ATSEM : Allez, on remet ça !

Comment vous dire ?

Ca faisait des mois qu’on attendait que le dialogue social reprenne. Eh ben c’est dingue, mais d’un seul coup, tout le monde s’y met, au point qu’on a été obligés de se partager pour tenir plusieurs réunions en même temps. Le mercredi 19 avril au matin, non seulement on avait une réunion sur le stationnement des agents – un dossier qui commence à dater – mais en plus, on avait la réunion des ATSEM promise en juillet 2016 !

Donc, cette fois-ci, pas question de mobilité forcée, mais d’une mobilité consentie pour les ATSEM. Sur quels critères ? C’est là que ça coince ! Personne n’a été capable de nous l’expliquer – en tous cas pas d’une façon satisfaisante. Le mot « discriminatoire » a été prononcé et les ATSEM n’ont pas été en reste pour s’en plaindre. Mais c’est vrai que des critères comme « expérience », « assiduité » ou « mixité » auraient mérité d’être un peu mieux explicités… Parce que là…

Ensuite l’élue chargée de l’enfance nous a dit qu’elle suivait « de très près » les travaux du Conseil d’Etat suite au mouvement national des ATSEM de février dernier… Forcément, nous, on s’est félicités qu’il’elle soit à ce point impliqués pour faire aboutir les revendications de la CGT en la matière !

On évitera de s’étendre sur le rappel au « droit de réserve » fait aux ATSEM. Il n’avait rien à faire là et la démarche consistait avant tout à demander que soit respectée une forme de discrétion professionnelle. Mais pour ceux que l’obligation de réserve intéresse vraiment, il vaudra mieux cliquer ici.

Dernier point à l’ordre du jour : les formations. Sacré programme puisqu’il faudra initier les ATSEM à la bientraitance et aux problématiques soulevées par l’accueil des enfants handicapés en maternelle. Très ambitieux, mais ne serait-il pas possible, plutôt que d’envoyer les soixante trois ATSEM de la ville en formation à la Défense sur trois sessions (dont elles reviendraient avec… une clé USB !) de faire des formations en interne ? On a l’équipement nécessaire, et ça éviterait les frais de transport et de restauration.

Du coup, les ATSEM sont reparties avec la promesse d’une… nouvelle réunion !

ATSEM : Après les premières annonces, la mobilisation doit se poursuivre

Des mesures concernant le cadre d’emploi des Agents Spécialisés des Ecoles Maternelles (ATSEM) viennent d’être annoncées par Madame GIRARDIN, ministre de la Fonction publique. Elles font suites à la présentation du rapport adopté le 2 février au Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale (CSFPT).

C’est un acquis de la lutte des personnels fortement mobilisés les 14 décembre et 1er février derniers à l’appel de l’intersyndicale CGT – FO –FAFPT – FSU – SOLIDAIRES, qui s’en félicitent.

Des négociations sont annoncées prochainement sur d’importants points présentés :
- Valorisation et clarification des missions, notamment sur la double hiérarchie ;
- Reconnaissance de la pénibilité et favoriser les conditions de reclassement ;
- Accompagnement et évolution de carrière en Catégorie B.

Il s’agit d’une première victoire qui appelle la mise en œuvre rapide de mesures concrètes. La mobilisation et l’action des personnels ATSEM ont été déterminantes et doivent se poursuivre.

Nous appelons les collègues à maintenir leur vigilance et à se saisir de la mobilisation de la Fonction publique le mardi 7 mars pour exiger :

- Un calendrier concret de mise en oeuvre ;
- La création d’un poste par classe, à temps complet ;
- L’intégration statutaire des « faisant fonction ».

Le chemin de la lutte a payé, la CGT appelle les agents à le poursuivre et à s’organiser massivement par la syndicalisation.

Montreuil, le 13/02/2017

 

LES ATSEM ENFIN ECOUTEES

Après deux mobilisations, le 14 décembre 2016 et le 1er février 2017, les Atsem ont finalement été reçus par le ministère de la Fonction publique territoriale le 3 février au sujet de leurs revendications.

Source : site de la coordination des syndicats CGT services publics

Les conditions de travail des Atsem – agents territoriaux spécilisés des écoles maternelles – ont beaucoup évolué suite aux récentes réformes scolaires. Pour autant, ils ne bénéficient toujours pas de la reconnaissance qu’ils méritent, et les salariés (en grande partie des femmes) sont bloqués dans leur déroulement de carrière.

Face à cette situation, deux manifestations d’ampleur nationale ont été organisées, le 14 décembre 2016 et le 1er février 2017. Les revendications des salariés sont les suivantes :

  • un Atsem par classe et leur remplacement par une équipe d’Atsem volants ;
  • la clarification des missions des Atsem ;
  • une solution réelle à la problématique de la double hiérarchie Éducation nationale-collectivité ;
  • de la formation professionnelle tout au long de la carrière ;
  • un déroulement de carrière avec la possibilité d’intégrer la catégorie B ;
  • la reconnaissance de la pénibilité ;
  • la reconstruction de carrière par la prise en compte de l’ancienneté (supprimée lors des transpositions des accords Jacob en 2007).

Dès le lendemain, le CSFPT (Conseil supérieur de la fonction publique territoriale) a présenté son rapport sur les Atsem. Il y indique notamment le besoin de fixer un « taux d’encadrement » et considère qu’une réflexion sur le sujet doit être menée avec l’Éducation nationale.

Les organisations syndicales – CGT, FAFPT, FO, FSU et Solidaires – ont été reçues par le ministère de la Fonction publique territoriale le 3 février. Myriam Bernard, directrice adjointe du cabinet de la ministre, leur a indiqué que le rapport Atsem du CSFPT sera présenté à cette dernière le 13 février prochain.

 

ATSEM EN LUTTE LE 1er FEVRIER 2017

 

Depuis plusieurs années, les ATSEM se battent pour faire reconnaître leur qualification, et gagner l’amélioration de leur condition de travail.

Ces personnels ne bénéficient d’aucune reconnaissance, que ce soit en termes de niveau de rémunération, de déroulement de carrière, du niveau de pénibilité,
Le tout conduit à une souffrance professionnelle liée à la perte de sens du travail (consignes contradictoires, surcharge de travail, perte de la qualité des missions auprès des enfants et le manque de moyen alloué aux remplacements des absences).

Nous revendiquons :
- La clarification des missions des ATSEM ;
- La résolution du problème de double hiérarchie (Éducation nationale – Collectivité territoriale) ;
- Formation professionnelle tout au long de la carrière et le rétablissement à 1% de la cotisation CNFPT ;
- La titularisation sur des postes ATSEM des « faisant fonction de » ;
- Un déroulement de carrière sur la catégorie B ;
- La reconnaissance de la pénibilité : catégorie active pour tous ;
- La reconstruction de carrière : lors des transpositions des accords JACOB, les ATSEM ont toutes vu leur ancienneté remise à zéro. ;
- Que les collectivités ne suppléent pas à l’éducation nationale qui doit assurer son rôle (remplacement enseignant, AVS) ;
- La titularisation des précaires ;
- La mobilisation des moyens financiers nécessaires au bon fonctionnement dans les écoles dans les collectivités territoriales.
- L e respect des principes statutaires en matière de formation et de pénibilité, à l’inverse de la logique portée par les projets de Compte Personnel de Formation et de Compte Personnel d’Activité ;
- Le minimum Fonction publique à 1 800€ brut mensuels, le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat accumulées depuis 2000, le rétablissement de l’avancement d’échelon à la durée minimale, la revalorisation des grilles et la juste reconnaissance des qualifications, à l’opposé de ce qu’impose le protocole minoritaire PPCR dont nous demandons l’annulation.

 

BILAN DE L’ANNEE 2016 : C’EST PAS CA LE DIALOGUE

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En cette période de fêtes, l’heure est aux bilans. Comment s’est passé l’année 2016 pour ce qui est du dialogue social en mairie de Villejuif ? Pour mémoire, rappelons que nous commencions l’année sous des auspices assez peu prometteurs : la mairie avait tout juste été ravagée par un incendie, un mouvement social s’était terminé sur un échec et un refus de signer ou d’amender le protocole d’accord réclamé par les organisations syndicales, et déjà il avait été question de passer du CASC au CNAS…

Est-ce que les choses sont allées en s’améliorant ? Malheureusement non…

Un exécutif turbulent : « Je t’aime moi non plus ! »

De l’affaire de la Halle des Sports à la révocation du Directeur Général des Services en parlant par le torchon diffamatoire signé de dix-sept conseillers municipaux, nous – agents de la ville comme Villejuifois – avons pu assister pratiquement en direct par voie de presse et de Facebook au déchirement entre les membres de l’Union Citoyenne. Répercussions directes pour tout le personnel de la mairie : opacité des chaînes de décision, désaveu de la Direction Générale, illisibilité du projet politique… Et maintenant, il faut qu’on travaille tous sur le budget…

Réorganisation des Services : Désorganisation des processus…

Alors qu’une méthode de travail a été arrêtée pour la réorganisation des services, celle-ci n’avance pas. Le comité de suivi mis en place au début de l’année ne débouche sur rien, les dossiers n’arrivent pas jusqu’au Comité Technique… Pourquoi ? Parce que personne ne sait qui veut faire quoi. De janvier à septembre, les priorités ont changé. Résultat immédiat sur le personnel : déménagement d’un service qui revient dans ses murs trois mois plus tard, inefficacité de la gestion des crises (comme pour les services impactés par l’incendie), des agents en perte du sens de leur travail… Alors qu’elle était souhaitée par le plus grand nombre, la réorganisation est devenu un processus effrayant parce qu’opaque et assorti de baisses de budget et d’effectifs…

Rencontres avec l’employeur : On s’est déjà parlé de ça ?

Cette année, nous avons rencontré le Maire (deux fois), l’Adjointe en charge des Ressources Humaines (presque une fois tous les deux mois) et le Directeur Général des Services Municipaux (presque tous les mois)… A quoi ça sert ? C’est tout le problème, puisque les groupes de travail promis – y compris ceux proposés par l’employeur – ne se sont jamais tenus (à l’exception de celui sur le stationnement qui n’a abouti sur rien et de celui sur le régime indemnitaire qui n’a pas abouti sur grand chose). Par contre, la restauration des agents, les transferts de compétence et de personnels au T12, il n’en aura pas été question…

Comité Technique : Des séances longues comme un jour sans pain !

Plus ça va, plus elles sont longues. Le fond des dossiers est abordé après la forme et souvent la forme ne va pas… C’est parce que la réorganisation des services qui est souhaitée par l’exécutif et dans une très large mesure par le personnel ne se fait pas dans la concertation. Tous les échelons de l’administration se retrouvent donc en échec face à un processus où le sens politique n’est jamais clairement défini et où le moindre engagement budgétaire fait pousser des hauts cris à l’adjoint au finance. En CT on discute sur la taille des bouts de chandelles… Par contre, les documents qu’il est obligatoire de présenter au CT (comme le rapport sur l’égalité Homme / Femme) on ne les a pas…

CHS CT : Permanence des Risques Psycho Sociaux…

Constat de fin d’année : les problèmes qui existaient fin 2015 existent toujours fin 2016… Absence de document unique, pas de conseiller en prévention, pas d’assistants de prévention… Des constatations du médecin préventeur, de la psychologue du travail et de l’assistante sociale, qui sont sensiblement à l’identique en plus inquiétant encore d’une année sur l’autre… Pire ! Les décisions prises en CHS CT comme la mise en route urgente d’une enquête sur les Risques Psycho-Sociaux sont au point mort… Ça ressemble de plus en plus à ce qu’on appelle de l’entrave…

Les Services Impactés par l’Incendie : Une réintégration pour Septembre 2017 ?

Depuis plus d’un an, nos collègues de la Loge, de l’Accueil, de l’Etat Civil, des Affaires Générales sont dans des conditions de travail particulièrement difficiles, qui ont généré des agressions et des arrêts maladie. Le relogement dont ils ont bénéficié est une mesure temporaire, mais un temporaire qui s’inscrit dans la durée… Avec un calendrier particulièrement chargé pour les Affaires Générales en 2017 (année d’élections), la situation pourrait se compliquer encore… On espère que la mairie sera un jour remise en état. La question reste : « Quand ? » Parce que même si on nous a annoncé une date, on demande à le voir pour le croire…

Le cas ATSEM : C’est toujours pas complètement réglé…

Le cas des ATSEM a fait beaucoup de bruit en 2016, il en fera sans doute en 2017 puisque celles ci n’ont toujours pas de responsable et se retrouvent donc de plus en plus en autarcie dans les écoles… A qui faire remonter leurs difficultés ou leurs besoins ? Pour des agents à qui on voulait imposer une mobilité sur le long terme et dont on reconnaît la valeur, on s’occupe assez peu d’améliorer leurs conditions de travail dans l’immédiat…

Les déménagements : Pourquoi ?

Depuis plusieurs mois, il est question de déménagements prévus pour dans quinze jours et qui n’ont rien à voir avec les services impactés par l’incendie. En CHS CT il a été question de mobilité des services…  Et le CHS CT a refusé (4 voix contre dans le collège employés, 1 voix contre et 3 abstentions dans le collège employeur) pour une simple et bonne raison : c’est sur le long terme qu’on réfléchit ces questions, en prenant en compte les missions des services, et pas pour réaliser une petite opération immobilière qui consiste à se débarrasser de certains bâtiments pour en louer d’autres dans l’espoir hypothétique qu’on construira quelque chose un jour… En bref, si on déménage, ce sera dans du solide…

CASC ou CNAS : Le summum de l’hypocrisie…

Ça y est, la ville de Villejuif est adhérente du CNAS. Est-ce que c’est un mieux pour les agents ? L’exécutif se rengorge du nombre d’adhérents. Sauf que les agents ont été obligés d’adhérer pour bénéficier de prestations telles que les primes de rentrée ou les bons d’achat de Noël alors que personne n’adhérait au CASC pour cela par le passé… Un premier bilan complètement faussé – mais très à l’image de la mauvaise foi qui caractérise l’exécutif quand il s’agit de ce dossier. En tout état de cause, le CASC continue d’exister

Mouvement Social : 49-3 pots cassés !

Les territoriaux de Villejuif ont été présents sur tous les cortèges de mobilisation contre la Loi Travail de mars à juillet 2016, généralement en force ! Malheureusement, ça n’a pas suffi à arrêter la machine à broyer du gouvernement, qui n’a pas hésité à recourir à toutes les violences pour tenter de museler le mouvement social… Les Goodyear, ceux d’Air France en sont les figures emblématiques. Et chez nous, bien sûr, le sort de notre camarade Laurent de la Commission Accueil et Sécurité, arrêté pour avoir fait ce que le préfecture lui demandait alors qu’il quittait paisiblement la manifestation… Pour ça, tout le monde sait déjà qu’on a rendez-vous le 6 janvier (pour Laurent) et le 11 janvier (pour l’abrogation de la Loi Travail). Chapeau en tous cas aux Daltons de la Loi Travail (Hollande, Valls, Macron, El Khomri) pour avoir une fois de plus donné au peuple français une grande leçon de démocratie et témoigné de leur capacité à écouter ce que leur disent les français… La dictature c’est « ferme ta gueule », la démocratie c’est « cause toujours », disait Coluche…

Accompagnement Syndical : La sanction comme mode de management et la précarité comme perspective

Conséquence logique de ces constats désespérants : les organisations syndicales ont été saisies à maintes reprises pour assister des agents de plus en plus souvent soumis à des sanctions de plus en plus lourdes… On nous l’a annoncé : « La sanction fait partie des outils du management ». Nous ne sommes pas d’accord et nous sommes intervenus, souvent de façon très efficace. Parallèlement, nous avons constaté de nombreuses attaques contre nos collègues en CDD, ceux-ci ayant été de moins en moins souvent « renouvelés » ou titularisés (alors que c’était budgétairement possible, accepté par les élus et légalement faisable, voire obligatoire). Mais non, dans cette nouvelle perspective, les agents kleenex, on les prend, on les jette (après s’être mouché dedans et les avoir un peu déchirés au passage)…

Et vous ? vous travaillez ici ?

A côté de ça, le Noël du Personnel a été supprimé, il n’y aura pas de soirée des voeux non plus… Alors même que la tendance dans les entreprises c’est d’investir dans le bien être du personnel (le soit disant happy management), ici on fait le contraire… Et bien sûr, à cela viennent s’ajouter tous les problèmes qui n’ont jamais été résolus : diminution des effectifs entraînant une surcharge de travail, réduction des budgets entraînant une inadéquation de l’outil de travail par rapport aux missions confiées…

Alors non, à Villejuif on est pas les plus mal lottis. Et tout le monde en est bien conscient. Mais cela ne signifie pas que les agents territoriaux ou les Villejuifois peuvent se satisfaire de cet état de fait. C’est le monde du travail qui est mal en point, pas les travailleurs qui sont malheureux… Et pour les agents de cette ville, c’est de plus en plus flagrant : les agents connaissent leur boulot, ils font tourner la « boutique » !

Même quand on a l’impression d’être à la dérive sur un navire sans voile à la coque percée… On rame, on écope et on avance ! Et on peut en être fiers ! Par contre, il est hors de question de dire que nous en sommes bien content !

Alors pour 2017, on fait tous un vœu ?

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