CLICHES INTERDITS : BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN ?

Il y a quelques jours, les véhicules de la Police Municipale ont été incendiés. Dans la foulée de cet acte criminel, d’une gravité indiscutable, la direction générale des services a lancé une enquête administrative pour déterminer quel agent serait à l’origine d’un cliché pris depuis une fenêtre de la mairie, représentant les véhicules en question.

Dans ce cadre – ou plutôt en dehors de tout cadre – certains agents ont été interrogés, intimidés, menacés, rappelés à leur devoir de réserve, à leur devoir d’obéissance… Le tout sous le coup d’un ultimatum : « Si vous ne dîtes pas qui a pris cette photo, vous serez puni.e.s. »

Ce weekend, pirouette, cacahuète, avec toute l’agilité dont il a sur faire preuve jusqu’ici et un goût certain pour la dramaturgie, un ancien élu chargé des finances avoue :

La CGT des Territoriaux de Villejuif exige que des excuses soient faites aux agents qui ont été interrogés et inquiétés, voire menacés de sanctions dans le cadre de cette affaire… lamentable !

 

POURQUOI VENIR DEMAIN ?

Nous avons fait une appel pour une grève de 24h, reconductible, et nous invitons chacun à y participer. Le samedi c’est bien d’occuper la rue, mais l’argent est dans les très grande entreprises. Les inégalités naissent dans les entreprises, et c’est là qu’il faut agir.

Pour répondre à l’urgence sociale, la CGT appelle à la grève le 5 février

Depuis de nombreuses années, les politiques menées au service du capital par les gouvernements successifs génèrent de fortes injustices sociales, territoriales et fiscales. La CGT n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics, de mobiliser dans les entreprises et les services contre des reformes régressives et pour une autre répartition des richesses produites dans le pays…

Depuis de nombreuses années, les politiques menées au service du capital par les gouvernements successifs génèrent de fortes injustices sociales, territoriales et fiscales. La CGT n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics, de mobiliser dans les entreprises et les services contre des reformes régressives et pour une autre répartition des richesses produites dans le pays.

Gouvernement et patronat sont restés sourds et sont responsables de la crise actuelle.

Ce ne sont pas les mesurettes récentes annoncées par le gouvernement en réponse au mouvement des gilets jaunes qui répondent aux urgences sociales.

Les 57 milliards d’euros versés aux actionnaires des grandes entreprises démontrent l’ampleur des richesses créées par les travailleurs.

Au-delà des mobilisations des citoyen-ne-s depuis de nombreuses semaines, il est indispensable de construire un rapport de force, notamment par la grève, pour imposer au patronat la redistribution des richesses.

La CGT appelle les salarié-e-s, les agent-e-s, les jeunes comme les retraité-e-s, les privé-e-s d’emploi à se mobiliser ensemble par la grève et les manifestations pour obtenir :

•    une augmentation du Smic, du point d’indice, de tous les salaires et  pensions  ainsi que des minimas sociaux ;
•    une réforme de la fiscalité : une refonte de l’impôt sur le revenu lui conférant une plus grande progressivité afin d’assurer une plus grande redistribution des richesses et d’alléger le poids de l’impôt indirect (TVA, TICPE) pénalisant les salariés et les ménages, le paiement des impôts en France de grandes sociétés (ex. : GAFA), une imposition plus forte des plus hauts revenus et de la détention de capital ;
•    la suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, et exonérations diverses, etc.) qui ne servent ni l’emploi, ni la revalorisation des salaires, ni l’investissement de l’appareil productif et mettent à mal notre protection sociale ;
•    le développement des services publics, partout sur le territoire, en réponse aux besoins de la population, avec des moyens suffisants en personnels pour un bon exercice de leurs missions ;
•    le respect des libertés publiques tel que le droit de manifester remis en cause par le gouvernement.

La CGT appelle à tenir des assemblées générales, sur tous les lieux de travail et dans tous les secteurs professionnels, pour réussir la grève et les manifestations le mardi 5 février 2019 et débattre des suites à construire dans la durée.

Montreuil, le 17 janvier 2019

5 FÉVRIER : ENSEMBLE DANS L’ACTION

Chaque jour, nous mettons en œuvre le service public qui permet à chacun de vivre, de travailler, d’éduquer les futurs citoyens… Les crèches, les écoles, les hôpitaux, la gestion administrative de notre société… Chaque service public est un rouage qui permet à la machine de tourner, qui permet à notre économie de fonctionner, à notre pays d’être prospère.

Depuis des années, nous sommes sacrifiés sur l’autel du profit. Nous ne bénéficions d’aucun ruissellement, d’aucun partage. Notre pouvoir d’achat est en chute libre, nous sommes de plus en plus sujets à l’emploi précaire, et la surcharge de travail liée à la réduction du nombre de postes est venue impacter notre quotidien.

Il est temps de renverser les choses…

TOUS ENSEMBLE DANS L’ACTION LE 5 FEVRIER : DECIDONS D’AGIR !

ASSEMBLEE GENERALE DU PERSONNEL
LE 31/01 de 10h à 12h et de 14h à 16h
au Local Syndical CGT, 21 rue Sévin

PREAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE FEVRIER

A Villejuif, au mois de Janvier, les ATSEM, les Agents d’Entretien des Ecoles, les Animateurs des Accueils de Loisirs se sont mis en grève pour protester contre la précarisation de la fonction publique, l’inégalité de traitement, et les réorganisations sauvages qui altèrent les conditions de travail en dehors de tout dialogue social !

Les réorganisations sauvages continuent ? Nos missions sont transférées au privé ? La durée des CDD diminue ? Toujours pas de transparence pour le RIFSEEP ?

 

Une seule réponse possible :

ET TOUS ENSEMBLE LE 5 FEVRIER !

MENACES DE PUNITION COLLECTIVE POUR REFUS DE DÉLATION…

Scandale en mairie de Villejuif…

Non seulement les voitures de la police municipale ont été incendiées, mais en plus une photo des malheureuses calcinées a été prise ! Fort heureusement, la HAUTE Administration – qui n’avait sans doute rien d’autre à faire – a immédiatement lancé une enquête pour… découvrir d’où avait été  prise ladite photo et trouver son auteur…

Et comme un excès d’autoritarisme n’arrive jamais seul, il y a désormais menace de sanction de l’audacieux photographe voire de punition collective pour qui ne le dénoncerait pas !

Punition collective… Pour refus de délation… Le  ridicule ne tue pas !

Les agents de Villejuif ont pourtant eu dès 2015 l’exemple de certains élus qui avaient pris pour habitude de prendre les grévistes en photo depuis le troisième étage de la mairie pendant le mouvement dit de « la pénurie de papier toilette »… Cela ne posait aucun problème de prendre une photo depuis une fenêtre de la mairie si c’était de l’étage de la direction générale… Bon en même temps c’était pour intimider ceux qui voulaient manifester…

Manifester son mécontentement devant la maltraitance et la désorganisation  des services, mais quelle horreur : « N’est-ce pas interdit, très cher ? Mais quels sont ces gueux ? Non mais, franchement, on leur tend la main à baiser comme l’impose l’étiquette et ils vous arracheraient le bras ! »

Revenons au jour d’aujourd’hui…

Sanction… Pardon : Sanction collective pour une photo – que n’importe qui aurait pu prendre ce matin là et pas seulement les pauvres agents du ou des bureaux d’où aurait été  commis le délit de photographie. Non mais allo quoi !

Abasourdie par ce déchaînement inqualifiable, la CGT des territoriaux de Villejuif propose à tous les agents de la ville en possession d’un téléphone portable, de se dénoncer comme l’auteur de la photo afin de partager, avec  leurs collègues du service qui ont vue sur la cour où se trouvaient les voitures incendiées, la « sanction collective » si jamais il y en a une.

En même temps, il est fort douteux qu’une commission disciplinaire puisse qualifier le fait d’avoir pris une photo d’un véhicule calciné, fut-ce depuis la fenêtre d’un bureau, de faute. Nous sommes en effet au XXIème siècle, et chacun se déplace désormais avec les moyens de prendre une photo et de la diffuser sur les réseaux sociaux. Le fait de dénoncer la violence et la destruction de l’outil de travail dont ont été victimes nos collègues de la police municipale en publiant cette photo ou en la diffusant à ses proches n’est en rien une entorse au statut ou à l’obligation de réserve – qui concerne avant tout nos missions propres.

Et personne n’a reçu d’instruction lui interdisant de prendre des photos. Il n’y a rien qui l’interdit.

Nous sommes solidaires de nos collègues policiers municipaux. Nous sommes solidaires les uns des autres ! C’est tous les agents de la ville qui ont été victimes de cet incendie volontaire ! Et si quelqu’un a transmis cette photo, c’est certainement qu’il était choqué de voir l’outil de travail de ses collègues réduit en cendres… Mérite t’il une punition ? Doit-il être pointé du doigt ?

Nous sommes solidaires des services ou des collègues sur lesquels s’abattrait la foudre pour une photographie envoyée à son réseau !

Nous invitons chacun à dire « Si Sanction collective il y a, je veux en être, car j’aurais pu prendre la photo » en signant le courrier ci-dessous :

Je mérite moi aussi une punition collective.doc

Merci de le retourner au syndicat – soit par e-mail – soit en l’imprimant et en le déposant au 21 rue Sévin, ou en le faisant passer à un syndiqué… Quand nous en aurons suffisamment nous ferons un envoi groupé à la direction générale des services.

 

 

 

ASSEMBLEE GENERALE DES TERRITORIAUX DE LA MAIRIE DE VILLEJUIF

A la soirée des vœux au personnel, Le Maire nous présenté 2019 comme l’année du bien-être au travail. Ce sont de jolis mots, mais ils sonnent faux. Ce n’est pas en nous offrant plus de précarité et de mobilité qu’on nous fera sentir mieux !

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand il permet une réorganisation à marche forcée sans discussion, sans concertation, sans construction collective et sans passage au CT. Les agents se voient dépossédés de leur outil de travail, de leurs missions, jugés par un cadre présent sur le pôle depuis 2 mois comme inefficaces et incompétents.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand des agents sont laissés à l’abandon par la DRH, placés en Maladie Ordinaire d’office alors qu’ils  sont en position statutaire de reclassement et qu’on leur annonce qu’ils ne peuvent pas être sur des postes vacants permanent parce que l’on préfère embaucher à l’extérieur.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand une majorité de CDD d’un an sont reconduit sur des durées plus courtes de 3 à 6 mois plongeant ainsi des agents de grande qualité professionnelle dans la précarité.

 

Comment peut-on croire un seul mot de notre employeur ?

  • Quand on ne connaît pas les critères d’attribution de l’IFSE (part de notre régime indemnitaire), et ne parle on pas des critères d’attribution du CIA ou des services entiers on reçu comme consigne de donner des avis défavorable à tous les agents. Est-ce pour permettre aux gros salaires de la ville de s’enrichir encore plus ? Est-ce pour les remercier de maltraiter les agents et les cadres de leurs directions ?

 

Venez nombreux construisons ensemble du devenir de nos emplois à la Mairie de Villejuif.

 

Si nous voulons être respectés nous devons l’imposer coûte que coûte.

 

Assemblée Générale du personnel

le jeudi 31 janvier de 10h à 12h ou de 14hà16h

au local syndical rue Sévin.

 

 

Version imprimable : 20190122 – Tract AG de Janvier

 

INCENDIE CRIMINEL A LA MAIRIE DE VILLEJUIF

La nuit passée, selon le Parisien, un ou plusieurs individus sont entrés dans l’enceinte de la mairie de Villejuif et ont mis le feu à un véhicule de la police municipale. L’incendie s’est rapidement propagé à trois autres véhicules, stationnés à proximité du premier.

La CGT des Territoriaux de Villejuif dénonce avec fermeté cet acte inacceptable, qui constitue avant tout une atteinte à l’outil de travail des agents territoriaux au service de la population.

L’incendie aurait tout aussi bien pu s’étendre aux bâtiments voisins, dont le poste de police et l’imprimerie, mitoyens d’habitations, ou à l’extension mairie.

De tels actes sont inexcusables, et nuisent autant à l’image de notre ville qu’au moral des personnels qui rendent chaque jour le service public.

Nous émettons le souhait que ces agissements cessent et assurons de notre solidarité les collègues impactés par ceux-ci.

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE DE VILLEJUIF

Monsieur le maire,

 

L’année 2019 est l’année du renouveau des instances de représentation du personnel. Après des élections professionnelles dont la CGT sort première organisation syndicale avec 76,6% des suffrages exprimés, nous avons pour ces 4 ans la lourde tâche de vous faire entendre les intérêts des agents de la collectivité.

Pour ce faire, nous devons, vous et nous, entretenir un dialogue social à la hauteur des besoins des agents de la ville et qui permette la mise en œuvre d’un service public répondant toujours mieux aux villejuifois.

Ce dialogue social ne peut exister si vous n’accordez pas les moyens aux représentants élus que nous sommes de rencontrer les agents qui œuvrent au quotidien pour le service public, de travailler avec notre administration les dossiers qui passent en Comité technique et si vous ne répondez jamais à nos sollicitations. Le projet de règlement intérieur que vous nous avez remis ne permettra pas d’atteindre cet objectif. Il trahit une volonté manifeste de museler la parole des agents. Vous ne pouvez tenir à l’écart les agents de cette ville alors que vous affirmez à ces mêmes agents que vous souhaitez une gestion du personnel bienveillante ou que 2019 sera l’année du bien-être au travail.

Où est la bienveillance quand sont mises en place des réorganisations de service sans concertation, mettant les agents aux pieds du mur ? Où est le bien-être au travail quand l’avenir est incertain, et que le sentiment d’injustice et d’aléatoire va croissant ?

Ces changements, si nécessaires soient-ils, sont annoncés comme des impératifs ne répondant à aucune nécessité de transparence ni de concertation, dans le mépris des procédures légales imposées par notre statut.

Nous sommes profondément attachés à la démocratie qui doit s’exercer au sein de notre collectivité, comme partout dans la société française. Associer à part égale chaque agent dans l’expression et l’analyse des évolutions des missions de nos services en vue d’offrir à la population un service public de qualité dans le respect des conditions de travail de chacun : tel doit être votre choix en matière de gestion du personnel. D’autant plus si vous souhaitez que chacun se sente bien dans son travail. Être acteur de l’organisation de son propre travail, est un facteur non négligeable des enjeux que vous avez annoncé vouloir atteindre lors de vos vœux aux personnels.

Jusqu’à présent les agents de cette ville, et nous-même élus du personnel sommes le plus fréquemment exclus de toutes les réflexions de réorganisation des services de la collectivité. Vous avez supprimé toute forme de consultation et/ou d’implication ce qui annihile toute réflexion collective.

Seul un petit groupe de personnes que vous avez choisi réfléchit et impose son analyse sans se soucier de la viabilité de son projet. Cette oligarchie que vous avez installée au mépris du plus grand nombre œuvre à son gré, comme si nous, les agents, qui sommes l’ossature de ce service public, n’étions pas capables d’apporter notre savoir-faire, notre expérience, notre réflexion. Cette forme de gestion, qu’on pourrait apparenter à une forme de totalitarisme, ne génère pas un ressenti de bienveillance et ne produit aucun bien-être.

Dans de nombreux secteurs de la collectivité, les agents viennent nous trouver pour s’en plaindre. C’est ce qui nous a poussés, entre autres facteurs, à émettre un préavis de grève pour le mois de Janvier. Encore une fois, en aucun cas nous ne sommes sollicités par des agents disant s’opposer à une réorganisation. Ils souhaitent simplement que leur parole, leur expérience, leurs savoirs faire et leur bon sens de gens de terrain soient pris en compte afin de pouvoir s’acquitter aux mieux du service au Villejuifois, et de permettre à votre politique d’être la plus efficace possible.

Monsieur le Maire, nous émettons le vœu pour cette nouvelle année que vous respectiez les agents de cette ville en prenant le temps de les écouter, de les impliquer, de les concerter et qu’ensemble nous puissions offrir un service public répondant aux besoins de nos concitoyens.

Nous prenons, pour notre part, la résolution d’être acteurs de tout changement qui améliorera le quotidien des agents et leur permettra de ressentir un bien-être au travail.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le maire, l’assurance de notre considération.