elle a vraiment essayé mais les dés étaient pipés dès le départ… « A partir de maintenant, plus rien ne se décidera sans vous, » disaient-ils. A partir de maintenant, tout s’est décidé dans son dos, oui… Mais si ils s’imaginent qu’ils l’emporteront au Paradis, ils se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’au coude. On va peut-être lui enlever ses délégations, mais il lui reste de quoi faire… Il lui reste la vérité sur la souffrance des agents et les listes noires… Ah, ils se croyaient malins…

Vous voyez : même au bout de trois ans, tout peut encore arriver…

Métropole : Un semblant de démocratie ?

Logo CGT Territoriaux VillejuifPour la petite histoire, quelques conseillers municipaux ont voté hier un vœu au Conseil Municipal : ils demandaient le report d’un an du transfert des compétences des collectivités territoriales vers la métropole, le temps que soient organisées des concertations avec les citoyens et les agents territoriaux qui vont être transférés à la métropole.

Lors d’un Conseil Municipal consacré entièrement à la Métropole, à la création des territoires (et notamment à l’intégration de Villejuif au T12), la question des transferts de compétence a été largement abordée – et de grandes inquiétudes sur la continuité du service public exprimées. Le devenir des personnels par contre, personne n’en a parlé…

Ce n’était peut être pas le lieu.

On jugera de ce qu’un préfet demandant en urgence la validation de la constitution d’un territoire = à titre purement consultatif – d’un Conseil Municipal remplace efficacement (ou non) la concertation avec les citoyens, les personnels territoriaux, etc… Pour des intérêts liés au développement économique…

On nous parlera ensuite de dialogue social ?

Pff.

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T12