PREAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE FEVRIER

A Villejuif, au mois de Janvier, les ATSEM, les Agents d’Entretien des Ecoles, les Animateurs des Accueils de Loisirs se sont mis en grève pour protester contre la précarisation de la fonction publique, l’inégalité de traitement, et les réorganisations sauvages qui altèrent les conditions de travail en dehors de tout dialogue social !

Les réorganisations sauvages continuent ? Nos missions sont transférées au privé ? La durée des CDD diminue ? Toujours pas de transparence pour le RIFSEEP ?

 

Une seule réponse possible :

ET TOUS ENSEMBLE LE 5 FEVRIER !

MENACES DE PUNITION COLLECTIVE POUR REFUS DE DÉLATION…

Scandale en mairie de Villejuif…

Non seulement les voitures de la police municipale ont été incendiées, mais en plus une photo des malheureuses calcinées a été prise ! Fort heureusement, la HAUTE Administration – qui n’avait sans doute rien d’autre à faire – a immédiatement lancé une enquête pour… découvrir d’où avait été  prise ladite photo et trouver son auteur…

Et comme un excès d’autoritarisme n’arrive jamais seul, il y a désormais menace de sanction de l’audacieux photographe voire de punition collective pour qui ne le dénoncerait pas !

Punition collective… Pour refus de délation… Le  ridicule ne tue pas !

Les agents de Villejuif ont pourtant eu dès 2015 l’exemple de certains élus qui avaient pris pour habitude de prendre les grévistes en photo depuis le troisième étage de la mairie pendant le mouvement dit de « la pénurie de papier toilette »… Cela ne posait aucun problème de prendre une photo depuis une fenêtre de la mairie si c’était de l’étage de la direction générale… Bon en même temps c’était pour intimider ceux qui voulaient manifester…

Manifester son mécontentement devant la maltraitance et la désorganisation  des services, mais quelle horreur : « N’est-ce pas interdit, très cher ? Mais quels sont ces gueux ? Non mais, franchement, on leur tend la main à baiser comme l’impose l’étiquette et ils vous arracheraient le bras ! »

Revenons au jour d’aujourd’hui…

Sanction… Pardon : Sanction collective pour une photo – que n’importe qui aurait pu prendre ce matin là et pas seulement les pauvres agents du ou des bureaux d’où aurait été  commis le délit de photographie. Non mais allo quoi !

Abasourdie par ce déchaînement inqualifiable, la CGT des territoriaux de Villejuif propose à tous les agents de la ville en possession d’un téléphone portable, de se dénoncer comme l’auteur de la photo afin de partager, avec  leurs collègues du service qui ont vue sur la cour où se trouvaient les voitures incendiées, la « sanction collective » si jamais il y en a une.

En même temps, il est fort douteux qu’une commission disciplinaire puisse qualifier le fait d’avoir pris une photo d’un véhicule calciné, fut-ce depuis la fenêtre d’un bureau, de faute. Nous sommes en effet au XXIème siècle, et chacun se déplace désormais avec les moyens de prendre une photo et de la diffuser sur les réseaux sociaux. Le fait de dénoncer la violence et la destruction de l’outil de travail dont ont été victimes nos collègues de la police municipale en publiant cette photo ou en la diffusant à ses proches n’est en rien une entorse au statut ou à l’obligation de réserve – qui concerne avant tout nos missions propres.

Et personne n’a reçu d’instruction lui interdisant de prendre des photos. Il n’y a rien qui l’interdit.

Nous sommes solidaires de nos collègues policiers municipaux. Nous sommes solidaires les uns des autres ! C’est tous les agents de la ville qui ont été victimes de cet incendie volontaire ! Et si quelqu’un a transmis cette photo, c’est certainement qu’il était choqué de voir l’outil de travail de ses collègues réduit en cendres… Mérite t’il une punition ? Doit-il être pointé du doigt ?

Nous sommes solidaires des services ou des collègues sur lesquels s’abattrait la foudre pour une photographie envoyée à son réseau !

Nous invitons chacun à dire « Si Sanction collective il y a, je veux en être, car j’aurais pu prendre la photo » en signant le courrier ci-dessous :

Je mérite moi aussi une punition collective.doc

Merci de le retourner au syndicat – soit par e-mail – soit en l’imprimant et en le déposant au 21 rue Sévin, ou en le faisant passer à un syndiqué… Quand nous en aurons suffisamment nous ferons un envoi groupé à la direction générale des services.

 

 

 

ASSEMBLEE GENERALE DES TERRITORIAUX DE LA MAIRIE DE VILLEJUIF

A la soirée des vœux au personnel, Le Maire nous présenté 2019 comme l’année du bien-être au travail. Ce sont de jolis mots, mais ils sonnent faux. Ce n’est pas en nous offrant plus de précarité et de mobilité qu’on nous fera sentir mieux !

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand il permet une réorganisation à marche forcée sans discussion, sans concertation, sans construction collective et sans passage au CT. Les agents se voient dépossédés de leur outil de travail, de leurs missions, jugés par un cadre présent sur le pôle depuis 2 mois comme inefficaces et incompétents.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand des agents sont laissés à l’abandon par la DRH, placés en Maladie Ordinaire d’office alors qu’ils  sont en position statutaire de reclassement et qu’on leur annonce qu’ils ne peuvent pas être sur des postes vacants permanent parce que l’on préfère embaucher à l’extérieur.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand une majorité de CDD d’un an sont reconduit sur des durées plus courtes de 3 à 6 mois plongeant ainsi des agents de grande qualité professionnelle dans la précarité.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand on ne connaît pas les critères d’attribution de l’IFSE (part de notre régime indemnitaire), et ne parle on pas des critères d’attribution du CIA ou des services entiers on reçu comme consigne de donner des avis défavorable à tous les agents. Est-ce pour permettre aux gros salaires de la ville de s’enrichir encore plus ? Est-ce pour les remercier de maltraiter les agents et les cadres de leurs directions ?

 

Venez nombreux construisons ensemble du devenir de nos emplois à la Mairie de Villejuif.

 

Si nous voulons être respectés nous devons l’imposer coûte que coûte.

 

Assemblée Générale du personnel

le jeudi 31 janvier de 10h à 12h ou de 14hà16h

au local syndical rue Sévin.

 

 

Version imprimable : 20190122 – Tract AG de Janvier

 

INCENDIE CRIMINEL A LA MAIRIE DE VILLEJUIF

La nuit passée, selon le Parisien, un ou plusieurs individus sont entrés dans l’enceinte de la mairie de Villejuif et ont mis le feu à un véhicule de la police municipale. L’incendie s’est rapidement propagé à trois autres véhicules, stationnés à proximité du premier.

La CGT des Territoriaux de Villejuif dénonce avec fermeté cet acte inacceptable, qui constitue avant tout une atteinte à l’outil de travail des agents territoriaux au service de la population.

L’incendie aurait tout aussi bien pu s’étendre aux bâtiments voisins, dont le poste de police et l’imprimerie, mitoyens d’habitations, ou à l’extension mairie.

De tels actes sont inexcusables, et nuisent autant à l’image de notre ville qu’au moral des personnels qui rendent chaque jour le service public.

Nous émettons le souhait que ces agissements cessent et assurons de notre solidarité les collègues impactés par ceux-ci.

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE DE VILLEJUIF

Monsieur le maire,

 

L’année 2019 est l’année du renouveau des instances de représentation du personnel. Après des élections professionnelles dont la CGT sort première organisation syndicale avec 76,6% des suffrages exprimés, nous avons pour ces 4 ans la lourde tâche de vous faire entendre les intérêts des agents de la collectivité.

Pour ce faire, nous devons, vous et nous, entretenir un dialogue social à la hauteur des besoins des agents de la ville et qui permette la mise en œuvre d’un service public répondant toujours mieux aux villejuifois.

Ce dialogue social ne peut exister si vous n’accordez pas les moyens aux représentants élus que nous sommes de rencontrer les agents qui œuvrent au quotidien pour le service public, de travailler avec notre administration les dossiers qui passent en Comité technique et si vous ne répondez jamais à nos sollicitations. Le projet de règlement intérieur que vous nous avez remis ne permettra pas d’atteindre cet objectif. Il trahit une volonté manifeste de museler la parole des agents. Vous ne pouvez tenir à l’écart les agents de cette ville alors que vous affirmez à ces mêmes agents que vous souhaitez une gestion du personnel bienveillante ou que 2019 sera l’année du bien-être au travail.

Où est la bienveillance quand sont mises en place des réorganisations de service sans concertation, mettant les agents aux pieds du mur ? Où est le bien-être au travail quand l’avenir est incertain, et que le sentiment d’injustice et d’aléatoire va croissant ?

Ces changements, si nécessaires soient-ils, sont annoncés comme des impératifs ne répondant à aucune nécessité de transparence ni de concertation, dans le mépris des procédures légales imposées par notre statut.

Nous sommes profondément attachés à la démocratie qui doit s’exercer au sein de notre collectivité, comme partout dans la société française. Associer à part égale chaque agent dans l’expression et l’analyse des évolutions des missions de nos services en vue d’offrir à la population un service public de qualité dans le respect des conditions de travail de chacun : tel doit être votre choix en matière de gestion du personnel. D’autant plus si vous souhaitez que chacun se sente bien dans son travail. Être acteur de l’organisation de son propre travail, est un facteur non négligeable des enjeux que vous avez annoncé vouloir atteindre lors de vos vœux aux personnels.

Jusqu’à présent les agents de cette ville, et nous-même élus du personnel sommes le plus fréquemment exclus de toutes les réflexions de réorganisation des services de la collectivité. Vous avez supprimé toute forme de consultation et/ou d’implication ce qui annihile toute réflexion collective.

Seul un petit groupe de personnes que vous avez choisi réfléchit et impose son analyse sans se soucier de la viabilité de son projet. Cette oligarchie que vous avez installée au mépris du plus grand nombre œuvre à son gré, comme si nous, les agents, qui sommes l’ossature de ce service public, n’étions pas capables d’apporter notre savoir-faire, notre expérience, notre réflexion. Cette forme de gestion, qu’on pourrait apparenter à une forme de totalitarisme, ne génère pas un ressenti de bienveillance et ne produit aucun bien-être.

Dans de nombreux secteurs de la collectivité, les agents viennent nous trouver pour s’en plaindre. C’est ce qui nous a poussés, entre autres facteurs, à émettre un préavis de grève pour le mois de Janvier. Encore une fois, en aucun cas nous ne sommes sollicités par des agents disant s’opposer à une réorganisation. Ils souhaitent simplement que leur parole, leur expérience, leurs savoirs faire et leur bon sens de gens de terrain soient pris en compte afin de pouvoir s’acquitter aux mieux du service au Villejuifois, et de permettre à votre politique d’être la plus efficace possible.

Monsieur le Maire, nous émettons le vœu pour cette nouvelle année que vous respectiez les agents de cette ville en prenant le temps de les écouter, de les impliquer, de les concerter et qu’ensemble nous puissions offrir un service public répondant aux besoins de nos concitoyens.

Nous prenons, pour notre part, la résolution d’être acteurs de tout changement qui améliorera le quotidien des agents et leur permettra de ressentir un bien-être au travail.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le maire, l’assurance de notre considération.

 

MOBILISATION LE 5 FEVRIER

Depuis de nombreuses années, les politiques menées au service du capital par les gouvernements successifs génèrent de fortes injustices sociales, territoriales et fiscales. La CGT n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics, de mobiliser dans les entreprises et les services contre des reformes régressives et pour une autre répartition des richesses produites dans le pays…

Depuis de nombreuses années, les politiques menées au service du capital par les gouvernements successifs génèrent de fortes injustices sociales, territoriales et fiscales.

La CGT n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics, de mobiliser dans les entreprises et les services contre des reformes régressives et pour une autre répartition des richesses produites dans le pays.
Gouvernement et patronat sont restés sourds et sont responsables de la crise actuelle.

Ce ne sont pas les mesurettes récentes annoncées par le gouvernement en réponse au mouvement des gilets jaunes qui répondent aux urgences sociales.

Les 57 milliards d’euros versés aux actionnaires des grandes entreprises démontrent l’ampleur des richesses créées par les travailleurs.

Au-delà des mobilisations des citoyen-ne-s depuis de nombreuses semaines, il est indispensable de construire un rapport de force, notamment par la grève, pour imposer au patronat la redistribution des richesses.L

a CGT appelle les salarié-e-s, les agent-e-s, les jeunes comme les retraité-e-s, les privé-e-s d’emploi à se mobiliser ensemble par la grève et les manifestations pour obtenir :

•    une augmentation du Smic, du point d’indice, de tous les salaires et  pensions  ainsi que des minimas sociaux ;

•    une réforme de la fiscalité : une refonte de l’impôt sur le revenu lui conférant une plus grande progressivité afin d’assurer une plus grande redistribution des richesses et d’alléger le poids de l’impôt indirect (TVA, TICPE) pénalisant les salariés et les ménages, le paiement des impôts en France de grandes sociétés (ex. : GAFA), une imposition plus forte des plus hauts revenus et de la détention de capital ;

•    la suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, et exonérations diverses, etc.) qui ne servent ni l’emploi, ni la revalorisation des salaires, ni l’investissement de l’appareil productif et mettent à mal notre protection sociale ;

•    le développement des services publics, partout sur le territoire, en réponse aux besoins de la population, avec des moyens suffisants en personnels pour un bon exercice de leurs missions ;

•    le respect des libertés publiques tel que le droit de manifester remis en cause par le gouvernement.

La CGT appelle à tenir des assemblées générales, sur tous les lieux de travail et dans tous les secteurs professionnels, pour réussir la grève et les manifestations le mardi 5 février 2019 et débattre des suites à construire dans la durée.

Montreuil, le 17 janvier 2019

CONTRE L’AUSTERITE, MOBILISATION GENERALE

La CGT du Val-de-Marne appelle toutes ses forces, les salariés, retraités, jeunes et privés d’emploi à s’engager dans les mobilisations en cours!

Gilets rouges, gilets jaunes ou sans gilet, le mouvement des colères et des luttes est légitime. Il faut l’amplifier et l’étendre pour gagner toutes et tous ensemble contre les briseurs de vie et d’avenir !


 

Préavis de grève de 0 à 24 heures du 7 au 31 janvier 2019

Ci-dessous, la lettre ouverte du secrétaire général de la fédération CGT des services publics à Muriel Pénicaud, Gérald Darmannin et Olivier Dussopt.

Le préavis de grève est téléchargeable depuis la page de la fédération.


Madame et Messieurs les Ministres,

Le pays traverse une crise sociale et politique d’une gravité exceptionnelle. Le mouvement des gilets jaunes, la mobilisation lycéenne, les luttes engagées dans la période, démontrent que le monde du travail, la jeunesse, les retraités rejettent massivement la politique antisociale du gouvernement et sont disponibles pour la mobilisation collective. La Fédération CGT des Services publics s’en félicite.

Nous condamnons la répression féroce visant à mettre un terme à l’expression des revendications. Nous déplorons qu’il ait fallu des morts et des blessés pour que le gouvernement commence à entendre l’exigence de justice sociale que les organisations syndicales portent de longue date. Pour autant, les réponses apportées à ce stade ne sont clairement pas à la hauteur des attentes.

C’est une augmentation générale des salaires, pensions et minima sociaux qui est nécessaire, et qui doit être financée par une contribution fiscale accrue des plus fortunés.

Dans la Fonction publique, le gouvernement a encore fait le choix le 21 décembre de ne pas répondre aux revendications salariales. Alors que le « grand débat national » annoncé par le président de la République comprend un volet relatif aux services publics, vous semblez également persister dans votre volonté de briser le Statut des fonctionnaires et de réduire drastiquement le périmètre des missions de la Fonction publique. Alors que montent les exigences de justice sociale et de renforcement des services publics de proximité, et la volonté de pouvoir tout simplement vivre sans la peur du lendemain, le gouvernement prévoit en particulier :
- de généraliser la possibilité du recrutement contractuel, c’est-à-dire de développer la précarité, d’accroître les inégalités entre agents, d’ouvrir les vannes au recrutement clientéliste ou partisan et de faire peser des risques majeurs sur l’égalité de traitement entre usagers ;
- d’affaiblir les libertés syndicales et les organismes de représentation, et de soumettre ainsi davantage les agents à l’arbitraire ;
- de généraliser l’individualisation et le caractère aléatoire des rémunérations, facteurs d’inégalités et de précarité pour les personnels ;

Ces orientations sont combattues par toutes les organisations syndicales de la Fonction publique. Si la présentation du projet de loi relatif à la Fonction publique devait avoir lieu début 2019, cela confirmerait nos forts doutes quant à la volonté gouvernementale de tenir compte des résultats du « grand débat national ».

Les projets gouvernementaux concernant notre système de retraite sont également porteurs de reculs dramatiques.

Pour ces raisons, nous revendiquons :
- Le dégel immédiat du point d’indice de la Fonction publique et l’augmentation des salaires du public et du privé sur la base du SMIC à 1 800 €, des pensions et des minimas sociaux ;
- Le rétablissement de l’Impôt Sur la Fortune ;
- L’arrêt des suppressions de postes et fermetures des services publics, la réouverture de services publics et sociaux de proximité pour répondre aux besoins des populations dans une organisation équilibrée et écologiquement responsable des territoires, qui passe notamment par un développement du transport ferroviaire, par la lutte contre la concentration de l’activité sur les métropoles, véritables « territoires entreprises » au seul service des grands groupes donneurs d’ordres et de leurs actionnaires, par le maintien des départements et des compétences communales, et par le réengagement financier de l’État à hauteur des besoins exprimés ;
- Le recrutement massif d’emplois statutaires et l’ouverture de postes nécessaires, à l’opposé des régressions contenues dans le plan Action Publique 2022 ;
- L’arrêt de toute augmentation du temps de travail et la réduction du temps de travail à 32h ;
- La sauvegarde et le développement de notre système de protection sociale et de notre système de retraite, à l’inverse du système par points voulu par le gouvernement.

Afin de permettre aux personnels d’exprimer leurs revendications et de prendre des décisions d’action, la Fédération CGT des Services publics dépose des préavis de grève de 0 h à 24 h pour les journées des 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 janvier 2019 pour l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale et pour les salariés relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

Notre organisation reste disponible pour toutes négociations sur les revendications du personnel, tant sur le plan national que local.

Nous vous adressons, Madame et Messieurs les Ministres, nos sincères salutations.
Pour la Fédération CGT des Services publics,

Baptiste TALBOT
Secrétaire général

 

LES BONS VOEUX DU DIALOGUE SOCIAL

Au fait on vous a pas dit : en 2019, à moins d’une victoire majeure des gilets jaunes, ça va être pareil qu’en 2018 niveau dialogue social et prise en compte de la parole qui monte du bas vers le haut. Le haut, comme l’a démontré le président lors de ses voeux aux français, n’est pas très croc de la parole du bas. Et c’est pareil à la mairie de Villejuif…

Nous, on a eu la chance de rencontrer notre employeur peu de temps avant les congés de fin d’année. Il voulait nous féliciter de la victoire de la CGT aux élections professionnelles. En ces périodes de fêtes on a même naïvement  cru un temps qu’il nous convoquait à 16h pour péter les petits gâteaux et le champomy, mais non…

En fait c’était pour nous prévenir de ce que désormais, le règlement intérieur des instances (CT et CHSCT) serait modifié pour le mandat à venir : fin de la parité du comité technique (ce ne seront plus des conseillers municipaux qui siègeront pour l’employeur mais des représentants de l’administration), baisse du nombre d’heures que les représentants du personnel auront pour préparer les séances et informer les agents, raccourcissement du délai entre une convocation et la tenue d’une séance, possibilité pour l’administration de recourir  des experts sans l’accord préalable des représentants du personnel…

Le but annoncé : « fluidifier le processus du comité technique »…

Curieusement, cela se solde encore par une moindre prise en compte de la parole des agents, au sein même des seules instances où ils sont représentés.

Qui disait : « Le dialogue social c’est cause toujours, la dictature c’est ferme ta gueule » ?

Mais faut reconnaître dans le dialogue social, y a deux choses qui gênent : le dialogue et le social…