COMITE TECHNIQUE : LE RETOUR

Le prochain Comité Technique aura lieu le 28 février 2019, de 9h30 à 12h.

Un seul point à l’ordre du jour : le vote du règlement intérieur.

Celui ci nous a été présenté le 18 décembre par monsieur le maire, en présence de la présidente du CT, de la présidente du CHSCT, de la DRH et du Directeur Général des Services Municipaux, et bien sûr des représentants du personnel (CGT et CFTC).

Aucune réunion pour discuter de ce qui nous a été présenté ce jour là n’a été organisée depuis (soit pendant les deux mois qui viennent de s’écouler).

L’objectif est de réduire tous les temps de prévenance (nous aurons donc moins de temps pour préparer les dossiers et pour consulter les agents et recueillir leurs avis), et de libérer l’administration et l’exécutif de toutes les contraintes que posait le précédent règlement intérieur en matière de compte rendu et d’information des agents (qui n’étaient pas respectées de toute façon).

Par exemple, il était considéré comme étant malvenu d’organiser les comités techniques pendant les congés… Ca s’est fait, mais maintenant le règlement ne l’interdira plus…

Donc l’objectif est de réduire effectivement la portée du dialogue social et de ne faire du Comité Technique qu’une instance de consultation. C’est vrai, c’est la loi : le dialogue social ne se substitue pas à l’employeur, et l’employeur n’en tient compte qu’à mesure de ce qu’il a envie.

Il est donc intéressant de constater, une fois de plus, que le dialogue social c’est seulement si ça ne gène pas l’administration, ou les projets de l’exécutif…

Ce que nous ignorions aussi, c’est que la composition du collège employeur changeait et que les représentants de l’employeur ne seraient plus des conseillers municipaux, mais pour moitié des membres de l’administration…

La démocratie, c’est « cause toujours »…

Nous avons d’ores et déjà été prévenus que le prochain Comité Technique aurait lieu le… 14 mars, soit pendant les congés.

LES BONS VOEUX DU DIALOGUE SOCIAL

Au fait on vous a pas dit : en 2019, à moins d’une victoire majeure des gilets jaunes, ça va être pareil qu’en 2018 niveau dialogue social et prise en compte de la parole qui monte du bas vers le haut. Le haut, comme l’a démontré le président lors de ses voeux aux français, n’est pas très croc de la parole du bas. Et c’est pareil à la mairie de Villejuif…

Nous, on a eu la chance de rencontrer notre employeur peu de temps avant les congés de fin d’année. Il voulait nous féliciter de la victoire de la CGT aux élections professionnelles. En ces périodes de fêtes on a même naïvement  cru un temps qu’il nous convoquait à 16h pour péter les petits gâteaux et le champomy, mais non…

En fait c’était pour nous prévenir de ce que désormais, le règlement intérieur des instances (CT et CHSCT) serait modifié pour le mandat à venir : fin de la parité du comité technique (ce ne seront plus des conseillers municipaux qui siègeront pour l’employeur mais des représentants de l’administration), baisse du nombre d’heures que les représentants du personnel auront pour préparer les séances et informer les agents, raccourcissement du délai entre une convocation et la tenue d’une séance, possibilité pour l’administration de recourir  des experts sans l’accord préalable des représentants du personnel…

Le but annoncé : « fluidifier le processus du comité technique »…

Curieusement, cela se solde encore par une moindre prise en compte de la parole des agents, au sein même des seules instances où ils sont représentés.

Qui disait : « Le dialogue social c’est cause toujours, la dictature c’est ferme ta gueule » ?

Mais faut reconnaître dans le dialogue social, y a deux choses qui gênent : le dialogue et le social…

 

 

CHSCT DU 12 NOVEMBRE 2018 : PAS D’ABONNÉ AU NUMÉRO DEMANDÉ

Ci dessous, l’intervention préliminaire prononcée lors de la dernière séance du Comité Hygiène Sécurité Conditions de Travail (CHSCT), le 12 novembre 2018.


Mesdames et messieurs les représentants du collège employeur,

Mesdames et messieurs de l’administration.

Cette séance du CHS CT sera la dernière du mandat, et elle est très emblématique. Deux dossiers qui nous avaient été annoncés à l’ordre du jour son manquants. Une paille, il s’agit du rapport de la médecine du travail et de celui de la psychologue du travail. Il aurait d’ailleurs fallu nous les présenter de préférence lors de la séance commune du CT/CHSCT qui n’aura pour le coup pas lieu sous ce mandat.

Mais peu importe. Depuis quatre ans, malgré nos rappels à l’ordre, nos rappel au règlement intérieur, nos rappels à la loi, nous n’avons pas su obtenir l’écoute, les méthodes ou les résultats que le personnel est en droit d’attendre de notre instance. Mais à l’impossible, nul n’est tenu. C’est l’autorité territoriale qui a une obligation de résultat en matière de sécurité des agents, pas les élus du personnel.

Bilan des opérations :

En ce qui concerne les visites de services, non seulement vous mettez en place une nouvelle procédure, sans recueillir notre avis, qui a pour effet concret de mettre un terme à celles-ci, vous nous envoyez l’administration pour nous empêcher d’entrer dans les écoles et la police municipale pour nous empêcher d’entrer en RH… Ces visites sont statutaires l’autorité territoriale n’a pas le droit de nous interdire l’accès à tout lieu ou travaillent les agents. C’est d’autant plus grave du reste que vous connaissez l’état des agents, des services, des locaux et qu’en vous privant de ces visites auxquelles si peu d’entre vous ont participé au cours du mandat, vous vous privez d’un savoir qui vous serait utile et d’un lien entre les agents et leur employeur qui vous aurait enrichi.

De même prenons un exemple très parlant : les serres municipales ont été fermées et les agents relocalisés au mois de septembre dans des locaux d’une bien meilleure qualité. Quand a eu lieu la visite obligatoire de ces locaux pour avis du CHS CT ? Elle ne l’a pas été. Qui a pris cette décision ? Qui que ce soit, cette personne a privé l’instance d’un rapport positif et l’autorité territoriale des compliments du collège employés. Nous dénoncions l’état des serres dans un rapport de visite qui date de 2015. Encore une fois : aucun dialogue, aucune communication.

En ce qui concerne l’enquête sur les risques psycho sociaux, nous n’avons toujours aucune communication écrite de ses résultats. Autant dire qu’elle n’a pas eu lieu. Et nous dénonçons aujourd’hui le fait que la présidence a laissé l’administration prendre la main sur cette enquête et d’en dévoyer les résultats. En effet, les RPS servent maintenant de prétexte à l’administration pour demander des sanctions contre certains agents en CAP. Belle inversion de la réalité des choses.

Ce qui nous est présenté dans l’un des comptes rendus (en retard) n’est pas suffisant et nous ne sommes ni les uns ni les autres je pense, pas au courant des suites qui seront données à cette présentation. Cela aurait dû être présenté au Comité Technique, au Conseil Municipal, nous ne savons pas quand et nous ne savons pas pourquoi ça n’a pas été fait. Encore une fois, c’est notre instance qui a décidé de cette enquête, ni le Maire, ni la direction des ressources humaines, ni la direction générale des services. C’était donc à notre instance, collégialement d’être à la barre et de prendre les décisions. À aucun moment nous n’avons acté ou nous n’avons donné notre accord pour que cela revienne entièrement à l’administration. Ce fut pourtant le cas.

Nous, représentants du personnel, avons pris notre rôle au sérieux. Nous avons travaillé. Nous avons mené des actions, dont 39 visites de services que nous avons dû organiser nous-mêmes. Nous avons comptabilisé les arrêts de travail et d’ailleurs ceux-ci ne nous sont plus communiqués depuis le mois de Mars dernier. Nous avons transmis à la présidence de l’instance un bilan de nos interventions en septembre dernier. Celui-ci a-t-il été mis à l’ordre du jour ? Non. Quand nous l’avons signalé en écrivant à la présidence, avons-nous eu une réponse ? Non.

Et même par le passé quand nous avons fait des demandes de séances exceptionnelles, obligatoires du moment où la majorité des représentants du personnel les signaient, cela nous a été refusé, en dépit de la loi.

Et ce n’est pas le changement de présidence survenu en 2017 qui y a changé quoi que ce soit.

Pour quelle raison ? Voici comment nous le percevons : vous n’êtes pas ici pour tenir compte de la parole du personnel, et surtout pas de celle de ses représentants. Vous n’êtes ici que dans l’idée d’entretenir au frais du contribuable villejuifois, et largement vu le coût de l’envoi des dossiers en recommandé qui vient encore s’ajouter aux autres frais, une instance de dialogue social fantoche, une chambre d’enregistrement. C’est, pour tous les participants de cette instance, une perte de temps, car cela ne débouche sur aucune amélioration des conditions de travail ou de la sécurité du personnel de cette ville.

Les pratiques managériales mises en place, et qui poussent des agents, des chefs de service, des directeurs, des directeurs généraux adjoints et même l’ancien directeur général des services, vers d’autres collectivités, au placard, à la maladie ou au suicide ne sauraient être remises en cause, nous l’avons fort bien compris. Cela ne nous empêchera pas de les dénoncer, et nous entendons continuer à le faire. Elles sont, à notre avis, la première cause du mal être et de l’inefficacité dans les services. La culture de la violence et du secret sont contre productives, surtout quand elles sont appliquées à un personnel consciencieux, professionnel et engagé pour le service public.

La culture du mépris que vous avez érigée en règle tant au CHS CT qu’au CT ou dans les, le règne de la terreur qui s’est mis en place ces quatre dernières années et avance aujourd’hui au pas cadencé, sont toxiques, néfastes, et sont, je le répète la première cause de tous les dysfonctionnements de cette mairie. ET encore, s’il n’y en a pas d’avantage, c’est bien grâce aux agents et certainement pas grâce à tous ceux qui contribuent à les martyriser.

Alors que dire ?

Nous souhaitons à ceux du prochain mandat de pouvoir travailler dans des meilleures conditions.

Quant à la séance d’aujourd’hui… Ca n’est pas très compliqué :

Elle est illégale parce que, encore une fois, les comptes rendus ne nous ont pas été communiqués dans les temps. Savez-vous qu’il existe désormais une jurisprudence qui frappe de nullité les décisions prises si les comptes rendus sont communiqués hors délais ? De même, le REC aurait dû être présenté avant le 30 juin, devant le CT et non le CHS CT. De préférence en séance commune. Est-ce que cela a été le cas ? Non.

Et encore une fois, nous exigeons d’avoir une communication écrite des documents relatifs à l’enquête RPS auquel notre instance a seule la légitimité à avoir accès.

Nous vous souhaitons néanmoins une bonne fin d’après-midi.


A la suite de cette annonce, la séance a tout de même continué, dans un soucis des représentants du personnel de porter les inquiétudes sur la sécurité des agents. Les débats n’ont pas apporté grand chose, et aucun compte rendu de cette séance n’a été produit…

COMITE TECHNIQUE ET COMITE HYGIENE SECURITE ET CONDITIONS DE TRAVAIL

LETTRE OUVERTE AUX AGENTS DE LA VILLE DE VILLEJUIF

Nous tenons à vous informer des difficultés que rencontrent vos représentants du personnel qui siègent sur les instances Comité Technique (CT) et Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT).

Le 4 décembre 2014 lors des élections professionnelles, vous nous avez fait confiance en nous donnant vos voix pour vous représenter et défendre au mieux vos intérêts et conditions de travail.

Les représentants du personnel ont signé le 2 juin 2015 avec la représentante du maire, Mme Loudière,  le règlement intérieur instaurant les droits et devoirs des deux collèges ; employeurs et employés, pour un bon fonctionnement du comité technique. En effet, les organisations de service et une part importante des conditions de travail passent obligatoirement par cette instance de consultation.

Or force est de constater que l’employeur n’a eu de cesse pendant 4 ans de bafouer les règles et la loi obligeant les représentants du personnel à dépenser de l’énergie sur la forme des dossiers et non sur le fond.

En 4 ans, nous avons eu :

  • Des dossiers incomplets (pas d’organigramme, profils de poste absents ou obsolètes,…) ;
  • Aucune de nos demandes de sujets à inscrire à l’ordre du jour ne sont prises en compte ;
  • Des créations de poste qui ne passent pas pour avis en comité technique ;
  • Une durée exponentielle des comités techniques passant d’une demi-journée à une journée entière et se prolongeant en soirée ;
  • L’absence d’information aux agents des avis donnés par le CT ;
  • L’absence d’information aux agents du changement de leur profil de poste ;
  • L’absence de transmission du nouveau profil de poste à l’agent ;
  • Aucune information, par une communication écrite aux membres du CT des suites données aux propositions et avis de celui-ci dans un délai de deux mois comme le prévoit la loi
  • Des règlements de compte incessants entre élus de la majorité ;
  • La présence imposée de cadres de la haute administration qui n’ont pas à siéger en CT ;
  • Aucun dialogue avec les élus, l’administration répondant systématiquement à leur place ;
  • Les agents mis en cause en permanence, c’est leur faute s’il y a des dysfonctionnements ;
  • Une réorganisation de l’administration incohérente et incomplète ;
  • Refus depuis 3 ans d’avoir un CT spécifique sur les ressources humaines ;
  • La non communication des rapports sur les moyens budgétaires consacrés aux personnels ;
  • Refus de réunir le CHS CT à la seule demande des élus du personnel –voire à la demande de membres de deux collèges – après des alertes pour danger grave et imminent ;
  • Convocation de la commission d’ordre du jour en dehors des heures de travail…

 

Clairement, aujourd’hui, l’employeur n’hésite plus à faire fi de ses obligations légales en matière de dialogue social, à  les contourner ou à les ignorer.

Nos espoirs d’amélioration lors du changement de présidence des instances en mars 2017, ou de l’arrivée d’un nouveau directeur général des services ne se sont pas concrétisés. Au contraire, la situation n’a fait que se dégrader.

Aujourd’hui, nous recevons une convocation pour un comité technique le 2 juillet alors que le règlement intérieur stipule qu’aucun CT ne peut avoir lieu en juillet et août. Nous avons écrit pour dénoncer la non recevabilité de ce CT mais l’employeur s’entête à le maintenir. Nous nous voyons refuser la concertation avec les agents du service entretien dont le dossier passe en CT.

Nous disons STOP ! Nous exigeons qu’une réunion s’organise en urgence avec l’employeur pour régler toutes ces difficultés et permettre au comité de jouer son rôle : rendre des avis sur les questions se rapportant à l’organisation et au fonctionnement des services de façon générale.

Ces transgressions constituent une atteinte aux libertés syndicales, mais également aux droits de tous les agents de la ville.

Tant que nous n’obtiendrons pas de rencontre et l’engagement d’une amélioration concrète nous ne siègerons plus en comité technique.

Nous restons bien entendu à votre écoute à tous ;

 

Les représentants du personnel siégeant au CT et au CHS CT.

 

CT / CHSCT DU 11 DECEMBRE : LE RAPPORT SUR LES ACCIDENTS DE TRAVAIL 2017

 

Note sur les statistiques sur les accidents de travail-service

(période du 1er janvier au 2 novembre 2017)

 

Nous avons reçu le 17 novembre dernier un joli dossier avec plein de couleurs, mais imprimé en trop petit caractère, ce qui ne facilite pas sa lecture.

Pour autant, nous notons que la ‘’machine’’ est réparée et qu’il est de nouveau possible, après 4 années, de ‘’sortir’’ des statistiques. (En ce qui

Toutefois, si l’on prend le premier nombre total de déclarations d’ATS, il s’avère que ce chiffre de 66 ne correspond pas au nombre de déclarations qui ont été transmises au CHS CT, avec une dernière déclaration qui date du 13 novembre 2017.

 

Année 2017

Mois Accident de Service Maladie imputable au service Total
Janvier 9 0 9
Février 8 1 9
Mars 5 1 6
Avril 8 0 8
Mai 8 2 10
Juin 13 0 13
Juillet 8 1 9
Août 5 0 5
Septembre 8 0 8
Octobre 10 0 10
Novembre 6 (1 au 02/11) 6
Décembre
Totaux 88 (83) 5 93 (88)

 

Si l’on s’arrête à la date du 2 novembre 2017, nous constatons un écart significatif de 22 déclarations après 10 mois de fonctionnement (du 01/01 au 02/11). Et de 27 déclarations d’écart au 13 novembre 2017. Cet écart nous a été expliqué en séance comme étant le résultat d’une sélection de la direction des Ressources Humaines entre les accidents « avérés » et ceux simplement « déclarés »… D’accord, mais le décret impose de nous transmettre aussi cet élément, et sur ce chapitre il y aurait plein de choses à dire… Parce que comme nous n’avons plus de médecine du travail depuis pratiquement un an, on peut légitimement se demander qui décide de ce qui est un accident de service ou une maladie professionnelle et de ce qui ne l’est pas ?

Par ailleurs, il semblerait que plusieurs accidents de service n’ont pas été traités pour des raisons que nous ignorons et pour le moins au moins un n’a pas été transmis au CHS CT : il s’agit de l’odieuse agression subie par notre collègue du service de la police municipale en juin dernier que nous avons apprise par voie de presse. Si cette personne s’est faite agresser pendant le trajet de retour à son domicile, il s’agit bien d’un accident de service… Pour l’instant, personne ne répond à nos questions sur le sujet, pas même en séance.

Pour rappel, depuis ce tragique évènement, l’ensemble du personnel a été sanctionné par la suppression de la revue de presse quotidienne décidée par le nouveau directeur général des services – selon, sans doute, la bonne vieille tradition des empereurs de Chine qui avaient pour coutume de dézinguer tout porteur d’une mauvaise nouvelle…

Que peut on retenir de ces donnée, cumulées avec celles de 2014 à 2016 ?

En tout premier lieu que le nombre des accidents est en augmentation, ce qui n’est pas bon signe. On note par ailleurs qu’avec des effectifs en diminution, le nombre d’accident est en augmentation. Peut-on y trouver une relation de cause à effet ?

Ces chiffres ne sont pas une surprise au regard de ce que nous connaissons du quotidien des agents de la ville. Pour autant, on ne peut que le déplorer : on aurait préféré être surpris dans le bon sens et découvrir que s’il n’y avait plus de rapport depuis 2014, c’était parce qu’il n’y avait plus d’accidents. On peut rêver, tout de même ?

Les organisations syndicales sont alarmées par le déni d’un certain nombre d’accidents – ceux qui n’apparaissent pas dans le rapport au CT/CHSCT du 11 décembre, et se pencheront très sérieusement sur la question à  l’avenir.

Enfin, nous déplorons le délai entre la décision du CHSCT de procéder à un diagnostic sur les risques psycho sociaux, et la mise en œuvre dans la précipitation d’une enquête pas forcément adaptée à une collectivité de service public, sans concertation avec les représentants du personnel quand à la méthodologie déployée par le cabinet d’experts (ce qui nous amène à un constat d’échec quant à la participation des agents à cette enquête).

LES AGENTS DE LA VILLE APPELLENT AU SECOURS

Depuis trois ans, nous, organisations syndicales CGT, alertons notre administration générale et les élu(e)s municipaux de la souffrance des agents : par manque de moyens humains, par manque de moyens de fonctionnement.

Depuis 3 ans, malgré nos rendez vous avec M. Le Maire et sa direction générale, malgré les séances à rallonge des Comités Techniques (CT) et Comité d’Hygiène, Sécurité et Condition de Travail (CHSCT) nous constatons une désespérance chez nos collègues et une dégradation des services publics, aux causes multiples :

Manque de moyens humains : ADMINISTRATION : 326 postes inscrit au budget en 2014, 313 en 2017 soit déjà 13 postes de moins : seuls 282 postes pourvus soit une économie de 31 postes pour juste 2017 ! TECHNIQUES: 501 postes inscrits en 2017, seulement 478 postes pourvus soit une économie de 23 postes ! ANIMATION : 161 postes inscrit au budget en 2014, 163 inscrit en 2017 soit 2 postes de plus, mais en avril seuls 160 postes sont pourvus soit une économie de 3 postes pour 2017 sachant que 25 animateurs et animatrices sont encore contractuels (15,63%).

Au total en 2017 ce sont 93 postes qui ne sont pas pourvus et qui font cruellement défaut. À Villejuif on privilégie la précarité en multipliant les Contrats à Durée Déterminée au lieu d’emploi public titulaire.

Refus de maintenir le dialogue social. Annulation des réunions de groupes de travail sur le régime indemnitaire, refus de travailler collégialement des questionnaires destinés aux agents sur les problématiques du stationnement, refus de tenir les engagements pris en instances paritaires…

Mépris des agents. La dernière illustration de ce mépris fut l’application parcellaire du plan canicule. En effet, pendant que les agents souffraient des hautes températures dans les bureaux, les écoles, les crèches, dans les centres municipaux de santé, le cabinet du maire se serait fait livrer une climatisation flambant neuve. Par contre, livrer des ventilateurs, des brumisateurs, équiper les agents qui travaillent à l’extérieur de casquettes et de tenues adéquates ce n’est pas une priorité (malgré les engagements pris en CHSCT).

Permettre aux gardiens des écoles de cette ville d’avoir une organisation de temps de travail répondant aux contraintes légales  et des logements dignes de ce nom n’est pas une priorité, alors qu’offrir un logement de fonction aux frais du contribuable villejuifois à l’agent le plus payé de cette ville en est une pour notre exécutif.

Et pour les conditions de travail : le manque de matériel pour remplir nos missions : rationnement du papier, des stylos, des imprimantes, du papier toilettes, non-remplacement des véhicules vieux ou endommagés du service propreté-urbaine… Sans parler des missions de plus en plus difficiles à remplir à cause des manques d’effectifs… Les salariés de Villejuif, déconsidérés, se retrouvent chez le Médecin du Travail et la Psychologue du travail soit 31,70% des personnes réorientées, nous constatons la multiplication d’arrêt maladie pour dépression.

Les fonctionnaires se plaignent du manque de lisibilité des actions publiques, des mensonges, des règles bafouées ou modifiées en cours de route et sans préavis par notre administration générale. Ils en ont assez de devoir faire, ou défaire, selon qu’ils sont pris en otage dans une querelle entre adjoints ou pas… Ils viennent au travail la boule au ventre. Et comme si cela ne suffisait pas, les représentants du personnel sont pris pour cibles : carrières bloquées, mises au placard, amputations de salaires, déni de mobilité… Voire injonction de trouver eux-mêmes leur propre bureau ! Le pire du management du privé appliqué au public, par un exécutif qui refuse de discuter ou de prendre en compte les besoins et l’expérience de ses agents ou de sa population ! Un comble pour ceux dont le slogan était : « À partir de maintenant plus rien ne se décidera sans vous ! »…

Résultat : Un service public en miettes

Constat affligeant pour les villejuifois : ALORS QUE L’IMPÔT A ÉTÉ AUGMENTÉ LE SERVICE PUBLIC NE CESSE DE SE DÉGRADER ! Budgets  des Maisons Pour Tous divisés par 2, fermeture de l’Annexe Pasteur des centres de santé le matin, disparition de la Ludomobile  depuis l’été 2015, deux ans pour remettre la mairie en état après l’incendie, disparition de certaines structures ouvertes pour la jeunesse, fermeture arbitraire pendant une semaine des Accueils de Loisirs pendant une semaine en Août 2016…

Nous alertons sur l’entretien du patrimoine de la ville, sur les éventuelles ventes annoncées pour équilibrer des budgets, mais qui ne se réalisent jamais, sur l’insincérité des budgets qui annoncent systématiquement plus de dépenses sur le budget de fonctionnement qu’il n’en est réalisé : alors même que les villejuifois paient plus, on a économisé sur leur dos près de 7 millions d’euros rien qu’en fonctionnement et en budget du personnel ! Où sont les écoles, les gymnases, les services supplémentaires pour accueillir les quelques soixante-dix mille villejuifois attendus à l’horizon 2025 !

Dans le public, le but n’est pas de dégager une marge, mais d’offrir à tous un service adapté à la composition et à la taille de la collectivité ! En cassant le service public, c’est l’habitabilité future de Villejuif qui est menacée !

Et pendant ce temps-là, le Territoire Grand Orly Seine Bièvre continue de se développer en toute opacité, et absorbera demain des secteurs sans que qui que ce soit ait eu son mot à dire : Urbanisme ? Crèches ? Services chargés de l’emploi ?  Tout cela sera potentiellement transféré au T-GOSB (ex T12) sans que qui que ce soit ait été même consulté ! Avec quelle garantie de continuité du service pour les Villejuifois ? Aucune !

Trop, c’est trop !!!!!

En 2014, il aurait fallu dire : « Avec nous, vous ne déciderez plus de rien ! »

Aussi nous appelons les agents comme les habitants à un

RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE DE PROTESTATION

DEVANT LE CONSEIL MUNICIPAL

Vendredi 30 juin et le Mercredi 5 juillet à 19 h

(Esplanade Pierre Yves Cosnier)

20170623 – tract Au Secours

CHSCT : ANNE MA SOEUR ANNE, NE VOIS TU RIEN VENIR ?

Qu’est ce qui s’est passé Vendredi dernier ? Il s’est passé qu’il y avait CHS CT pour la deuxième fois en trois semaines à la mairie de Villejuif ! L’évènement à lui seul vaut la peine d’être salué.

Avant de commencer, il y a eu une petite frayeur sur le quorum du collège employeur… Quatre représentants seulement. Une cinquième nous rejoindra au bout de deux heures et demis de séance… Ouf, on a pu commencer presque à l’heure (détail qui a son importance). En tous cas, il faudra s’assurer que les nouveaux représentants de l’employeur sont tous prévenus qu’ils sont membres de cette instance, parce que pour l’instant on a surtout retrouvé des visages qu’on connaissait déjà. Quand on pense que la raison invoquée pour ne pas avoir eu d’instances pendant quatre mois c’était qu’il fallait remanier le collège employeur… Bon ça c’est fait. Il y a plus qu’à les convaincre de venir…

D’autant plus que cette fois ci, l’ordre du jour portait sur la présentation de la méthode de l’enquête sur les risques psycho-sociaux, et la remise en état du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville.

Si le collège employés déplore de ne pas avoir été associé au choix de l’entreprise qui réalisera cette enquête, nous sommes très impatients de voir celle-ci commencer enfin, alors que la problématique des RPS est sur le tapis depuis pratiquement trois ans, et que la nécessité de réaliser cette enquête a été entérinée par un vote de notre instance le 15 mars 2016. Nous avons été impressionnés par la présentation et par l’étendue du champ de cette enquête. Une présentation de qualité, un programme ambitieux, une enquête censée commencer dès la fin du mois de Mai, pour qu’une politique de lutte contre les risques psycho-sociaux soit dessinée pour la fin de l’année 2017 et qu’on puisse commencer à appliquer un programme de lutte contre ces risques dès 2018 !

Il est donc particulièrement important que tous les agents de la ville dès qu’ils recevront le questionnaire individuel s’implique dans cette démarche et remplisse ce questionnaire, mais nous aurons l’occasion d’y revenir.

Le hic – car il y en a toujours un – c’est que pour l’instant, ce questionnaire est la seule inconnue de l’équation et que nous ne comprenons pas pourquoi… Mais c’est sans doute (encore) un oubli temporaire et passager…

Puis vint le moment de parler de l’hôtel de ville… Pas le même topo. Pour rappel, on attend des nouvelles de la remise en état du rez-de-chaussée depuis le mois de novembre 2015, et l’objectif est que le lieu rouvre pour septembre 2017. Il aura quand même fallu le temps (même si c’est moins que pour la ludomobile qui n’a toujours pas de nouveaux locaux depuis l’autre incendie, celui de juin 2015). Malheureusement, là dessus, il nous manque des éléments :

 

  • Le premier est la garantie qu’on peut remettre le rez-de-chaussée en état pendant que les étages sont occupés – un élément qui a été demandé depuis belle lurette, et qui manque au dossier.
  • Le deuxième est de comprendre pourquoi on nous présente une nouvelle configuration des locaux en nous assurant que ça ne change en rien les conditions de travail des agents. Ce n’est pas du tout l’opinion des agents concernés.

Pourtant, le débat tourne court : après les Comités Techniques fleuves de l’année dernière, nous posons la limite à 17 h. Un avis sera donc rendu, mais lundi 15 mai, seulement. Dix huit mois… Quand on pense que quand l’accueil de la piscine a brûlé en août 2015, celle-ci a rouvert au mois d’octobre de la même année, on est bien dubitatifs quant à la volonté de faire en sorte que les agents retrouvent de bonnes conditions de travail.

Mais tabler sur la lassitude des agents et leur désir de retrouver des conditions de travail acceptables certes, mais inférieures à celles auxquelles ils pourraient prétendre, n’est pas un si mauvais pari pour l’exécutif, apparemment. Restera à nous démontrer les avantages de l’open-space, qui, s’il confère une dignité toute corporate au service public, ne nous paraît guère approprié quand il s’agit de dispenser des pièces d’identité ou accueillir des familles qui viennent de subir un décès…

Si ça passe, c’est le public qui jugera…

CHSCT : LE RETOUR ?

C’était pratiquement émouvant comme un baptême pour les nouveaux élus du collège employeur du CHS CT ce 19 avril dernier, et avec un ordre du jour plutôt lourd, sinon copieux… Deux points seulement à l’ordre du jour : la prévention du suicide suite au décès de Thierry Holveck et le syndrome du bâtiment malsain. Pour mémoire, plus de trente dossiers sont en souffrance.

Alors… Pour le premier dossier, disons simplement que la future enquête sur les risques psycho sociaux porte en elle de gros espoirs, puisqu’elle sera la seule mesure opposée à l’épidémie que tout le monde redoute. En l’attendant, le collège employé a formulé plusieurs propositions à l’exécutif pour apaiser la situation – si c’est encore possible. Elles ont été reçues avec un intérêt mitigé puisqu’il était demandé notamment des sollicitations directes et contradictoires des agents par certains élus. Les organisations syndicales avaient déjà alerté par une lettre ouverte sur la place et le rôle de chacun il y a plusieurs mois. Malheureusement rien n’y fait : il existe une défiance de l’exécutif face à l’administration et les agents sont considérés soit comme des pions, soit comme de potentiels saboteurs – comme l’affirmait d’ailleurs certains élus dans le communiqué de presse publié par dix-sept conseillers municipaux diffusé en mai 2016 – et pour lequel d’ailleurs nous attendons toujours des excuses. Ce ne fut pas à cette séance qu’elles vinrent… Toujours est-il que lorsque les agents avaient demandé la protection fonctionnelle qu’ils étaient en droit d’attendre de leur employeur, le maire avait refusé.

Les divisions au sein de l’exécutif furent évoquées aussi. Notamment, les prises de bec via les réseaux sociaux. La remise en cause systématique de la majorité municipale dont d’anciens membres demandent explicitement la démission du maire au prétexte qu’il est minoritaire sur la ville est du plus mauvais effet sur les agents. Heureusement on nous a annoncé que tout était réglé après le Conseil Municipal du 31 mars dernier. On espère que les nouveaux élus du collège employeur ne se sont pas laissés emporter par l’optimisme engendré par une récente prise de fonctions…

Puis vint le syndrome du bâtiment malsain. Alors là, on avoue  : on est encore moins convaincu par l’hypothèse selon laquelle la présence d’un espace fumeur l’extérieur du bâtiment serait responsable, même partiellement des symptômes qui tourmentent un grand nombre d’agents depuis maintenant treize ans. Et à la demande d’une vaste étude épidémiologique pour savoir, avec le recul, dans quel état de santé sont tous les agents qui ont eu à travailler dans ce bâtiment – dont nous soupçonnons qu’il cause des troubles durables – il sera répondu : « C’est trop compliqué ». Pourtant, la médecine du travail devrait avoir tous les dossiers des agents en question en main, non ? Le problème c’est qu’on a plus de médecin du travail (pour l’instant). Un peu de patience ? Les agents ont l’habitude…

En tous cas, on est loin d’en avoir fini avec cette problématique… Tant que l’exécutif se contentera de sous entendre qu’il s’agit avant tout de causes psychologiques, on ne saura jamais ce qui se passe. Et le meilleur moyen de ne pas se rendre compte qu’il se passe quelque chose, c’est surtout de regarder ailleurs…

Allez… C’était un coup d’essai et au moins la mécanique est relancée. Les élus du personnel avaient demandé le 8 et le 11 février la tenue d’une séance exceptionnelle et le maire avait refusé. Ca faisait donc plus de trois mois qu’on attendait cette séance. Pour notre peine, on reviendra constater que l’enquête sur les risques psycho sociaux (demandée par nos soins dès le début 2016, et votée en CHS CT le 15 mars 2016) va peut-être enfin commencer, annoncée pour la séance exceptionnelle du 5 mai. Même si les représentants du personnel, en dépit de l’obligation d’associer le CHS CT à toutes les étapes de la démarche, ont été arbitrairement écartés du choix du prestataire. On parlera le même jour de la remise en état du hall de la mairie ! Espérons que nous aurons l’expertise sur l’habitabilité du bâtiment pendant les travaux demandée il y a déjà longtemps. Réaliser des travaux lourds et générateurs de poussières potentiellement toxiques dans un site occupé, ça ne se prévoit pas à la légère, du moins l’espère-t-on.

Et puis on aura une séance régulière (par opposition à exceptionnelle) le lundi 15 mai et là on fera carrément un point sur les déménagements des services, la crèche des Guipons, le calendrier des visites obligatoires qui n’ont plus lieu depuis plus d’un an, et on aura enfin le compte rendu de la séance du 22 novembre…

A ce rythme là, on va même finir par rattraper l’Arlésienne…

 

ENQUETE RPS : UN AN APRES LE VOTE DU CHS CT…

Alors ? C’est l’anniversaire de qui aujourd’hui ?

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire du vote au CHS CT qui a adopté à l’unanimité moins une voix l’enquête sur les risques psycho-sociaux. Et oui… Un an déjà !

Et au bout d’un an ? Toujours rien !

Alors ? A quand une véritable prise en compte de la souffrance du personnel ?

 

 

INSTANCES PARITAIRES : SOIT TROP, SOIT PAS DU TOUT

Ca devait arriver…

A force qu’on se plaigne de ce que les séances de Comité Technique durent trop longtemps (8 heures, tout de même), on finit par… ne plus en avoir du tout.

Pourquoi ?

Comme d’habitude : les chamailleries de l’exécutif !

La présidente des instances n’aurait pas été consultée sur leur « recomposition » (et c’est vrai qu’elles étaient en pleine décomposition), elle aurait refusé de signer l’arrêté qui la réinstaure comme présidente. Donc il n’y a plus de présidence. Et donc plus d’instance.

Plus de CHSCT ? Au moment où il y en a le plus besoin c’est quand même dommage.

Naturellement, nous avons d’ores et déjà saisi le préfet afin que notre employeur soit rappelé à ses obligations…

A suivre…