LE RIFSEEP et LES CADRES…

Pour l’encadrement de la mairie de Villejuif, le RIFSEEP ça va être double (ou triple) punition…

Outre que monsieur le maire a publié sur son Facebook (cherche pas, l’article a déjà été retiré) que seules les catégories B et C (donc l’encadrement intermédiaire et les agents d’exécution, rien pour les A) seraient concernés par l’augmentation de 200 000 € de l’enveloppe RH, ce sont les A et les B qui vont le plus souffrir de l’arrivée du RIFSEEP. Pourquoi ? Pour plein de raisons…

D’abord, ce sera sur eux que pèsera la responsabilité de l’attribution (ou non) du CIA (à partir de 2019 si rien ne change d’ici là) lors de l’entretien annuel d’évaluation. Et l’évaluation, à Villejuif, c’est une sacré usine à gaz. Il faut dire : quand on a cinq ou six agents sous sa responsabilité, consacrer une heure d’entretien, c’est pas si dur. Par contre, quand on en a soixante, c’est plus chronophage (on notera au passage que ce sont généralement des C+ et des B qui ont autant d’agents que ça). Et si jusqu’ici, « bâcler » l’évaluation n’avait pas de conséquence majeure, c’est plus la même chose quand ce qu’il y a sur la fiche de paie dépend de l’entretien… Rappelons que pour l’instant, nous ne savons toujours pas sur quels critères « opposables et équitables » seront évalués les agents…

Oui, oui… Des formations ont été promises. Mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient et ce qui est simple depuis le point de vue d’un formateur l’est rarement autant sur le terrain… Sans même parler de ce qui arrive aux promesses qui n’ont jamais été écrites… Par ailleurs, nous rappelons que selon la loi l’IFSE peut être modulée à la baisse lors de votre entretien annuel d’évaluation (mais pas la première année) !

Ensuite, ce sont les cadres qui, étant appelés à prendre les décisions, notamment budgétaires, sont les plus susceptibles d’être concernés par un CIA en dent de scie. Et oui ! Ce sont les encadrants qui font remonter les doléances des agents vers la direction, et descendre les désidératas de la direction vers leurs agents… Donc, ils sont pris en tenaille, nécessairement. Et du coup, le même principe que celui du messager qui se fait engueuler parce que la nouvelle qu’il apporte est mauvaise, s’applique ! Sauf que maintenant, il y a une question financière en jeu ! A votre avis ? Qui sera « sanctionné » par une baisse de son CIA pour avoir dit « il y a pas assez de budget pour remplir cette mission » ? Le chef qui l’a dit à son chef qui lui a répondu « je veux pas le savoir », ou l’agent ?

Bref, si vous n’aviez pas encore assez de bonnes raisons de ne pas vouloir du RIFSEEP, en voici quelques unes de plus !

Mais celle qui les bat toutes à plates couture c’est la suivante : le RIFSEEP, le CIA, tout ça c’est de la rémunération qui compte pas pour la retraite et qui ne dépend pas du point d’indice. Donc, ça dépend du budget de la commune. Et qu’est ce qui va se passer avec la baisse des dotations aux collectivités territoriales ? Hein ? A votre avis ? Ça va baisser ou ça va monter ?

Enfin bref, on a de quoi se demander pourquoi le CIA s’appliquera à Villejuif, mais ni aux agents du Territoire 12 (Grand Orly Seine Bièvre, ou GOSB, ce qui est la même onomatopée que quand un agent voit ce qui reste sur sa fiche de paie après l’augmentation de la CSG) ou à ceux de la région… Où est l’équité là dedans ?

Bien sûr, on en parle tous ensemble vendredi 1er décembre, à 9h ou à 14h, à la Bourse du Travail (16 rue Jean Jaurès), lors des deux Assemblées Générales du Personnel autour du RIFSEEP.

AMPUTATIONS DE SALAIRE : LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE

Monsieur le Maire,

Tous les agents se rappellent la circulaire adressée le 22 mai 2017 par la Direction Générale, pour les informer que dix cadres A verraient leur rémunération brutalement amputée de leur régime indemnitaire dès la paye du mois de  mai, au prétexte allégué « d’un courrier adressé par les OS CGT-UGICT au trésorier principal » l’interrogeant sur la légitimité d’une prime attribuée à la DG.

Selon cette circulaire, ces décisions n’étaient mises en œuvre par la collectivité qu’à son corps défendant, puisque « Monsieur le Maire » avait « ordonné à l’Administration de mobiliser tous les moyens pour apporter un fondement réglementaire à ces rémunérations » mais « Malheureusement, cette situation juridiquement indéfendable ne nous a pas permis d’éviter l’injonction faite à la Ville par le Trésorier, de procéder à la suspension du trop-perçu »

Avec un rare empressement, 10 lettres individuelles, puis 10 arrêtés ont mis en œuvre cette « injonction ».

Le 24 juillet, l’une des victimes, spécialement désignée au zèle du Maire par ses responsabilités syndicales, a saisi le Tribunal d’un recours en annulation, assortie d’une requête en référé suspension, dont l’examen était fixée par le Juge des référés à son audience du 9 août.

Si vous aviez eu le souci de la situation de vos agents, vous vous en seriez remis à l’analyse du Juge du caractère « défendable » ou non de la situation : tel n’a pas été votre choix, puisque votre conseil a déposé le 8 août un mémoire de 14 pages, pour résister coûte que coûte à la requête, y compris en usant d’arguments de la plus mauvaise foi.

La décision du juge des référés, rendue le 14 août, est d’une extrême limpidité : c’est en parfaite légalité que le régime indemnitaire des agents avait été déterminé, et que :

« par suite, le maire de la commune de Villejuif n’était pas fondé à suspendre le versement de la prime de fonction et de résultats à Mme B…. au motif que l’arrêté du 26 juin 2014 aurait été pris en méconnaissance de la délibération du 6 février 2014 du conseil municipal de la commune de Villejuif prise en application de l’article lei du décret n° 91-875 du 6 septembre 1991 ; qu’ainsi, le moyen tiré de ce que la décision litigieuse du maire de la commune de Villejuif est entachée d’une erreur de droit est, en l’état de l’instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de ladite décision ; qu’il y lieu, dès lors, sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, de suspendre l’exécution de la décision du maire de la commune de Villejuif de suspendre le versement de la prime de fonction et de résultats à Mme B…… à compter du 1er mai 2017 ;

C’est en revanche l’illégalité du  retrait sur leurs salaires qui ne fait guère de doute, et la solution s’impose :

Article Ier: L’exécution de la décision du maire de la commune de Villejuif de suspendre le versement de la prime de fonction et de résultats à Mme B.. à compter du 1er mai 2017 est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Villejuif de reprendre dans les conditions énoncées au point 12 de la présente ordonnance le versement à Mme B….. de la prime de fonction et de résultats.

Article 3 : La commune de Villejuif versera la somme de 1 500 euros à Mme B….. en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Comme quoi il n’était pas nécessaire d’ordonner à l’Administration de mobiliser autant de moyens : Il suffisait de nous demander !

Et l’ordonnance du juge des référés vous donne la solution pour régler sans retard une situation parfaitement défendable, pour autant que l’objectif n’ait pas été d’abord de stigmatiser à tort la CGT, et ensuite de sanctionner ses militants.

AMPUTATION DE LA PAYE DES AGENTS : QU’EST CE QUE C’EST QUE CETTE HISTOIRE ?

Entre l’annulation du Conseil Municipal et l’interruption du Comité Technique, on ne parle plus que de ça en mairie de Villejuif. Il faut dire : à cinq jours de la paye, tous les agents qui reçoivent un courrier du Directeur Général des Services, leur expliquant que certains d’entre eux vont avoir de l’oseille en moins, sans préciser lesquels, ça a suscité une certaine émotion.

Il est question d’une soit-disant impossibilité juridique d’appliquer une délibération de février 2014 (donc votée par l’ancienne municipalité). En conséquence, c’est le trésorier payeur qui ordonnerait que soient retenues des sommes (indéterminées) sur la paye de certains agents. Et voici tous les agents de la collectivité qui se regardent en chien de faïence en espérant que c’est sur son voisin que la foudre va tomber en même temps que la paye… Finalement, les concernés ont tous été convoqués par la Directrice Ressources & Finances qui leur a donné une fiche de paye… absolument normale ! « Le trésorier a amputé les salaires, mais comme nous n’étions pas au courant, nous avons fait une fiche de paie comme d’habitude. » Donc, certains de nos collègues se retrouvent avec un tiers de salaire en moins pour pas moins d’effort, et aucun papier, ni délibération, ni arrêté, ni courrier du maire ou du trésorier. Seulement un courrier du Directeur Général des Services Municipaux (le même qui, lui, va bénéficier de son logement de fonction).

Double problème : Comment savoir d’où vient cette décision, puisque nous n’avons aucune pièce indiquant qui l’a prise ? Comment présenter des arguments contre elle, puisque nous ne l’avons sous aucune forme écrite ?

Et pendant ce temps là, notre employeur affirme que tout vient de la CGT… Mais d’où vient ce fantasme  ? Tout simplement d’un comité technique : Le 12 mars 2015, passe en séance un dossier visant à modifier le régime indemnitaire des directeurs. Les représentants du personnel s’offusquent, et déclarent qu’avant d’augmenter le régime indemnitaire de ceux qui gagnent le plus, il faut revaloriser les salaires de ceux qui gagnent le moins. En clair, soit on augmente tout le monde, soit on augmente personne – surtout pas ceux qui sont déjà dans les plus hauts salaires de la ville !

Le débat s’enlise et y compris dans le collège employeur suscite bien de l’émotion. Surtout qu’il est de plus en plus évident que c’est du salaire d’une seule personne qu’il s’agit… C’est à la suite de ce dossier que le maire adjoint chargé des finances saisira la CADA pour connaître la suite des évènements, aucun élément de suivi sur ce dossier ne nous étant communiqué, ni au collège employeur, ni au collège employé.

Nous, les syndicats des territoriaux, avons écrit au Trésorier Payeur pour qu’il s’assure, effectivement, qu’un des DGA ne s’était pas octroyé sans l’avis du Comité Technique ou du Conseil Municipal, une gratification supplémentaire. Personne ne nous a recontacté, même pas pour nous dire « nous avons bien reçu votre courrier… » Jusqu’à ce que l’adjoint aux Finances y aille de son propre courrier, et que le maire en réponse annonce en conseil municipal, en Octobre 2016, qu’il avait demandé au trésorier payeur de vérifier les salaires de tous les cadres, des directeurs, des chargés de mission…

Donc, si quelqu’un a cherché à éteindre l’incendie, c’est bien nous, les syndicats. Ceux qui l’ont allumé, ce sont ceux là même qui ont laissé passer ce problème de la rémunération, sans jamais chercher à négocier avec les représentants du personnel, sans communiquer des éléments que la loi les obligeaient à communiquer. Ils devaient penser que l’affaire disparaîtrait toute seule, mais c’était mal connaître le principe du double feu Villejuifois : il ne s’éteint jamais !

D’ailleurs, le dossier de l’enquête du Trésorier Payeur fit une réapparition inattendue (et très déplacée) au mois de février 2017, immédiatement après la mort de Thierry Holveck. Lors de notre première rencontre avec le maire à la suite de ce drame, celui-ci nous laissa entendre que le suicide d’un agent était certes une circonstance tragique, mais qu’il avait, lui aussi, des dossiers, dont celui de la rémunération des chargés de mission, qui sortiraient si nous ne mettions pas notre mouchoir par dessus. Après tout, monsieur Holveck n’étant pas mort sur son lieu de travail, il n’était pas nécessaire d’insister sur le lien potentiel entre son travail et son geste… D’ailleurs, à ce moment là, pouvait-on seulement parler de suicide… Etc…

Notons au passage qu’un autre dossier a été mentionné : le protocole d’accord avec les organisations syndicales… Nous verrons bien si celui-ci sort à son tour dans les semaines à venir.

Toujours est-il que nous avons répondu au Maire que c’était hors de question.

C’est donc dans un état d’esprit particulier que nous avons abordé le Comité Technique du mercredi 31 mai où nous devions aborder le Tableau des Effectifs (puisqu’il n’avait pas été approuvé lors de la précédente séance). Qui plus est, il y avait un mouvement de grève puisque les personnels des Affaires Générales, de l’État Civil et de l’Accueil contestaient le réaménagement du hall de la mairie… Malgré tout ça, aucune réponse de l’employeur quant à nos revendications…

Nous avons l’habitude.

Puis ce fut le tour du Conseil Municipal du 2 juin, pollué autant par le jeu des chaises musicales auquel se livrent les Conseillers Municipaux que par la question de l’amputation des salaires, le maire refusant d’inscrire à l’ordre du jour du prochain conseil municipal une délibération qui permettrait de résoudre l’affaire…

Vous en trouverez le compte rendu exhaustif sur le site de l’Avenir à Villejuif

Aujourd’hui, certains de nos collègues perdent jusqu’à près d’un tiers de leur salaire, sans préavis, sans que leur soit donné même un début de fondement légal à cette décision. Il faut croire sur parole la personne qui les a reçus…

En conclusion, on nous a clairement signifié que si cela commençait avec les « A » de la filière administratif, le comptable public allait « se pencher » sur le cas des « B » et des « C+ ». Il existe donc, aujourd’hui, un risque pour ces catégories.

C’est pour cette raison que nous appelons à une assemblée générale le jeudi 22 juin à 13h30  à la Bourse du Travail.

 

Loi Travail : le 1er cas de referendum d’entreprise confirme les critiques émises par la mobilisation

Aimeriez-vous qu’un collègue d’un autre service décide de votre temps de travail, de la manière dont vous serez rémunéré, et des contraintes qui vous seront imposées ? L’entreprise RTE (Réseau de Transport de l’Electricité) va être la première à utiliser le référendum créé par la loi Travail de Myriam El Khomri pour tenter de faire valider un accord en contournant l’opposition du syndicat majoritaire. Ce référendum est malheureusement la démonstration parfaite de la mise en opposition des salarié-es et de la fracturation du collectif de travail dénoncée lors de la mobilisation contre la loi Travail.

Le referendum s’adresse aux 4200 salarié-es de RTE alors que seuls les 2000 salarié-es de la maintenance sont concerné-es.

L’objectif de la direction est simple : instrumentaliser les ingés, cadres et agents de maîtrise pour remettre en cause les droits des équipes de maintenance. Ce referendum risque de fracturer le collectif de travail au détriment de la qualité du travail de l’équipe et sa productivité et fragilisera l’entreprise au long terme.

Refusées par la CGT car elles suppriment le volontariat qui prévalait jusque là pour les chantiers urgents organisés en dehors du temps de travail, les modifications vont remettre en cause la vie sociale et familiale des salarié-es de la maintenance et baisser leur salaire moyen. Elles vont mettre les managers et l’encadrement en première ligne, qui sera sommé d’imposer aux personnels de maintenance de travailler en dehors de leurs horaires, soirs et WE compris.

C’est donc la double peine pour les ingés, cadres et techs : instrumentalisés pour faire passer un accord refusé par les principaux concernés, et ensuite envoyés en première ligne pour contraindre les équipes à travailler en dehors de leur planning !

La CGT appelle les ingés, cadres et agents de maîtrise à refuser l’instrumentalisation et ne pas participer à ce referendum pour laisser la maintenance décider de ce qui la concerne !

TPE : IL RESTE DU TEMPS POUR VOTER !

TPE cadres

Nous serons près de 450 000 salariés cadres très qualifiés appelés à nous exprimer dans le collège cadre des élections TPE.

82 000 ingénieurs, cadres et techniciens sont syndiqués à la CGT via l’Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens (UGICT-CGT). Des cadres issus de tous les secteurs privés, public, grandes entreprises comme PME, et aussi des TPE. Ce qui nous permet de prendre en compte toutes les aspirations et revendications spécifiques.

Certains pourraient penser que la CGT des ingénieurs, cadres et techniciens a peu à voir avec les élections de représentativité syndicale qui se déroulent 30 décemebre au 13 janvuer 2016.
 Il n’en est rien.
Dans ce paysage très divers des TPE nous trouvons cabinets d’architectes, sociétés de conseil, laboratoires d’analyses, études de notaires, cabinets d’avocats, officines de pharmacie mais aussi le secteur associatif, les start-ups, etc.
Par notre vote nous ferons le choix d’être représentés par un syndicalisme porteur  de nos aspirations, de nos exigences en matière de reconnaissance professionnelle, d’équilibre vie privée/vie professionnelle…

A quoi sert notre vote ?

• À élire nos représentant-es pour les commissions paritaires régionales spécifiques aux TPE ;
• À déterminer la représentativité de chaque organisation syndicale leur donnant capacité ou pas à signer des accords dans les branches et au niveau interprofessionnel ;
• À désigner proportionnellement aux résultats le nombre de conseillers prud’hommes cadre CGT ;
• À déterminer les représentations syndicales au niveau national et local dans toutes les instances consultatives, la représentation par exemple dans les instances paritaires qui gèrent la formation professionnelle, les retraites, l’assurance chômage…

 

Première organisation syndicale, la CGT a notamment :

•    Mobilisé contre la loi Travail, et contraint le gouvernement à reculer sur de nombreux points ;
•    Négocié un accord pour sauver l’APEC (Agence pour l’Emploi des Cadres) en lui donnant un mandat de service public ;
•    Refusé la fusion de l’AGIRC et de l’ARRCO et la baisse de 18 % du montant des retraites complémentaires, accord malheureusement signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC ;
•    Gagné l’introduction dans le Code du travail du droit à la déconnexion et l’interdiction du sexisme ;
•    Défendu et accompagné individuellement des milliers de salarié-es pour faire respecter leurs droits ;
•    Empêché des milliers de licenciements boursiers (reprises d’entreprises par les salarié-es, annulation de plan de licenciements…).

L’égalité entre les femmes et les hommes : une priorité

Les femmes cadres sont en moyenne moins bien payées que leurs homologues masculins: 47,5 k€/an pour les premières contre 57,3 k€/an pour les seconds, soit 21 % d’écart en équivalent temps plein.

  •  Mettre en place des sanctions pour les entreprises qui n’assurent pas l’égalité de rémunération et de déroulement de carrière ;
  •  Lutter contre le sexisme et les violences sexuelles ;
  •  Augmenter le nombre de places en crèche.

 

Connecter la révolution numérique à des droits nouveaux

La révolution numérique impacte toute la société et notre modèle social et économique. Pour la CGT, la révolution numérique ne peut être une fuite en avant vers le dumping social et l’« ubérisation », elle doit se traduire par du progrès économique et social :

  • De nouveaux droits pour les salarié-es et notamment un droit à la déconnexion ;
  • Un investissement massif dans la formation, notamment pour les salarié-es des TPE ;
  • Les travailleurs-euses des plateformes (chauffeurs, livreurs…) doivent être reconnu-es comme salarié-es pour empêcher le dumping social ;
  • Soutenir et accompagner les créateurs de start-ups innovantes.

 

Soutenir les TPE/PME pour créer de l’emploi en France

Alors que ce sont les TPE/PME qui créent de l’emploi, le pacte de responsabilité (40 milliards d’euros) et le Crédit Impôt Recherche ont été accaparés par les grands groupes et les dividendes. Il y a urgence à :

  • Centrer les aides sur les TPE/PME et les conditionner à l’investissement, la recherche et les créations d’emplois ;
  • Lutter contre la fraude fiscale des multinationales qui ne paient aucun impôt en France ;
  • Mettre en place des prêts à taux zéro pour les entreprises qui créent des emplois, en premier lieu les TPE, et renforcer la Banque Publique d’Investissement (BPI) ;
  • Lutter contre les délocalisations en renforçant les normes sociales, fiscales, sociales et environnementales.

 

Responsabiliser les multinationales et donneurs d’ordre

Les entreprises (publiques, privées, collectivités locales) donneurs-euses d’ordres, doivent rendre des comptes sur les conséquences sociales et environnementales de leurs stratégies et de leur gestion.

  • Le dépassement des délais de paiement, responsable d’un tiers
des faillites, doit être sévèrement et immédiatement sanctionné ; ,
  • La responsabilité sociale des entreprises doit subordonner l’attribution de subventions ou de marchés publics au respect de critères sociaux ou environnementaux ;
  • La sous-traitance en cascade doit être interdite ;
  • Les droits des salarié-es des entreprises sous-traitantes doivent être harmonisés avec
  • ceux des entreprises donneuses d’ordre.

Un statut pour l’encadrement

La fusion de l’AGIRC et de l’ARRCO fragilise le statut cadre. Des négociations vont s’ouvrir lors desquelles la CGT proposera la mise en place d’un statut de l’encadrement :

  • Qui concerne les encadrants mais aussi les experts ;
  • Qui garantisse un salaire à la hauteur des diplômes et de 
l’expérience ;
  • Qui donne les moyens de l’exercice des responsabilités, et notamment un droit de refus, d’alerte et d’alternative en cas de directive contraire à notre éthique professionnelle ou à l’intérêt général ;
  • 
Qui permette une réduction du temps et de la charge de travail (aujourd’hui de 44h30 pour les cadres !) et un encadrement strict des forfaits jours ;
  • Qui assure l’accès à une protection sociale solidaire et le maintien du niveau de vie en cas de chômage ou de retraite.

 

 

Voter CGT, c’est voter pour :

 

Faire vivre la solidarite en rassemblant des femmes et des hommes de tous les secteurs professionnels et territoires, cadres, ouvrier-es, employé-es ou technicien-nes, quelque soit leur origine ou leur religion. La CGT se bat pour la laïcité et contre le racisme ;

Proposer de nouveaux droits pour les salarié-es, pour renouer avec le progrès économique, social et environnemental. La CGT signe 80 % des accords d’entreprise.
 
S’opposer et mobiliser pour faire barrage à la régression sociale ;

Un syndicat présent en proximité, avec 857 Unions Locales qui accueillent, informent et défendent les salarié-es ;

L’unité syndicale et le rassemblement des salarié- es.

Lettre ouverte au Maire : Rappel du Rôle de Chacun

Villejuif, le 29 mars 2016

Monsieur le Maire,

La question de la relation autorité territoriale et agents devient à ce jour insupportable. Le bon fonctionnement de notre collectivité territoriale et le service public de qualité rendu et attendu par les habitants sont mis en péril.

Les remontées nombreuses de dysfonctionnements dans le circuit de décision, de la perte de légitimé des agents vis-à-vis de leurs partenaires/usagers, de la non prise en compte de l’expertise professionnelle des agents, de décisions budgétaires prises sans explications, de perte de sens, de climat de défiance et d’intimidation … nous amènent à devoir (re)poser le cadre d’intervention et rappeler le rôle de chacun. Il est important de rappeler que celui qui a le pouvoir de décision n’a pas nécessairement l’expertise, et vice-versa.

Il y a, dans la relation élus/agents, coexistence d’une double légitimité :

  • la légitimité politique des élus, représentants de la population, élus sur un programme et des choix politiques,

  • la légitimité administrative des agents, fonctionnaires territoriaux, chargés de la mise en œuvre de ce programme, ayant la légitimité de leurs compétences professionnelles.

Les différentes personnalités, courants politiques, et compétences au sein de votre collectif nécessitent management et arbitrage. Ce rôle doit être assuré par vous, Maire, qui structurez l’organisation de votre équipe en prenant en compte ces spécificités. L’administration, structurée autour d’un organigramme pyramidal, a pour objectif premier de mettre en œuvre le projet politique et de mener à bien les missions quotidiennes. Ces missions quotidiennes sont assurées sans nécessité d’un pilotage politique. La mise en œuvre des projets nécessite par contre une impulsion politique forte.

Ces relations, forcément complexes, auraient dû être facilitées par des enjeux communs :

 Mettre en œuvre le programme politique des élus

 Garantir la qualité du service public

 Rendre lisible le rôle et les actions de chacun

 Respecter le bon usage des deniers publics

Or nous constatons un mode de gouvernance inadapté et inefficace dont la liste ci-après n’est pas exhaustive :

  • Ingérence des élus sur la gestion quotidienne;
  • Intervention directe sur le fonctionnement des services sans en référer au chef de service ;
  • Aucune autonomie laissée aux agents dans l’exercice de leurs missions ;
  • Des taches réalisées à la place des agents ;
  • Certains comportements qui pourraient être interprétés comme du harcèlement ;
  • Des comportements menaçants, voire violents, de la part d’élus à l’égard de certains agents ;
  • Des comportements d’évitement de certains cadres qui ne parviennent pas à rencontrer leur élu de secteur ;
  • Des prises à partie de la population ou des partenaires sur la soi-disant incompétence de l’administration ;
  • Une distance personnelle avec les agents qui n’est pas gardée ;
  • Des services qui ne sont pas associés à la préparation, la mise en œuvre et l’évaluation des projets, des réunions et/ou rencontres ;
  • Des objectifs donnés qui sont peu clairs, non-datés et irréalisables ;
  • Des choix politiques et stratégiques arrêtés qui ne sont pas explicités.

Afin de mettre fin aux dysfonctionnements, garantir la qualité des relations humaines, et travailler dans un climat de confiance, nous vous demandons Monsieur le Maire, d’appliquer le cadre légal dévolu à l’autorité territoriale et qui doit être assuré en étroite relation avec le directeur général des services qui est l’ultime cadre hiérarchique de l’administration. Le périmètre d’intervention de chacun : rôle, missions, compétences doit être immédiatement restauré, l’organigramme fonctionnel incluant les élus appliqué.

Un rappel du mode de gouvernance et du rôle de chacun devra être communiqué à l’ensemble des acteurs, et a minima aux directions, responsables de service et aux adjoints élus, ainsi qu’une présentation de l’évolution du projet politique suite aux changements de votre exécutif, aux choix budgétaires et actualités nationales/locales.

Nous vous demandons que vous et / ou vos adjoints présentent aux services ce projet qui devra être mis en œuvre par les agents.

En tout état de cause, il est évident que des relations saines, respectueuses et une collaboration efficace, chacun dans son rôle respectif, permettront de rendre un service public de qualité, au profit des habitants.

Veuillez croire, Monsieur le Maire, en l’expression de nos salutations cordiales.

 

 

Nadia AIT AMER – COURGEAU
Secrétaire Générale CGT Ouvriers / Employés

Vincent GINSBURGER-VOGEL
Secrétaire Général CGTdes ICTAM

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