Encore trop de questions sans réponses concrètes pour garantir la santé des citoyens !

Le Premier ministre vient de présenter le plan de déconfinement du pays, en vue d’une reprise de l’activité économique et de la vie sociale. À l’écoute de ce discours, de nombreuses questions essentielles demeurent ou sont encore plus floues. Le gouvernement renvoie beaucoup de responsabilités aux collectivités territoriales, aux personnels de l’éducation nationale et de la petite enfance mais également aux citoyens. On demande ainsi aux parents de décider eux-mêmes s’ils doivent envoyer ou non leurs enfants à l’école avec ce dilemme : la santé des enfants ou la pression des employeurs pour reprendre le boulot.

Non, l’école n’est pas une garderie pour permettre aux parents de retourner au travail.

Ces annonces vont accroître les inégalités territoriales et sociales en renvoyant, par exemple, les responsabilités de protection – comme le port du masque – à ceux qui auront les moyens de se les payer ou de se le fabriquer. Nous sommes loin des valeurs d’égalité de notre République. La santé des citoyens, n’est-ce pas de la responsabilité de l’État ?

La reprise économique reste la priorité du gouvernement, ce qui laisse beaucoup de libertés aux entreprises, sans réelles garanties sanitaires ou de droits pour ceux qui travaillent. La référence aux guides de bonnes pratiques mises en œuvre dans les branches est proprement déplacée. Par contre, aucun mot pour remettre en cause les ordonnances prévoyant l’augmentation du temps de travail ou le vol des congés payés et des repos. En matière de transport collectif, le Premier ministre nous conseille de ne pas les prendre pour « se balader ». À croire qu’il ne prend jamais les transports aux heures de pointe, en Île-de-France comme ailleurs, car la plupart de ceux qui les fréquentent à ces heures-là se rendent au travail. Dans ces conditions, qui décidera de ceux qui doivent les prendre en priorité ?

Nous attendons de vraies mesures de protection sociale pour les salariés, pour ceux qui sont le plus frappés par cette crise.
Les récentes annonces d’une progression massive du nombre de demandeurs d’emplois (+7,5%) montrent la nécessité de renforcer les droits des privés d’emplois notamment des plus jeunes complètement démunis de ressources.

Il y a besoin de prolonger et de renforcer le chômage partiel pour que la pression de la fin du mois ne soit pas la contrainte de la reprise du travail.
Nous comprenons les attentes des citoyens de retrouver une « vie normale » parce que le confinement pèse sur toutes et tous, parce que beaucoup des plus de 10 millions de salariés en chômage partiel subissent des pertes de salaire qui compliquent encore plus leur vie quotidienne.

Nous comprenons la conscience professionnelle des personnels de l’éducation de ne pas laisser tomber leurs élèves mais qui restent sans réponse réelle et nous saluons l’engagement sans faille des personnels de santé, du médico-social et de l’aide à domicile
Mais, pour la CGT, la santé doit primer avant tout.

La CGT continue à être présente et disponible à tous les niveaux pour la défense des droits et de la santé des citoyens et du monde du travail.

Montreuil, le 28 avril 2020

DIFFAMATION ? PAS QUESTION !

Suite à notre dépôt de plainte pour diffamation après avoir constaté la publication du communiqué de presse émanant des 17 élus de l’union citoyenne de la mairie de Villejuif daté du 03 mai 2016, l’audience se tiendra le :
MARDI 25 SEPTEMBRE à 13h30

11e chambre correctionnelle au
TGI de Créteil
rue Pasteur Valléry Radot
Nous avons déposé un préavis de grève pour ce jour-là afin de compter sur votre présence la plus nombreuse possible.
Nous serons soutenus dans cette initiative par des collègues de nombreuses mairies alentours, la fédération des services publics et l’union départementale.

20180920 – Préavis de grève 25 sept

20180918 -TRACT 25 sept 18

 


Non contents d’avoir attaqué la Bourse du Travail et d’avoir tenté d’en expulser les syndicats,
Non contents d’entraver l’action des syndicats des territoriaux dans sa mairie, les élus de la majorité avaient, dès 2016 édité un communiqué de presse diffamant toute notre organisation syndicale et les agents de la Mairie de Villejuif !

L’affaire passe en justice le 25 septembre à 13h, au tribunal de Créteil, 11ème chambre correctionnelle !

Nous vous appelons à y rejoindre les territoriaux de Villejuif et les syndicats CGT afin de manifester notre opposition à la répression syndicale sous toutes ses formes !

A l’heure où le maire de Villejuif interdit à ses agents de participer aux assemblées générales, les menace de sanction, empêche les membres du CHS CT de visiter les services et use de tous les recours à sa disposition pour harceler les représentants du personnel et les agents, (rétrogradation, mises au placard, refus de promotions…) rappelons lui que
Quand on touche à un militant CGT, c’est toute la CGT qui est touchée !

Rendez-vous à 13h00 devant le TGI de Créteil (badges en poches)