QUOI DE NEUF AU SUJET DE LA BOURSE DU TRAVAIL…

Au fait ? C’est vrai ça… Quoi de neuf dans l’affaire de la Bourse du Travail de Villejuif dont le maire avait décidé de chasser les syndicats ? Et bien, fort heureusement pour les Unions Locales domiciliées là bas, le jugement de l’été dernier qui ordonnait l’expulsion des syndicats et les condamnait à payer une astreinte de 100€ par jour d’occupation a été…

… cassé.

L’Union Départementale CGT vous en dit plus :

EXPULSION DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA BOURSE DU TRAVAIL DE VILLEJUIF : N’ACCEPTONS PAS L’IRREPARABLE !

Nouveau rassemblement le 18 septembre !

A l’appel des organisations syndicales départementales Cgt, FO, FSU, Solidaires et UNEF, un  nouveau rassemblement s’est tenu le samedi 9 septembre aux abords de l’Hôtel de Ville pour  contester l’expulsion autoritaire et expéditive des syndicats de leur maison commune située au 16 rue Jean Jaurès. Expulsion, rappelons-le, commanditée en plein été par le téméraire maire de la ville et ordonné, début août, par le tribunal administratif sans laisser la moindre possibilité aux syndicats de se défendre et de faire valoir leurs arguments !

Délibéré d’une grande sévérité et incompréhensible que nous avons qualifié de justice de classe !
Le 1er septembre, face à l’autisme, l’entêtement et l’acharnement antisyndical du maire, c’est une action d’occupation pacifique de l’Hôtel de Ville que nous avons menée dans l’unité avant que le maire nous fasse déloger par les forces de l’ordre.

Samedi 9 septembre, c’est à nouveau les forces de l’ordre qui se sont installées à proximité de notre rassemblement. Décidément quel courage, quel sens du dialogue et des responsabilités imprègnent  le 1er magistrat de la ville dans un conflit de cette nature !

Mais jusqu’où cette politique de la terre brulée ira-t-elle ?!

Jusqu’où ce maire, et ce qui reste de sa majorité, iront-ils dans la calomnie, le mensonge, la  manipulation et la stigmatisation de nos organisations et de nos militants ?!

Ne nous y trompons pas. Cette désinformation et cette attitude n’ont qu’un objectif : faire diversion, créer un climat de tension et de chaos pour mieux faire oublier qu’ils ont décidé, en dehors de leurs promesses électorales, de raser unilatéralement la bourse du travail de Villejuif. C’est-à-dire, un endroit essentiel dans la ville pour informer, conseiller, aider les salariés à connaître et maitriser
leurs droits, à s’entraider et s’organiser pour les défendre.

Nous nous opposons à ce saccage, tout comme nous nous élevons contre la destruction des services publics et l’affaiblissement du tissu associatif de la ville. Pour le maire, l’intérêt général, la solidarité et le progrès social sont « un coût ». Pour les organisations syndicales, cela représente au contraire un avantage et un investissement au service de l’épanouissement de chacun et du vivre ensemble. Parce que notre combat est légitime et que notre cause est juste, parce que le syndicalisme est un droit fondamental qui doit être protégé et non saccagé :

  • Nous revendiquons le maintien de la bourse du travail au 16 rue jean Jaurès ;
  • Exigeons que le maire de Villejuif daigne enfin recevoir les organisations syndicales ;
  • Exigeons du Préfet du Val-de-Marne l’ouverture rapide d’une table ronde de médiation pour la pérennité de la bourse du travail à Villejuif.

Pour donner de la force à ces exigences et stopper l’œuvre de destruction du maire :

PARTICIPEZ NOMBREUX AU RASSEMBLEMENT SYNDICAL UNITAIRE ET POPULAIRE

LUNDI 18 SEPTEMBRE à 18h30

Sur le parvis de l’Hôtel de Ville, Esplanade Pierre-Yves Cosnier

PETITION : LA BOURSE DU TRAVAIL N’EST PAS A VENDRE

LA BOURSE DU TRAVAIL DE VILLEJUIF N’EST PAS A VENDRE !

 

Nous, salariés, privés d’emploi et retraités ne laisserons pas brader aux promoteurs immobiliers les locaux de notre bourse du travail à Villejuif.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté l’attitude du maire de Villejuif, qui en plein cœur de l’été, « inspiré par le principe des ordonnances Macron sur la loi travail », expulse
les syndicats de leurs locaux historiques du 16 rue Jean Jaurès, avec l’aval du tribunal administratif.

C’est une attaque en règle contre ceux qui défendent les travailleurs au moment même où ceux-ci vont en avoir le plus besoin.
Ensemble, nous exigeons :
• LE MAINTIEN DE LA BOURSE DU TRAVAIL RUE JEAN JAURES ;
• QUE LES TRAVAILLEURS DE VILLEJUIF DISPOSENT DE TOUS LES OUTILS POUR LEUR DEFENSE ET LE RESPECT DE LEURS DROITS !

ALLEZ VITE SIGNER EN CLIQUANT ICI.

BOURSE DU TRAVAIL : LA PEUR A CHANGE DE CAMP ?

 

Mensonges et Mystifications : Alors que les syndicats de la Bourse du Travail de Villejuif manifestaient pour obtenir un rendez-vous avec le maire ce vendredi 1er Septembre, celui-ci n’a pas hésité à invoquer « des violences » qui auraient été commises à la fois contre le personnel municipal et contre un maire adjoint…

La vérité, c’est que ce vendredi après midi, au lieu de recevoir les syndicats, qui auraient aussi bien pu être des usagers mécontents, monsieur le Maire a fait la sourde oreille et s’est caché dans un bureau pendant toute l’après midi, ordonnant la fermeture des services et provoquant la mise en place d’un dispositif de police digne de la protection anti attentats plutôt que… de simplement donner une date de rendez-vous…

 

Bilan des opérations : Parce qu’il refuse de discuter avec les syndicats, comme ce serait de sa responsabilité, le maire a privé les Villejuifois de pouvoir avoir accès à ses services et toute la circulation du centre ville a été bloquée vendredi après-midi… Les syndicats, eux, n’occupaient ni les services qui accueillaient du public, ni la rue…

Quant aux affirmations de dégradations et agressions, il s’agit de pures inventions du premier magistrat de la ville qui, il est vrai,  n’en est pas à un mensonge près…

BOURSE DU TRAVAIL : PAS DE TRÊVE ESTIVALE !!!

LES SYNDICATS DE VILLEJUIF EN VOIE D’ETRE EXPULSES DE LEUR LOCAL

LE MAIRE DE LA VILLE PROFITE DE L’ETE

POUR MENER SA SALE BESOGNE

Après plus d’un an de silence de M. LE BOHELLEC, maire de Villejuif, et de sa majorité municipale sur le conflit qui nous a opposé en 2015 concernant l’occupation et l’utilisation des locaux de la Bourse du travail de Villejuif, située au 16 rue Jean Jaurès, c’est en plein cœur de l’été que ce sinistre personnage a déposé un recours devant le tribunal administratif ordonnant l’expulsion de l’ensemble des organisations syndicales de leur siège historique.

La Cgt du Val-de-Marne s’indigne devant ce véritable coup bas et s’élève contre l’acharnement antisyndical dont fait preuve le maire de Villejuif depuis son élection.

Rejetant de façon incompréhensible notre demande de report du procès pour cause de congés d’été, le tribunal administratif de Melun a, aujourd’hui même, ordonné notre expulsion de la bourse de travail dans un délai d’un mois adossé d’une astreinte de 200 euros pas jour de retard.

Dès demain, une rencontre entre les UD CGT et FO se tiendra à Créteil pour échanger sur cette terrible décision. A noter qu’aucune autre proposition de relogement des organisations syndicales n’a, à ce stade, été formulée par la majorité municipale. C’est un coup sans précédent à l’ensemble des salariés et résidents de Villejuif qui vient résolument d’être porté aujourd’hui, ainsi qu’un nouvel affaiblissement du service public sur cette ville déjà bien atteinte par les logiques comptables et austéritaires dont se gargarise Monsieur LE BOHELLEC.

La Cgt du Val-de-Marne ne laissera pas faire. Elle ne permettra pas que les salariés de ces territoires se voient demain un peu plus vulnérables face à leur employeur pour cause de disparition de leur bourse du travail.

Dès à présent, et dans l’unité la plus large et la plus populaire possible, elle s’autorisera à déployer de vastes actions de résistance sur la commune afin que des solutions nouvelles soient trouvées pour garantir, là comme ailleurs, une présence syndicale autonome, utile et efficace pour chaque salarié.

Nos anciens se sont battus pour gagner ces bourses du travail, on se battra pour les garder !

Créteil le 9 août 2017

 

APRES NOTRE ASSEMBLEE GENERALE…

Logo UgictLogo CGT Territoriaux VillejuifUne bien belle assemblée générale du personnel, ce matin, avec au moins 150 agents dans la Bourse du Travail, et plus encore qui nous avaient annoncé que bien que ne pouvant se joindre à nous, ils attendaient avec impatience un retour de ce qui se serait dit.

En dehors de la présence en début de séance de monsieur Vidal, adjoint aux finances à qui nous avons dû demander de quitter la salle afin de nous assurer que les agents municipaux pourraient bien s’exprimer sans crainte, pas d’incident. Au passage, nous tenons à rassurer monsieur Vidal : nous lui proposerons très prochainement de le rencontrer, car nous ne refusons nullement le dialogue avec la tendance politique qu’il représente au sein de la majorité municipale. Simplement, aujourd’hui n’était pas le lieu : aujourd’hui c’était une assemblée générale d’une heure, pour le personnel municipal mais pas pour l’exécutif…

A part cela, dès son départ, la parole a été unanime : Chacun fait remonter l’extrême souffrance ressentie dans les services en raison des conditions de travail, des coups de sabre dans les budgets de fonctionnement, du mauvais approvisionnement en fournitures, des difficultés que rencontrent les agents pour remplir leurs missions, alors qu’ils sont les premiers exposés aux usagers mécontents.

Le service entretien des écoles, notamment, tourne avec des effectifs réduits à peau de chagrin.

Et le tout dans un climat de réorganisation qui n’en finit pas de se faire sans consultation des agents, et dans une défiance à notre égard qui n’est plus tolérable.

Beaucoup d’entre nous avons consacré une longue carrière au service public. Certains, sans verser dans le mélo, y ont usé leur santé. Et nous sommes aujourd’hui traités comme si nous étions incompétents, voire obsolètes (comme en témoigne la récente rencontre avec monsieur le maire)…

Pourtant, la fonction publique territoriale de Villejuif, celle qui fait tourner les services municipaux, c’est nous. Et on ne pourra pas faire sans nous. Nous sommes conscients que notre travail est perfectible puisque c’est nous qui demandons depuis des années une réorganisation des services.

Alors pourquoi celle-ci se fait-elle sans consultation ? Pourquoi certains sont ils mis à l’écart ? Pourquoi nous demande-t-on toujours plus avec toujours moins ? Pourquoi n’obtient-on aucune réponse sur nos déroulements de carrière ? Pourquoi ceux qui réussissent un examen professionnel ne sont ils pas nommés ? Pourquoi le tableau des effectifs ne nous a-t-il pas été communiqué dans le cadre du Comité Technique ? Pourquoi les contractuels ne savent-ils pas ce qui leur arrivera à l’issue de leur contrat ? Comment rester opérationnels dans ces conditions ?

Comme si les attaques contre les fonctionnaires de la part des gouvernements successifs ne suffisaient pas, comme si le gel du point d’indice n’était pas suffisamment démotivant, comme si le fait qu’hier encore le premier ministre décide d’opérer un déni de démocratie pour faire passer une réforme de notre statut en force, comme si les attaques contre les trente-cinq heures n’étaient pas constantes, comme si l’austérité ne nous touchait pas assez durement… Comme si l’arrivée de la Métropole Grand Paris n’était pas assez anxiogène ? Il faut encore qu’à Villejuif notre maire mette des mois à constituer les instances de consultation du personnel, CT et CHSCT, et que les négociations qu’il annonce pratiquement depuis l’installation de son équipe soient toujours repoussées aux calendes, alors même que nos conditions de travail, notre moral, notre motivation s’érodent chaque jour un peu plus ?

Personne ne pourra continuer comme ça.

Et que les choses soient bien claires : nous sommes prêts à une réorganisation des services. Nous sommes toujours d’accord pour faire évoluer nos métiers au service du public. Mais pour être la troisième roue du carrosse et nous retrouver corvéables à merci, livrés à la vindicte, vilipendés sur les réseaux sociaux, sûrement pas ! Nous avons souhaité depuis le début être partie prenante de l’organisation de notre travail, et nous avons systématiquement été renvoyés à nos goals…

Le temps est venu de nous faire entendre.

Tract 8 octobre 2015 Villejuif