Rassemblement

12376509_1646642998928041_5782629456386638207_n

Pas ridicules les agents de Villejuif, à la veille des congés de fin d’année et devant deux cars de policiers un peu surpris d’avoir été déplacés pour ça…

Encore une fois nous avons cherché à faire entendre nos revendications et nous avons alerté sur les négociations à venir de la valeur du point d’indice et l’arrivée de la métropole…

On passe de bonnes fêtes et on s »en reparle…

10 Décembre 2015 : Rassemblement

Le 10 décembre 2015 au soir, les agents de la municipalité étaient devant la médiathèque en compagnie des Villejuifois, des directeurs d’écoles, des enseignants. Nous étions près de deux cent cinquante à avoir fait le déplacement malgré le froid et nous avons entendu les messages de soutien des syndicats d’enseignants, des associations de parents d’élèves, des directeurs d’école, le témoignage d’une agent des crèches qui a résumé les raisons de la colère du personnel : pas moyen de travailler correctement sans les effectifs et les moyens qui vont avec.

FB_IMG_1449813726198

Ci dessous, l’allocution prononcée par Vincent Ginsburger-Vogel (UGICT).

Chers collègues, Amis Villejuifois,

Nous sommes devant la mairie ce soir parce que le mouvement des agents territoriaux de Villejuif continue. Nadia vous a expliqué les raisons de notre colère. Nous n’avons pas obtenu satisfaction. Le protocole d’accord qui nous a été soumis se contente du minimum patronal (et celui du privé en plus).

Notre mécontentement est fondé et légitime. Si nous sommes en mouvement ce soir, ce n’est pas parce que nous sommes manipulés par quelque parti politique que ce soit.Nous avons commencé notre mouvement social le 8 octobre dernier et suspendu le 8 décembre. Et nous sommes furieux du peu d’écoute dont notre employeur, celui qui prétendait lors de sa campagne « Plus rien ne se décidera sans vous » a fait preuve depuis qu’il a été porté à la tête de la municipalité.

Nous déplorons le spectacle que donne sa majorité fragmentée qui fait tourner en girouette les agents. Un jour c’est noir, le lendemain c’est blanc sans compter au passage toutes les couleurs de l’arc en ciel. En poésie, c’est peut-être très joli, mais pour l’administration d’une collectivité, c’est un cauchemar.Nous n’en pouvons plus de la carence de projet global que ce fonctionnement à quatre têtes induit depuis maintenant bientôt deux ans. Nous avons le sentiment que plus rien n’avance, voire que tout recule.

Avons-nous été entendus ? Non.

Quand la seule réponse du maire dans la presse à notre refus de signer le protocole d’accord, c’est de prétendre que nous sommes manipulés par les communistes, nous pouvons désespérer : Il n’a rien compris ! Il n’a pas écouté ! Ce sont les agents qui décident, et ils disent « non », Monsieur le Maire, cela ne se négocie pas à quelque uns sur un bout de table, les agents ont voté, c’est ça la démocratie !

Alors nous allons continuer. Point par point. Nous allons reprendre le dialogue avec des gens qui ne veulent pas nous entendre,qui font semblant de ne pas comprendre. Qui ont décidé une fois pour toute que nous étions les pantins de leurs adversaires politiques. Qui pensent que nous mentons.Qui sont pétris de préjugés sur les fonctionnaires.Qui pensent que nous inventons la souffrance des agents. Oui, nous allons le faire.

Mais en attendant, nous donnerons à voir. Pas à notre employeur, qui nous méprise par principe quoi qu’il en dise. Mais à la population de Villejuif avec qui nous sommes ce soir, et à qui nous devons un service public de qualité. Alors nous suspendons la grève pour ne pas les pénaliser de cette carence de l’exécutif.

C’est pour Villejuif et ses Villejuifois que les politiques d’austérité, les restrictions budgétaires, la baisse des dotations de l’état et l’arrivée de la métropole vont être les plus dures. Elles nient les besoins des habitants de cette ville et leur désir de participer à l’administration de leur quotidien.

FB_IMG_1449813741871

Ensemble, avec les usagers des services, avec les Villejuifois, nous pourrons progresser et à terme, ramener le maire et ses adjoints à des positions plus raisonnables pour notre service public.

Le mouvement n’est pas mort, le mouvement continue. Nous informons les Villejuifois en diffusant des tracts. Nous allons poursuivre les actions et d’ores et déjà nous vous proposons de nous réunir pour manifester notre colère et notre ras-le-bol de ne pas être entendu devant la salle du Conseil Municipal le mercredi 16 décembre à partir de 19h00.

On lâche rien. On lâche personne.

On ne lâche pas le service public !

On ne lâche pas les Villejuifois !

12366396_10206854520995681_2039410649375199833_n

La presse en a parlé : 94Citoyens

RASSEMBLEMENT DU 10 DECEMBRE 2015

Le mouvement continuait jeudi 10 décembre au soir, par un rassemblement des personnels et des Villejuifois, Esplanade Pierre Yves Cosnier, devant la médiathèque Elsa Triolet.

FB_IMG_1449813714712

Ce sont près de deux cent personnes qui sont venues écouter la souffrance des personnels et les soutenir dans leur mouvement.

FB_IMG_1449813741871

Il faisait froid, mais le cœur y était et nous les en remercions !

FB_IMG_1449813838712

Le mouvement continue !

Prochain rendez vous : Mercredi 16 décembre à 19 h devant la salle du Conseil Municipal !

FB_IMG_1449813745570

LETTRE OUVERTE

LETTRE OUVERTE :

Les raisons de la colère des agents territoriaux de Villejuif

le 7 décembre 2015

Mesdames et Messieurs les administrés et usagers des services publics de Villejuif,

Le personnel territorial de la mairie et du CCAS de Villejuif souhaite vous informer de la dégradation des conditions de travail, de la baisse de qualité du service public rendu à la population et du recul des droits des fonctionnaires en matière de déroulé de carrière et d’accès aux loisirs, sport et culture.

Depuis le 8 octobre 2015, les agents sont en mouvement social exigeant des moyens suffisants au bon fonctionnement du service public et notamment des écoles.

Hélas les agents n’ont pas été entendus par l’employeur et n’ont eu d’autres choix que de durcir le mouvement le vendredi 4 décembre avec une grève reconductible dès le 7 décembre. Les organisations syndicales en ont informé Monsieur le Maire dès le 2 décembre 2015. C’est de sa responsabilité de communiquer auprès de la population concernant les services perturbés ou fermés. Cela ne relève pas du syndicat.

Nous nous battons pour nos droits et nos acquis mais aussi pour un service public de qualité. Et aujourd’hui force est de constater que, tout est remis en cause, tout est sujet à négociations même ce qui relève de la loi et du statut de la fonction publique territoriale.

 

  • Le non remplacement des agents qui fait que nous nous retrouvons en sous-effectif dans les écoles, dans les équipements municipaux engendrant des dysfonctionnements importants dans le service public rendu
  • Le matériel de nettoyage et d’entretien, leur qualité et le manque de réactivité d’approvisionnement mettent en péril la qualité d’accueil des enfants, des usagers …
  • Tous les agents ne peuvent prétendre à stationner sur les 50 places du parking municipal et doivent payer 140 €/mois pour venir travailler à Villejuif avec leur véhicule
  • L’avancement de carrière des agents qui relèverait de la subjectivité, du cas par cas
  • Une position peu claire de l’employeur sur le maintien du Comité d’Activités Sociales et Culturelles (CASC) permettant aux agents les plus fragiles économiquement de bénéficier à des vacances ou loisirs

Certes, grâce à la détermination des agents et leur attachement au service public, quelques engagements ont été pris par l’employeur, mais à la marge et sans réelle garantie qu’ils soient respectés. Nous disons STOP au MÉPRIS de notre employeur. C’est pour cette raison que nous quittons la table des négociations avec le Maire de Villejuif.

Nous sommes conscients des désagréments occasionnés par ce mouvement, nous vous remercions de votre compréhension et nous remercions les habitants et parents qui nous soutiennent.

Les organisations syndicales des territoriaux de Villejuif

APPELLENT À UN RASSEMBLEMENT POUR LES AGENTS, HABITANTS, PARENTS, ENFANTS…

Jeudi 10 décembre à 18h30 sur la place Elsa TRIOLET

(devant la médiathèque)

FB_IMG_1449335091793

C’EST MAINTENANT OU JAMAIS

Ça se confirme : soit ils nous prennent pour des toupies, soit ils ne comprennent rien.

Nous avons reçu ce midi le protocole d’accord proposé par notre employeur. Il n’est en rien conforme à ce que nous attendions au terme de deux mois de mouvement.

Le Protocole d’Accord, c’est un document qui doit répondre à nos demandes, les reprendre et y apporter une réponse.

Non seulement ils ne reprennent pas nos demandes, mais il acte des points qui vont à l’encontre de ce que nous avions discuté avec le maire, madame Loudière, le directeur général des services municipaux…

Mieux, le CASC n’apparaît pas. A aucun endroit. Donc aucune garantie que le CASC sera maintenu… Contrairement à ce sur quoi le maire et madame Loudière s’étaient engagés, ne serait-ce que vendredi dernier…

Ce document n’est donc pas un protocole d’accord.

Vendredi, la mairie sera en grève.

Pour nous, c’est grave, parce que le refus qui nous est fait par notre employeur d’entendre nos difficultés, notre souffrance au travail, va venir impacter le service public. Et cela, nous aurions préféré l’éviter.

Mais nous n’avons plus le choix, parce que nous ne sommes pas entendus.

Le maire ne comprend pas que nous soyons encore en mouvement… Que nous envisagions la grève… Mais quel autre choix nous laisse-t-il ?

Quoi qu’il en soit, cette fois-ci, c’est le moment ou jamais.

 

20151201 - Appel Grève 3

 

RASSEMBLEMENT DU 20 NOVEMBRE

20151113 - Rassemblement v2

En raison de la situation particulière de l’hôtel de ville et de l’état d’urgence qui interdit tout rassemblement sur l’espace public, nous invitons les agents à se réunir à l’occasion du débrayage, non pas devant la mairie, mais à la

Bourse du Travail

16, rue Jean Jaurès

de 9 h à 11 h

On lâche rien !

20151113 - Rassemblement v2

… Et ce n’est pas suffisant !

cropped-cropped-cgt_icone512.pngCe matin, à nouveau, les agents municipaux étaient rassemblés devant la mairie, dès 8h30. Nous étions une centaine pour prendre connaissance des nouveaux engagements de notre employeur.

Dans un premier temps, le secrétaire général de l’Ugict, Serge Millot, a rendu compte de la rencontre d’une délégation avec monsieur Le Bohellec :

Chers camarades,

C’est la quatrième fois que nous nous retrouvons devant la mairie.

Le maire nous avait proposé une rencontre avec les secrétaires généraux vendredi dernier. Nous avions décidé, ensemble, lors du débrayage du 5 novembre que ce n’était pas au Maire de choisir les personnes représentant les personnels. Nous lui avons donc écrit pour lui proposer de recevoir une délégation le 10 novembre suivant.

Vendredi, notre employeur m’a appelé car il souhaitait rencontrer les secrétaires généraux et faire le point sur nos revendications « qu’il ne comprenait pas ». Nous avons obtenu qu’il reçoive une délégation. Le rendez-vous fut fixé au lundi 9 novembre 15h30. La rencontre a duré 3 heures au cours de laquelle nous avons fait remonter toutes les doléances qui ont été exprimées au cours de nos AG, débrayages et autres.

Notre délégation était composée de 4 représentants des Ouvriers/Employés et 4 représentants de l’UGICT : Anne Avidi Mvelle, Sonia Saidani, Myriam Krid, Nathalie Boucher, Valérie Bourdais, Nathalie Buisson, Vincent Ginsburger-Vogel et moi-même, Serge Millot.

Si nous sortons de cette rencontre avec un sentiment mitigé, nous pouvons dire que nous avons porté toutes vos revendications et doléances. Et que le Maire les a écoutées.

Et, il s’est engagé sur un certain nombre de choses. Est-ce suffisant ? C’est vous qui en déciderez. Mais AVANT , nous allons essayer de vous faire partager cet échange et ce que nous en avons retenu.

En premier lieu, le maire s’est excusé pour la façon dont les instances paritaires étaient traitées jusqu’ici et nous a affirmé que la procédure de constitution des dossiers et les délais seraient désormais conformes au règlement intérieur.

Le premier sujet abordé a été celui du service entretien des écoles. La représentante du personnel des écoles, Nathalie Boucher a expliqué très clairement tout ce à quoi les agents étaient confrontés, leur usure, leur épuisement, voire leur désespoir.

La maire s’est engagé :

  • à ce que soit respectée l’ancienne règle en matière de remplacement des agents,
  • à ce que le nouvelle société, Janus, qui doit justement permettre aux agents d’être remplacés en cas de nécessité, commence à travailler très rapidement,
  • à mettre en place une commission de veille composée en partie d’agents d’entretien, d’ATSEM, de gardien. Il reste le problème grave du délai de remplacement de 24 heures qui doit être vérifié auquel il doit être remédié.
  • En ce qui concerne les promotions internes et les avancements de grades il nous est indiqué que seuls deux dossiers sont encore à travailler pour 2015 et qu’en 2016, une première réunion de travail aura lieu avec les organisations syndicales dès le mois de février.
  • La question de la qualité des fournitures (papier toilette, sacs poubelles, lavettes …) devrait également être réglée.
  • Le maire nous a affirmé que l’enfance, la petite enfance et les centres municipaux de santé fonctionneraient à budget égal en 2016.
  • En ce qui concerne la question du stationnement, elle est englobée dans la mise en place de groupes de travail, aux côtés du régime indemnitaire et de la mutuelle qui doivent se mettre en place au plus tôt (nous avons demandé dès mardi 10 novembre par mail à Mme Loudière d’avoir des dates rapides pour ces 3 groupes).
  • Sur le sujet du CASC, je laisserai parler la présidente Anne, mais ce que dit le maire aujourd’hui c’est qu’il veut une solution de proximité – donc pas du CNAS – et maintenir le CASC.

Il subsiste la question du respect des agents, de la perte de repères, de sens, dont nous avons longuement débattu.

Là, nous avons des divergences d’analyse.

  • Pour le Maire, il y aurait boycott de la part de certains.
  • Pour nous, il y a aucun boycott mais clairement confusion la plus totale due à une absence d’Organisation.

Cela fait 18 mois que nous attendons une organisation. À ce jour, après 12 versions – sans qu’aucune n’ait été partagée avec la majorité des agents – , il n’y en a toujours pas. Ce qui a des conséquences. Ce que nous avons martelé.

Monsieur Le Bohellec nous a répété à quel point il était attaché au service public, et à sa qualité, et à quel point c’est sur nous qu’il s’appuyait pour que celui-ci soit mis en œuvre. Il nous a assuré de son respect aux agents, et nous avons rappelé que les agents incluaient les cadres qui ne savent plus où donner de la tête au vu des demandes pléthoriques et souvent divergentes qui leur sont faites par les élus de son exécutif. Tout cela avec un budget contraint !

Il nous a demandé de l’aider à préserver les agents dans un contexte budgétaire difficile.

Nous avons aussi échangé avec lui au sujet des baisses de dotation de l’état et de la métropole. Il reste beaucoup à revendiquer dans ce domaine, et beaucoup à obtenir.

Est-ce que ce qu’il nous a dit suffit ? Depuis un an et demi, nous en avons entendu, des promesses.

Non, cela ne nous suffit pas.

Pas tant que l’incertitude demeure pour entre autres la jeunesse, les sports, la ludomobile, l’entretien des petits services, le remplacement des départs. Tant que les cadres sont en souffrance et que les agents sont en déroute et vice-versa.

Pas tant que nous subirons les politiques d’austérité et la métropolisation.

Mais NOUS PENSONS QUE ce que nous pouvons obtenir du maire dans l’immédiat, nous l’avons obtenu : des engagements d’amélioration et l’assurance d’un dialogue social rétabli avec des règles respectées.

Nous ne sommes pas idiots.

Le compte n’y est pas.

Encore une fois, ce qu’on nous demande c’est de la confiance, alors que nous demandons des choses concrètes.

Aussi nous vous proposons de laisser le temps aux paroles de donner du concret, tout en sachant que nous serons vigilants sur ce concret, que comme à notre habitude, avec votre appui, votre soutien, nous ne lâcherons rien ni personne.

Nous vous proposons de suspendre nos débrayages et nous donner rendez-vous le 3 décembre à 9 heures pour une nouvelle assemblée générale. Soit les paroles auront laissé la place aux actes, soit ce n’aura pas été le cas, et nous pourrons alors réagir avec toute la fureur qui convient.

Par ailleurs, nous vous proposons de continuer à nous mobiliser sur la question des Baisses de Dotation de l’Etat et la Métropolisation, d’accompagner les mouvements départementaux et nationaux dans ce sens.

Et en attendant, nous vous demandons de nous faire remonter, par tous les moyens possibles, toutes les difficultés auxquelles vous êtes confrontés afin que nous puissions les intégrer dans la mesure du possible à notre champ revendicatif.

Ce sont nos propositions : place au débat pour nous dire ce que vous en pensez.

Et le débat a été clair et la démocratie s’est exprimée : en ce qui concerne les agents, en ce qui nous concerne, ça ne suffit pas. L’assemblée générale a donc voté à l’unanimité la continuation du mouvement et un nouveau rassemblement à 9 h, le vendredi 20 novembre. 

Il est également prévu, si nous n’obtenons pas des engagements fermes, notamment en matière de stationnement et du remplacement des agents, si nous ne voyons pas les effets de ces engagements tout de suite, de nous trouver en masse au Conseil Municipal du 20 novembre à partir de 19 h 30 !

Nous sommes donc remontés dans le bureau du maire, cette fois-ci avec une délégation syndicale composée de Serge Millot, Sarah Cantal-Dupart, Myriam Krid,Nathalie Boucher et Vincent Ginsburger-Vogel.
Nous avons obtenu de nouveaux engagements, mais par dessus tout celui de nous apporter des réponses concrètes et des écrits sur quatre points d’ici le prochain mouvement :

1/ Présentation au personnel communal du projet d’organigramme

2/ État des lieux par secteur des postes non-remplacés et perspectives des remplacements

3/ Calendrier fixé des 3 réunions sur stationnement, régime indemnitaire et promotion/avancement

4/ Annulation de la date du comité technique du 24 novembre (report du 10 novembre) car toujours pas dans le respect des délais de convocation et du règlement intérieur

5/ Mise au stage des agents contractuels

6/ Remplacement des cadres

Nous avons donc rendez-vous le :

Vendredi 20 novembre à 9 h 15

pour un nouveau débrayage !

Une nouvelle délégation sera reçue par le maire ce jour là à 8h.

Si ses réponses ne nous conviennent pas, l’assemblée en tirera toutes les conséquences !

Alors soyons toujours plus nombreux pour manifester notre attachement au service public et à nos conditions de travail !

LE MOUVEMENT NE MEURT PAS !

LE MOUVEMENT N’EST PAS TERMINE !

ON LACHE RIEN NI PERSONNE !

16 octobre : Prise de parole numéro 1

16 octobre 2

Ci dessous, le discours prononcé par Serge Millot, secrétaire général UGICT-Territoriaux de Villejuif au début du débrayage de vendredi 17.

 

Chers Camarades,

Merci pour votre présence (nombreuse). Je remercie aussi les camarades qui auraient aimé être là parmi nous, mais qui doivent assurer la continuité de leur service. Donc oui très nombreuse.

Nous avons été reçus hier par madame LOUDIÈRE sur nos revendications. Celle des avancements d’échelon, de grade et de promo et celle des remplacements des agents et conditions d’exercice de notre travail. Force est de constater que si nous n’avons pas été écoutés, nous avons été entendus. Malheureusement, cela n’a pas suffi. Il va falloir crier plus fort.

Si on nous a assuré que, pour 2015, la question des avancements de grades était réglée, les parapheurs étant arrivés le matin même – comme par hasard, mais ça ne serait pas lié – sur le bureau de Madame LOUDIÈRE, nous sommes dans l’attente d’écrits et d’éléments concrets pour 2016. Des engagements ont été pris, mais nous attendons de les voir se concrétiser. Il est envisagé d’organiser une réunion de travail entre l’exécutif, l’administration et nous au mois de février et après l’évaluation.

La question du manque de moyens dans les services est le second point que nous avons abordé. J’ai la joie de vous annoncer que selon notre employeur, tout roule. Il y a bien eu des ratés, qu’on peut mettre sur le dos de la mise en place de la nouvelle équipe de l’exécutif, mais tout serait réglé…

Sauf que nous savons bien que ce n’est pas le cas.

Pire, nous avons entendu des insinuations quant à la cause de la pénurie. Des enquêtes seraient en cours. Nous serons vigilants.

Le discours se voulait rassurant. Au moins en matière de fournitures, nous devrions constater rapidement des progrès dans les écoles.

On nous a annoncé que 99% des contractuels étaient reconduits pour 2016.

Mais nous restons en attente d’écrits, car les paroles s’envolent. Ce que nous avons obtenu, quoi qu’ils en disent grâce à notre mobilisation, n’est pas suffisant.

Il nous a été demandé d’attendre…

Et le problème des effectifs, des non remplacés, demeure.

Nous voici donc face à deux alternatives.

La première, considérer que nous n’obtiendrons pas mieux et que nous pouvons continuer comme ça. Nous savons bien qu’aucun d’entre nous ne saura s’en satisfaire.

La seconde, c’est de continuer notre mouvement et de l’amplifier, car si nous n’augmentons pas la pression, le maire continuera de faire la sourde oreille et de tenter de nous diviser.

Et puis il y a la question des finances, car on nous l’a rappelé, le contexte. Baisse de dotation de l’état, et arrivée de la métropole qui va venir vider les caisses des communes.

Face à cela nous ne devrons pas rester seuls dans la lutte.

La CGT départementale montera prochainement des actions dans ce sens, qui seront relayées par les sections de chaque Communes. Ce sont des rendez-vous auxquels il faudra être présent.

Car ce sont nos emplois qui sont en question. Et au-delà, le service public, qui nous tient à cœur à tous.

Si notre employeur nous met la pression aujourd’hui c’est à cause de ces décisions, prises à des niveaux qui nous échappent à tous, dans un vrai déni de démocratie.

Car enfin, qui a été consulté quant à la création d’une Métropole ? Nous ? Les habitants ? Non. Personne.

Nous, vos représentants, nous faisons fort de porter votre parole. Mais nous ne pouvons travailler qu’avec vous, rien ne pourra se faire sinon tous ensemble. Informer la population du risque qu’elle encourt de perdre ces services, nous ne pouvons pas le faire sans vous.

Aussi nous vous proposons une nouvelle assemblée générale le 5 novembre afin de décider des suites à donner et cela doit aussi leur donner le temps de nous proposer des réponses.

D’ici là, nous vous exhortons, comme le maire lui-même nous y a invité l’an passé, à dire « non ».

Quand on vous demande quelque chose que vous ne pouvez pas faire, dîtes simplement « non ».

Encore une fois, nous sommes des agents du service public. Nous sommes des professionnels, et nous ne laisserons personne remettre nos capacités et notre motivation en question. Si nos missions ne sont pas remplies, c’est parce qu’on ne nous en donne plus les moyens.

Puisqu’on ne nous donne pas d’éléments de réponse, continuons de poser les questions et faisons entendre notre souffrance au travail !